Divorce à la russe

Par Velochrono
Mardi 24 mars 2015 – 6:00
On savait Oleg Tinkov instable, capable de tout, mais franchement, se séparer de Bjarne Riis pour manque de résultats après seulement deux mois de compétition ? Le magnat russe a appuyé sur le bouton rouge au lendemain de Milan-Sanremo, comme pour rappeler que c’était lui le patron dans la formation qui porte son nom. Mais le cyclisme est un monde à part et il n’est pas dit qu’il se débarrasse aussi facilement du manager danois.
Quand Tinkov voulait déjà voler de ses propres ailes
« Tinkoff Credit Systems va arrêter de sponsoriser Riis Cycling. Nous avons décidé cela pour deux raisons : les résultats sportifs sont insuffisants et nous avons notre propre projet. Nous allons construire notre propre équipe Tinkoff Credit Systems. C’est un GROS projet avec un engagement sur cinq ans. J’ai toujours respecté Bjarne Riis en tant que sport manager, je n’ai jamais été d’accord avec lui en tant que team manager. Je lui souhaite ainsi qu’à Riis Cycling de trouver un nouveau sponsor, malgré la conjecture économique, et espère que nous pourrons à nouveau collaborer un jour. Merci aux coureurs et au staff. Ciao ! » Ces déclarations ne datent pas de ce lundi 23 mars. Il s’agit d’un post Facebook d’Oleg Tinkov daté du 25 juillet 2013 ! On croit alors ce drôle d’oiseau déterminé à refonder une équipe à son nom comme ce fut le cas en 2006 avec Tinkoff Restaurants, devenue en 2007… Tinkoff Credit Systems. À l’époque, il avait recruté Tyler Hamilton et mis le paquet, en vain, pour s’attacher les services de Jan Ullrich. Son approche était difficile à saisir : si riche (une formule évaluée à 1,4 milliard de dollars), il aurait pu casser la baraque d’entrée et viser immédiatement le plus haut-niveau, mais avait du commencer en montant une petite équipe et cibler des leaders dont plus personne ne voulait. À mesure que le projet Katusha prendra forme, Tinkov s’effacera et oubliera ses grands rêves. Avant de revenir en juin 2012, pile avant le Tour de France, en soutien d’une équipe Saxo Bank passée tout près l’année précédente de l’arrêt forcé faute de sponsor. La banque danoise avait accepté de prolonger le plaisir mais ne voulait pas assumer la totalité du lourd budget : opportunité en or pour le Russe qui débarque avec ses gros sabots et hérite de 50% du naming d’une équipe qui détient alors en ses rangs Alberto Contador. Le genre de coureur qu’il n’aurait jamais pu avoir dans une formation qu’il dirige lui-même. Dès lors, fier de son nouveau joujou, il s’amusera de la toujours courtoise caste cycliste et animera une volonté suprême : prendre le pouvoir !
Acheter Riis : pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ?
Alors, quand à la sortie du Tour de France 2013, Oleg Tinkov déclare vouloir voler de ses propres ailes, ça sent surtout la mise en danger. Pourquoi lâcher une équipe clé en main pour essayer de s’improviser patron du domaine sportif et draguer des cadors mondiaux qui cinq ans plus tôt ne voulaient pas céder à ses sirènes ? Une fois la saison finie, Saxo Bank annonce rester en 2014 tout en ouvrant la porte, car elle ne veut pas supporter seule la totalité du sponsoring de la structure. Tinkov sait que la deadline approche et a l’idée du siècle : pour six millions d’euros, il rachète à Bjarne Riis sa licence World Tour et l’engage comme manager en rajoutant trois millions sur la balance. Le vainqueur du Tour 1996 accepte la queue entre les jambes. La suite est surréaliste : dans les locaux londoniens de Google, une conférence de presse d’annonce de la grande nouvelle se tient avec un Tinkov qui jubile et le duo Riis-Contador qui tire la tronche. Bjarne Riis, alors dans la tourmente suite à des accusations de dopage organisé de Michael Rasmussen, qui font suite à celles un an plus tôt de Jörg Jaksche et Tyler Hamilton, ravale sa fierté car il assure dans la douleur sa survie dans le cyclisme : « C’est un grand jour pour mon équipe. Un jour dont j’ai rêvé depuis longtemps, depuis plusieurs années. (…) Je suis très heureux d’annoncer qu’Oleg Tinkov va devenir le nouveau propriétaire de mon équipe. » Pas d’équipe Tinkoff Credit Systems mais une armada Tinkoff-Saxo qui aura alors pour objectif d’affronter l’imbattable Team Sky, lauréate des deux derniers Tour de France. Et la collaboration Tinkov-Riis qui perdure, comme ce diable d’Oleg l’avait laissé entendre à la fin juillet.
