Astana entre ombre et lumière


Astana entre ombre et lumière

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Vendredi 14 novembre 2014 – 18:00
Photo : ASO


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La saison 2014 d’Astana est bien évidemment marquée par le succès de Vincenzo Nibali sur le Tour de France. Mais l’équipe kazakhe a fini sur une note bien plus noire, avec trois contrôles positifs en l’espace d’un mois, qui ne renforcent pas une crédibilité déjà abimée de longue date. 

Le tournant : La victoire de Vincenzo Nibali sur le Tour de France

En cyclisme, le meilleur moyen de réussir sa saison reste encore de remporter le Tour de France. Vincenzo Nibali l’a fait, cet été, pour Astana, et cela suffit à faire de 2014 une année tout à fait réussie pour l’Italien et l’équipe kazakhe. Tout cela avait pourtant très mal commencé. Longtemps, le Sicilien a semblé être à contre-temps : hors-jeu au Tour de San Luis et au Tour d’Oman, faible 21e de Paris-Nice, totalement inoffensif sur Milan-Sanremo et les Ardennaises, il était loin du Squale brillant des saisons précédentes, brillant du début à la fin de la saison. Au Tour de Romandie (cinquième) et au Dauphiné (septième), il y avait du mieux, mais on était encore loin du compte. Et puis, ce mois de juillet de rêve : victoire d’étape et maillot jaune dès la 2e étape, Sheffield ; les abandons précoces de Chris Froome et Alberto Contador qui lui ouvrent un boulevard ; et une démonstration de tous les jours dans les Vosges (victoire à La Planche des belles filles), les Alpes (succès à Chamrousse) et les Pyrénées (démonstration à Hautacam) pour remporter sa première grande boucle, faisant de lui le sixième coureur de l’histoire à remporter les trois grands tours. On ne l’a plus vraiment vu par la suite, mais qu’importe : Nibali a gagné le Tour, et ça n’a ni prix, ni équivalent.

La progression : Fabio Aru

En se concentrant sur la grande boucle, Nibali a laissé le champ libre à ses coéquipiers sur le Giro et la Vuelta. On pensait que l’espace serait occupé par Michele Scarponi, recruté dans ce but ; mais le vétéran italien a franchement déçu. Dès le début du Tour d’Italie, il a perdu pied, et le leadership de l’équipe kazakhe est revenu au jeune Fabio Aru. Un heureux hasard : le Sarde, qui n’avait pas encore 24 ans alors, a franchi trois paliers en trois semaines. Jusqu’ici cantonné à des rôles de lieutenant en montagne, il s’est libéré en remportant, avec panache, l’étape de Plan di Montecampione. Chaque jour un peu plus confiant et un peu plus fort, il a fini l’épreuve comme une balle, jusqu’à monter sur la troisième marche du podium final, premier du reste du monde derrière les deux Colombiens Nairo Quintana et Rigoberto Uran. On l’a ensuite perdu jusqu’à la Vuelta… où il a réussi la prouesse de confirmer. Même s’il n’a jamais pu rivaliser avec le trio infernal Contador-Valverde-Froome, il est parvenu à prendre la cinquième place du général final et à remporter deux étapes de montagne, à San Miguel de Aralar et au Monte Castrove. Au-delà de son évolution sportive, remarquable, c’est bien sûr le statut d’Aru qui a considérablement changé en un an. Probablement la plus grande progression du peloton en 2014.

Le travers : Des sprinteurs désespérants

Bien sûr, on ne peut pas tout avoir. Extrêmement brillant sur les courses par étapes – surtout les grands tours – Astana a eu plus de mal sur les classiques. Et surtout, elle a encore pêché au sprint, malgré quelques armes supposées dans l’exercice. En 2013, c’était un flop ; en 2014, cela devient donc un travers… Borut Bozic, Jacopo Guarnieri, Enrico Gasparotto et Francesco Gavazzi ont fini l’année avec zéro victoire, et franchement peu de motifs de satisfaction : quelques placettes sur les Flandriennes pour Bozic, des fonds de top 10 sur deux ou trois classiques pour Gasparotto, et basta. Le seul qui a pu tirer son épingle du jeu, c’est Andrea Guardini. Mais seulement de façon épisodique. D’abord deux victoires sur le Tour de Langkawi, où il gagne tous les ans ; puis à peu près rien… jusqu’à un mois d’août remarquable. Pendant une semaine, l’Italien, désormais âgé de 25 ans, est redevenu cette pépite qu’il était à ses débuts : deux succès au Tour du Danemark, un autre dès la première étape de l’Eneco Tour, son deuxième seulement en World Tour. Puis il a de nouveau disparu : abandon sur l’Eneco Tour après avoir été pris dans la même chute spectaculaire que Zdenek Stybar, et une Vuelta traversée comme un fantôme, avec, pour meilleure place en trois semaines, un 64e rang obtenu à Albacete…

