Mais bien sûr, Degenkolb !

Par Velochrono
Dimanche 22 mars 2015 – 16:57
Photo : RCS / Milano-Sanremo
John Degenkolb (Giant-Alpecin) a profité d’un Milan-Sanremo où les puncheurs n’ont jamais réussi à prendre le pas sur les sprinteurs pour remporter ce dimanche son premier monument. L’Allemand devance le vainqueur sortant, Alexander Kristoff (Katusha), et Michael Matthews (Orica-GreenEDGE), Nacer Bouhanni (Cofidis) terminant lui sixième. À 26 ans, Degenkolb grandit un peu plus, et il ne compte pas s’arrêter là. 2015 pourrait même être une année en or pour lui…
On ne l’a pas vu venir, et pourtant…
De toute la rédaction de Velochrono, personne n’avait parié sur John Degenkolb. Pourtant, qui osera dire que l’Allemand est un vainqueur surprise de ce Milan-Sanremo 2015 ? Degenkolb avait le profil idéal : il tient les longues distances, s’accommode de différentes configurations de course et conditions météo, passe les bosses, sait conclure au sprint… Il était évident qu’il allait gagner un monument assez vite et la Primavera semblait même être celle lui convenant le mieux. Le fait est qu’il l’avait abordée assez discrètement : d’abord le Tour de Dubaï, quand quasiment tous les coureurs de classiques vont au Qatar, puis une Ruta del Sol où les grimpeurs avaient retenu l’attention, et ensuite Paris-Nice, réputée moins bonne préparation pour Milan-Sanremo que Tirreno-Adriatico alors que cette année, il se sera avéré que sept membres du top 10 étaient passés par l’épreuve française. Une seule victoire avant celle de la via Roma, pas mal de défaites, mais l’Allemand aura été exact au rendez-vous, parfait dans son rôle de coureur focalisé sur les grandes échéances. John Degenkolb est le parfait contraire d’un Peter Sagan : montrer les muscles ne l’intéresse pas, il surgit sur la ligne et ça lui réussit. Quand le Slovaque cumule neuf places entre 2 et 5 sur les classiques World Tour depuis quatre saisons, Degenkolb excelle dans la finalisation. Il a déjà à son palmarès un Gand-Wevelgem, un Paris-Tours, une Vattenfall Cyclassics et maintenant un Milan-Sanremo. De toute sa carrière, la seule fois où il a joué la gagne sur une grosse course d’un jour et s’est finalement incliné, c’était l’an dernier, quand il a fini deuxième de Paris-Roubaix. La comparaison avec Sagan est édifiante : encore ce dimanche, on a vu le nouveau leader de Tinkoff-Saxo se laisser aller à prendre quelques longueurs au peloton après le Poggio – quelques bornes plus loin, il est quatrième, trop juste. Alexander Kristoff, deuxième, était quant à lui à la ramasse dans la Cipressa et a utilisé une cartouche pour s’accrocher dans le Poggio et remonter aux avant-postes vers la flamme rouge. Sur Milan-Sanremo, il faut maîtriser son timing et c’est souvent un coureur dont on n’a pas aperçu le bout du nez pendant 292 bornes qui fait mouche. C’est justement la spécialité de Degenkolb.
Giant-Alpecin sait gérer ses perles
Pourquoi John Degenkolb sait-il la « mettre au fond » ? Parce qu’il a une grosse équipe autour de lui ? Pas vraiment : ses cerbères sont surtout là pour l’aider à économiser ses forces et sur cette édition 2015 de Milan-Sanremo, quand la décision s’est faite et qu’un groupe d’une trentaine de coureurs est revenu sur le littoral pour se jouer la victoire, seul Tom Dumoulin accompagnait encore son leader. Le talent de la formation allemande réside plutôt dans sa gestion des hommes et plus précisément dans la répartition des rôles avec l’autre cador de l’effectif, Marcel Kittel. Huit mois avant de le voir lever les bras à Sanremo, John Degenkolb est un soldat discret sur le Tour de France, où la priorité est donnée à son compatriote, sans qu’il n’y ait la moindre ambiguïté. L’an dernier, les deux hommes n’ont été alignés ensemble que sur la grande boucle et le Championnat d’Allemagne. Marcel Kittel n’a disputé qu’une seule course World Tour d’un jour depuis août 2012 ! Chacun son truc et ça marche : Giant-Alpecin a fait le pari des grosses cuisses et a largement de quoi nourrir tout le monde. Elle s’ouvre progressivement aux courses par étapes avec Tom Dumoulin et Warren Barguil, mais c’est du bonus. À une époque où la grande majorité des épreuves se finissent au sprint, elle a deux des meilleurs spécialistes du monde – le plus fort de tous, Kittel, et un Degenkolb plus endurant et passe-partout. Ça aide aussi à partager la pression, à dégager des périodes de forme et des moments de répit. Marcel Kittel n’a jamais dépassé les 79 jours de course par saison. Quand John Degenkolb cartonne, lui est à la maison et est à chaque fois, au départ du Tour de France, le plus frais de tous. Seul au monde, Kittel, actuellement sur la touche à cause d’un virus, aurait peut-être forcé la nature pour courir Tirreno-Adriatico et Milan-Sanremo. Ce sacre ligurien de Degenkolb est la validation d’un schéma sur lequel toute une équipe a construit sa réussite.
Et maintenant, une saison de folie ?
Désormais, la « phase Degenkolb » va continuer. 2015 commence bien pour lui ; et si c’était tout simplement son année ? À 26 ans, l’Allemand atteint la plénitude de ses moyens, et avoir empoché un premier monument pourrait le débarrasser de ses derniers complexes, déjà plus trop visibles. Le week-end prochain, il défendra son titre à Gand-Wevelgem. Surtout, dans deux semaines à peine, voilà le Tour des Flandres. Sur ce parcours en circuit, le Ronde est dans ses cordes : quinzième l’an dernier, neuvième il y a deux ans, il ne lui a pas manqué grand chose jusqu’ici, et s’il parvient cette fois à accrocher le groupe de tête, sa pointe de vitesse fera la différence. Idem, une semaine plus tard, à Roubaix : deuxième de l’Enfer du nord l’an dernier, Degenkolb a largement les qualités requises pour s’imposer sur le vélodrome. Plus tard, l’été venu, il y aura aussi la Vattenfall Cyclassics et Paris-Tours, deux classiques qu’il a déjà remportées par le passé. Et surtout les Mondiaux de Richmond : le parcours américain, avec ses courtes bosses pavées, est encore une énigme, mais il semble taillée sur mesure pour le colosse allemand. Sans oublier le Tour : du court chrono d’Utrecht à l’étape des pavés en passant par les bordures de Zélande, la première semaine peut offrir à Degenkolb sa première victoire d’étape sur la grande boucle, voire son premier maillot jaune, à condition de survivre au mur de Huy… Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Tour de France, Vattenfall Cyclassics, Paris-Tours, maillot arc-en-ciel : après Milan-Sanremo, John Degenkolb ne gagnera évidemment pas tout ça. Mais tous ces objectifs sont largement à sa portée. C’est déjà énorme.
