Les grands tours en mue ?


Les grands tours en mue ?

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Dimanche 11 janvier 2015 – 18:56







Le parcours du prochain Tour d’Espagne, dévoilé samedi, confirme la tendance 2015 : les trois grands tours évoluent. Bonne ou mauvaise idée ? Et surtout, durable ou pas ? 

Le Giro s’offre une parenthèse

502 Bad Gateway

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Bien sûr, le Tour d’Italie n’a pas tourné le dos aux Alpes ou aux Dolomites. Bien sûr, il y a le retour de Madonna di Campiglio, il y a toujours quelques grands classiques comme le Mortirolo, et il y a ce monstre qu’est le colle delle Finestre et sa route en terre. Mais cela faisait quand même longtemps que l’on avait pas vu un Giro aussi « peu » montagneux, ou, au moins, aussi équilibré. Les géants que sont les Stelvio, le Giau, la Gavia, le Pordoi, l’Agnelle ou le Tre Cime di Lavaredo ne sont pas là. Les 2 178 mètres du Finestre seront la Cima Coppi de ce Giro 2015, c’est-à-dire son point culminant. Pour retrouver un toit du Tour d’Italie aussi bas, il faut remonter à 2009, quand la Cima Coppi s’appelait Sestrières et dépassait les 2 000 mètres d’un souffle. Et ce n’est pas un hasard, car ce Giro 2015 a de fortes chances de ressembler à l’édition 2009. Cette année là, Denis Menchov avait remporté le seul grand tour de sa carrière grâce, notamment, à son succès sur le contre-la-montre des Cinque Terre, long de 61,7 kilomètres. En mai prochain, la 14e étape, Trévise-Valdobbiadene, sera un chrono individuel de 59,2 bornes, et il fait déjà peur à tout le monde. Il y a six ans, déjà, la plupart des monstres de la montage italienne étaient absents. Aucune arrivée d’étape ne proposait de nom ronflant. En 2015, le Giro n’innove pas : il s’offre une parenthèse comme il l’a déjà fait par le passé. Car il y a fort à parier que ce genre de parcours ne soit pas prévu pour être répété, dans les années à venir, par RCS. L’organisateur de la course rose sait que son ADN est celui de la très haute montagne, que le Giro est le « grand tour des grimpeurs ». Mais il faut savoir varier les plaisirs pour ne pas ronronner, et cette philosophie est depuis longtemps appliquée en Italie.

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Et maintenant, qui veut venir ?

Le Tour ne joue plus la montre

Quatorze kilomètres de contre-la-montre individuel, pas un de plus, et seulement vingt-huit autres par équipes. Assortis, à l’inverse, d’une foule d’arrivées en bosse (mur de Huy, montée Laurent Jalabert de Mende, côte de Mûr-de-Bretagne) et de traversées corsées des Pyrénées et des Alpes (six arrivées au sommet dans les deux massifs). Le Tour 2015 tourne délibérément le dos aux rouleurs et chipe pour l’année 2015 le titre de « grand tour pour grimpeurs » qui revient généralement au Giro… Hallucinant quand on se souvient du Tour 2012, il y a trois ans à peine, où Bradley Wiggins avait assis sa victoire finale sur une centaine de kilomètres de chrono individuel. Depuis, la tendance était clairement baissière : 55 (individuel) + 25 (par équipes) en 2013, 54 (individuel) en 2014. Mais il était inimaginable, avant que ce parcours 2015 ne soit dévoilé à l’automne dernier, de penser qu’ASO oserait aller si loin dans la réduction de l’effort chronométré. C’est, là encore, tourner le dos à ce qui fait l’ADN de la grande boucle depuis longtemps : une épreuve équilibrée, où rouleurs et grimpeurs trouvent de quoi s’exprimer et dont le vainqueur doit être un savant mélange des deux. Alors, simple folie passagère avant un retour à la normale en 2016 ? Pas sûr. Car le Tour 2012 est, dans l’esprit d’ASO, l’exemple type de ce qu’il faut éviter à l’avenir. La Sky avait tué la course avant même les grands massifs en dominant outrageusement le premier chrono de Besançon. S’en étaient suivies deux semaines assez pénibles de contrôle permanent. Ce genre de schéma, l’organisateur du Tour n’en veut plus. L’été dernier, le seul chrono des trois semaines était à la veille de Paris : il a servi à corriger les écarts de la montagne. En juillet prochain, les épreuves chronométrées seront avant les massifs, mais trop courtes, normalement, pour tuer tout suspense au général, surtout que les dix premiers jours, des pavés au mur de Huy, sont truffés d’autres rendez-vous décisifs. Bien sûr, il n’y aura pas toujours aussi peu de kilomètres de contre-la-montre sur le Tour à l’avenir. Mais on parierait bien qu’il faudra longtemps pour en retrouver cent, comme il y a trois ans.

