Sa dernière campagne

Par Alexandre Philippon
Samedi 28 mars 2015 – 12:45
Dans deux semaines, Bradley Wiggins va essayer de gagner Paris-Roubaix pour finir en apothéose sa carrière sur route. En attendant, il se fait très discret. Absent du GP E3 vendredi, il dispute Gand-Wevelgem dimanche mais n’a plus couru depuis Paris-Nice : il aborde son objectif à sa façon, pendant que Ian Stannard et Geraint Thomas le bordurent en s’offrant les préparatoires…
Sur les pavés, il a déjà connu… l’échec
Quatre carrières. La première dans les vélodromes, à aligner les titres mondiaux ou olympiques, à ne plus savoir qu’en faire. Si, basculer à temps complet sur la route. Après les Jeux olympiques de Pékin, Bradley Wiggins change tout. Fini, le tour des équipes françaises – FDJ, Crédit Agricole, Cofidis. Direction HighRoad et c’est le début de la transformation que l’on connait, finalisée ensuite chez Sky où il remporte le Tour de France, le Dauphiné, Paris-Nice, le titre olympique du chrono, porte le maillot de leader des trois grands tours… Puis c’est la pause, nécessaire. À force de bosser, de bousculer ce corps qui n’était pas prédisposé à de tels sommets, il a besoin de souffler et rentre dans le rang. Chris Froome prend sa place et répète ses succès. Il faut trouver un nouveau projet ou c’est la fin. L’horizon le plus évident, c’est Rio et une nouvelle quête olympique sur les anneaux. Mais Wiggo est un coureur vintage. Il s’offre une parenthèse pavée. 2014, 2015, deux campagnes pour un exploit : remporter Paris-Roubaix. Depuis Greg LeMond et Laurent Fignon, les vainqueurs du Tour de France tournent le dos à cette course. L’explication est simple : la tendance, pour les meilleurs coureurs de grands tours, est à insister jusqu’au terme de leur carrière. Pour regagner un Tour, pour enfin le gagner. Ancien vététiste émérite, Cadel Evans aurait pu se permettre d’aller s’aventurer sur l’Enfer du nord avant de raccrocher en janvier dernier, mais il n’était pas dans une équipe (BMC) qui avait véritablement besoin de lui sur ce terrain. Alberto Contador va prendre sa retraite sans jamais avoir eu quoi que ce soit d’autre en tête et préfère pédaler dans du velours pour éviter les gamelles, qui lui ont déjà fait perdre pas mal de temps depuis sa terrible chute de l’époque Liberty Seguros. Le fait est aussi que les cadors des courses de trois semaines proviennent de plus en plus de pays qui sont à des années lumières des joutes Flandriennes. Tant qu’un Belge ou un Néerlandais ne sera pas au sommet de son sport, il n’y aura personne pour lui dire qu’essayer gagner un Tour des Flandres ou un Paris-Roubaix est une bonne idée. Le seul, aujourd’hui, à avoir le profil pour tenter le diable, c’est Vincenzo Nibali, mais le temps passe vite et il sera bientôt trop tard.
