Peraud, coureur français de février

Par Velochrono
Mercredi 26 février 2014 – 18:00
La saison 2014 est désormais bien lancée, et c’est donc l’heure du retour des récompenses mensuelles. Le premier coureur français du mois de l’année est Jean-Christophe Peraud (AG2R La Mondiale). Le vainqueur du Faron devance deux sprinteurs, Bryan Coquard (Europcar) et Arnaud Démare (FDJ.fr).
Un mois serré
Mois de reprise, février permet rarement de dégager de grandes tendances. Chacun fait sa performance dans son coin, l’oeil tourné vers les vrais objectifs, qui sont plutôt… en mars, voire en avril. Cette année, celle qui a sans doute le plus marqué, c’est la victoire de Jean-Christophe Peraud au Mont Faron. Pour la deuxième année de suite, le grimpeur d’AG2R La Mondiale a dompté avec brio le col toulonnais, juge de paix du Tour Med, au lendemain d’un contre-la-montre déjà fort réussi (4e) du côté de Saint-Rémy-de-Provence. Seul bémol : après avoir raté la victoire finale pour quelques dixièmes de seconde face à Thomas Löfkvist, il a encore été devancé d’un rien, quatre secondes, par Stephen Cummings sur cette édition 2014. Mais il termine quand même deuxième du Tour Med, pour une semaine réussie et prometteuse avant Tirreno-Adriatico, d’autant qu’il y avait quand même quelques pointures comme Carlos Betancur dans le sud-est de la France…
Derrière « Jicé », février a aussi été marqué par l’ouverture des compteurs des trois jeunes et grands sprinteurs du peloton tricolore. Difficile, entre Bryan Coquard, Arnaud Démare et Nacer Bouhanni, d’en écarter un. Il a pourtant fallu trancher… La deuxième place revient logiquement au coureur d’Europcar, qui a levé les bras deux fois, en 24 heures, sur l’Etoile de Bessèges (devançant entre autres Degenkolb), avant de signer deux autres top 5 en Algarve. Entre les deux pensionnaires de la FDJ.fr, c’était plus serré, avec un succès chacun : mais celui obtenu par Démare au Tour du Qatar (+ deux top 10, et deux autres en Algarve) a un poil plus de prestige que celui de Bouhanni à Bessèges, même si le Vosgien a davantage d’accessits (déjà six tops 5, une habitude chez lui). D’autres auraient pu prétendre à un strapontin sur le podium, que ce soit Samuel Dumoulin, deuxième du Tour du Haut-Var et troisième du GP La Marseillaise, Amaël Moinard, vainqueur d’étape et troisième dans le Haut-Var, ou Alexandre Geniez, bon quatrième du Tour d’Algarve et douzième du Tour Med.
Est-ce un bon début de saison pour les Français ?
Des performances isolées, donc. Aucun Français n’a gagné sur deux courses différentes, même si les sprinteurs n’en ont pas été très loin. Sur le Tour Down Under, en janvier, pas de victoire d’étape, mais c’est une habitude. Et en février, il y a tellement de courses que leur importance est relative, toutes servant de préparation pour les prochaines échéances. Toujours est-il qu’au nombre de victoires, la France culmine pour l’instant à… six. Moins de la moitié du score des Australiens ou des Allemands : cela ne veut pour l’instant pas dire grand chose mais chaque fin d’année, au moment de faire les comptes, les tricolores sont en tête. Ce n’est donc pas un excellent démarrage en terme de « gagnes ». Sur les courses de l’hexagone, il n’y a pas eu de razzias : les vainqueurs du GP La Marseillaise, de l’Etoile de Bessèges, du Tour Med et du Tour du Haut-Var sont tous étrangers. Bessèges leur a souri sur les étapes, mais sur le Tour Med, Peraud a sauvé les meubles le dernier jour…
Est-ce inquiétant ? Non ! C’est même plutôt encourageant. Cela veut dire que les cadors français ne se sont pas mis minables tout l’hiver pour aller gagner à Rousset ou à Saint-Rémy-de-Provence. Que la forme doit arriver plus tard. Mais encore faudra-t-il que ce soit vraiment le cas. Les premières vraies indications arriveront avec le week-end d’ouverture belge, samedi (Omloop Het Nieuwsblad) et dimanche (Kuurne-Bruxelles-Kuurne) prochains, puis bien sûr Paris-Nice, où le parcours est plutôt pro-français. Et il sera sans doute beaucoup plus facile de dresser la hiérarchie mensuelle.

