Une évolution, pas une révolution

Par Baptiste Bouthier
Jeudi 23 octobre 2014 – 18:00
Photo : ASO – B. Bade
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Le parcours du Tour 2015
Des airs de Vuelta, un goût de Giro… Le Tour de France 2015, présenté mercredi à Paris, a surpris en bien des points par son parcours. Mais son ADN reste bien celui de la grande boucle.
Un Tour en mode Vuelta ?
Trois arrivées au sommet dans les Pyrénées, et trois autres dans les Alpes. Mais aussi le mur de Huy, Mûr-de-Bretagne, Mende, Rodez et même la côte de Cadoudal, à Plumelec, pour clore le contre-la-montre par équipes. En ratissant large, on trouve onze arrivées en montée sur le parcours de la prochaine grande boucle dévoilé Porte Maillot mercredi. Une politique plutôt nouvelle pour le Tour de France, et qui rappelle très fortement celle… du Tour d’Espagne. Depuis plusieurs années, la Vuelta s’est fait une spécialité de la multiplication des arrivées en altitude, que ce soit en haute et moyenne montagne ou simplement sur de petites bosses. Le Tour 2015 aura donc un fort accent ibérique, avec cette moyenne d’une arrivée en altitude tous les deux jours. D’autant que s’il faudra attendre la 10e étape pour découvrir les Pyrénées et donc la haute montagne, les bosses de la première semaine seront déjà importantes pour le classement général. Dès le troisième jour, le mur de Huy peut creuser des écarts loin d’être anodins, de même qu’un peu plus tard Mûr-de-Bretagne, surtout abordée comme elle le sera, sans élan au pied.
Un Tour en mode Giro ?
Mais cette lecture espagnole est incomplète. Le Tour continue de faire sa boucle – avec deux gros transferts, c’est vrai – quand la Vuelta a depuis longtemps renoncé à « tourner » autour de l’Espagne. « Nous ne souhaitons pas contourner les difficultés », a expliqué Christian Prudhomme mercredi, et c’est exactement ça : le mur de Huy, les pavés du nord, Mûr-de-Bertagne sont sur le chemin entre Utrecht, ville départ, et la Bretagne, région de vélo historique qui n’avait plus été durablement visitée depuis 2011. De même, Rodez et Mende sont placées entre les Pyrénées et les Alpes… Cette façon d’attraper les difficultés qui se trouvent sur son chemin rapproche davantage le Tour du Giro que de la Vuelta : en Italie, il suffit de faire cinq bornes pour trouver un raidard qui monte vers un village ; en France, ce n’est pas aussi facile, mais ce parcours 2015 prouve que c’est quand même possible. Et puis, rapprocher les arrivés en montée de la grande boucle de celles du Tour d’Espagne, c’est quelque part faire injure à la grand-messe de juillet. Car la Vuelta multiplie les courses de côte, souvent stéréotypées, que l’étape se termine en haute montagne ou dans une courte bosse. Le Tour 2015 évite très largement cet écueil, du moins en haute montagne : seule l’arrivée à La Pierre-Saint-Martin n’est précédée d’aucune difficulté ; les deux autres étapes pyrénéennes et les quatre journées alpestres enquillent les cols comme les petits pains. Là encore, cela fait bien plus penser au Giro qu’à la Vuelta…
Le Tour reste le Tour
Mais enchaîner les cols de haute montagne, après tout, n’est pas une spécialité italienne : c’est depuis toujours la recette du Tour de France. Si le parcours 2015 dénote, c’est parce qu’il cumule une variété de difficultés rarement atteinte jusqu’ici, pas pour ces difficultés en tant que tel. Alpes et Pyrénées restent largement dominantes, et l’on ne peut pas dire que ce soit une nouveauté, de même que la plupart des cols empruntés : L’Alpe d’Huez, le Tourmalet, le Galibier, l’arrivée à Pra-Loup fatale à Eddy Merckx il y a… 40 ans, etc. De même, Plumelec et Mûr-de-Bretagne ne sont pas des arrivées inédites, de même évidemment que la montée Laurent-Jalabert à Mende. Seul le mur de Huy n’avait jamais été emprunté par la grande boucle, mais celle-ci avait déjà rendu visite au Cauberg et aux principales difficultés de Liège-Bastogne-Liège, alors pourquoi pas le juge de paix de la Flèche wallonne ? Enfin, les pavés, eux, n’appartiennent qu’au Tour : il n’existent ni en Espagne, ni en Italie, et font partie, quoi qu’on en pense, de l’histoire de la grande boucle. La surprise tient à les retrouver d’une année sur l’autre, après l’étape dantesque de l’été dernier, mais il semblerait que les secteurs choisis soient bien moins sélectifs, et après tout, s’il fait beau, ce devrait être plus simple… Bref, le Tour reste le Tour, avec son identité propre et sans doute un peu plus de folie que ces dernières années – qui s’en plaindrait ? Loin de copier le Tour d’Italie ou le Tour d’Espagne, la grande boucle va même plus loin que ses deux cousines en ne proposant que… 14 kilomètres de contre-la-montre individuel. Ça, même le Giro et la Vuelta n’avaient pas osé !