Bradley Wiggins, donc. L’unique coureur à être assez fou pour s’inventer une fin de carrière sur route dans l’inconfort des pavés. Mais ça ne date pas d’hier : au début de sa carrière, le Britannique s’alignait systématiquement sur les Flandriennes. Entre 2002 et 2006, ses cinq premières années pro, il a disputé tous les Gand-Wevelgem, tous les Tours des Flandres et quatre fois Paris-Roubaix. Course où il est revenu dans sa deuxième vie, celle de HighRoad et Sky, finissant 25e en 2009. En 2011, quand il finit troisième de Paris-Nice, il est ensuite au départ de Compiègne, deux mois avant de s’adjuger le Dauphiné. Le modèle Wiggins était encore flou : il avait initialement prévu de courir Paris-Roubaix à la fin d’un premier cycle de compétition, avant de partir en haute-montagne pour ne plus en repartir avant le mois de juin, or il avait finalement disputé le Tour de Romandie et le Tour de Bavière. Ce n’était pas l’équipe Sky réglée comme sur du papier à musique telle que l’on la connait aujourd’hui. Il y avait de la place pour l’improvisation. Avec le Londonien, celle-ci semble de retour, comme s’il s’agissait d’un passe-droit accordé pour services rendus. Après tout, avant de se remettre ces courses si particulières en tête l’an dernier, il n’y avait jamais brillé. Un taux d’abandon très important, jamais une performance référence. Wiggo kiffe les pavés, sait que sa puissance peut s’y exprimer, mais l’expérience qu’il a, c’est celle de l’échec. Autrefois, on l’envoyait au casse-pipe parce qu’on ne savait pas quoi faire de lui. Il donnait la priorité à la piste, ciblait un ou deux prologues sur route par ci par là. Avant de gagner celui du Tour d’Italie en 2010, avec la tunique Sky, il ne comptait qu’un seul succès significatif : le prologue du Dauphiné 2007. Personne ne s’en souvient parce que c’est arrivé quelques jours avant le départ du Tour de France à Londres, chez lui. Un rendez-vous qu’il avait coché de longue date. Bradley Wiggins voulait absolument prendre le maillot jaune à la maison et avait été battu par Fabian Cancellara, Andreas Klöden et George Hincapie. Cet échec semblait sonner le glas de sa carrière sur l’asphalte, à un an de nouvelles olympiades où la gloire lui était plus facilement assurée. Ces années de ratés, à des années-lumières de son potentiel physique si bien exprimé dans les vélodromes, sont les plus douloureuses de sa carrière et ces classiques pavées où on l’emmenait pour boucher les trous auraient pu lui ôter toute envie d’y revenir une fois devenu le Wiggo que l’on connait.
Débarrassé de Boonen et Cancellara, encombré de Thomas et Stannard
Masochiste, il s’est donc décidé à donner une teinte boueuse à sa sortie de scène. Et ça marche : l’an dernier sur Paris-Roubaix, il est présent pour la gagne au Carrefour de l’Arbre, et à huit kilomètres de l’arrivée, il se met à appuyer sur les pédales pour essayer de sortir. C’est plus une tentative désespérée d’un coureur qui sait qu’il n’a aucune chance au sprint, mais c’est aussi le moyen de montrer, le nez dans le cul de la caméra moto, qu’il est bien au rendez-vous. Ce qui, en soit, était un petit exploit : Wiggo était parti du seul principe que sa volonté de faire un résultat sur la course qui entretient ses derniers fantasmes allait suffire. Que la force engendrée par les plus belles années de sa carrière allait forcément se transposer sur les terrains rugueux du nord de la France. Que tous ces kilomètres passés dans la peau d’un simple guerrier qui veut être finisher dans le vélodrome de Roubaix allaient lui donner la sensation qu’il connait les lieux par cœur. Dans la foulée, le Britannique coche l’édition 2015. Entre temps, il s’est adonné à sa passion du contre-la-montre pour devenir champion du monde de l’exercice et a ainsi fixé la date de sa retraite sur route au Paris-Roubaix suivant, avant certes de la repousser au Tour du Yorkshire. Sur la base de sa neuvième place de 2014, viser la gagne sur ce monument n’a plus rien d’impossible. Dès lors, il met ses jambes dans du coton et attend le jour J. Il va chercher une troisième place sur le chrono du Tour du Qatar mais ne tente rien sur les autres étapes. Il est douzième du prologue de Paris-Nice mais se contente de faire des bornes le reste de la semaine. Le matin du chrono du col d’Èze, il est non-partant, décision prise assez tard dans la nuit du samedi au dimanche… Depuis, il n’a plus couru. Pas de GP E3, alors qu’il était prévu au départ. Il sera sur Gand-Wevelgem, dimanche, où il a très peu de chance d’accrocher un quelconque résultat. Puis il sera dans la semaine sur les Trois jours de la Panne, course qu’il peut gagner grâce au contre-la-montre. Et derrière, Ronde-Roubaix.