En 2014 il le couvre de fleurs, en 2015 il le vire
Maintenant que Tinkov est le patron et Riis l’employé, sur les réseaux sociaux, ça dégouline d’amour. Le 3 avril, mignon tout plein : « Félicitations à Bjarne Riis, le meilleur directeur sportif du monde, pour son cinquantième anniversaire ! Tinkoff-Saxo sera derrière toi pour toujours ! » Le 27 juin : « La fédération russe de football aurait dû choisir Bjarne Riis au lieu de Fabio Capello pour la Coupe du monde !
» Le 19 octobre, après la victoire de Contador sur la Vuelta : « Ma première saison en tant que propriétaire d’équipe touche à sa fin. Je suis très fier de nos gars. Grand respect à Stefano Feltrin et Bjarne Riis ! » Deux jours plus tard, il lui lance un parterre de fleurs : « À ceux qui n’ont jamais cru à mon partenariat avec Bjarne : perdu ! Nous avons la meilleure équipe, we are the champions, my friends ! », avec un smiley amoureux comme ponctuation. Alberto Contador ne tombera pas tous les ans en juillet, Peter Sagan arrive, la saison 2015 s’annonce réussie d’avance. L’Espagnol remporte la première étape de montagne de la Ruta del Sol : ça rigole. Le lendemain, il s’incline face à Chris Froome, puis échoue sur Tirreno-Adriatico. Le 19 mars, juste avant Milan-Sanremo, L’Equipe fait état de tensions entre Oleg Tinkov et Bjarne Riis, accentuées au cours de l’hiver à l’occasion du stage commando au Kilimandjaro. Le premier demanderait au second de reprendre en main le domaine sportif en mouillant sa chemise, exigeant de lui qu’il conduise en personne la voiture n°1 de son équipe. Peter Sagan a débloqué son compteur sur la Course des deux mers, mais son boss aurait préféré un début de saison tonitruant. On est à plus de trois mois du Tour de France, aucune classique n’a encore été disputée, alors pourquoi s’exciter maintenant ? D’autant qu’à peine quelques jours plus tôt, Tinkoff-Saxo avait annoncé la prolongation de contrat d’Alberto Contador, signe de confiance mutuelle qui semblait témoigner d’une ambiance sereine. L’Espagnol prépare le doublé Giro-Tour, le grand test n’est pas pour maintenant. Comment Oleg Tinkov, qui a prôné l’invraisemblable « challenge des trois grands tours », peut-il avoir le moindre intérêt pour des courses du mois de mars ? Pourtant la bombe explose : ce lundi, au lendemain d’une Primavera que Peter Sagan n’a pas réussi à gagner, Bjarne Riis est mis à pied pour une durée indéterminée par ce que l’on croirait être un président de club de football à la recherche d’un électrochoc.
Peut-on vraiment écarter Bjarne Riis ?