![]()
1.
John Degenkolb (Giant-Alpecin)
2.
Alexander Kristoff (Katusha) m.t.
3.
Michael Matthews (Orica-GreenEDGE) m.t.
4.
Peter Sagan (Tinkoff-Saxo) m.t.
5.
Niccolo’ Bonifazio (Lampre) m.t.
6.
Nacer Bouhanni (Cofidis) m.t.
7.
Fabian Cancellara (Trek) m.t.
8.
Davide Cimolai (Lampre) m.t.
9.
Tony Gallopin (Lotto-Soudal) m.t.
10.
Edvald Boasson Hagen (MTN-Qhubeka) m.t.






start list
R. Feillu
parcours
#1 M. Matthews

Le travail de luca paolini du poggio jusqu’a la via roma pour emmener kristoff était parfait! dommage pour eux
nacer bouhanni je le pensais perdu quand je l’ai vue quasiment décroché dans la cipressa mais avec caractère il est revenue!
Pour info il faut remonter en 1998 pour trouver 2 francais dans un top 10 de milan san rémo pas mal non.
Finalement chez Velochrono, personne n’a misé sur le bon coureur !
Et bravo à PinKou qui annonçait la bonne perf de Bonifazio !
Si Bouhanni avait été bien emmené ne serait-ce qu’avec un seul équipier en soutien dans la fin de course. Je suis certains qu’il aurait fini dans le top 3. Dommage mais Cofidis a l’air très faible.
Un final rapide mais où il ne s’est finalement pas passé grand chose. Avec un vainqueur qu’on aura pas vu de la journée. Milan San Remo, quoi.
Bravo à Dengekolb, qui enrichit son palmarès.
Ah la belle victoire qui me fait plaisir!
Maintenant Roubaix
(Bertrand: ça veut dire quoi « qu’on aura pas vu de la journée de la journée? »? A part Thomas, Oss, Paolini, et Van Avermaet, dis moi quels coureurs tu as plus vu de la journée?)
bravo john et sagan toujours mal place alors que breschel etait dans le groupe pourqoui ne pas lui demander de repalcer sagan
Toujours aussi relou cette course…
Deux Français dans les dix premiers de Milano-Sanremo, il y a longtemps que l’on n’avait pas vu cela…
@ adridri
Et si et si alors on aurait eu 1) bouhani 2) demarre 3) gallopin. Ca c’est vraiment loupé a un cheveux qu’on ai eu un triplé franchouille !!
Sinon, moi j’ai presque gagné mon prono. Sauf que je pensais qu’il se passerait un truc dans le poggio. Finalement non, allumer sa tv ou son streaming a 2 km de l’arrivée suffisait amplement !
A la place de bouhanni plutôt que de négocier un salaire astronomique j’aurais plutôt négocier des équipiers digne de ce nom. A quoi sa sert de gagner 1 millions 5 par ans si c’est pour se retrouver seul dans le final de milan san remo ? A s’acheter une baraque et une Porcshe ouais bon ok.
Bertrand est visiblement contrarié avec Milan-Sanremo, et a du mal à apprécier cette course (dans tous les sens du terme).
Pour ma part, j’ai trouvé le final rythmé et intéressant, avec les sprinteurs à la peine dans la Cipressa sous le coup des attaques, le coup habituel qui sort sur le plat, et un Poggio avalé à toute vitesse par le peloton.
Très content pour Degenkolb, qui fait partie des sprinteurs que j’apprécie, au même titre que ceux qu’il devance.
@Bertrand : « Avec un vainqueur qu’on aura pas vu de la journée. Milan San Remo, quoi. »
C’est exactement ça mais pour moi ce n’est pas péjoratif. C’est comme ça qu’on gagne Milan-Sanremo, sur 300 bornes personne n’a droit à plusieurs chances. Degenkolb a couru à la perfection, toujours caché mais toujours assez bien placé pour passer les accélérations, cassures ou chutes, et dans les derniers hectomètres il a réussi à remonter tout seul quand il le fallait, chapeau. Une de plus à sa collection.
Bravo quand même à Kristoff car malgré ses difficultés dans la Cipressa et le final couru en tête (enfin dans la roue du valeureux barbu Paolini) il n’est pas passé loin de faire le doublé. Ses capacités de résistance après une course longue et usante sont phénoménales.
Concernant Sagan je trouvais qu’il courait bien jusqu’à la fin du Poggio, comme Degenkolb, caché mais toujours là. Et puis il est sorti sans vraiment sortir, ensuite il n’a pas trop su quoi faire après la descente bref comme quelqu’un l’a dit il est resté le cul entre deux chaises. Vu comme il revient sur la fin du sprint c’est peut-être ces quelques forces dépensées ici et là qui lui coûtent la victoire ou au moins le podium.
Bonifazio est un super talent, je ne pouvais pas deviner qu’il aurait déjà la caisse pour tenir 300 bornes mais je l’avais vu résister plusieurs fois sur des courses très accidentées. Il va faire mal et très vite, les Italiens ont peut-être enfin trouvé le successeur de Petacchi et Cipollini.
En deux mots belle première pour Bouhanni et Gallopin s’affirme comme le classicman français le plus fiable.
@LaVoitureCaPueLeVeloCaFaitPuer
Et avec encore plus de si j’aurais gagné aujourd’hui ^^
Je pointe surtout le manque de présence des cofidis dans mon commentaire. C’est quand même con que bouhanni se retrouve seul dans le final alors qu’il a fait de milan-sanremo l’un de ses objectifs majeurs cette saison ça dénote surtout une faiblesse d’ensemble de l’equipe cofidis.