start list
R. Feillu
parcours
#1 M. Matthews

Aaaah ce souvenir de l’étape d’Aremberg… J’en suis encore trempé !
Ce qui est certain, c’est qu’il n’y aura pas de répit pour ceux qui jouent le général. Psychologiquement ça va être très dur. Mais pour nous, suiveurs, ça peut donner lieu à ds retournements de situations, et donc à du spectacle.
Ce qui est bien, c’est pas seulement le nombre d’étape clés, mais la diversité des parcours. Pavés, route de littoral, murs, montée sèche, vraies étapes de montagnes, clm par équipe etc…
Le Tour n’est pas le Giro , il ne grimpe pas au Grand Parpaillon non plus , Ce n’est pas la Vuelta non plus , on ne grimpe pas au Mont Tauch. Non c’est juste le Tour , peut être qu’il grimperons un jour le Col de la Solude.
Le Tour a des pavés, le Giro a des strade bianche a disposition et a profusion quand même si il le souhaite
Barguil peut être très satisfait de ce parcours. Je ne vois pas Degenkolb venir au Tour vu de un le nombre réduit d’occasions pour sprinters et de deux que Kittel a plus d’étapes lui correspondant.
ça laisse place à un Barguil avec certaines responsabilités du coup!
@ Baptiste et n’en déplaise à Cariou qui faisait la même remarque sur l’arrivée de Mûr-de-Bretagne « sans élan » en venant de Rennes, je pense le contraire.
L’année où Cadel Evans y a gagné, je me souviens d’une parole de Chris Horner qui disait n’avoir jamais connu une arrivée aussi difficile. Les 10-15 derniers kilomètres étaient une succession de montées et de faux-plats et ça avait vissé terriblement.
S’ils viennent par la nationale qui passe au pied de la bosse, ça emmènera très vite comme pour un sprinteur et la bosse s’abordera après un 90° à droite en plein élan. Là, ça finira comme une course de côte classique (même si c’est une des côtes les plus désagréables à monter).
Il va être intéressant d’observer « qui va faire quoi » parmi les leaders
Nibali et contador ont annoncé giro-tour et je pense qu’ils le feront, froome hésite…donc on pourrait penser à une voie royale pour quintana surtout avec si peu de clm, mais en regardant les montées je me dis que le danger pourrait venir de sa propre équipe, puisque valverde en regardant ce parcours à du se frotter les mains (huy, plumelec, mur de bretagne, mende…tout ça lui va à merveille, comme à rodriguez ) et doit penser à jouer la gagne en juillet. Uran lui se retrouve coincé entre un giro qui lui conviendrait mais s’annonce relevé et un tour où il ne pourra pas user de ce qui est devenu sa principale arme : le chrono ( un tour qui, ironie du sort, aurait très bien convenu à « l’ancien uran » plutôt grimpeur puncheur )
Et les jeunes dans l’affaire ? Aru est bloqué par la tentative de doublé de nibali mais ne peut pas se contenter de la vuelta, pinot avait annoncé giro-tour mais doit hésiter à tout mettre sur le tour en ce moment
Au final à mon avis les seuls qui ne se posent pas de question sont les ag2r qui feront comme d’habitude et costa à qui ce parcours convient très bien
J’viens d’apprendre qu’il y aura une nouvelle arrivée en côte au Havre, il monte la Rue d’Ingouville jusqu’au Fort de Tourneville depuis le bd Albert 1er.