La logique voudrait à présent qu’Oleg Tinkov réalise son doux rêve : avoir la main mise totale sur l’équipe, en intronisant un manager à sa solde, ou, qui sait, en prenant lui-même le contrôle du domaine sportif. Mais ce qui cloche, c’est son silence, qui dure encore quelques heures après l’annonce de la nouvelle par une presse sûre de son fait. Des tweets désarmants où il évite le sujet, aucun communiqué de presse – pour confirmer ou démentir. Le Tinkov que l’on connait aurait laissé tout le monde sur le cul en 140 caractères, clamant que c’est lui le roi, qu’il fait ce qu’il veut, qu’il dit ce qu’il veut, et quand il le veut. L’information n’a rien de surréaliste : elle correspond au personnage et peu importe les deux millions d’euros de salaire que Bjarne Riis devait encore toucher jusqu’à fin 2016, le Russe a des billets plein les poches. Le problème, c’est que ça ne fait pas tout. L’effectif de l’équipe Tinkoff-Saxo était attachée au technicien danois car il tempérait le comportement de Tinkov, se faisant le partisan d’une approche plus paternaliste en ne répandant pas la pression sur ses hommes, ce qui est probablement l’un des points de discorde entre les deux hommes. Que pense vraiment Alberto Contador d’un richissime homme d’affaires qui au fond n’y connait rien au cyclisme et balance dans la presse qu’il veut le voir tripler les grands tours, sans autre argument que les gros sous ? Tinkov ne paye même pas la totalité du salaire de son champion, assumé en grande partie par la marque de cycles Specialized. Sans Riis, Tinkov n’a plus la main sur ses coureurs. Il perdra aussi vraisemblablement Lars Christensen, PDG de Saxo Bank, sponsor fidèle de son compatriote. S’ils le souhaitent, dirigeants et coureurs peuvent prouver à leur intraitable supérieur hiérarchique qu’il n’est rien sans eux. C’est la double ironie de la situation : à moins que tout le monde ne plie face à ses caprices et tourne le dos à Bjarne Riis, Oleg Tinkov joue sa survie dans le cyclisme. Ce sport n’aime pas que l’on renverse ses principes ancestraux, comme le maintien de la confiance à un directeur sportif en cours de saison. Et, puisque il n’en est pas un paradoxe près, il devrait aussi offrir dans les prochains jours au si sulfureux Bjarne Riis plus de soutiens qu’il n’en a sans doute jamais eu.
MAJ : Ce mardi à 10h10, l’équipe Tinkoff-Saxo a publié un communiqué de presse qui confirme que Bjarne Riis est mis sur la touche depuis Milan-Sanremo, mais ne confirme aucun licenciement pour l’instant.







start list
R. Feillu
parcours
#1 M. Matthews

Je n’aime pas la Tinkoff-Saxo, mais je ne peux pas m’empêcher de plaindre les coureurs et le staff…
Bon courage les gars !
Quand l’argent et le sport ne font pas bon ménage…
Ca me fait penser à tous ces clubs de foot rachetés pas des émirs ou des milliardaires russes (tient là aussi !).
C’est pas parce qu’il y a une enquête danoise sur les pratiques de Riis dans les années 90 qui est sur le point de sortir que Tinkov a décidé d’anticiper plutôt ?
On va quand même pas cracher sur un mec qui investit des millions de sa poche dans un sport où très peu de grandes marques viennent reprendre des équipes. Où des équipes sont menacées chaque mois d’octobre par manque de sponsors.
Tinkov est ce qu’il est, un mec qui joue à Pro Cycling Manager grandeur nature, mais au moins il met des sous dans un sport qui malheureusement attire de moins en moins les sponsors.
Tiens, tiens, tiens, et moi qui recevais des pouces rouges il y a quelques jours quand j’écrivais qu’il faudrait étudier le cyclisme de haut niveau sous un angle social.
Où « les » russes ont supplanté « les » américains dans le summum du capitalisme.
Et où le cyclisme pro se met à ressembler au football.
J’ai lu hier sur un site flamand que Tinkov tentait d’attirer Froome dès la retraite de Contador en promettant des diamants à son épouse. C’est-y-pas charmant le monde du vélo pro ?
J’avoue que je suis étonné de voir la pluie de pouces rouges qui commence à s’abattre sur mon post précédent.
Voir que le sulfureux (et je suis gentil) Riis écarté par Tinkov (qui met des millions et des millions de sa poche) vous choque autant, là, j’avoue que je ne vous suis pas.
@ Top Hill ; une « pluie » de pouces rouges ? Il y en avait 3 !! Tu es marseillais ?
Il semblerait que Riis ait été mis à pied avant même Milan San Remo donc la 4ème place de Sagan ne rentre pas en ligne de compte dans l’affaire (même si cela n’arrange rien)
J’ai effectivement du mal à comprendre comment votre papier soit tant à charge contre Tinkoff qui est ce qu’il est.
Mais on peut également discuter de résultats mitigés de la part de l’équipe depuis un moment maintenant (la victoire de Contador à la Vuelta étant l’arbre qui cache la forêt)
Top Hill, c’est peut-être la provenance de la fortune de Tinkov qui pose question ?
L’argent est roi dans notre monde mais peux-on faire n’importe quoi ?
@Top Hill : C’est pas parce qu’on amène des millions qu’on peut se permettre tout et n’importe quoi. Et je ne parle pas de l’éviction de Riis qui ne me fait ni chaud ni froid.