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Une évolution, pas une révolution

La Vuelta, enfin un grand tour ?

vuelta2015-carteDu fait du relief national, permettant de faire à peu près tout et n’importe quoi, le Tour d’Espagne a presque toujours été à la marge du Tour d’Italie et du Tour de France, avec des parcours qui sortent de l’ordinaire. La Vuelta, ses étapes jamais plates, cette spécialité de la montée sèche sans enchaînement de difficultés préalable, ses habituelles arrivées en mur… La tendance s’était surtout accentuée récemment, au point que l’on pensait l’organisation engluée dans ce désir de ne pas faire comme les autres, à miser sur le nombre d’étapes se finissant en sommet pour s’offrir le – faux – statut de grand tour le plus dur de l’année. Faux ; car si cela a souvent favorisé le spectacle, ça n’a jamais offert de scénarios dignes des courses de trois semaines : les défaillances se font rares, la hiérarchie se confirme étape après étape et le sentiment à la fin, c’est celui de s’être fait servir les mêmes plats tous les jours. Ça plait, ça ne plait pas, mais force est de constater que pour 2015, Unipublic a voulu changer.

Le tracé, dévoilé ce samedi, de la prochaine édition du Tour d’Espagne s’oriente vers du beaucoup plus classique. Il y a certes toujours un nombre important d’arrivées en sommet (neuf), dont quelques unes, comme Caminito del Rey dès le deuxième jour ou le très rude Cumbre del Sol sur la neuvième étape, sont caractéristiques de cette course, mais il y aussi… de vraies étapes de montagne ! Celle qui marque les esprits, c’est la onzième : plus de 5 000 mètres de dénivelé positif sur 138 kilomètres, avec en tout six cols très condensés et une ligne d’arrivée tracée à 2 100 mètres d’altitude. Pour cela, il a fallu imaginer des boucles dans tous les sens au sein de la principauté d’Andorre, pour ainsi se retrouver avec une véritable étape reine qui ne doit pas tout à son ascension finale. Le programme de cette journée peut sembler excessif mais il jure avec le reste : cette étape, nichée au sein d’un parcours dans son ensemble monstrueux, aurait été too much, or là, ce n’est que le point d’orgue d’une course plutôt équilibrée, qui respecte les repères classiques des grands tours. Une difficulté croissante mais pas totalement regroupée dans la fin de course, qui reste néanmoins la portion la plus délicate du programme avec notamment ces arrivées au Campoo del Chivo, au Sotres et à l’Ermita del Alba sur les quatorzième, quinzième et seizième étapes. Signe fort, l’organisation n’a pas opté pour un money time sur l’un des mythes de l’épreuve : le dernier samedi, on n’arrive pas à l’Angliru ou à Bola del Mundo, mais par une étape à quatre cols avec un final en descente, tout comme la 18e étape, qui offre un final pour cascadeurs après le Puerto de la Quesera. Niveau chronos, ce n’est ni trop faiblard ni trop élevé : 7,4 kilomètres par équipes pour commencer, 39 bornes individuelles à quatre jours du but. Bref, on touche à tout : des journées pour rouleur, des journées pour puncheur, des journées pour pur grimpeur, pour grimpeur complet, pour grimpeur-descendeur. Des possibilités de tenter le tout pour le tout type Fuente Dé 2012. Ce n’est franchement pas du tout cuit pour retrouver un quatuor à la Contador-Froome-Rodriguez-Valverde se tenir dans un mouchoir de poche du premier au dernier jour.

 

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  1. Ce parcours 2015 de la Vuelta me paraît meilleur que celui des dernières années :
    Pas plus de 5 étapes pour sprinteurs mais comme de toute manière les sprinteurs ne sont pas intéressés par la Vuelta, ce n’est pas très grave.
    Beaucoup de courses en côte en première semaine : il aurait été bien de durcir un peu les étapes pour éviter que les favoris attendent à chaque fois la dernière montée …
    Murcie et Castellon sont prometteurs, j’espère que les coureurs vont être à la hauteur !

    Andorre : très belle étape avec un enchaînement de cols comme cela faisait longtemps sur la Vuelta
    Ermita de Alba est pas mal non plus avec de vrais cols difficiles alors que Campoo et Sotres devraient se limiter à une course de côte.

    Le plus intéressant, c’est le final avec aucunes arrivées en côte après Burgos. Pour renverser le classement général, il faudra donc attaquer ! En ce sens l’étape de Cercedillo devrait être très intéressante à suivre même si les cols ne sont pas très difficiles.


  2. Dimanche 11 janvier 2015 à 19:30 pata | Thumb up 14 Thumb down 1

  3. Attention, Menchov a gagné un autre grand tour (ou deux autres si on est pas trop d’accord avec la justice espagnole).


  4. Dimanche 11 janvier 2015 à 21:03 Didipiou | Thumb up 24 Thumb down 0

  5. « une épreuve équilibrée, où rouleurs et grimpeurs trouvent de quoi s’exprimer et dont le grimpeur doit être un savant mélange des deux. »
    c’est vainqueur et pas grimpeur. D’ailleurs, au passage c’est pour cela que je ne suis pas très convaincu de ce parcours, franchement moins de 15 km de chrono pour un GT, c’est n’importe quoi !