Belle victoire de Degenkolb, indiscutable! Attention à lui pour les flandriennes, car il pourrait être tout à fait capable de suivre les meilleurs pour les aligner à l’arrivée!
Quant à dire que Milan San Remo est sans interet, je ne suis pas d’accord, car chaque année en haut du Poggio la course n’est jamais vraiment dessinée et c’est ce qui en fait tout l’intérêt!
Bonne course des français, Bouhanni à sa place, dommage pour Démare. Sinon Van Avermaet quand même sacrement costaud, attention à lui aussi dans les semaines à venir!
Degenkolb, c’est l’intelligence même : il se fait toujours discret dans le peloton, puis lance son sprint à quelques encablures de l’arrivée pour gagner ! Tout est dit, en le voyant ainsi triompher. Une belle leçon de cyclisme.
S’agissant de la victoire de Fredigo, aujourd’hui,lors de la course: Cholet-pays de Loire, elle est fort sympathique à plusieurs titres. Écarté par la Fdj, il a su rebondir( et de quelle façon!) Grace aussi à Emmanuel Hubert qui lui a donné une seconde chance. C’est un bon retour sur investissement pour » Bretagne-sèche Environnement « . Pour Fredigo, cette possibilité de courir dans cette équipe constitue un véritable électrochoc psychologique lui permettant ainsi de relancer sa carrière. Cela prouve aussi que le mental chez un athlète de haut niveau est une donnée fondamentale pour s’épanouir. Enfin, la victoire de Fedrigo va donner l’envie ( j’espère) a d’autres coureurs en mal de réussite et de victoires. Le prochain ? A qui le tour ?( un clin d’œil à un célèbre jeu de la Fdj Encore Bravo à vous, Fedrigo ! Bravo Champion!
Hormis la distance hors norme , je ne vois pas de quoi s extasier comme je le lis sur cette course
Elle survit sur le mythe du passé , et non sur l interet qu elle suscite
Pinkou, ce n’est pas péjoratif, j’ai d’ailleurs dit « bravo Degenkolb ». Seulement, quand tu regardes un monument, tu espères une autre course.
en effet Live32,Sagan ? mal placé;j ai pourtant vu Breschel sprinter…pfff çà commence à m énerver !
Belle revanche de Degenkolb après la poisse de l’année dernière. C’est vrai que la course m’a paru un peu longue , il aura fallu attendre les 20 derniers km pour voir du mouvement . Mais ce n’est pas le propre de MSR . Ce phénomène se répète sur plus en plus de course à l’image du dernier LBL . C’est le cyclisme actuel qui veut ça . Le niveau est devenu beaucoup plus homogène et le nombre des favoris est plus conséquent . De plus les courses sont devenues très tactique . Seul Paris-Roubaix peut encore nous offrir des numéros à l’ancienne .
Non mais ceux qui chaque année « s’étonnent » de ne pas avoir vu assez de mouvements ou de s’être ennuyé pendant la majeure partie de Milan-Sanremo n’ont rien compris à cette classique. On sait bien qu’il ne se passe rien pendant 95% de la course et que tout se joue dans le final. C’est ce qui fait tout son charme !
Que justement les efforts accomplis durant 300 bornes ne valent plus rien aux abords des 10 derniers kilomètres, que 6h30 à pédaler se concrétisent ou s’anéantissent dans les 15 dernières minutes de course, que la victoire se joue en une seconde sur une décision, un coup de dés, une attaque, un relais, un placement, une cassure, une chute, un équipier efficace ou absent, une porte qui s’ouvre ou se ferme, un sprint lancé une demi-seconde trop tôt ou trop tard…
Aucune autre course ne me met dans un tel état de tension que Milan-Sanremo lorsque les coureurs arrivent au pied du Poggio. Vous pouvez ne pas aimer, personnellement j’adore cette dramaturgie, mais vous ne pouvez pas être surpris. Si vous cherchez 50 kilomètres de folie, repassez dans 2 ou 3 weekends.
Toujours pas de monument pour Sagan sa fait 5 ans qu’on attend…
Sa commence à faire long.
Juste un petit mot pour saluer les commentaires de Cédric Vasseur qui, à mon sens, s’est amélioré dans sa reconnaissance des coureurs (son défaut jusqu’à présent) et nous a délivré force détails sur son expérience au sein du peloton de cette course.
Définitivement, MSR sans Le Manie, c’est beaucoup moins bien
J’ai eu l’impression que malgré tout le raffut fait autour du retour de la Via Roma, certains sprinteurs étaient surpris de voir la ligne d’arrivée là, entre ceux qui l’attendaient plus tôt (Kristoff) et ceux qui la pensaient plus lointaine (Sagan, notamment), il y a eu des erreurs lourdes de conséquences.
Belle prestation de Bouhanni, qui a le coffre pour des épreuves de ce style, et surtout, chapeau à Degenkolb pour son premier monument.
Si une course de vélo se résumait à un test de puissance ou de lactates improvisé sur 300 kilomètres, eh bien Kristoff s’imposerait quasi à tous les coups. Sauf que le cyclisme se moque complètement de ces considérations-là. Admettons que le Pompeiana soit ajouté à la liste des capi disséminés tout au long du parcours de Milan-Sanremo, où est-ce que se trouverait la providentielle fenêtre de tir permettant aux sprinteurs de s’adjuger un monument ? Les épreuves d’un jour doivent-elles dédaigner à ce point ces coureurs autant travailleurs que les autres ? Alors pour le bien de ce sport, laissez ne serait-ce qu’une classique majeure aux spécialistes des emballages massifs. En quoi le fait de rafler la mise à l’issue d’un sprint ferait-il tâche à l’institution ? La compétition n’est pas faite pour celles et ceux qui désirent se faire bien voir, qui se regardent accomplir une performance et qui ont à cœur de se faire câliner par les médias. Elle sied aux individus qui ont pour but premier la victoire, et rien d’autre. Souhaitez-vous gagner à la manière d’un Gerrans ou jouer le rôle du valeureux perdant comme GVA ? Une seule réponse s’impose et elle régie par la loi du meilleur.