Je veux bien prendre au 18ème degré ses tweets et déclarations mais il y a des limites. Pourrir ses coureurs quand ils ne gagnent pas assez à son goût (on se rappelle tout ce que Contador avait pris dans la tête en 2013), mettre la pression sur tout le monde après un ou deux mois moyens, dénigrer les adversaires de ses coureurs en les suspectant de tricherie (Froome sur le Tour 2013) ou en disant que leur victoire ne vaut rien en l’absence de son poulain (Nibali sur le Tour 2014), de manière générale résumer sans cesse le sport à de l’argent et prendre ses coureurs (voire ceux des autres équipes) pour des pions…
Je ne suis pas persuadé que tout ça fasse du bien au cyclisme malgré les millions. Et je te rassure le cyclisme survivra à Tinkov, pas le contraire.
@Marct : Les 4 pouces rouges sont arrivés d’un coup, du coup j’ai extrapolé.
Je n´aime ni son allure ni sa tronche mais je trouve que le russe n´a pas tord sur ce coup; il faut agir et il n´y a pas de raison de continuer a perdre du temps; Sagan petit bras à Sanremo et son equipié qui se l´a joue perso: pitoyables atitudes !
Le peu de resultat pour une equipe de ce calibre est evident; la chute de Contador sur Tireno n´a pas arrangée les choses et que dire de l´absence de Riis sur la Primavera ?
Pouce vert Olleg, go on man ! Il faut evidement resserer les boulons pendant qu´il est encore temps; le Giro va pas tarder à arriver .
Partagé, que je suis.
D’un coté, cela nettoiera le cyclisme d’un personnage sulfureux, symbole d’une époque qui me traumatisa.
D’un autre coté : WTF ???? En mars ? Pourquoi ?
Tinkof, on peut ne pas le supporter, je comprends. Moi il m’amuse dans ses extrêmes. Et il s’investit lui même dans le vélo, en le pratiquant de façon assez impressionnante pour quelqu’un qui n’en aurait rien à faire. Ca n’excuse pas tout, mais ça me rend le personnage sympathique
Une approximation dans l’article :
« Alors, quand à la sortie du Tour de France 2013, Oleg Tinkov déclare vouloir voler de ses propres ailes, ça sent surtout la mise en danger. Pourquoi lâcher une équipe clé en main pour essayer de s’improviser patron du domaine sportif et draguer des cadors mondiaux qui cinq ans plus tôt ne voulaient pas céder à ses sirènes ? Au mois d’août, Alberto Contador revient de suspension et remporte immédiatement le Tour d’Espagne. »
Contador est revenu de suspension pour remporter la Vuleta en août 2012 et non 2013. En 2013, c’est précisément son Tour raté qui avait accéléré la première rupture entre Tinkov et le reste de ce qui était encore la Saxo. D’où le côté surréaliste de Tinkov rachetant la licence et posant tout sourire aux côtés d’un Contador qu’il n’avait pas ménagé dans ses critiques quelques semaines seulement auparavant.
Sinon, sur ce qui se passe actuellement, je ne sais pas quoi penser. Est-ce la prochaine publication du rapport antidopage danois qui a hâté l’éviction de Riis, Tinkov tentant alors de maquiller ça derrière un prétendu manque d’investissement du technicien et des résultats pas assez flambants ? Est-ce un réel contentieux entre les deux hommes ?
Parce que les résultats… L’équipe est en milieu de tableau World Tour sans que ses échéances principales (les courses de trois semaines pour Contador, Majka ou Kreuziger, les classiques flandriennes pour Sagan) soient passées. Donc rien d’alarmant, loin de là. Au niveau de l’ambiance, la fameuse expédition au Kilimandjaro a-t-elle tant pesée ? J’avais vu la vidéo promotionnelle qui en avait été tirée, et, comme souvent dans ce type d’éléments de com, on se serait cru dans le monde des Bisounours.
Jusqu’à présent, je ne voyais en Tinkov qu’un milliardaire désoeuvré, fan de cyclisme et de trolling. On va vite savoir ce qu’il a réellement dans le bide.