900m à 7 % puis 500m à 2 %
Kittel aura peu d’occaz de gagner : Neeltje Jans, Amiens, Fougères et Paris, ça va être long pour lui 2 semaines à faire grupetto juste pour les champs elysées
Bien sur que le tour reste le tour , une présence médiatique et un engouement du public sur le bord des routes à nul autre pareil .
C’est un parcours diversifié avec son lot de difficulté et d’étapes piégeuses . Les coureurs devront être vigilent dès les premières étapes . Ce tdf s’annonce intense et passionnant . Si tous les meilleurs coureurs de grand tour sont présent cela peut nous valoir un magnifique feux d’artifice .
hâte de découvrir le parcours entre Rodez et Mende… avec un peu d’audace et imagination ça pourrait faire mal
pas trop d’accord sur profil Port de Llers, ça ne monte pas après Massat… Agnes aurait été plus difficile
@kingkong Lors de la présentation du tracé Nibali a dit qu’il ne ferait surement pas le Giro, qu’il se concentrerait sur le Tour. Et je trouve ça hyper logique, surtout que ce parcours lui convient à merveille. Aru devrait avoir le même programme que cette année.
@ Baptiste
‘la Bretagne, région de vélo historique qui n’avait plus été visitée depuis 2011′
2011 ! Vraiment ?
Non pas aussi loin … en fait je dirai que la dernière venue du TDF en BZH remonte plutôt à 2013.
Un debut de Tour « perfide » selon Tony Gallopin; les 9 premiers jours vont visiblement etre piegeux a souhait; reste a souhaiter que les éliminations sur chute ne feront pas la une de la presse comme cette année .
je pense que contador peut faire le Doublé et Remporté GIRO+Tour
en 2011 il a échoué car le Giro 2011 était pas humains et en plus il attaquait a tout sens mémé dans l’étape 15 il a attaqué a 40KM de l’arrivée mon souci ce qu’il amené avec lui ses lieutenants Majka Kiser et Kreuziger Bennatti et Tossato s’ils vont dans le GIRO ils peuvent pas être a fond dans le TOUR
Le dernier passage du Tour en Bretagne ne remonte qu’a 2013, avec l’étape de Saint-Malo, et pas 2011.
@ live32, on peut noter aussi qu’en 2011 il se blesse dès le début du tour au genou.
Même si le nombre d’arrivées au sommet fait penser à la Vuelta, la nature de ces arrivées au sommet sont souvent différentes, et montrent bien qu’on est bien sur le Tour.
Sur la Vuelta, les arrivées offraient de trés forts pourcentages, mais si l’on fait exception du terrible Ancarès, elles faisaient surtout appel à l’explosivité des coureurs, sur des temps de course qui dépassaient rarement les 15 à 20′ d’intensité. Que ce soit La Zubia, La Camperona, ValdeLinarès ou même Covadonga et Somiedo, on avait souvent droit à 3 à 4 bornes trés difficiles ou la course se jouait.
Sur le Tour, c’est trés différent. Les cols du Tour conviennent davantage à un Quintana qu’à un Valverde, par exemple. L’altitude y est souvent plus élevée ( beaucoup entre les 1700 et les 2300m, sans parler des 2600m du Galibier ), et les temps d’intensité sont bien plus longs.
Rien qu’à La Pierre Saint Martin, on trouve un long passage de 9km à plus de 9°/° de moyenne, avant d’atteindre le panneau des 5km. Et le Plateau-de-Beille offre une trés longue montée à un constant 8°/°. Ce sont des montées d’endurance davantage que d’explosivité.
Les arrivées typées Vuelta, sur le prochain Tour, son celles du Mur de Huy et de Mende. Mais pour le reste, que ce soit avec les enchainements de cols et l’identité physique des montées, on constate qu’on est bien sur le Tour de France.
Pedro Delgado disait que le Tour était le Tour ( « la plus grande course du monde », selon lui ) grâce à son prestige mondial, mais aussi à la présence de cols hyper-usants comme le Glandon ou le Tourmalet, qui marquent vraiment les organismes même si la bagarre y est limitée. Voilà pourquoi le Tour reste une course ou l’endurance et les capacités de récupération sont essentielles.