    Sinon, il y aura 39 km de chrono sur la Vuelta, et pas 34 comme indiqué dans l’article.

    Pour revenir au parcours, c’est vrai que cette fois ci il y a de tout : des enchaînements de cols, des arrivées en descente, des étapes qui peuvent sourir à des sprinteurs ou des attaquants (par exemple, les étapes 8 et 13), etc… Et c’est une excellente idée que l’étape-reine soit placée assez tôt dans la course (au 11e jour, en plus juste après le jour de repos, ça va être un chantier cette histoire), ça évitera de bloquer toute la course. Finalement, un parcours complet, mais en restant dans les caractéristiques de ces dernières années (de forts pourcentages, le dyptique chrono par équipe inaugural/CLM de 40 km), c’est plutôt bien fait je trouve.


  6. Dimanche 11 janvier 2015 à 21:04 R7814 | Thumb up 3 Thumb down 3

  7. « force est de constater que pour 2015, Unipublic a voulu tout changer. »

    Désolé mais je trouve l’analyse de Velochrono beaucoup trop radicale sur le parcours de la Vuelta. Je ne sais pas où vous avez vu autant de changement. Prenez le parcours 2014 et placez le à côté de celui-ci, vous verrez que les changements sont mineurs.

    On a comme d’habitude le CLM par équipes pour commencer (surtout pas trop long sinon ça ferait des écarts), comme d’habitude la demi-douzaine d’étapes pour sprinteurs (étapes 3, 5, 8, 10, 12 et 21), comme d’habitude la dizaine d’arrivées en côte ou en sommet (9 pour être exact contre 10 l’année dernière), comme d’habitude 2 étapes et demi avec enchainement de cols (étapes 11 et 20 + 16 pour la demie) placées en deuxième moitié de course, comme d’habitude un seul chrono de distance moyenne et comme d’habitude l’étape de plat urbaine pour finir. Quel changement !
    Et puis c’est accessoire mais comme d’habitude un parcours avec des transferts dans tous les sens où on ne part jamais d’où l’on est arrivé la veille.

    Les seules nouveautés sont effectivement l’apparition d’une vraie étape de montagne n’arrivant pas au sommet et l’absence d’une ascension juge de paix l’avant-dernier jour. Tu parles d’une révolution.

    Plus sérieusement je trouve ces changements positifs mais ça reste totalement dans l’esprit des parcours des années 2010 et non ça n’est donc pas bien plus équilibré que les éditions récentes. On avait déjà été bernés l’année dernière où tout le monde annonçait un parcours plus équilibré (y compris moi), on a vu ce que ça a donné. L’équilibre on l’attend toujours.
    Et au passage vous écrivez que « Niveau chronos, ce n’est ni trop faiblard ni trop élevé » alors qu’on a 40 bornes de CLM, j’aimerais bien savoir quand ça commence à devenir léger en chrono…


  8. Dimanche 11 janvier 2015 à 22:31 PinKou | Thumb up 23 Thumb down 4

  9. En tout cas sur le papier le parcours 2015 qui me plait le plus est celui du Giro et assez largement. Reste à voir ce que ça va donner sur la route alors que côté plateaux c’est celui qui s’annonce le moins bien fourni.


  10. Dimanche 11 janvier 2015 à 22:41 PinKou | Thumb up 11 Thumb down 6

  11. PinKou : je te trouve assez sévère avec le Tour de ce Tour d’Espagne. Il y a quelques belles étapes de montagne, des difficulutés concentrées en 2e semaine, un contre-la-montre vraiment plat et plus tard que ces dernières années, quelques étapes incertaines (ouvertes aux sprinteurs mais aussi aux attaquants, voire aux puncheurs/coureurs de GC), avec forcéments quelques arrivées au sommet explosives. Moi je trouve ça assez complet (même si c’est vrai qu’un peu de variété au niveau des chronos ne ferait pas de mal) et j’ai bien. Je suis en revanche plus circonspect vis-à-vis du Tour, très belle première semaine mais ensuite Prud’homme a pété une durite, sérieusement moins de 15 km de clm et autant de montagne c’est du foutage de gueule. Enfin, je suis d’accord avec toi, le parcours du Giro (quelques étapes de moyenne montagne pour faire un premier tri, un long chrono, et plusieurs grosses étapes de montagne) me plaît bien


  12. Lundi 12 janvier 2015 à 0:03 R7814 | Thumb up 6 Thumb down 4

  13. Une spécificité italienne disparaît: la chronoscalata.

    ASO n’a toujours pas découvert ce contre-la-montre particulier et spectaculaire . Elle préfère miser sur un clm par équipes qui ne sert à rien et qui, placé si tard, peut avoir des aspects néfastes si une équipe était à ce stade, décimée par des chutes.