Tinkov est dans la lignée d’un Boudjellal en rugby: le buzz doit être permanent autour de sa personne, et les résultats sportifs sont quasiment obligatoires (en politique, Sarkozy est du même tonneau. Impossible pour lui de vivre hors du champ médiatique) !! Avec toutes les dérives qui peuvent en résulter..Le livre de Pierre Ballester porte clairement la suspicions sur le RC Toulon, au niveau des pratiques dopantes, et comment ne pas être inquiets pour la Saxo-Tinkoff, avec des coureurs qui n’ont guère d’autre choix que d’être toujours devant, et gagnants si possible. Contador s’était raté en 2013, il s’était fait régulièremment insulter par Oleg Tinkoff. Ce genre de comportement est carrément honteux, et franchement dangereux pour le sport. Ces mégalos totalement abrutis de thunes me filent la gerbe, tout simplement. Vivement le jour ou le sport sera débarrassé de ce genre de virus, mais j’ai peur que ce soit pas pour demain.. ( je ne porte pas pour autant Riis dans mon coeur, soyons clairs )
C’est modifié merci et désolé
TINKOFF-SAXO est 8e au classement UCI World Tour avec 132 pts.
Moi je virerais plutôt le directeur sportif de l’équipe TEAM LOTTO NL-JUMBO qui n’a que 4 pts !!!
Si j’étais Oleg, je virerais le président Cookson: comment Bjarne peut-il préparer sereinement ses coureurs ?
Si… (on peut rêver n’importe quoi…)
Riis est un manageur hors pairs et un fin tacticien en tant que DS !!! il a vraiment un sens développé de la course ( je l apprecie pas en tant qu ancien coureurs chargé) mais en manageur oui!! d ailleur il y a juste a voir le palmares des gars qui la managés!! il frappe la ou on l attend pas… Tinkov a énormement a perdre en ce séparent de Riis!!
Pauvre image donné au cyclisme…
enfin tous les sports sont de plus en plus touché par cet arrogance de l’argent…
Boudjelhal (Toulon) pour le rugby, les milliardaires russes, qataris ou azerbaijanais (pauvre RCL) pour le foot…
Dans un monde idéal, j’aimerai que les grosses écuries WT donnent une belle image:
par exemple actuellement aucune n’adhère au MPCC ça fait réfléchir quand on voit qu’au classement WT les 6 premiers sont non adhérentes au MPCC et que l’ensemble des autres équipes pro adhérentes au MPCC n’ont aucune chance de bien figurer dans ce classement…
Ca veut dire quoi? que les équipes qui ont de gros moyens veulent à tout prix être les meilleurs et ne veulent pas du MPCC qui pourrait les freiner/empêcher de le devenir…
chaque propriétaire de dire: « peu importe les moyens pourvu que l’on parle de moi! »
Voilà ici,la démonstration éclatante que l’argent pourrit l’ambiance et l’organisation d’une équipe.Cette équipe tinkoff saxo va exploser sous peu.
Ce n’est pas une équipe mais le jouet d’un milliardaire qui ne sait que faire de son argent et qui veut s’amuser.
On retrouve ce phénomène dans le foot aussi(psg,Manchester city,Malaga,Monaco,Chelsea,Inter Milan…).
Je n’aime pas Oleg Tinkoff parce qu’il pense qu’il peut tout acheter,en revanche j’aime bien Bjarne Riis.
J’appréciais ce dernier en tant que coureur,je l’apprécie aussi comme directeur sportif.
Selon moi,l’équipe Tinkoff va droit dans le mur,car maintenant que Riis est mis à pied,son organistation va s’en ressentir.
Et c’est aussi vrai que le cyclisme n’attire plus les sponsors mais il n’y a rien d’étonnant à ça lorsqu’il faut monter une équipe de 30 coureurs(ça pèse dans le budget)sans compter le staff.
De plus,l’image du cyclisme a été passablement ternie durant les 15 dernières années,les courses sont fades,les coureurs manquent de charisme,il n’y a pas de stars pour attirer le public et les sponsors.
L’uci a des pratiques très douteuses(affaire Armstrong) et son world tour est une débilité.
En définitive,c’est le marché qui gouverne le cyclisme à travers sa mondialisation mais ils peuvent faire ce qu’ils veulent pour introduire ce sport dans certains pays comme la Chine ou l’Australie,ça ne marchera pas.