Reste que le contexte est particulier. D’abord les bonnes nouvelles : Tom Boonen et Fabian Cancellara ont chuté et ne seront pas de la partie. C’est terrible pour eux mais ça ouvre le jeu pour un Bradley Wiggins qui aurait eu très fort à faire pour les battre à la pédale. C’est l’année ou jamais. Mais Ian Stannard a gagné le Het Nieuwsblad et Geraint Thomas le GP E3. L’un comme l’autre seront légitimes s’ils demandent à bénéficier du soutien de leurs équipiers, y compris de Bradley Wiggins qui présente beaucoup moins de garanties, s’étant exonéré de courses de préparation qui lui auraient permis d’asseoir son statut. Le meilleur compromis sera de jouer les lieutenants sur le Tour des Flandres, course avec laquelle il n’a pas d’affinités particulières, avant de voler de ses propres ailes sur Paris-Roubaix, une épreuve si instable que la stratégie collective s’écrit le plus souvent au fil de la course. Sauf que faire tapis sur un seul jour de course, le plus incertain du calendrier cycliste, c’est tendre la joue pour finir sur une grosse claque. Si Bradley Wiggins soulève un pavé dans deux semaines, ce sera ahurissant. Cela fait plus de dix ans que Tom Boonen et Fabian Cancellara confisquent la plupart des victoires sur cette épreuve. Des dizaines de coureurs de talents font toute une carrière sans jamais avoir le brin de chance qui permet de tutoyer la gloire à Roubaix. C’est toute la cruauté de cette course : vous pouvez arriver au top de votre forme et de votre confiance, crever au plus moment moment et ne pas avoir d’autre choix que de donner rendez-vous à l’année prochaine, avec ce que cela entraîne de défi mental. C’est aussi valable avec le Tour de France et Wiggins avait connu cela en 2011 avec sa chute sur la route de Châteauroux. L’année suivante, il se baladait à Paris en jaune dès son deuxième essai. Mais pour l’heure, pareille prophétie sur les pavés relève presque de la science-fiction, car c’est sans lui le que se fait le début de la campagne des classiques. Du Wiggins tout craché.






start list
R. Feillu
parcours
#1 M. Matthews

excellent article, ce serait magnifique que wiggo puisse gagner paris roubaix : je n’aime pas le bonhomme mais quel champion ! et au moment out tous sont hyper spécialisés ce serait un sacré boost pour le cyclisme . De la même manière mais sans trop d’espoir, si valverde pouvait faire un résultat sur le Ronde , ce serait juste génial.
Marre de ces robots à la contador (je prépare le giro) et autres qui se préparent pour le tour !
« Marre de ces robots » quand on porte le pseudo Indurain, c’est assez ironique ^^
En tout cas bonne chance à Brad, j’espère qu’il pourra continuer à marquer l’histoire du cyclisme en soulevant le pavé de Roubaix.
On sait tous qu avec le cyclisme actuel et sa spécialisation , il est pas possible d etre bon toute l année …
Erreur un seul , le Valverde (personnage O combien sulfureux) déroge a cette règle
Alors ? Réel grand ou grande supercherie ?
Le seul scénario sui lui permettrait de gagner serait de partir en solo et avoir Thomas et Stannard pour couvrir derrière. Je pense donc que la force collective des Sky va l’avantager au lieu de créer de la concurrence. En grande forme et avec un peu de volonté, Wiggo peut lâcher tout le monde à la pédale.
#Idir , on peut avoir été fan d’Indurain sans pour autant ne pas y trouver des failles !!! Et l’hyper spécialisation/ ciblage d’objectifs est depuis de pire en pire . Inutile de rappeller le palmares du grand Miguel ! Mais les paris de Wiggins tranchent avec les programmes actuels et langue de bois des coureurs de 2015, non ?
Il en faut des coureurs comme lui aussi rock and roll! qui n’a pas peur de se lancer les objectifs les plus fous et il faut dire qu’il a les a tous réussi, faut pas oublier que l’an dernier il était dans le bon groupe a l’arrivée il a pu déja se forger une expérience sur roubaix il ne sera plus vers l’inconnu.
Il faut quand même admettre que certains gabarits n’ont rien à faire au Tour des Flandres ou à Paris-Roubaix ou bien y gâcher la suite de leur saison.
De tous temps les grimpeurs ont évité ces courses tout comme les gros gabarits ont évité le Mur de Huy ou Liège-Bastogne-Liège.