Course insipide. Aucune attaque d’envergure d’un grand leader. Ce monument du cyclisme perd d’année en année son lustre d’antan . Elle gagnerait à changer son parcours pour redorer son blason. Certes 300 km…un exploit pour celui qui arrive à s’imposer mais sincèrement en terme de panache…le téléspectateur est loin de prendre son pied! Vivement le retour de la manie et a quand l’avènement de la pompéiena?? L’ajout de ces 2 difficultés permettrait a mon sens de rééquilibrer le rapport de forces entre sprinteurs et puncheurs. Sans ces modifications, milan san remo mourra a petit feu…
milan-san remo, c’est aussi passionnant qu’une étape de plaine en 1ere semaine du Tour, il ne se passe rien sauf des chutes.
Cette course conserve une certaine magie uniquement grâce à son histoire, elle n’a aucun intérêt sans la Manie qui lui avait redonner un 2nd souffle, l’organisateur doit remettre cette bosse pour redonner un vrai espoir de victoire aux puncheurs, car sur ce parcours, c’est vraiment triste.
Isaak, le pb c’est que la course est pliée dès le départ, on sait que cela va se terminer au sprint avec un groupe de 30-50 coureurs, pour faire une belle course, il faut de l’incertitude, un minimum d’incertitude, là tout est écrit à l’avance, manque juste le nom du vainqueur
Bravo à Degenkolb qui risque fort de cartonner cette saison.
Dommage pour BMC qui ne place aucun coureur dans les dix premiers malgré les nombreuses tentatives de GVA et cie.
@twist : MSR demeure un monument « intermédiaire », même si la plupart du temps il se conclut par un sprint à 25 coureurs. Il ne faut pas espérer de cette course une terrible sélection mais plutôt un exploit tactique superbement ficelé. Si on veut un gargantuesque chantier avec des cadors écrasant les pédales dans la poussière, autant attendre le Ronde ou Roubaix. Encore une fois, ce n’est pas la fonction première de MSR.
A tous les râleurs : pourquoi regardez-vous la course ? Vous saviez dès le début à quoi ça ressemblerait, pourquoi vous faire du mal ?
Dommage que Bouhanni n’ait pas un équipier dans le final, peut-être Sénéchal prochainement. Thomas a quand même fait les trente dernières bornes en tête ou presque, il a l’air vraiment costaud. Dommage qu’ils n’étaient que deux à partir après la descente de la Cipressa : avec un Chavanel, un Gallopin, un Langeveld, un Breschel, un Valverde ou un Roelands en plus, en partant à cinq ou six, on aurait pu avoir une course un peu plus débridée. Par contre surpris par Cancellara que j’attendais plus fort et qui n’aura absolument rien essayé.
@twist : « le pb c’est que la course est pliée dès le départ »
Ces dernières années on a eu une arrivée en solitaire (Cancellara 2008), des petits groupes d’attaquants qui sont allés au bout pour se disputer la gagne (Goss 2011, Gerrans 2012, Ciolek 2013), des sprints en peloton réduit (Freire 2010, Kristoff 2014, Degenkolb 2015) ou un peu plus gros (Cavendish 2009), bref je ne vois pas beaucoup de courses qui peuvent provoquer autant d’issues différentes.
Et puis si tu prends ces 8 dernières éditions que j’ai citées, la moitié ont été remportées par des coureurs qui ont attaqué, l’autre moitié par des coureurs qui ont attendu dans le peloton. Alors non seulement je trouve normal que les sprinteurs puissent remporter une classique monument mais en plus il est faux de faire croire qu’elle se joue forcément au sprint.
On parle quand même d’une course où peuvent s’imposer aussi bien Cavendish, Cancellara, Gerrans, Kristoff, Nibali, Gilbert… Des courses pliées des le départ comme ça, j’en veux bien d’autres.
Comment cela « son premier monument » ? et Paris-Tours, et Gand-Wevelgem ce ne sont pas des monuments ? Vous êtes vraiment trop con et trop profane chez Vélochrono…
La majorité le souligne, l’âme de Milan-San Remo, c’est de pouvoir revenir à un sprinteur. De plus, on a pas besoin de remonter bien loin pour voir des arrivées en tout petit comité ( 2013 et 2012 ). Milan-San Remo n’a pas à devenir une ardennaise bis, ce que l’ajout de la Pompeiana et de ses quelques passages bien raides rendrait quasi-effective. En revanche, à tritre personnellement, je ne suis pas contre un retour de la Manie, située bien plus loin de l’arrivée et qui justement conforte l’aspect « endurant » qui convient à la Primavera.
Plutôt que Milan-San Remo, mieux vaudrait je penses durcir Liège-Bastogne-Liège où l’écrémage a eu un peu plus de mal à se faire ces dernières années.
+1 Pinkou!! je partage ton com!! MSR est une course attypique vachement nerveuse ou tous ce joue dans les 10 derniers km!! et pour les sprinteurs, fallait serrer les dents quand ont voient à quelle allure ce sont monté la Cipressa et le Pogio!!
« Alors pour le bien de ce sport, laissez ne serait-ce qu’une classique majeure aux spécialistes des emballages massifs. »
C’est pour ça qu’il y a Paris Tour.
Je comprend ceux que ça dérange, certes, c’est la spécificité de Milan San Remo, mais c’est vrai que pour le spectateur, le fait que tout se joue en 10 mn est frustrant. Je préfère de loin, un Paris Roubaix, où la victoire se joue sur plusieurs dizaines de km. Un passage pavé, untel est lâché, il revient, mais ça attaque en tête, truc s’envole mais crève, puis chute, etc. Ca crée plus de tensions je trouve.
Degenkolb, c’est Tom Boonen en moins précoce ! Superbe coureur qui sera clairement favori sur le Ronde et à Roubaix !
PinKou, isaac, en fait on est tous d’accord, le parcours avec la manie offre une réelle chance d’avoir du mouvement, d’avoir différents scénarii.
Le parcours sans la manie (2014/2015 et avt 2008) n’offre pas de chance aux attaquants, le scénario est écrit à l’avance
RCS doit remettre la Manie, sinon, je fais comme cette année, je regarde juste les 10-15 derniers kilometres.
@Boris Paul : il y a 5 monuments, Sanremo, le Tour des Flandres, Roubaix, Liège, le Tour de Lombardie. Paris – Tours et Wevelgem sont des classiques. Je te conseille aussi de consulter la définition du mot profane la prochaine fois que tu voudras faire l’intéressant
Cet article a très bien résumé Milan-Sanremo : http://www.velochrono.fr/actu/2013/milan-sanremo-cest-le-velo/
Quelques jours avant l’une des éditions les plus dantesques des dernières années (2013).