Je n’aime pas Riis, mais Tinkov m’a l’air carrément pire. Un petit article qui aide à se faire une idée du personnage:
http://www.cyclingnews.com/news/hamilton-on-tinkov-his-return-is-a-setback-for-cycling
1 Riis viré !
ça aurait du être fais depuis fort longtemps (trop de mauvais souvenir)
2 Tinkoff dans le cyclisme !
bah pas beaucoup mieux, n’oublions pas que c’est lui qui en 2007ou2008 avait lancé à ses coureurs en début de saison qu’il voulait des résultats avant tout ! (c-a-d à tout prix) dixit Hamilton ou Jaschke il me semble
Cela me fait penser au film foxcatcher avec Tinkoff dans le rôle du milliardaire excentrique John du Pont….
Je me disais que Peter Sagan avait bien fait de choisir cette équipe parce qu’il ne sera pas attendu comme le sauveur à chaque course, du coup il pourrait cibler un peu plus ses objectifs. Mais avec le père Oleg il aura autant de pression, si ce n’est plus, que chez Cannondale
Tinkoff – Boudjellal meme combat, ca c’est vrai, mais on ne va quand meme pas pleurer sur Riis, bon débarras !
Tinkov est un cow-boy avec des millions de dollars dans les poches et veut des résultats immédiats de ses coureurs qu’ils payent très bien!
Quant à Riis, il est grand temps qu’il disparaisse du milieu cycliste, mais le père Oleg n’est pas ce qu’il y a de mieux au point de vue sincérité vis-à-vis de ses coureurs…
Avoir trop d’argent dans ses pockets ne signifie qu’il puisse se permettre tous les genres de folie en exigeant des victoires à tout va à ses coureurs malgré qu’ils soient bien payés…
Ce « divorce à la russe » pourrait se terminer par un baiser à la russe : le couple infernal (« money, money. »..) Oleg/Bjarne pourrait se réconcilier autour du sacro-saint dollar !
Je n’ai jamais digéré le numéro de RIIS dans le Tour 1996 ,surtout ses montées de col dans les Pyrénées ,chargé d’EPO (il l’a reconnu ensuite),en se retournant vers ses petits camarades à la peine ,pour apprécier les dégâts…
Enfin il a avoué tout quelques saisons après (faute avouée , faute pardonnée ?),et a eu le culot de dire (de mémoire) : »si vous voulez récupérer mon maillot jaune ,il est dans un carton dans le garage ».
Et il est encore D.S. ? formateur de néo-pros ?
A lire certains commentaires, l’homme d’affaires est critiquable . Ma question est simple: au nom de quoi ? Parce qu’il est milliardaire ? Nous avons de la chance de savoir que c’est un homme passionné comme nous de cyclisme et qu’il a l’opportunité d’avoir créer son équipe. En homme d’affaires, il peut espérer, pour le lourd investissement financier engage, obtenir un bon retour sur investissement . C’est le but de chaque sponsor, non? ( à défaut, il partira, comme les autres). Pour l’heure, il a raison de mon point de vue: les résultats, en ce début d’année , ne sont pas à la hauteur des investissements engages. Son droit? C’est de pouvoir se séparer du manager de son équipe dont il est propriétaire . Il n’est pas le premier à agir ainsi( voir Eric Boyer avec Cofidis, par exemple) ni le dernier. L’Histoire du cyclisme est jalonnée de ce genre de situation, et alors? Cela n’a rien d’extraordinaire ! Bernard Tapie, patron de la Vie Claire décidait de tout et tout le monde obtempérait parce que c’était le boss! C’est lui qui faisait les chèques. Il avait créé son équipe et une multitude d’emplois( l’infrastructure de toute une équipe ) et il était tout à fait normal qu’il ait à préciser ce qui lui convenait ou pas . Tout le reste n’est que fioritures….
Je suis d’accord avec toi mais pour moi cette mise à l’écart de Bjarn Riss aurait eu plus de sens si elle avait eu lieu après un échec sur les classiques pavés et le tour d’Italie mais là c’est un peu tôt.
*@merlin l’enchanteur
D’un côté c’était prévisible.
C’est juste que l’idée qu’il se sépare de Riis nous etait sortie de l’esprit. Surtout en debut de saison.
Premiere manœuvre : mettre la pression, tenter de racheter Canondale pour Sagan.
Deuxième manœuvre : racheter Riis, s’engager avec Saxo Bank, prolonger Contador.
Troisième manœuvre : virer Riis.
Ça pourrait être une prise de pouvoir réfléchie. Enrobée de tweets.