Et c’est très bien comme çà. Il en faut pour tous les types de coureurs.
Bonne chance à Wiggo, un mec à part dans le vélo que j’aime bien. Et s’il surprenait tout le monde au Ronde alors qu’on l’attend à Roubaix ?
La défaillance d’Indurain au Tour 1996 a presque autant marqué l’opinion que ses cinq couronnes consécutives. Sa dignité dans la défaite restera comme l’un des moments forts de la fin des années 90 en cyclisme. Il était pour ainsi dire l’antithèse d’Armstrong qui pouvait être dépeint comme un humanoïde US qui a vaincu le cancer, etc…
@molko56 tu écris : « Erreur un seul , le Valverde (personnage O combien sulfureux) déroge a cette règle. Alors ? Réel grand ou grande supercherie ? »
Il y a un moment où il faudrait peut-être enlever ses oeillères et se rendre compte de la réalité des choses. Quand on est au top niveau depuis 12 ans (aucun autre leader du peloton ne peut en dire autant), sans variation spectaculaire de niveau que ce soit entre les saisons (à la différence d’un Gilbert par exemple) ou pendant les saisons (à la différence d’un Nibali l’an passé, à la rue toute la 1ere partie de saison et qui est arrivé au top comme par magie sur le Tour), quand on est revenu après 1 an et demi de suspension (pour des faits datant de 2003-2004 pour rappel) aussi fort qu’avant voire encore plus fort (chose inédite parmi tous les coureurs suspendus), je crois qu’on est en présence d’un coureur véritablement unique. Oui je pense bien qu’il a triché lui aussi à un moment donné – à la Kelme justement, avec Fuentes en médecin. Et oui il aurait dû avouer, d’autant qu’il a fini par être suspendu. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Valverde est probablement le coureur le plus talentueux de la dernière décennie, avec Cancellara (mais ce dernier est bien moins polyvalent).
Des escrocs, il en a affronté (Vino-Kashechkin sur la Vuelta 2006, Ricco-Piepoli sur le Tour 2008, les Di Luca, etc etc… tous ces coureurs qui font partie du passé depuis un moment), et lui ai resté, toujours là, au top. Quand il s’est révélé, en 2003, les autres grands espoirs du peloton s’appelaient Boonen et S.Sanchez – aujourd’hui eux ont décliné depuis un moment, mais Valverde lui est toujours là. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été surveillé par l’UCI. Du temps de McQuaid (qui avait fait de la chute de Valverde une affaire personnelle), Valverde n’en parlait jamais mais il a subi une véritable traque, avec des dizaines et des dizaines de contrôles inopinés, largement plus que les autres leaders du moment.
Je rajouterai à tout cela que Valverde n’a jamais cessé de s’entraîner dans sa ville natale, Murcie : il n’est jamais allé s’entrainer à Tenerife aux Canaries, ni à Gérone, ni dans tous ces autres lieux sulfureux. Ceux qui ont lu l’excellent livre de Tyler Hamilton savent de quoi il est question à propos de ces endroits où se rendent la plupart des grands leaders du peloton (à Tenerife par exemple citons toute la Sky, Contador, Rodriguez, les Astana…bref que des coureurs irréprochables haha).
Alors quoi ? Trop fort pour être crédible ? C’est surtout un coureur à la psychologie complexe, qui marche beaucoup au mental, vit mal la pression. Ce n’est que quand il se sent bien dans sa tête, détendu, sans pression, qu’il est au top. Il s’est toujours mis une grosse pression pour réussir le Tour et ça ne lui a jamais réussi. Il a compris, enfin, lors du dernier Tour, que ce n’était pas la bonne méthode – il l’a reconnu ouvertement dans les interviews. Tout comme il avait confié, dans une interview passée inaperçue il y a quelques mois, qu’il était très stressé lors de sa période où on le surnommait El Imbatido, chez les jeunes (surnom venant du fait qu’il n’avait pas perdu une seule course de 11 à 14 ans. Il était déjà au top. Si escroquerie il y a, elle a alors vraiment commencé tôt…!), car il avait peur de décevoir, peur de ne plus gagner.