Y a des spécialistes des cols de la Vuelta qui ont toujours du mal à passer les cols du Tour avec les meilleurs. Suffit de voir la différence entre le Horner du Tour 2012 et celui de la Vuelta 2013, celle entre le Valverde du Tour 2014 et celui de la Vuelta de la même année. Ces type ce coureur peut rivaliser avec un Nibali sur une Vuelta, mais pas sur un Tour.
A contrario, les Contador et Nibali sont des passe-partout, la nature des montées leur importe peu. Je pense que c’est la même chose pour Quintana, même s’il reconnait qu’il préfère les cols du Tour à ceux de la Vuelta.
live32, contador peut faire le giro accompagné de basso,kisser, beltran, sorensen etfaire le tour avec majka, kreuziger, rogers, hernandez
Les lacs de Covadonga c’est pas pour les puncheurs. Oui il y a quatre bornes à 13% ou ça se joue, mais ils arrivent après six bornes à 8% quand même. Et derrière il reste encore deux kilomètres où ça ne fait que monter et descendre, il faut donc avoir géré le passage pentu… C’est le plus fort qui gagne, et quand Rodriguez gagne, c’est qu’il était ex aequo avec contador.
La question qui me taraude l’esprit c’est:
Pourquoi ce changement et cette quasi élimination de clm?
Clairement je préfère l’ère Prud’hommes que l’ère Leblanc.Le premier recherche constamment des nouveautés,de nouveaux endroits où il pourrait se passer quelque chose,toutefois il est bloqué par un certain conservatisme qui entoure le tour.
Prud’hommes ne semble favoriser personne au contraire de Leblanc qui ne cachait pas sa préférence pour les grands rouleurs emmenant des braquets démentiels mais aussi pour les purs sprinteurs qui étaient gavés de plaine et on avait souvent une course jouée dès le premier chrono.
Mettre en place un parcours aussi audacieux est une chose mais il faudrait aussi réfléchir sur le nombre de coureurs par équipes pour aller vers une course plus débridée à l’image de la dernière étape du dauphiné.
@ Napooo, oui et repos à Saint-Nazaire et une étape Saint Gildas des Bois-Saint Malo.
@kouakou Beltran ne peut pas un être un équipier de par ses résultat cette année et il faut pas oublier le CLM par équipe Beltran+sorensen … ne peuvent pas rivaliser avec SKY
Rogers a confirmé qu’il allait suivre contador dans le Doublé
Kreuziger risque d’être suspendu
a mon avis il devrait pas emmener majka kiser et kreuziger (espérons qu’il soit pas suspendu)
sinon quintana 2014 ne m’a jamais impressionné en tirreno il est battu largement par contador pourtant quintana devrait être le plus en forme que contador vu que le Giro était proche
Le GIRO il bat URAN…….
dans la vuelta il est battu a la ZUBIA même si cette dernière lui correspondait pas dans le CLM il prend plus de 20 seconde dans le premier inter alors qu’il avait une bosse parfaite pour lui
J’espère pour lui que Betancur se motivera à renouveler son passeport avant le Tour. Parce que là, il va faire super mal le jeune.
beltran est un très bon grimpeur, même si pour le moment il ne l’a pas encore prouvé chez tinkoff, il a fait 2è du baby giro 2010 devant les anacona et aru (13è) donc pour moi s’il retrouve les jambes il sera très important pour contador
@NOL S666 :l’orthographe du nom du patron du Tour dans ton texte ,par ailleurs intéressant ,prête à confusion et c’est « marrant » ; Christian PRUDHOMME n’a rien à voir avec un conseil des Prudh’ommes,comme c’est écrit , avec un ‘ et le pluriel …
Mais on peut imaginer des conflits entre coureurs et directions d’équipes ,ou plutôt entre salariés de la logistique du Tour et la direction de celui-ci ,donc… le Prudhomme en question serait concerné,car ces conseils gèrent les conflits du secteur privé.
Pas grave!,et les questions posées à propos des CLM et du style d’étaoes sur le parcours 2015 sont justifiées.
Question: est-ce qu’on connait exactement les secteurs pavés qui seront empruntés? Ca donne quoi au niveau de la difficulté? Parce que c’est bien beau de parler du nombre de kms de pavés, mais si c’est des secteurs « faciles » ça devrait pas donner grand chose.