Et ça lui assure au moins un an de Contador et de Saxo Bank libéré de l’influence du patron.
Les questions demeurent les mêmes. Pourquoi ? Peut-il réussir ? etc…
Deuxième hypothèse : il réintègre Riis comme un gosse qu’on a puni !
Je me gausse bien sur, mais on peut tout imaginer.
Je pense comme le chacal (pourquoi pas vous ?); les décisions tactiques de Riis etaient très bonnes à mon sens. Mais il planait toujours un doute sur les performances avec ce gars.
Donc il se recycle hors du velo et puis voila.
Désolé du HS mais quand au rapprochement Oleg Tinkoff / Mourad Boudjellal (regardez, ça s’écrit comme ça); a part la provocation verbale, c’est complètement tiré par les cheveux.
De plus Tinkoff possède plus de vingt fois la fortune de Boudjellal.
Au fait, je vous aime beaucoup velochrono, mais cette semaine il y a le Tour de Catalogne, la suite des flandriennes (A Travers Les flandres, GP E3 et Gand-Wevelgem) et le Critérium International, je trouve cela plus intéressant que l’égo d’Oleg Tinkov. Mais ce n’est que mon avis et je respecte que vos choix d’article.
Sagan colle très bien avec tinkoff je trouve, et avec son époque peut-etre,je me souviens l’avoir entendu se targuer de ne pas connaitre Sean Kelly…sans doute pour ca que malgré son grand talent il n’arrive pas a gagner Milan-San Remo, il ne s’est pas intéressé a l’histoire de cette course !
Riis victime de plus filou que lui.
Riis connait bien mieux le cyclisme que Tinkoff, ça ne fait aucun doute. D’un côté on a un stratège capable de faire éclore de nouvelles pépites chaque année et toujours soucieux de garder un ancrage danois dans son équipe (ce qui n’est pas évident et mérite d’être souligné). De l’autre un acheteur impulsif qui parle avant de réfléchir et résout ses problèmes à coup de millions.
Mais d’un point de vue moral, bon débarras. Un dopé ne devrait pas pouvoir être directeur sportif. Tant que Riis sera en place, le cyclisme ne pourra pas tourner la page des ses années sulfureuses.
Et Tinkoff, c’est une vision du cyclisme certes fantasque, mais rafraîchissante. A une époque où l’on reproche au cyclisme d’être trop stéréotypé, Tinkoff ne peut que faire du bien au monde de la petite reine.
Et pour finir, je préfère les millions de Tinkoff, gagnés légalement en brassant de la bière à ceux d’Astana ou de Katusha à l’origine incertaine et très peu démocratique…
Actualité:
Maciej Paterski vous connaissez ?
Vainqueur de la 1ère étape et leader du Tour de Catalogne devant Pierre Rolland.
Mais aussi 22e de Milan – Sanremo où il arrive pour la gagne.
Donc le dimanche il termine devant dans des conditions pas faciles en Italie, et le lendemain il fait près de 180 bornes d’échappée et gagne en Espagne.
Bonne récup le gars où c’est la semaine de sa vie ?
Perso je ne le connaissais pas du tout.
Paterski a longtemps été un équipier valeureux chez Liquigas, sans jamais vraiment avoir vraiment d’occasion de jouer sa propre carte. L’an dernier il a profité de son passage chez CCC pour remporter le Tour de Norvège, notamment, ce qui n’est déjà pas si mal. Il risque d’avoir du mal à tenir tête à Rolland et De Clercq, mais ce n’est pas un tocard (il en est à sa 6e saison pro mine de rien)
Paterski a aussi fini 17ème des derniers championnats du monde.
Il méritait mieux qu’un rôle d’équipier dont on ne peut apercevoir la valeur réelle.
@Australian Victory
« Et pour finir, je préfère les millions de Tinkoff, gagnés légalement en brassant de la bière à ceux d’Astana ou de Katusha à l’origine incertaine et très peu démocratique… »
Des millions peuvent être démocratiques ? Ah bon ?
HS : Topsport peut donner des leçons de stratégie de course à Etixx !
Et Pozzovivo pourrait en donner à ses adversaires….
@ Arlequin : Pozzovivo des leçons ?
Si on attendait après lui pour des faits de courses, autant aller directement à la maison de retraite du quartier, il y a plus d’animations.