Valverde c’est un coureur qu’on connaît mal au fond, et il a sa part de responsabilité, car il se livre peu dans les interviews, et cette pudeur empêche de mieux le connaître. Mais quand on parle à ses proches, à ce qui le côtoient depuis 10 ans, on se rend compte de sa complexité, extrêmement talentueux mais pas aussi sûr de lui qu’on l’imagine, lui qui aurait aimé être avoir le talent d’Indurain (son idole de jeunesse) sur les Grands Tours pour être mieux reconnu en Espagne où tout le monde adule Contador parce que lui gagne le Tour.
A mon avis, quand on se repenchera sur la dernière décennie, on ne retiendra que 5 noms : Valverde, Cancellara, Contador, Boonen, Cavendish. Et parmi ceux-là, Valverde sera celui qui aura été le plus complet. Du reste, c’est lui le coureur le plus médaillé de toute l’Histoire du Championnat du Monde, très largement devant Merckx (3 médailles), Binda (4), Van Looy (4), etc…
Je suis assez impatient de voir ce que cela va donner. En général Bradley prépare bien SES objectifs (moins ceux qu’on lui impose :p).
Habitant depuis peu le nord, je vais enfin pouvoir aller voir ces courses depuis le bord de la route, et j’espère voir arriver en premier le barbu vêtu de noir !
Si au niveau humain Indurain est un bien meilleur mec qu’Armstrong (c’est pas difficile), au niveau purement cycliste c’est assurément le cycliste le plus chiant de l’histoire.
Indurain est le premier à avoir mis en place la technique « US Postal » ou maintenant « Sky ». A savoir je fais rouler mon équipe durant toute l’étape de montagne. Sur le dernier col mes coéquipiers de Banesto lâchent une bonne partie des leaders et je (Indurain) me retrouve tout seul avec seulement un ou deux adversaires quand mon dernier coéquipier lâche. Les Tours de 1991 à 1995 sont d’assez loin les plus chiants de l’Histoire.
Il faut aussi rappeler qu’Indurain a été le premier coureur à gagner le Tour sous EPO. Sa seule minuscule qualité est que, contrairement à LeMond ou Armstrong, il courrait le Giro.
WIGGINS avec un pavé!!! Cela voudrait dire qu’un robot vient de gagner « LA CLASSIQUE » qui justement est à l’opposé de la « robotisation », alors que faudra-t-il en penser??? J’attends pour voir, en espérant ne pas voir!!! Enfin la seule chose qu’on peut espérer c’est une vraie belle course (style dernière étape de Paris-Nice) et des coureurs qui osent et si WIGGINS sort vainqueur du combat et bien bravo à lui…
L’absence des 2 « grands » sera évidemment dommageable, mais c’est la loi du peloton et j’espère les revoir tous les 2 dans d’autres circonstances, c’est à dire les épreuves de fin de saison qu’ils avaient l’habitude de boycooter. J’attends beaucoup du Tour des Flandres, qui devient, depuis que Liège perd de sa saveur à cause d’un parcours lénifiant, la grande classique de printemps, j’attends aussi beaucoup de GALLOPIN, voire, bien qu’il soit sur le déclin, de CHAVANEL qui a certainement laissé passer sa chance.
Nostalgie: dans le temps, les guerriers belges ou autres participaient aux « flandriennes » ET aux « ardennaises »!! pourquoi ne serait-ce plus possible au XXIème siècle??
@G
« A la pédale Wiggo peut lâcher tout le monde », j’ai quand même du mal à le voir lâcher Sep Vanmarcke ou Zdenek Stybar à la pédale dans le Carrefour de l’Arbre …
Après rien ne dit qu’il ne gagnera pas mais cette réflexion me paraît un peu exagérée.
Wiggins est avec Martin le coureur le plus puissant du peloton, il peut faire exploser n’importe qui
Si wiggins prend 20 m d’avance sur le plat et que derrière il n’y a que 2 ou 3 coureurs, à mon avis ils auront bien du mal à revenir.
« Ahurissant, prophetie, science-fiction » yeah man ! J´aime bien aussi loterie pour ce monument; une crevaison suffisant pour perdre sur l´enfer .