@ kouakou certes c’est un grimpeur mais nombreux sont qui brillent en espoir et qui n’arrivent pas a confirmer dans le monde professionnel
@Velochrono , savez-vous quand ASO va rendre public les infos concernants les profils détaillés des étapes 2015 ? Avec les routes , les horaires , ect … Histoire de savoir si le Tour passe dans ma rue ou la rue du voisin ( oui pour installer la table avec l’apéro dans la rue lol ). Merci d’avance.
PS : je sens que certains vont avoir un léger sourire en lisant ce com ^^
En juin après la parution de vélo mag… faut bien gagner un peu de sous, ,,
@Live 32 Le Quintana 2014 a été peut-être moins impressionnant que celui de 2013, mais sans doute pour une raison toute simple: la pression du leader.
L’an dernier, toute la pression était portée sur Valverde, et Quintana pouvait jouer en électron libre, l’esprit tranquille.
Cette année, alors qu’il n’a que 24 ans, il a été propulsé dans la peau d’un leader d’équipe, alors qu’il n’a sans doute pas encore la caisse et l’expérience suffisantes.
Et pourtant, Quintana a terminé 6è du World-Tour ( le meilleur des -25 ), remporté le Giro, Burgos et porté le maillot de leader de la Vuelta.
Il a confirmé qu’il avait l’étoffe d’un leader et qu’il était capable de remporter un GT, et c’est ce qu’Unzue lui demandait. Désormais, dans l’esprit du technicien navarrais, les choses sont trés claires: lors des prochains Tour de France, le leader, ce sera Quintana.
Quand au fait que Quintana ait été battu par Contador, rien à dire…sauf que cette course était encore loin du départ du Giro. C’était une épreuve référence de son programme, destiné ( comme la Catalogne et les Asturies ) à l’emmener en Irlande avec 100°/° de ses moyens physiques.
A contrario, Contador pouvait largement se permettre d’être au top en Mars et Avril, car il disposait de suffisamment de temps pour chercher un 2è pic de forme ( en passant par le Dauphiné )au moment du mois de Juillet.
Et il faut rappeller une chose que certains semblent toujours oublier: Quintana est né en 1990. Ses rivaux sont nés en 82, 85 et 84. Selon son entraineur de Movistar, Quintana est tellement doué qu’il parvient à remporter des grandes courses en affichant beaucoup moins de km annuels que ses rivaux expérimentés.
On en reparlera lorsqu’il aura franchi un seuil supplémentaire dans sa préparation. Comme les journalistes de l’Equipe, je fais du colombien le favori n°1 du prochain Tour ( s’il parvient à bien passer la 1ère semaine ).
@Toine Oui, Covadonga est un beau col, mais son altitude est trés modérée ( 1130m), et on n’y trouve pas 7 ou 8km consécutifs de pente linéaire ( et assez raide ), qui use les organismes. Il y a parfois de trés forts pourcentages, sur 2 ou 3 km, mais souvent suivis de replats et de descentes qui permettent de récupérer.
C’est l’exact contraire de cols comme le Tourmalet, le Plateau-de Beille ou le Galibier, ou les coureurs évolueront en haute-altitude ( jusqu’à 264Om..) et devront se coltiner de trés longs kms sur une pente constante ( entre 7 et 10°/°). Et même sur La Pierre, on trouve un secteur de 9km sans vrai moment de récup, ou tu es toujours sur des km entre 7 et 11°/°.
Les cols du Tour sont moins explosifs que ceux de la Vuelta, avec des pourcentages max inférieurs, mais ils sont bien plus usants, d’autant qu’ils se situent à une certaine altitude ( au-dessus de 1500m, ce n’est plus la même histoire, question oxygène ).
c’est pas la première fois qu’il devient leader lors du Tour de France 2013 même si au départ il était pas il est devenu âpres l’étape 13 il sait courir comme un patron.