@twist : ou alors rallonger MSR de 10 ou 15 km au début sans ajouter de dénivelé. Mais dans l’absolu je trouve que les puncheurs et les flahutes sont suffisamment pourvus de classiques à leur convenance.
@ Pinkou : outre Bonifazio que tu as joué avec une « côte » énorme dans les 10 premiers (quand on voit qu’il tient la roue de Kristoff quasi jusqu’au bout…), tu avais aussi pronostiqué le vainqueur. Respect…
Belle victoire de Degenkolb, il est très discret mais c’est probablement lui le meilleur sprinteur-classicman de sa génération, donc cette victoire sur le monument qui convient le mieux aux sprinteurs, c’est presque naturel
Bouhanni fait 6, ce qui n’est pas mal pour un premier essai et surtout sans personne à ses côtés dans le final, Démare me semble avoir un petit problème mental ou un coup au moral c’est selon, après sa chute tête basse qui fait signe à la caméra que c’est fini ( alors que le peloton était pas très loin )
Ces deux-là en tout cas seraient bien inspirés de se mettre à gagner, pour eux et aussi pour leurs équipes respectives qui ont des débuts de saison difficiles
Performance correcte de gallopin qui lance bien sa saison de classique avec ce top 10 ( sachant qu’on l’attend plus sur les ardennaises ), si il pouvait réussir à être régulier jusque mi-avril après avoir joué la gagne sur paris-nice ce serait fantastique
Retour de boasson-hagen dans les 10 d’une grande classique c’est sympa, on l’espère au top sur les flandriennes
Nibali pas au top encore, depuis son passage chez astana il devient un pur coureur de GT ( sauf de temps en temps sur LBL ), à ma grande déception il ne pèse plus sur les classiques
kingkong, j’ai vu un résumé, Démare a perdu 30-40 secondes, la course était terminée pour lui, cela n’a rien à voir avec un pd mental.
ou alors, on va dire que ciolek, gilbert, kwiat et stybar ont aussi un pb mental, puisqu’ils ont eux aussi baissé les bras après leur chute.
Cette arrivée en leger fauxl plat avec a priori vent de face était finalement cousue main pour l´allemand, l´australien et le norvegien; tous 3 dans la meme tranche d´age et spécialistes confirmés de l´exercice; Degenkolp le pragmatique qui dejoue pas mal de prono malgres une katusha soudée et presente; la primavera nous rappelle qu´elle est avant tout une course de patiente et faire rouler Moreno avant le Poggio ne lui a pas convenu; Kristoff avait trop de pression et peut etre aussi des etoiles devant les mirettes contrairement a Degenkolp qui à gardé influx et clairvoyance; chapeau l´allemand !
Les Français sont à leurs places; leurs classements respectifs dans le top 10 est proche de Ponferrada; Milan Sanremo c´est quand meme du très lourd Via Roma .
@mac saganan je vois pas pourquoi Breschel va sprinter il termine a la 12 place quand son leader est sagan il devait le replacer il était mal placé il a lui mémé avoué et la vidéo le montre
Faux plat montant?! J ai vu que Kristoff en parlait dans son interview mais quand on part en tete de loin avec ses braquets délirants , on a vite fait de sentir de la pente.
je ne crois pas que la via Roma soit en faux plat et j ai d ailleurs été la bas (à 11 ans!).
quelqu’un peut il en dire plus de façon certaine?
Kristoff n a pas vraiment fait d’erreur au reste , c est sa façon de sprinter et il n’y en a qu’un pour le passer et à 20m de la ligne
quand on lit le nom des 20 premiers , on peut dire que milan san remo s’apparente à une épreuve de vérité où se mélent endurance, résistance au stress, patience , inspiration , force.
sans doute la plus compléte des classiques, parce que la moins spécifique, que l on est 180 à 20 km de l arrivée, et que chaque erreur se paye au centuple.
merckx l a gagné 7 fois , que dire de plus?
Si , pourquoi grimpe t-on ces 10/12 dernières années le Poggio , 15 à 40 secondes moins vite que Jalabert en 1995?
on connait la réponse , mais c est considérable la différence tout de même
Je me souviens d’une parole d’Eddy Merckx » MSR est la classique la plus facile à gagner ».
N’y ayant jamais participé, je lui laisse l’entière liberté de son propos qui est particulièrement avisé.
Je crois que Demare avait en plus un soucis de transmission, on le voit tirer gros en repartant, et sur la rediffusion que j’ai trouvé, on entend distinctement des claquement de dérailleurs et s’arrêter alors que la moto caméra s’éloigne.
quand ca arrive après 250 bornes de course quand le peloton visse dans une des principales difficultés du jour et que tu es obligé d’attendre ta voiture pour changer de vélo, je comprends que ca mette un coup au morale.
Sinon, pour ma part, j’ai bien aimé cette course. Il y a eu des tentatives, Thomas par exemple était devant a 40 bornes de l’arrivée. Alors ce n’est pas concrétisé par une victoire certes, mais de la à dire que rien ne se passe, c’est faux ! et on ne peux pas dire non plus que ce sont simplement des équipiers qu’on envoit devant pour ne pas prendre la chasse en charge (quand stybar, swift ou GVA sont devant, désolé mais j’appelle pas ça faire de la figuration !)
par ailleurs en aparté, Pinkou commence doucement à m’énerver
non seulement il pronostique juste, mais en plus ses critiques et ses analyses après courses sont toujours pertinentes.
On ne se prive pas pour gueuler quand certains sortent des aberrations, mais la à l’inverse, Chapeau bas m’sieur ! pour l’ensemble de ton œuvre !
Mais où est passé Demare? Je ne comprends toujours pas comment la FDJ a pu le préférer à Bouhanni…
Comme l’a dit Pinkou précédemment , il faut souligner l’exceptionnelle performance de Bonifazio qui à 21 ans termine 5ème de Milan San Remo! J’ajouterai également qu’il y a également plus aucun doute sur le fait que Tim Wellens sera dès cette année un sérieux candidat sur les ardennaises, il termine a une belle 15ème place et confirme son excellente saison 2014.