Il n´y a pas que des portions pavés sur Paris Roubais; wiggo a une belle carte offensive à jouer si il est en grande forme evidement, et traverse un jour de chance; dans un scenario ou il sort et que ca se regarde derriere, le supersonique de la sky ne va pas se gener pour mettre a profit les secteurs roulants .
Wiggins : la plus grande imposture du cyclisme après Armstrong ! Il manquerait plus qu’il gagne Paris Roubaix, après la supercherie sur le tour de France…
Enfin bref, il y en a encore qui trouveront moyen de l’applaudir et dire que c’est un grand champion. MDR
@ Seb, contre les brulures d’estomac, il y a Maalox. Tu verras, après, tu te sentiras mieux.
Ca fait longtemps qu’on n’avait pas vu un aussi beau Gand Wevelgem!
https://www.youtube.com/watch?v=JBNJF7rwcQ4&app=desktop: ça restera un sommet de cette année: à 5:50 on entend le vent souffler magnifique
pas une course à mettre des wiggins et pozatto dehors!
et cet ****** de Verbrugge qui voulait arrêter la course.
en définitive y’a eu moins de chutes que l an passé
excellente remarque de Vasseur sur les jantes de certaines équipes, inappropriées par un tel vent , comme les boyaux de Trek en oman
avant de penser à neutraliser des courses, on réfléchit au choix du bon matériel
en tout cas, comme tous les ans, on a l’eau à la bouche en cette période!
dire que dans 15 jours, la magie va retomber!
profitez en bien , on est en plein cœur des 3 semaines les plus excitantes de l’année (même si voir partir cette quinzaine sans Boonen et Cancellara ça laisse un petit vide )
…au soir du 12/04, on se dira vivement l’an prochain.
Oui, hélium, t’as raison, le Giro, le Tour, la Vuelta, la Lombardie, les championnats du monde, le Dauphiné, le Tour de Suisse, San Sebastian, c’est pourri tout ça…
@Tonio c’est totalement différent.
Mais comme @helium, pour moi les classiques flandriennes, c’est vraiment le meilleur moment de la saison.
Des courses de guerrier ! Je conseille à tous, d’aller rouler un jour sur les pavés de Paris Roubaix, vous comprendrez ce qu’ils endurent, j’habite pas loin de là, sur la côte, aujourd’hui, j’ai eu affaire à des rafales à 100km/h, et je comprend mieux ce qui nous a permis d’avoir l’un des plus beaux Gent-Wevelgem de ces dernières années, avec seulement 39 courageux à l’arrivée.
Contrairement aux GT, ça se joue sur un jour, ils sont des dizaines à vouloir gagner et ça pète souvent de partout.
Tu peux perdre la course à n’importe quel moment….
Enfin bref, comme @helium une fois que la Ronde et Roubaix seront terminés, ça me fera un vide.
Rectification, il n’était pas 40 à l’arrivée, mais 100 (induit en erreur par un site qui annonçait tous les autres coureurs comme ayant abandonné). Cela faisait peu 40 quand même pour une course WT, mais bon de toute façon dans les cent derniers kilomètres, on a pas vu beaucoup plus de 100 coureurs.
Terpstra était costaud aujourd’hui, malgré deux courses poursuite dans les quoi, 50-60 derniers kilomètres, il a quand même les jambes pour tenter de placer des attaques dans le final. Dommage que ça ait encore coincé pour Etixx malgré le surnombre.
On a aussi vu les limites de Vanmarcke aujourd’hui, dans les monts il lachait à la pédale alors que d’habitude c’est plutot lui qui fait tout exploser.
http://cdn.media.cyclingnews.com/2015/03/29/1/sptdw2039_670.jpg
le vainqueur a 55 ans, c’était Gand Wevelgem masters
)
Bravo à Paolini, le coeur et la tête, les jambes, ils les ont tous au départ et plus aucun à l’arrivée
et bien sur, @helium et @kingofC, après Roubaix, on ressent un grand vide, on est hébété et comme orphelin.
enfin y’a l étape de pavés du tour et celle de GRAMMONT dans l’Eneco tour
Clément va pouvoir se délecter de la « seulement » 3eme victoire de Valverde , que l on dis en forme sur cette semaine Catalane
Deux hypothèses : ce mec est hors norme , soit la majorité du peloton est composé de brèles qui comprennent rien a la course et dans ce cas je leur conseille la Valverde Academy
Allez passons vite aux semaines prochaines pour suivre les prochains éclats de ce champion
Grammont : il y aura quelques pavés aussi sur les 4 jours de Dunkerque (enfin je crois).