1. Jean-Christophe Peraud (AG2R La Mondiale)
2. Bryan Coquard (Europcar)
3. Arnaud Démare (FDJ.fr)

Saison 2014 :
Février – PERAUD Jean-Christophe (AG2R La Mondiale)
Saison 2013 :
Octobre – BOUHANNI Nacer (FDJ.fr)
Septembre – BARGUIL Warren (Argos-Shimano)
Août – DEMARE Arnaud (FDJ.fr)
Juillet – RIBLON Christophe (AG2R La Mondiale)
Juin – VOECKLER Thomas (Europcar)
Mai – DEMARE Arnaud (FDJ)
Avril – ROLLAND Pierre (Europcar)
Mars – CHAVANEL Sylvain (Omega Pharma – Quick Step)
Février – HIVERT Jonathan (Sojasun)
Saison 2012 :
Septembre – VOECKLER Thomas (Europcar)
Août – DEMARE Arnaud (FDJ-BigMat)
Juillet – VOECKLER Thomas (Europcar)
Juin – BOUHANNI Nacer (FDJ-BigMat)
Mai – BOUHANNI Nacer (FDJ-BigMat)
Avril – VOECKLER Thomas (Europcar)
Mars – CHAVANEL Sylvain (Omega Pharma – Quick Step)
Février – COPPEL Jérôme (Saur-Sojasun)
Saison 2011 :
Septembre – MONCOUTIE David (Cofidis)
Août – PINOT Thibaut (FDJ)
Juillet – VOECKLER Thomas (Europcar)
Juin – KERN Christophe (Europcar)
Mai – GADRET John (AG2R La Mondiale)
Avril – CHAVANEL Sylvain (Quick Step)
Mars – VOECKLER Thomas (Europcar)
Février – FEILLU Romain (Vacansoleil)
Janvier – FEILLU Romain (Vacansoleil)
Saison 2010 :
Octobre – RAVARD Anthony (AG2R La Mondiale)
Septembre – MONCOUTIE David (Cofidis)
Août – ENGOULVENT Jimmy (Saur-Sojasun)
Juillet – CHAVANEL Sylvain (Quick Step)
Juin – VOGONDY Nicolas (Bbox Bouygues Telecom)
Mai – GADRET John (AG2R La Mondiale)
Avril – PERAUD Jean-Christophe (Omega Pharma)
Mars – FEDRIGO Pierrick (Bbox Bouygues Telecom)
Février – DUMOULIN Samuel (Cofidis)
Janvier – CHARTEAU Anthony (Bbox Bouygues Telecom)






start list
R. Feillu
parcours
#1 M. Matthews

je trouve le classement tres bien 3 coureurs qui ont gagne , mais j’aurait mit coquard 1er avec 2 victoire il meritait a mon gout la 1er place
Je ne comprends pas trop cette phrase:
» d’autant qu’il y avait quand même quelques pointures comme Carlos Betancur dans le sud-est de la France… »
Comme si Betancur allait disputer le général a son propre coéquipier ?
C’est d’ailleurs plutôt l’inverse, Betancur a jouer l’équipier modèle, en particulier dans l’étape du Faron ou il l’a bien aidé a s’extirper du peloton (d’après ce qu’à dit JCP lui même)
» puis bien sûr Paris-Nice, où le parcours est plutôt pro-français. Et il sera sans doute beaucoup plus facile de dresser la hiérarchie »
pas trés daccord avec cette phrase il ne favorise pas plus les francais que les autres nationalités ils favorisent justent les puncheurs.
Question à la lecture de l’article: C’est un col, le Faron ? Pas sûr.
J’aurais fait pencher la balance du côté de Bouhanni pour la 3ème place. Certes Démare gagne sur une HC contre une classe 1 pour l’ancien champion de France (enfin il bat quand même Degenkolb, Hutarovich, Feillu et Coquard, c’est pas mal) mais comme vous l’avez dit Bouhanni s’est montré plus souvent à la lutte pour la victoire avec déjà 6 Top 5 alors que Démare en compte seulement 2.
Castabouin, je l’ai monté plusieurs fois, et je peux t’assurer que c’est pas un faux plat le Faron.
Et si Demare faisait une belle perf sur Kuurne-Bruxelles-kuurne comme celle qu’il avait fait sur la vattenfaal cyclassic . Il est tout à fait capable de gagner cette course.
Mince qu’est ce que ça change vite : quand on regarde les noms de 2010 ça fait déjà … « vieux » …
@ John-Bob, ce n’était pas l’objet de ma question, même si je n’ai pas encore eu l’occasion de le grimper, je sais de quoi il s’agit.
Je demandais s’il s’agissait bien d’un col au sens géographique, ce dont je ne suis pas certain, ou simplement d’un sommet, nuance.
Ridicule de faire un classement chaque mois (surtout en debut de saison); de meme pour les favoris d’une course ou la plus part du temps rien ne concorde. velochrono me semble en retrait actuellement.
Péraud a réussi la performance de remporter un classement mensuel tout les ans depuis le début de ce classement, seul Chavanel peut espérer le rejoindre cette année.
@Castabouin : effectivement c’est plutôt un sommet, bien vu, mais en cyclisme l’utilisation du mot « col » est depuis longtemps généralisée à l’ensemble des ascensions de montagne. C’est géographiquement inexact mais bon…
Merci Baptiste, c’est ce qu’il me semblait.
Nous touchons là à une différence entre les coursiers et les cyclos, le Mont Faron ne doit pas entrer dans les comptes des chasseurs de cols comme la Confrérie des Cents Cols par exemple.
Ah, excuse-moi alors. Et c’est quoi la différence entre un col et un sommet ? ^^
un sommet, c’est comme le Faron ou, exemple parfait, le Mont Ventoux : il n’y a rien plus haut. Le Mont Blanc est un sommet.
Un col, c’est un point où se rencontrent les pentes de deux ou plusieurs sommets. C’est souvent par là que passent les routes, dans les Alpes ou les Pyrénées : les sommets sont inaccessibles avec un véhicule, et l’on passe par les cols pour aller d’un point A à un point B sans avoir à monter trop haut. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Col_de_montagne)
Ah ok je vois, merci.
Un col au sens géographique, c’est un point de passage entre deux vallées. Je ne pensais pas mettre le feu aux poudres (surtout sur un col).