Même dans le CLM de la vuelta ou il partagé le leadership il était pas au top au sommet de la bosse il avait beaucoup de retard sur contador et valverde
@jean-marc : faut dire que Quintana a une sacrée tronche, c’est un fils de paysans, il n’est pas du genre à bâcler ses préparations, à tomber dans la suffisance à cause d’une notoriété grandissante. Le milieu dans lequel il a vécu l’aide aujourd’hui à se dépasser chaque jour pour s’améliorer et rendre aux siens ce qu’ils lui ont donné. C’est un peu à l’image des kenyans et des éthiopiens en athlétisme, ils ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche et leur détermination est d’autant plus forte. Vous comprendrez qu’ils ont d’autres préoccupations, qu’il est ici question de leur survie
@Live 32 Il était pas au top au sommet de la bosse ( c’était pas un col, quand même ), mais il était pas à la rue non plus. 5è temps à 21″ de Contador..aprés avoir été pointé à 35″ avant d’arriver sur les gros pourcentages de la fin !! Il avait trouvé le moyen de reprendre 14″ à Contador sur le secteur vraiment pentu. Pas mal, pour un coureur de 24 balais, non ?? C’est pas pour autant qu’il aurait remporté la Vuelta, mais le podium était largement dans ses cordes.
Tu veux dénigrer Quintana, mais regarde un peu son palmarès par rapport à son jeune âge. Giro, Tour du Pays-Basque, 2 Burgos, 1 Tour d’Emilie, 1 Tour de Murcie, 1 Route du Sud, une 2è place du Tour (+Meilleur Grimpeur et Meilleur Jeune )..Tu peux chercher, tu trouveras pas beaucoup de coureurs de -25 ans à afficher un tel palmarès dans les courses par étapes, ces dernières années.
Et je répète: il a fait ça davantage sur sa classe pure, son talent, que sur sa caisse. Je répète mot pour mot la fin d’un article récent qui lui était consacré, dans « Vélo-Mag »:
« Nairo parcourt actuellement 20 000km par an, selon son entraineur chez Movistat, Mikel Zabala. C’est peu pour un coureur pro qui, en général, parcourt plutôt 27000km. Avec moins d’entrainement, Quintana est déjà trés efficace. A 24 ans, le moment est venu pour lui d’augmenter son volume d’entrainement.. »
Je dis pas que Quintana va obligatoirement remporter le Tour 2015, mais c’est un coureur encore neuf ( l’an prochain, il sera encore en lice pour le Maillot Blanc !!), pas du tout usé, et qui va encore prendre du volume physique et de l’endurance. Parmi les « 4 fantastiques » ( nommés ainsi par Stéphane Goubert ), c’est incontestablement celui qui possède la plus grosse marge de progression. Et comme il est déjà proche du niveau des 3 autres..
@Isaak Totalement d’acord avec toi, comme trés souvent.
@jean-marc
« Giro, Tour du Pays-Basque, 2 Burgos, 1 Tour d’Emilie, 1 Tour de Murcie, 1 Route du Sud, une 2è place du Tour (+Meilleur Grimpeur et Meilleur Jeune )..Tu peux chercher, tu trouveras pas beaucoup de coureurs de -25 ans à afficher un tel palmarès dans les courses par étapes, ces dernières années. »
Un certain Contador? Il avait 24 ans en 2007.
Et Quintana est encore loin d’un Contador version Tour 09 ou Giro 11′ (d’ailleurs je n’imagine le niveau qu’il avait au Tour cette année) voir du Froome des pyrénées 2013.
Neo_Silver : Contador, fin 2007, avait 16 victoires pro dont 1 Paris-Nice et 1 Tour de France (+ maillot blanc et une étape). Quintana a aujourd’hui 19 victoires pro dont un Tour du Pays Basque et un Giro (+ maillot blanc et 2 étapes), avec en plus une 2e place sur le Tour (+ maillot à pois, maillot blanc et une étape). Objectivement, le palmarès de Quintana est meilleur que celui de Contador au même âge.
@R7814
A 3 victoires près, tu vas chipoter donc? Il affichait globalement le même palmarès. Et un Tour vaut plus qu’un Giro.
A 25 ans (saison 2008) Contador avait remporté: Pays Basques – Castille y leon – Giro – Vuelta.
Bonne chance à Quintana pour réaliser une pareille saison l’année prochaine.
Neo_Silver : pour moi, 1 Giro, maillot blanc, 2 étapes, 2ème du Tour, maillot à pois, maillot blanc et 1 étape est clairement supérieur à un Tour, maillot blanc et 1 étape.
Pour revenir au parcours, la principal « évolution », c’est le kilométrage de contre-la-montre aussi faible, et pour le coup je ne suis pas très fan