  14. Lundi 12 janvier 2015 à 9:56 Castabouin | Thumb up 6 Thumb down 6

  15. Cette Vuelta est une catastrophe.

    Les étapes de plaine toutes destinées à un sprint. Et pire que tout, et ce qui montre qu’ils n’en ont absolument plus rien à foutre, l’absence totale de cols avant l’arrivée au sommet. Il y a juste l’étape d’Andorre qui est là pour avoir un profil un peu plus bandant à montrer dans les médias, mais sinon c’est un énorme foutage de gueule. Ce sera une purge et que le général va se jouer sur le chrono, parce qu’il ne faut pas imaginer que sur des courses de côtes répétées il y ait tellement d’écarts, à moins qu’un coureur soit au-dessus du lot comme Nibali cette année au Tour.

    La Vuelta se fout ouvertement de la gueule du monde. L’équivalent de Michael Bay au cinéma : ça va être super ennuyeux, mais comme il y aura deux-trois minis moments intenses dans les arrivées d’étapes, tout le monde va dire que oui, c’est quand même cool, c’est juste la Vuelta alors c’est déjà bien, tu voudrais quoi de mieux, c’est pas le Giro.

    Très franchement ça me désespère que certains trouvent ce parcours réussi.


  16. Lundi 12 janvier 2015 à 10:20 bullomaniak | Thumb up 5 Thumb down 16

  17. Théoriquement, le grand tour parfait n’existe pas – avant que la course ne se dispute j’entends, et encore. On ne peut pas laver plus blanc que blanc. Les organisateurs concoctent un parcours décent, les coureurs en disposent et ce n’est qu’à partir de là qu’il faut juger l’ensemble. Le cru proposé pour cette version 2015 me semble propice à tout type d’offensive. Il y a une légende urbaine selon laquelle le tracé des épreuves de trois semaines serait plus important que la créativité et l’ambition des coureurs mais je m’efforce de ne pas y croire. L’adage qui voudrait que ce soit les protagonistes qui fassent la course tout en jouant avec les aspérités du terrain me paraît indispensable… De plus, ce qui est représenté sur des graphiques diffère beaucoup de la topographie.


  18. Lundi 12 janvier 2015 à 12:17 Isaak | Thumb up 7 Thumb down 1

  19. Je partage tout le post d’Isaak, merci de ta lucidité et ton sens de la nuance! Je crois vraiment que le spectacle est une alliance des 2, stratégies des coureurs et parcours propice aux offensives…
    Cette année 2015, je pense vraiment que le Giro permet d’espérer un superbe parcours, mais si le plateau se confirme, on pourrait avoir une course relativement bloquée et 2 ou 3 coureurs au-dessus du lot, Aru et Conta notamment! Le parcours du TDF va nous offrir d’intenses luttes et comme c’est La course de l’année pour les médias… Il y aura de la bagarre à tous les étages, des équipes fortes, mais moins hégémoniques qu’à une époque, comme sur le TDF, on peut l’espérer… à noter les déclas de Braislford, insupportables de prétention…


  20. Lundi 12 janvier 2015 à 12:46 bardetbarguildémare | Thumb up 4 Thumb down 8

  21. Quelques sois les parcours c’est les coureurs qui s’adaptent et qui font la course…
    Perso je suis content qu’on essaye de faire un TDF pratiquement sans CLM. Ca vaut le coup d’essayer au moins une fois.
    Les écarts se feront au mano à mano et la course devrait être plus ouverte. Personne n’attendra le CLM pour faire la différence.


  22. Lundi 12 janvier 2015 à 12:54 fuig | Thumb up 3 Thumb down 2

  23. bullomaniak : je ne suis pas d’accord, il y a des étapes qui peuvent accoucher de plusieurs scénarion (étapes 3, 8, 10 et 13, notamment), c’est sympa je trouve


  24. Lundi 12 janvier 2015 à 13:08 R7814 | Thumb up 4 Thumb down 2

  25. Après, très franchement, la Vuelta peut mettre le parcours qu’elle veut, elle restera pendant encore longtemps la dernière roue du carosse des grands tours, c’est pour cela que je ne comprends pas les gens qui défendent l’idée que ce soit normal que le vainqueur du TDF marque autant de points que celui de la vuelta, c’est triste!


  26. Lundi 12 janvier 2015 à 13:14 bardetbarguildémare | Thumb up 4 Thumb down 15

  27. Le changement d’optique du tour de France s’explique pour plusieurs raisons:-la 1ere est due aux organisateurs qui ont changé depuis 2006 et qui ont choisi de dessiner des tours moins favorable aux rouleurs ce qui n’était pas le cas de l’équipe Leblanc.
    -La 2eme est la perte d’intérêt très grande du grand public pour le tour par la faute des multiples affaires qui ont touché le cyclisme,par le manque de spectacle,le manque de vedettes.
    -Le tour de France au sens populaire du terme a disparu remplacé par un esprit commercial et d’audimat.Avant les années 2000,le public avait une image positive du cyclisme et en particulier du tour qui a été brisé par l’affaire festina et les us postal.