Sinon, ce fut un beau Tour de Catalogne, riche en rebondissement, avec un bémol : la réalisation
En parlant du Tour de Catalogne, j’aimerais revenir sur la 3e étape, gagnée par Pozzovivo. Certains l’ont critiqué, mais ces critiques sont infondées, car le groupe ne s’organisait pas, la preuve Talansky puis Dan Martin ont réussi à recoller. Et ensuite, avec ces retours, Pozzovivo se retrouve entouré de 2 coéquipiers et de coureurs plus rapides que lui au sprint et qui gagne plus souvent (mais les deux faits sont en partie lié), sérieusement ce n’est pas franchement à Pozzovivo de prendre de gros relais. Vous n’allez quand même pas me faire croire que le groupe attendait que Pozzovivo collabore pour se mettre à rouler… Et après son attaque c’est pareil, ça ne s’est pas très bien organisé.
Un vent très fort nous a fait vivre un Gand-Wevelgem épique où nous avons vu des coureurs renversés par la force de la nature et atterrir dans les fossés…!
Un homme de 38 ans est sorti vainqueur de ce cauchemar: Luca Paolini!
Bravo à Luca Paolini, homme de l’ombre et classicman exemplaire, un spécialiste des victoires venteuses (Het 2012), et qui abat un travail phénoménal pour ses leaders, et notamment pour les sprints de Kristoff.
@ Grammont et Kingofcycling, une chaleureuse poignée de mains ! Ca fait plaisir à lire.
@ Grammont et Pat, pourriez-vous nous expliquer les manifs de tracteurs avec klaxons et drapeaux noirs sur les courses, SVP ? Sans, le cas échéant, nous donner trop de détails qui risqueraient de déborder de la nettiquette. Merci.
Et dire qu’il y a quinze jours, je me disais « Tiens, Paolini, qu’est-il devenu ? Il a pris sa retraite ? ». Je n’avais pas pris la peine de chercher dans les listes des équipes.
Ouf, il est toujours là et bien là.
Quand on voit la renaissance de Fédrigo, on peut se dire qu’on peut rouler à très haut niveau à un âge autrefois avancé.
@KingOfCycling
Ils etaient bien 39 à l’arrivée. http://www.procyclingstats.com/race/Gent_Wevelgem_2015
Les autre coureurs à Wevelgem étaient hors délais ou ont bâché.
Des etapes comme le Stelvio du dernier Giro; c´est quand meme pas rien ..
@castabouin je n en sais pas plus que vous , je crois que c ‘est une protestation – comme lors du Het Nieuwsblad_- mais en Belgique les courses cyclistes sont sacrées (heureux pays)
oui, sonic sinker , j exagère il y d’autres courses que les flandriennes et d’ailleurs vendredi dernier l’étape en catalogne était de toute beauté , la aussi grâce au vent.
Disons que pour la majorité des courses, ce sont les coureurs qui décident de la beauté et de l intéret d’une course, pour le Ronde ou paris roubaix, lal nature même de ces épreuves suffit . et si le vent et la pluie s’en mêlent, là on touche au sublime.
Un favori de plus out pour la suite des Flandriennes: Edvald Boasson Hagen.
Une idée de pourquoi Degenkolb n’est pas sur la startlist du Tour des Flandres?
Je suis ravi d’apprendre que Valverde a été suspendu pour des faits remontants à 2003-2004.