Ca fait plaisir de voir des coureurs qui ont brillé chez les jeunes, confirmer toutes ces belles promesses chez les professionnels.
Pour ce qui est de Sagan , eh bien un accessit de plus à son palmarès mais contrairement à certains qui doute de sa capacité à gagner des monuments, je reste persuader qu’il va en gagner une grande un jour et qu’à partir de ce moment il sera parti pour une longue série.
Et bien moi je dis belle course, milan-san remo quoi !plus intéressant que paris-nice avec un prologue et le col d’eze !Plus de grandes échappées qui vont au bout depuis…ouh la la ! Chiapucci 1991 ? certes mais un sprint massif ne veut pas dire qu’il n’a pas eu de course. Félicitation a celui qui avait cité Bonifazio, je me suis taté de le mettre dans mon prono mais je ne pensais pa squ’il ferait la distance. Sagan toujours aussi fort tactiquement.
Ce qu’a fait fait Bonifazio est exceptionnel, mais il faut attendre un peu avant de lui prédire un futur doré. Les Italiens sont assez spécialistes de ces jeunes sprinteurs qui percent très tôt et très fort puis qui ont une carrière assez décevante ensuite : Grillo, Bennati, Napolitano… A MSR, Modolo avait fait 4e en 2010 avec un an de plus que Bonifazio mais en étant néo-pro (!) ; il a mis du temps à confirmer. Sans compter d’autres coureurs italiens un peu plus vieux qui semblaient percer mais qui n’ont jamais réussi à faire aussi bien qu’à Sanremo : Ginnani 7e à 24 ans, Rossi 8e à 26 ans, Napolitano 5e à 25 ans…
Pour revenir à un débat avec PinKou sur Kudus et la Vuelta, peut-être que ces coureurs justement ont été cramés… Peut-être aussi qu’il y a des histoires pas très claires dessous.
« Si , pourquoi grimpe t-on ces 10/12 dernières années le Poggio , 15 à 40 secondes moins vite que Jalabert en 1995?
on connait la réponse , mais c est considérable la différence tout de même »
Parce que c’est Paolini qui a monté ? huhuhu
Sagan a fait le gland en haut du Poggio mais je ne pense pas que ça lui ait coûté quoi que ce soit. Il est surtout mal placé aux 500m et pas aidé par Breschel qui donne l’impression de vouloir faire son sprint dans son coin.
zorro : Démarre a chuté sinon il aurait été là je pense.
quand le lis bcp de com, je me dis que la fleche wallone et liege sont devenus des courses extraordinaires, où tout se joue dans le final.
on me parle de la tension qui regne ds le peloton au pied du poggio, c’est la même chose lorsque les coureurs arrivent au pied du mur de huy, je dirais que c’est même plus fort en belgique.
même pour liège, lorsque l’on arrive au pied de la côte de Ans, les coureurs sont fatigués, et on se demande tous lequel va réussir à placer l’accélération décisive.
on peut aussi se réjouir du nouveau parcours de la clasica san seb, où tout se joue ds l’ultime côte à 4/5 km de l’arrivée.
les courses ou il ne se passe rien jusqu’à 5/6 km de l’arrivée sont décidément les plus belles.
et bien non, moi je ne suis pas d’accord avec ça, moi ces courses, elles m’endormentnt
A ceux qui ont trouvé Nacer Bouhanni bien seul dans le final, et bien quand je regarde le classement, les équipiers des autres n’étaient guère plus nombreux: 1 seul pour la plupart. 1 seul équipier ne fait pas tout…
Ce fut un ‘vrai’ sprint entre sprinters et non comme on a l’habitude avec 2 ou 3 trains de 5-6 coureurs. Ca change la donne et dans de telles conditions Bouhanni a toutes ses chances. 6e pour son 1er MSM c’est pas si mal ! Un poil mieux placé et il montait sur le podium.
321zorro: Demare a chuté au plus mauvais moment. Tiens il avait 3 équipiers lui: Ladagnous-Pichon-Offredo qui terminent dans le 2e paquet juste derrière le 1er.
» on connait la reponse » Ha bon ? quelles reponses?
Si c´est pour nous parler de l´évolution du materiel, des techniques d´entrainement, de l´evolution des gestions de pic de forme, alors oui on peut connaitre la reponse; mais si c´est pour faire alusion aux protocoles médicamenteux, aux manipulations sanguines, aux tio moteurs dans le vélo; lá je dit non! On ne sait pas grand chose des reponses. Par contre il faut quand meme savoir accepter que le cyclisme est, en general et sans parler de certain passe droit inacceptables, probablement le sport le plus controlé et le plus sanctionné; soyons fier de ca avant tout !
@twist : donnons + de liberté aux coureurs en supprimant tout bonnement les oreillettes. L’excuse de la sécurité c’est du vent, les DS et les managers ne veulent juste pas perdre leur emprise dans les épreuves WT. Les jambes doivent s’exprimer d’elles-mêmes, pas avec un soutien venu de l’extérieur. C’est en partie à cause de ça que je ne supporte pas Velon et son corporatisme friqué.
C’est l’éternel débat sur le parcours de Milan-San remo qui revient sur la table.
Les modernistes diront: »Milan-San remo doit évoluer avec son temps et donc changer son parcours pour le rendre plus sélectifs ».
Les puristes diront: »Milan-San remo a 1 histoire,un tracé historique qui a fait sa renommée,il ne faut pas y toucher »
La vérité est entre les 2 mais force est de constater que la course se résume à 30 km à partir du capo berta jusqu’à l’arrivée où les attaques sont très difficiles à mener sachant que le peloton grimpe la cipressa et le poggio quasiment au sprint et groupé.
Il est clair que la manie doit être réintégrée pour rendre la course un peu plus sélective,ce qui n’empêchera pas quelques sprinteurs de gagner la course(Goss,Ciolek).
Si la pompeiana est introduite,alors les puncheurs et même les grimpeurs auront leur mot à dire.
On passerait d’une course pour sprinteurs à une course pour costauds.
Toutefois,durcir le parcours ne veut pas dire forcément avoir une course de mouvement comme on peut le voir sur Liège.Ces dernières années,cette classique s’est terminée au sprint.
Avant la Redoute faisait de gros dégâts,aujourd’hui il ne s’y passe plus rien parce que les coureurs refusent de faire la course.