Son attitude aujourd’hui au Tour de Catalogne a été pitoyable… Pas un seul relais, rien, un véritable rat. Tout ce qui a de plus détestable dans l’attitude : l’intrus dans une échappée.
Aucun amour propre, le gars il se trouve avec Contador, Aru, Porte, Talanski, Martin et il ne roule pas genre je ne suis pas un leader, je suis un équipier de Continental Pro… J’espère qu’ils lui feront payer prochainement son attitude de Schtroumph diabolique.
. Ce n’est pas parce qu’il roule pour une équipe française que je vais le trouver génial ou le proclamer Kasparov du cyclisme.
Vous pouvez m’envoyer une volée de pouces rouges, je m’en fous
Son attitude et celle de son équipe a vraiment été petite aujourd’hui…
Je préfère même les échappées publicitaires d’Europcar, c’est pour dire !!!
Et sinon les attaques d’Aru et Contador suite à la chute de Valverde,c’est sportif?
@lecobra oui Pozzo peut donner une leçon… certe il a pas colaboré, mais pourquoi l aurais t il fait??en tous cas ça a été le plus malin!! oui c est bien beau de tous donner dans une échappée , si c est pour finir 8 ème ça sert a rien!! le but est de passer la ligne le 1 er non?? peut importe la méthode l essentiel c est la victoire! ps: je ne suis pas fan d Ag2r , mais je respecte les coureurs et leurs performances contrairement a toi…
et puis grace a leurs échappée » publicitaire » europcar se retrouve leader de ce tour de Catalogne^^
Pour une fois qu’Europcar réussit une échappée
je vois un lien avec l’éclipse de ce WE, Pco rabanne en a parlé sur son blog. 
Sans plaisanterie, s’il était pris un tant soit peu au sérieux jamais le peloton n’aurait laissé 2min30 à Rolland. Tant mieux pour lui, il a peut-être l’occasion de signer la fait d’armes de sa carrière.
Toujours est-il, dans une autre équipe avec une autre préparation et des équipiers, il aurait pu réaliser une plus grande carrière.
J’espère que son équipe s’arrêtera à fin de cette année car c’est sans doute un coureur qui a une bonne marge de progression.
Quant à Pozzovivo, désolé mais il n’a pas de figure, s’il veut jouer au traitre, qu’il le fasse à fond. C’est un petit coureur sans panache, un comptable du cyclisme… et ce n’est pas a première fois qu’il se comporte ainsi. Oui il est 1er, et ce avec une mentalité de merde, grand bien lui fasse !
Désolé Cobra mais sans vouloir te faire le contre pied, je pense que Pozzo à fait le job très probablement guidé/radio guidé par son DS; j´estime qu´il n´y avait aucunes raisons interessantes de le faire collaborer au groupe Contador; limiter la prise d´eccart sur Perraut/Bardet et l´economiser pour mieux flinguer me parait justifié et parfaitement reussit .
Rien à redire sur Pozzovivo. Qu’avait-il à gagner en collaborant ?
Il suit les favoris et joue sa carte. Point.
S’il collabore, il ne gagne pas et au général il sera de toute façon derrière les autres.
Il faut avoir pratiqué en compétition pour comprendre cette attitude. Certes, vu du simple spectateur, c’est pas très ‘sport’ mais un coureur n’est pas là pour faire gagner des secondes à un adversaire s’il n’a aucun intérêt personnel.
@LeCobra : D’abord je ne sais pas pourquoi tu t’acharnes sur Pozzovivo, moi je n’ai pas cette impression en ce qui le concerne. J’ai même des souvenirs inverses où il faisait tout le boulot pour être crucifié sur la fin comme l’année dernière sur une étape du Giro (Oropa je crois) face à Quintana.
Ensuite pour la millième fois chacun a sa façon de courir et je préfère largement un coureur malin qui sait utiliser ses qualités pour gagner à un éternel attaquant « bourrin » qui ne gagne rien. Pozzovivo a 32 ans, il sait qu’il n’est pas un cador et qu’il ne gagnera probablement jamais de grand tour ou même de course d’une semaine. Il vise ce qu’il peut viser et il a raison. C’est seulement la deuxième victoire World Tour de sa carrière hein.
Je suis d’accord avce ceux qui défendent Pozzovivo, j’ajouterais qu’il n’a pas l’habitude de travailler moins que les autres, au contraire c’est même plutôt un courreur offensif, l’année dernière il avait animé LBL et le Giro.