    Aujourd’hui,il est évident que le tour de France n’a plus son rayonnement d’antan,le cyclisme encore moins dont la seule grande figure demeure Contador.
    Qui connaît Nibali,Quintana ou Froome à part les suiveurs du cyclisme?

    Pour en revenir aux profils des grands tours,on peut affirmer sans risques qu’ils ne sont pas l’essentiel car la course dépend entièrement des coureurs mais il semblerait que depuis longtemps déjà l’équipe ait pris le pas sur le coureur car les courses se résument à des montées au train.

    Le niveau s’est rapproché et beaucoup d’équipes ont en leur sein plusieurs coureurs capables de top 10.Cela na favorise pas les course de mouvement et on revoit toute l’année les mêmes équipes,c’est lassant.

    Je pense que le tour de France 2015 peut être intéressant si les 3 favoris(Contador,Froome et Nibali) arrive aux pied de la haute montagne sans dommage.Après je suis sûr que Pinot,Bardet et Barguil réaliseront quelque chose de fort mais je ne crois pas en Quintana qui est en dessous des 3 favoris.


  28. Lundi 12 janvier 2015 à 14:58 NOLS666 | Thumb up 4 Thumb down 11

  29. bardetbarguildémare, la Vuelta et le Giro 2014 étaient au moins aussi intéressante que le TDF 2014 (surtout après les abandons).
    Alors pourquoi vouloir toujours mettre le TDF devant ?
    Les meilleurs sont au départ et au top de leur forme ? C’est pas toujours vrai…
    Le parcours est plus intéressant, plus sélectif ? C’est pas vrai non plus…
    La course est spectaculaire, indécise ? Encore moins vrai…
    Le vrai plus du Tour c’est de se dérouler en Juillet quand il fait beau et que beaucoup sont en vacances. S’il avait lieu en mai le succès ne serait sans doute pas si grand. Cela dit, tant mieux pour lui et pour nous !


  30. Lundi 12 janvier 2015 à 15:30 fuig | Thumb up 4 Thumb down 5

  31. Ceux qui pensent qu’un parcours sans CLM (ou avec très peu de CLM) donne une course ouverte ou favorise la bagarre font fausse route.

    Le CLM crée des écarts et oblige ceux qui ont du retard (ou qui savent qu’ils vont perdre du temps sur un chrono à venir) à tenter des choses. Sans CLM pas besoin de prendre de risques, on attend la dernière montée pour attaquer et on sait qu’au pire si ça ne marche pas on ne perd pas grand chose. Donc ça donne des grands tours avec 6, 8 ou 10 fois les mêmes finals d’étapes. Par contre les écarts sont réduits et on peut faire croire à un faux suspense, même si en réalité la hiérarchie ne change quasiment pas d’une étape de montagne à l’autre.

    Beaucoup sont devenus anti-CLM à cause du Tour 2012 (ou avant cela avec Armstrong) mais là aussi je pense qu’ils se trompent. Ce n’est pas le CLM qui a tué ce Tour (ou les Tours de l’époque Armstrong) mais le fait que les meilleurs rouleurs étaient également les meilleurs en montagne. Contre ça on ne peut pas faire grand chose à part les battre sur des terrains alternatifs type pavés, bordures, étapes vallonnées (à condition d’abord que ces étapes existent et ensuite que les adversaires osent). S’il y avait eu exactement le même parcours en 2012 avec seulement 15km de chrono au lieu d’une centaine, c’est aussi Wiggins ou Froome qui l’aurait emporté.


  32. Lundi 12 janvier 2015 à 16:51 PinKou | Thumb up 16 Thumb down 4

  33. PinKou ton message est tout en contradiction…
    Tu dis d’abord que les clm sont utiles car ils obligent ceux qui ont du retard à tenter des choses. Et ensuite tu dis que les clm ne servent à rien puisque ce sont les mêmes qui gagnent à la fin !

    Sans clm, celui qui veut gagner devra attaquer et s’il attend le dernier col et ne prend que 10s il ne sera pas à l’abri le lendemain de perdre ces 10s.
    Avec clm, celui qui prend 1 ou 2mn à tous les autres gère ensuite avec son équipe et se contente de suivre. Et le Tour devient insipide. On l’a vu maintes fois…

    Moi je dis essayons au moins une fois sans clm.
    Les écarts entre les premiers seront sans doute réduits mais ainsi il y aura plus de suspens.