Pour ce qui est de la course,Degenkolb a bien couru et il mérite cette victoire.Je suis content que Kristoff n’ait pas gagné.Par contre,une nouvelle fois déçu pour Sagan,abonné aux places d’honneurs et pas soutenu par son équipe,en particulier par Breschel.Ce dernier aurait pu l’emmener pour le sprint.
Je pense que Sagan a fait une erreur en rejoignant Tinkoff.
Sélectif / pas sélectif ce MSM ?
Moi quand je regarde le classement je trouve des coureurs de 16 équipes différentes dans les 20 premiers ! Quelles courses présentent une telle sélection finalement ?
Ca démontre quand même que les équipiers ont bien travaillé avant et ont laissé leur leader se débrouiller car ils étaient cuits. Rassurant quelque part non ?
Après que les leaders n’arrive pas à se départager dans le final c’est peut-être qu’aucun n’est au-dessus du lot et capable de lacher tout le monde à la régulière.
@twist : La différence entre la Flèche Wallonne et Milan-Sanremo c’est que sur la première tu sais qu’au pied du mur du Huy tu auras droit à un sprint entre puncheurs où le plus costaud sortira vainqueur.
Sur la Primavera, on attend le Poggio certes (voire la Cipressa pour les optimistes) mais on ne sait pas du tout à quel scénario on va assister. Les options tactiques sont nombreuses (lancer une attaque dans la côte, imprimer un rythme élevé pour faire la sélection, suivre un coup, faire la descente, tenter de sortir dans le replat final, attendre le sprint…) et ce n’est pas toujours le même type de coureur ni le plus fort du jour qui l’emporte. Le meilleur ne gagnera pas s’il ne fait pas son effort au bon moment où s’il gère mal la situation de course. Sur une ardennaise ou une flandrienne si un gars est une jambe au dessus des autres il a quand même de bonnes chances de victoire même en attaquant pas au moment parfait. Au pied du Poggio on peut facilement avoir 20 ou 30 noms crédibles qui peuvent l’emporter, au pied du mur de Huy on connait déjà les 5-6 meilleurs puncheurs (allez 10 à tout casser) qui vont se disputer la bise des hôtesses.
C’est cet éventail de possibilités énorme et accru par la longueur de la course qui fait selon moi de Milan-Sanremo une classique passionnante bien qu’elle ne se joue que dans les 10 derniers kilomètres. Après j’aime aussi voir un Paris-Roubaix avec une dernière heure sans un seul temps mort mais c’est différent. On ne peut et on ne doit pas demander ça à Milan-Sanremo.
Je pense que Sagan fait une erreur tactique à la sortie de la descente du Poggio. Pour moi, c’est clairement à ce moment-là qu’il laisse passer sa chance. Il est parfaitement positionné pendant la descente, en troisième position, bien calé dans la roue de Thomas qui tente de combler les trois mètres d’avance qu’a un Van Avermaert qui roule à bloc. Au pied de la descente, tous les coureurs sortent d’un moment intense où ils ont du rester concentrés à 100%, et c’est très logiquement que chacun regarde un peu derrière soi pour voir qui est là, ça temporise pendant quelques secondes. Sagan accélère un peu et prend quelques mètres. Puis, au lieu de croire à son effort, il se retourne trois fois en cinq secondes et se ravise. Je pense qu’il aurait du tenter le tout pour le tout à ce moment-là, et que ça aurait pu lui réussir. Si personne ne bondissait dans sa roue (ce qui semblait être le cas, cf. l’attitude de Matthews qui est le mieux placé pour le faire et ne marque aucune intention de le faire), pas sûr que ce se serait organisé assez vite derrière pour le rattraper. Qui aurait lancé la chasse ? Thomas (pour Swift), qui venait de faire trente bornes en tête ? Paolini (pour Kristoff), qui avait fait tout le Poggio à fond en tête de peleton et qui devait d’abord ramener Kristoff à ce moment de fin de descente du Poggio ? Dumoulin (pour Degenkolb) ? Improbable vu qu’on voit que Degenkolb doit déjà se débrouiller tout seul pour se replacer à la sortie de la descente du Poggio. Wellens (pour Gallopin), Izaguirre (pour Valverde) ou Felline (pour Cancellara) ? Pas évident étant donné que leurs leaders respectifs ne sont pas des manchots au sprint mais n’ont clairement pas la pointe de vitesse de Kristoff ou Degenkolb. Cimolai (pour Bonifazio ; ou l’inverse) ? Pourquoi pas, mais vu qu’ils ont sprinté chacun pour leur pomme, pas sûr que l’un se serait sacrifié pour l’autre. Les leaders eux-mêmes ? C’est se cramer en vue de l’emballage final, ça semble improbable.
Bref, si Sagan avait pris dix mètres à ce moment-là, en croyant un peu plus en lui, il n’est pas saugrenu de penser que ça se serait regardé l’espace d’un instant. Et peut-être un instant suffisant pour que Sagan file vers la victoire. A ce moment, il ne reste que deux kilomètres, qui se font à toute vitesse. Et Sagan avait l’air de tenir une forme vraiment pas mal, au vu de son sprint qui est loin d’être mauvais (en vitesse de pointe, il semble aller le plus vite de tous sur la fin).
Peut-être que ça n’aurait pas marché et qu’il aurait dépensé de l’énergie et qu’il n’aurait du coup pas fait quatrième. Mais quand on s’appelle Sagan, ce qui doit compter sur ce genre de courses, c’est la gagne. Quatrième ou quinzième, on s’en fout. Au final, ce qui s’est passé, c’est qu’il a perdu le bénéfice de son bon positionnement dans la descente, qu’il a entamé le sprint très mal placé (je note d’ailleurs qu’il a un peu perdu de son sens du positionnement qui était une de ses caractéristiques phares il y a encore deux ans), et a perdu ce sprint, face à des coureurs qui semblent aujourd’hui le surpasser dans le domaine (Kristoff, Degenkolb).
Ma lecture du fameux positionnement de Sagan au pied de la descente du Poggio, c’est qu’il s’attend à une accélération de Cancellara et qu’il veut sauter dans sa roue dès qu’elle survient. D’où le fait qu’il soit très devant et qu’il refuse, en quelque sorte, de se relâcher. Mais l’attaque de Cancellara ne vient jamais et Sagan se retrouve piégé. Il hésite à y aller, finit par se raviser, mais il laisse un peu d’influx. Pas sûr qu’il batte Degenkolb pour autant même avec une tactique parfaite.