Le hic : Trois contrôles positifs de trop

Tout allait à peu près bien sur la planète Astana… jusqu’en septembre. Et là, patatras. En un mois, l’équipe a connu trois contrôles positifs de trois de ses coureurs kazakhs : d’abord celui de Valentin Iglinskiy, qui a avoué avoir pris de l’EPO ; puis celui de son frère Maxim, au même produit ; et enfin celui de son stagiaire Iliya Davidenok, coureur de… sa réserve, Astana Continental, et qui devait passer pro au sein de la maison mère l’an prochain, aux stéroïdes anabolisants. Pour l’instant, l’équipe kazakhe ne fait que vaciller. Elle n’a même pas été exclue du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) ; son éjection du World Tour reste très hypothétique, même si le président de l’UCI, Bryan Cookson, a demandé à ce que la Commission des licences se penche sérieusement sur son cas ; et, officiellement, tout cela n’est qu’une succession de cas isolés. Mais la coupe n’est même plus pleine, elle déborde. Née sur les cendres d’une Liberty Seguros décimée par l’opération Puerto, marquée en moins de dix ans par les affaires de dopage d’Alexandre Vinokourov, Matthias Kessler, Andrey Kashechkin, Vladimir Gusev ou encore Eddy Mazzoleni, ainsi que par le passage de Lance Armstrong et Johan Bruyneel, et désormais managée par Vino, Astana présente un CV aussi nauséabond que désolant. Et qui pose de sérieuses questions quant au fonctionnement du cyclisme professionnel.

La vidéo : Nibali tout en Hautacam

C’est la dernière étape de montagne. Vincenzo Nibali a déjà gagné le Tour de France. Mais il en a marre. Marre d’entendre dire qu’il gère son avance. Que sa victoire est facile, qu’il a profité des abandons de Contador et de Froome, qu’il n’aurait pas fait le poids face à eux. Alors, l’Italien est décidé : il va épater la galerie sur l’ascension de Hautacam. Une attaque de Chris Horner, à dix bornes de l’arrivée, lui fournit l’occasion parfaite. Nibali se fait un malin plaisir de déposer l’Américain, qui l’a battu neuf mois plus tôt sur la Vuelta, et à démarrer sa démonstration. Là-haut, il relègue tout le monde à plus d’une minute : intouchable.


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  1. Je languis Nibali vs Froome vs Contador pour 2015 sur un grand GT !!!


  2. Vendredi 14 novembre 2014 à 18:43 Bob | Thumb up 15 Thumb down 1

  3. @Bob tu peux rajouter Quintana non ?

    Sinon je ne sais pas trop quoi en penser de cette équipe… ses éternels problèmes de dopages font vraiment tâche depuis bon nombre d’année et il faudrait que ça ce règle rapidement que ce soit en interne ou par les instances antidopage.

    Cependant côté sportif saison plus que réussie avec top 5 sur les trois grands tours dont une victoire et un podium. il manque juste un peu de polyvalence avec peu de coureurs de classiques et de sprinteurs


  4. Vendredi 14 novembre 2014 à 18:55 adrien | Thumb up 12 Thumb down 0

  5. « marquée en moins de dix ans par les affaires de dopage d’Alexandre Vinokourov, Matthias Kessler, Andrey Kashechkin, Vladimir Gusev ou encore Eddy Mazzoleni, ainsi que par le passage de Lance Armstrong et Johan Bruyneel »

    Contador a été blanchi à ce que je sache ? :)


  6. Vendredi 14 novembre 2014 à 18:59 Nibali-Basso | Thumb up 12 Thumb down 10

  7. L’équipe Astana a fait une bonne saison grâce à ses quelques leaders (Nibali et Aru). Vous ne parlez pas de Westra ou de Fuglsang qui ont quand même fait des saisons très complètes (une vicoire au Dauphiné et au tour de Catalogne pour l’un et 5° de Paris-Nice, 11° du tour de Catalogne, 7° du tour de Romandie, et 10° du Dauphiné pour l’autre). Ils ont également fait un très bon tour de france en équipiers de Nibali.