  34. Lundi 12 janvier 2015 à 17:06 fuig | Thumb up 7 Thumb down 10

  35. Pinkou, tu crois tout savoir et tu prends un ton péremptoire, ça nuit à ton message, dommage! Je crois que là, c’est toi qui fait fausse route, tu verras ce TDF 2015, il va être passionnant à suivre… Et pas seulement parce qu’il y a peu de C.L.M, mais aussi grâce à la première semaine… L’absence de longs CLM va clairement aider les Français et ça, quand on les supporte, on s’en réjouit…


  36. Lundi 12 janvier 2015 à 17:12 bardetbarguildémare | Thumb up 2 Thumb down 20

  37. à Fuig, ça c’est une question de point de vue… Perso, je regarde les courses depuis longtemps, je supporte les Français et d’autres champions, j’aime le suspense, plus que tout, mais je ne comprends pas bien les avis de certains sur le TDF par rapport aux autres… En 2014, même si Nibali a écrasé la concurrence, j’ai adoré ce TDF et les Français ont été très méritants… L’étape des pavés, la 2ème étape, les étapes dans les Vosges, les shows Tony Martin, Gallopin et autres m’ont fait vibré, j’ai vibré un peu sur le Giro, quasiment pas sur la Vuelta, voilà, je suis ptet un peu trop chauvin, mais c’est le plateau et le prestige pour moi qui font tout, le parcours de l’an dernier était en + très sympa sur le tdf… Rien à rajouter…


  38. Lundi 12 janvier 2015 à 17:17 bardetbarguildémare | Thumb up 6 Thumb down 10

  39. @fuig : Non il n’y a aucune contradiction et je ne dis à aucun moment que les CLM ne servent à rien. Relis et tu verras bien.

    Après je suis pour la variété et pour essayer de nouvelles choses, et même si a priori le parcours du Tour 2015 ne m’enchante pas il y a aussi plusieurs choses que j’ai envie de découvrir. Je ne suis pas non plus contre avoir une édition quasiment sans CLM tant que ce n’est qu’exceptionnel. Ce que je n’aime pas c’est la tendance actuelle globale qui est à la disparition du CLM et l’idée (erronée selon moi) qui va avec selon laquelle cela rendrait les courses beaucoup plus palpitantes.
    Les dernières éditions de la Vuelta sont plus que parlantes, perso ça ne m’intéresse pas de voir 10 fois le même final avec les 3 ou 4 mêmes gars dans le même ordre. Mais libre à d’autres d’apprécier ça.

    @bardetbarguildémare : C’est marrant de reprocher à quelqu’un de tout savoir alors que tu ne cesses de me distribuer des bons ou mauvais points à chacun de mes posts. Et pour la 500ème fois environ, ce que j’écris ne concerne que moi. C’est mon opinion, ma vérité. Je ne prétends pas parler au nom des autres et je ne te demande pas d’être d’accord.
    Pourtant je fais l’effort de pourrir mes commentaires de « je pense », « selon moi » ou autres « à mon avis » mais apparemment ça ne suffit pas encore…


  40. Lundi 12 janvier 2015 à 17:36 PinKou | Thumb up 16 Thumb down 3

  41. beau parcours ce tour d’espagne ,( à part beaucoup de déplacement,entre étapes) ,
    étapes plutot courtes et accidentéés donc favorable aux attaquants puncheurs grimpeurs, c’est sur, les sprinteurs voient que le vélo à tendance à moins les favoriser, et à mon sens c’est un bien car une épreuve qui se termine à 200 coureurs au sprint , à mon avis, il y a un problême?
    ça serait bien aussi pourquoi pas d’intervertir les date comme Giro en aout:sept ,TDF en mai, vuelta en juillet, à tour de role ,


  42. Lundi 12 janvier 2015 à 18:08 velolove | Thumb up 2 Thumb down 4

  43. Ils font fausse route… Y a moins hésitant… Lol
    Mais c’est pas grave, désolé de réagir à tes posts, ils sont intéressants à commenter en fait… Très sincèrement, je pense que le TDF 2015 va être exceptionnel, il a tout pour me plaire, 14 km de chrono, ce n’est pas rien non plus… Un CLM par équipes assez sympa, ça va faire quelques dégâts bien suffisants pour obliger les purs grimpeurs à tenter des trucs…


  44. Lundi 12 janvier 2015 à 18:45 bardetbarguildémare | Thumb up 2 Thumb down 8

  45. Bien sûr qu’il faut conserver environ 100 km de CLM mais il faut aussi rétablir les bonifications à TOUTES les étapes afin de compenser les pertes sur le chrono pour les grimpeurs ;)


  46. Lundi 12 janvier 2015 à 19:37 LottoSoudal98 | Thumb up 0 Thumb down 3

  47. Hum… Que rajouter de plus !
    Que peut-être ASO fait comme la Vuelta en ficelant un parcours favorisant les coureurs du pays ? Oui j’en ai bien l’impression…
    Même si j’ai découvert le cyclisme enfant grâce au Tour et aux exploits (pas très catholiques;)) des Chiapucci, Pantani, Ullrich & consorts, les parcours sont souvent du réchauffés et le dénouement des étapes convenus, tout à la pédale.

    J’apprécie personnellement le Giro, qui bien que souvent offrant un plateau moins relevé, dispose d’étapes très nerveuses s’apparentant à de petites classiques, et d’ étapes de montagne dantesques… De jolis chronos aussi. On sent toute la science et la tradition du cyclisme avec ces scénariis attendant des coureurs prêts à écrire la légende.