Après je me trompe peut-être totalement mais sur le coup j’ai lu ça comme ça.
Hors-sujet mais d’actualité:
8 mn d’avance à 45 km de l’arrivée de la 1ère étape du Tour de Catalogne pour Rolland – De clercq – Paterski.
Ca sent bon pour eux.
Il revient bien Bouhanni à la fin je trouve. Il a prouvé qu’il peut la gagner celle-ci.
@ Smachinho : j’ai mis +1 à ton commentaire mais le petit détail c’est que la liste des coéquipiers que tu énumère dans ton post, eh ben Sagan lui ne l’avait pas au moment de la fin de la descente du Poggio ! Sinon il est fort probable qu’il aurait tenté d’attaquer car je suis d’accord avec toi s’il avait pris 100m personne ne se serait sacrifier pour combler l’écart.
L’avantage qu’on peut y voir maintenant pour Sagan, en vue des flandriennes c’est que maintenant c’est Kristoff et Degenkolb qui ont les grosses pancartes dans le dos que trimballaient Sagan sur le Tour de France notamment, ce qui devrait nous promettre des courses de mouvements afin de les faire craquer avant les 5 derniers km. Et une course de mouvement sera plus favorable à Sagan justement.
@Geraldinho : en effet, Sagan n’a pas la liste des coureurs présents au moment où il prend quelques mètres et se retourne pour voir qui est là. C’est pour ça que c’est sans doute excessif de parler d’erreur tactique. On peut néanmoins parler d’un mauvais gut feeling. C’est sûr qu’il se retourne et voit un bon paquet de coureur encore présent. Il se dit peut-être à ce moment-là qu’il vaut du coup mieux temporiser et miser sur son sprint que se cramer. Peut-être n’a-t-il pas vu que Kristoff et Degenkolb étaient encore tous deux présents (ils étaient tous les deux un peu plus loin), même s’il avait quand même de bonnes raisons de se douter que c’était le cas.
@Baptiste Bouthier : concernant une anticipation d’une attaque de Cancellara, je ne l’ai pas perçu comme ça, mais c’est pas impossible non plus.
En tout cas, c’est sûr que les flandriennes s’annoncent passionnantes. Avec les Cancellara, Vanmarcke, Stybar, Degenkolb, Kristoff, Sagan, Van Avermaert, Terpstra, Stannard ou même Thomas qui ont plus ou moins déjà tous montré qu’ils tenaient la forme cette saison, dur de mettre un nom nettemebt au-dessus des autres. Dommage quand même que Boonen doive faire l’impasse sur blessure. Premièrement parce que c’est vraiment moche pour lui. Deuxièmement parce que, même si je ne le voyais pas gagnant, rien ne vaut un Boonen qui sait qu’il n’est pas le plus fort pour avoir une course animée de loin.
Ah tiens, Tinkov vire Riis…
Contrairement à ce que certains semblaient penser ici, il est donc possible que ce que je disais il y a quelques jours sous un précédent article ne reposait pas sur rien…
Et sinon, encore combien d’années de contrat pour Sagan avec ce cinglé d’Oleg ? Bon courage Peter !
« Dommage qu’ils n’étaient que deux à partir après la descente de la Cipressa : avec un Chavanel, un Gallopin, un Langeveld, un Breschel, un Valverde ou un Roelands en plus, en partant à cinq ou six, on aurait pu avoir une course un peu plus débridée. Par contre surpris par Cancellara que j’attendais plus fort et qui n’aura absolument rien essayé. »
C’est vrai, mais je trouve que c’est de plus en plus dans l’air du temps, sur bien trop de courses les coureurs qui ont très peu de chance de gagner ou faire un podium en restant attentiste n’osent pas. Et c’est bien dommage, pour eux comme pour le spectacle.
Merci aux genereux donateurs de clics, un petit clic valant mieux qu´un grand choc ..
Pour revenir aux coureurs qui roulent plus vite; il faut aussi tenir compte de l´evolution des tenues; fini le temps des maillots qui flotillent au vent comme il y a 20 ans; je pense que certains observateurs avisés auront aussi remarqués que ca roule de plus en plus en combinaison de chrono sur les courses en ligne; ajouter des couvres chaussures et un casque aux lignes de derniere generation; baisser un peu plus la tete comme Guimard se plaisait à l´asticoter au Blaireau; pour les initiés et/ou les adeptes, ca file evidement plus vite, question de cx ..
Au fait notre ami Peter Sagan qui n’arrive pas à mettre la balle au fond sur une ‘grande’ ne paye t-il pas son insolence de début de carrière ? Quand il regardait ses adversaires de haut à 20-21 ans, ne s’est-il pas forgé une ‘mauvaise’ réputation que ses pairs lui font payer par un marquage ‘à la culotte’ bien plus que d’autres ?
D’ailleurs s’il n’a pas signé dans une équipe plus axée ‘classique’ c’est peut-être qu’aucune n’a voulu de ce ‘chien fou’.
Je me rappelle quand il est arrivé sur le circuit les journalistes et le public se régalaient de ses facéties mais je ne crois pas que ses adversaires appréciaient beaucoup…
A lui de modifier son image dans un milieu qui reste plutôt ‘traditionnel’ malgré tout.
Un seul regret la chute qui a éliminé GILBERT, KWIATOSKY (il etait tres fort) et CIOLEK qui aurait pu aider ou etre aide par BOASSON HAGEN, l’arrivée aurait pu avoir un autre visage, mais avec des SI on referait toutes les courses, donc on attend les prochaines avec impatience
Moi, ce que je vois ausst, c’est que le podium a terminé Paris-Nice (dont 2 avec une victoire d’étape), qu’un autre membre du Top 10 a terminé et brillé sur la course au Soleil, et que 2 autres membres du Top 10 était sur la course mais ne l’ont pas terminé (dont 1 est reparti avec une étape). Et ça c’est cool.
Sinon, un article sympa sur les trajectoires de Matthews et Degenkolb : http://www.biciciclismo.com/es/degenkolb-y-matthews-de-geelong-a-san-remo-25-03-2015 (avec au passage une petite erreur, c’est Terpstra qui a gagné Paris-Roubaix en 2014 et non pas Cancellara)