Donc, les poches de sang de « Piti » Valverde découvertes au labo du Dr Fuentes en mai 2006 dormaient depuis 3 ans dans son frigo ?Sachant que les globules rouges vivent 42 jours…
Ah les fans qui s’arrangent toujours avec la vérité pour défendre leur idole…
Quant aux lieux d’entrainement comme Gérone ou les Canaries, il faut vraiment jamais n’y avoir mis les pieds pour ne pas comprendre pourquoi les coureurs s’y installent ou y partent en stage. Climat, relief, faible circulation, hôtels spécialisés dans l’accueil de sportifs, etc… Argument ridicule. Dommage pour Thibaut Pinot et ses copains qui reviennent de stage aux Canaries et qui rejoignent donc , selon le penseur Clement, immédiatement la liste des suspects !
Je suis aussi ravi d’apprendre que Valverde est une pauvre victime de l’UCI. Aller contrôler quelqu’un qui est suspecté, mais vraiment quel scandale ! Et Sandy Casar, David Moncoutié, Cadel Evans, et beaucoup d’autres, ne sont pas, eux, des vraies victimes de Valverde, Contador, Vinokourov, Bruyneel, Riis, etc, etc, etc… ?
Et pas la peine de me traiter d’anti-Valverde ! Non seulement je le connais mais en plus c’est un homme très attachant. Mais comme le disait justement Hamilton dans son livre: « Je connais des gens formidables qui se sont dopés; je connais aussi des salauds qui ont refusé. »
Avant les classiques du mois d’avril, je voudrais faire un petit bilan sur les classiques du mois de mars. Je vais vous donner le Top 10 actuel de mon classement perso sur les classiques. Il n’est pas parfait, mais cela permettra de dégager quelques tendanes et de susciter le débat (enfin je l’espère).
1.Zdenek Stybar (CZE/EQS) : 172 pts
2.Niki Terpstra (NED/EQS) : 157 pts
3.Alexander Kristoff (NOR/KAT) : 156 pts
4.Geraint Thomas (GBR/SKY) : 150 pts
5.Sep Vanmarke (BEL/TLJ) : 140 pts
6.John Degenkolb (GER/TGA) : 100 pts
6.Stijn Vandenbergh (BEL/EQS) : 100 pts
6.Luca Paolini (ITA/KAT) : 100 pts
9.Greg Van Avermaet (BEL/BMC) : 92 pts
10.Ian Stannard (GBR/SKY) : 90 pts
Les 2 premiers coureurs de Continental Pro suivent juste derrière, en l’occurrence les belges de Topsport Vlaanderen-Baloise (qui font l’objet d’un article de velochrono aujourd’hui – très bon article d’ailleurs) Jelle Wallays (80 pts) et Edward Theuns (77 pts).
Du côté des coureurs français, ce n’est pas très brillant, avec 9 coureurs parmi les 79 classés, avec Nacer Bouhanni (Cofidis) comme meilleur représentant, avec 30 pts.
Les équipes qui dominent les classiques sont évidemment Etixx-Quick Step et Sky, mais attention aussi au Team Katusha, avec Kristoff et Paolini ainsi que le petit jeune Bistrom. Kristoff est d’ailleurs le coureur ayant marqué des points sur le plus grand nombre de courses (4, à savoir le Het Nieuwsblad, MSR, le GP E3 et Gand-Wevelgem), à égalité avec Vanmarcke (Het Nieuwsblad, Strade Bianche, GP E3 et Gand-Wevelgem).
Maintenant, place aux choses très, très sérieuses (déjà c’était les choses très sérieuses), avec les 2 monuments flandriens et les ardenaises, ainsi que la Flèche Brabançonne.
Concernant les favoris du Ronde, je pronostique une victoire de Peter Sagan, qui est plus discret que d’habitude, il devra profiter de sa pancarte moins grosse que de coutûme. Pour compléter le podium, je verais bien un Etix et un Sky, je mise sur Stybar et Thomas. Ensuite, je mise sur (j’hésite sur l’ordre alors je vais les donner dans l’ordre alphabétique) Degenkolb, Kristoff et Sagan.
grammont : tu n’as pas tort, je trouve que le potentiel de certaines courses n’est pas assez exploité par les coureurs, je pense notamment à la Flèche Wallonne.
« Ensuite, je mise sur (j’hésite sur l’ordre alors je vais les donner dans l’ordre alphabétique) Degenkolb, Kristoff et Sagan. »
Je voulais dire Vanmarcke et non pas Sagan