    Après, tout dépend des années, des coureurs et de leurs tempéraments. La dramaturgie de la course rend souvent tel ou tel tour plus passionnant que les autres. Que soit à l’Alpes, au Zoncolan ou à l’Angliru on a tous en mémoire des passes d’armes de toutes beautés.

    Pour 2015, ma préférence en terme de parcours va au Giro qui a un côté très old school 80′s, et au Tour pour le plateau. La Vuelta ne sera pas non plus en reste mais ne montera pas dans la hiérarchie. Un beau Tour de rattrapage tout de même pour les poissards de la première moitié de saison.


  48. Lundi 12 janvier 2015 à 21:52 LeCobra | Thumb up 6 Thumb down 2

  49. velolove : cela poserait un problème vis-à-vis des courses de « préparation » aux GT (Tour du Trentin, Tour de l’Ain, Tour de Burgos) ou aux courses se disputant pendant les GT (je pense par exemple au Tour de Californie)


  50. Lundi 12 janvier 2015 à 22:05 R7814 | Thumb up 0 Thumb down 1

  51. « Aujourd’hui,il est évident que le tour de France n’a plus son rayonnement d’antan,le cyclisme encore moins dont la seule grande figure demeure Contador.
    Qui connaît Nibali,Quintana ou Froome à part les suiveurs du cyclisme? »
    J’ai envie de te dire que c’est pareil pour tous les sports, mis à part le foot. Au tennis, à part les 4 fantastiques (Federer, Djoko, Nadal, Murray) et des français, les joueurs ne sont pas plus connu du cyclisme que les grandes stars du cyclisme (Nibali, Froome, Cancellara, Boonen, Quintana, etc…), idem en athlé à part Bolt et Lavillenie les sportifs ne sont très connu du grand public… Et on pourrait continuer les exemples.


  52. Lundi 12 janvier 2015 à 22:11 R7814 | Thumb up 3 Thumb down 1

  53. Et le tour d’Espagne pour préparer les CDM, ça le fait encore avec un tel parcours?

    A mon avis, les prétendants au titre vont rester jusqu’à cette fameuse 11e étape: quelques étapes de plaines, quelques arrivées pour puncheurs, et quelques cols pour se donner du fond sans se brûler. Même ceux qui auront fait le TDF et n’auront pas encore récupéré pourraient se satisfaire de 10 jours de courses pour se remettre dedans sans brûler leurs cartouches (juste qu’il risque de faire fort chaud). Ensuite, à la 11e, trop dure, tout ce beau monde des classicmen abandonne vite fait, petit crochet sur Paris-Bxl et / ou Fourmies, puis les classiques canadiennes histoire de se faire au décalage horaire. Bien vu les organisateurs du tour d’Espagne, et Hambourg et Plouay risquent de se jouer sans même les cadors des classiques…


  54. Lundi 12 janvier 2015 à 22:59 KoyHot | Thumb up 3 Thumb down 0

  55. Pour ma modeste participation. je dirai que la Vuelta me plait dans l´ensemble; je pense neanmoins que son tracé se « Tourifie » tout autant que le profil Tour à tendanse a se « Vueltarisé » cette année.
    Pour moi le Giro est et reste le nec plus ultra des grands tours; c´est, depuis un certain nombre d´années, nettement plus interessant à suivre que la grande messe de Juillet ; viva el rosa !


  56. Mardi 13 janvier 2015 à 11:45 Sonic Sinker | Thumb up 0 Thumb down 0

  57. KoyHot, les coureurs n’ont pas le droit de bâcher une course puis de prendre part à 1 autre dans la foulée sauf cas exceptionnel.

    Pinot par exemple en 2014, il abandonne assez vite la vuelta car il est malade mais on l’autorise à prendre part au Tour du Gévaudan car il a une raison valable.


  58. Mardi 13 janvier 2015 à 14:07 twist | Thumb up 2 Thumb down 1

  59. Au moins ASO ose, on pourra en tirer les conclusions à l’issue du Tour. Mais ne soyons pas conervateurs, le cyclisme est en pleine mutation et se doit d’essayer plusieurs formules pour ne pas ronronner.

    Pour les puristes, vous pourrez toujours appécier le parcours du Giro ! Quant à la Vuelta, effectivement elle n’a pas le prestige de ses deux prédecesseurs mais tend à offir une course moins répétitive. A suivre…

    Mais perso les CLM vont pas me manquer en juillet, on en a assez soupé depuis 20 ans.


  60. Mardi 13 janvier 2015 à 14:18 Virenque | Thumb up 5 Thumb down 1

  61. La Vuelta était, en 2014, le Grand Tour le plus intéressant et celui ayant le niveau sportif le plus relevé.

    Le Tour de France a été obligé d’évoluer car, depuis quelques années, il est devenu le Grand Tour le plus chiant de la saison. 2012 a été une non-course avec un 2e qui freinait pour ne pas battre le 1er. En 2013 Froome n’avait aucun adversaire à son niveau (dès le chrono du Mont St-Michel le verdict était connu, la montagne ne pouvant rien changer). 2014, Nibali s’est retrouvé tout seul sans adversaire (et ce n’est pas faire injure à Perraud et Pinot qui se battaient vaillamment pour le podium dès lors que Froome et Contador étaient hors jeu).

    On doit cependant reconnaître que Christian Prudhomme est bien plus original que Jean-Marie Leblanc qui nous traçait des Tours de France pour seuls rouleurs gavés d’EPO (jusqu’à 130 km de chrono à l’époque d’Indurain qui, malgré son mètre 88 et ses 75 kg, suivait sans problème les grimpeurs sur les routes bitumées menant aux stations de ski…) A l’époque Leblanc, seul Pantani a été le seul grimpeur capable de gagner l’un des vingt Tours successifs tracés pour les rouleurs…

    Si on regarde ces dix dernières années, les Grands Tours mettant en scène des luttes entre grimpeurs ont toujours été les plus intéressants. La disparition de l’EPO (ou du moins sa réduction drastique) font qu’aujourd’hui les grimpeurs peuvent attaquer en montagne et faire de petits écarts (ce qui n’était plus possible du temps des trains Banesto, US Postal, T-Mobile… qui asphyxiaient les grimpeurs en mettant en ligne de purs rouleurs, souvenez-vous des Ekimov, Hincapie, Landis… etc)


  62. Mardi 13 janvier 2015 à 22:16 Léonard de Vinci | Thumb up 2 Thumb down 4

  63. Pas assez, c’est comme trop. Un Tour de France avec aussi peu de contre la montre, c’est aussi criticable que lorsqu’il y en avait trop. Après tout les rouleurs ont droit à exister que les sprinteurs et les grimpeurs.Il est certain qu’il ne faut plus mettre un CLM de 50 km avant la montagne, mais en placer un la veille des Champs Elysées est presque devenu classique. Je pense que personne ne va se risquer à attendre jusque là pour gagner le tour, d’autant plus que les critères en fin de Tour ne sont plus les mêmes pour les athlètes et que les coureurs en forme peuvent mieux contenir les spécialistes.en contrepartie, de bonifs à chaque étape priviligieront les combatifs.
    En fait, le problème du parcours est peut être secondaire dans le cyclisme pro actuel. La tyrannie de la course par équipes est totale. Toutes les courses, classiques ou courses à étapes n’échappent plus au train des équipiers qui roulent jusqu’à plus soif,avalant kilomètres et cols. Plus d’échappée fleuve ou très rarement, les bons de sortie sont contrôlées. Plus aucun risque de voir un favori piéger ses adversaires. un championnat du monde, une Flèche Wallonne ou une étape de montagne se jouent dans les 5 derniers kilomètres ( et je suis large!). Quelles solutions à cet ennui mortel? Réduire le nombre de coureurs par équipe, 6 sur les classiques, 8 sur les Grands Tours,et augmenter d’autant le nombre de ces équipes, supprimer les oreillettes?


  64. Mercredi 28 janvier 2015 à 14:16 Christian Bertolino | Thumb up 4 Thumb down 1

  65. @ Christian Bertolino :

    Je te trouve un tout petit peu sévère. Pas plus tard que l’année dernière, le Dauphiné et le Tour de Suisse se sont joués sur des tentatives de loin, comme le Giro, dans les conditions que l’on sait. En remontant un peu en arrière, on a évidemment la Vuelta 2012, De Gendt au Tour d’Italie la même année, et, sur le Tour 2011, pas moins de trois tentatives lointaines marquantes (Voeckler prenant le maillot, le raid d’Andy Schleck au Galibier et celui de Contador le lendemain, sans compter les multiples essais du trio Evans-Contador-Sanchez dans les étapes précédant l’arrivée dans les Alpes).

    Après, c’est vrai que les courses semblent plus cadenassées que par le passé. Réduire le nombre de coureurs par équipes me semblent une idée intéressante, davantage, je pense, que le retrait des oreillettes (en grande partie parce que les équipes et les coureurs le refuseront quoi qu’il arrive). Je me demande aussi si placer des bonifications significatives (du style 20, 12 et 8 secondes) en milieu d’étape ne serait pas une initiative intéressante pour re-dynamiser la course.

    Les parcours dessinés jouent également un rôle : lors de la dernière Vuelta (pour prendre un exemple poncif), à peu près aucune étape ne se prêtait à une estocade avant les trois derniers kilomètres, ce qui fait que de manière inhabituelle, les étapes de plaine de la première semaine, avec les multiples (mais hélas avortées) tentatives de bordures de la Tinkoff et de quelques autres formations, étaient finalement plus agréables à suivre que les multiples arrivées en bosse.

    Enfin, je pense que les différences de niveau entre coureurs, qui vont en s’estompant, ne sont pas l’une des raisons prépondérantes d’un certain attentisme. Si la Doyenne de l’an passé a connu un déroulement si insipide (avant, certes, un final de folie), c’est avant tout parce que personne ne sortait du lot.


  66. Jeudi 29 janvier 2015 à 14:02 Pelusa | Thumb up 2 Thumb down 0

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