    A part ces quatre là, il n’y a pas grand monde capable de jouer une victoire WT, même d’une étape, chez Astana. Kangert ou Landa (victoire d’une étape du tour du trentin) sont de bons équipiers mais ils manquent souvent de libertés. Le seul jeune prometteur est Lutsenko qui commence à montrer qu’il en a sous la pédale, même face aux meilleurs.

    Les sprinteurs sont nombreux mais peinent à accrocher des victoires. Sur les classiques (notamment flandriennes) c’est un vrai flop. Heuresement qu’ils ont recruté Lars Boom et De Vreese pour l’an prochain, mais je ne sais pas s’ils seront biens épaulés. A voir si les Sanchez, Taaramae ou Cataldo sauront s’adapter mais ils n’auront de libertés sur aucun GT et sur la plupart des courses par étapes WT.

    Je trouve l’effectif un peu faible pour épauler Nibali & Aru ou même Boom sur un autre registre de course. Par rapport à la Sky ou la Movistar..


  8. Vendredi 14 novembre 2014 à 19:29 VivianVTT | Thumb up 9 Thumb down 1

  9. Tout est dit dans le « hic », cette équipe est le symbole même des magouilles dans le sport professionnel. Des mecs qui atteignent des niveaux extraordinaires du jour au lendemain puis plus rien ( cf Gasparotto et Iglinsky en 2012 ).
    Des mecs qui me font penser à une autre époque sur le vélo ( cf Aru qui grimpe de façon juste « incroyable » ).
    Nibali qui passe de 3éme d’un TDF en ne rivalisant en aucun moment avec le duo de tête et qui l’annnée d’aprés rejoint Astana pour surclasser tout le monde sur le Giro 2013, d’un niveau stratosphérique auquel on avait jamais vu de lui. Et l’année d’après il fait une promenade de santé sur le TDF ( faut dire ce qui est ). Alors que je vénérais ce coureur je me pose aujourd’hui beaucoup de questions, le pire c’est que je commence même à douter de la crédibilité tant louée au cyclisme d’aujourd’hui. Car dites moi comment une équipe comme Astana peut encore exister ? Entre le mafieux de Vino et toutes les autres casseroles que l’équipe trimbale. Eclairez moi s’il vous plaît sur le fait que cette équipe soit encore dans le MPCC par exemple ?
    Ce message va passer pour de la rage ou de la folie probablement, je véhicule simplement mon avis et ce que j’observe. Ceux qui sont renseignés peuvent-ils m’apporter des réponses crédibles ?


  10. Vendredi 14 novembre 2014 à 19:41 zoncolan | Thumb up 28 Thumb down 7

  11. « totalement inoffensif sur Milan-Sanremo et les Ardennaises »
    Non, justement, s’il y en a un qui a attaqué sur MSR, c’est bien Nibali.


  12. Vendredi 14 novembre 2014 à 21:08 R7814 | Thumb up 7 Thumb down 4

  13. @ R7814 : effectivement, mais cette attaque était assez… inoffensive, justement.

    Parmi les affaires qui ont touché Astana cette année, l’article oublie celle à propos de Kreuziger, qui est une épine supplémentaire dans le pied de Vinokourov.

    Sinon, année plutôt positive pour l’équipe kazakh, en grande partie grâce au mois de juillet, et à la domination absolue de Nibali. L’éclosion d’Aru est l’autre bonne nouvelle de la saison, j’ai déjà hâte de le revoir l’oeuvre l’an prochain.

    Les deux grands moments, pour moi, sont l’étape des pavés sur le Tour, qui a été l’occasion d’une belle démonstration collective, et la victoire de Westra sur le Dauphiné, que j’attends de retrouver haut placée dans le Top 10 des arrivées les plus haletantes.


  14. Samedi 15 novembre 2014 à 7:22 Pelusa | Thumb up 3 Thumb down 3

  15. Astana est une équipe de grands tours et en ce sens elle a parfaitement réussi sa saison : 3ème du Giro + 1 étape, vainqueur du Tour + 4 étapes, 5ème de la Vuelta + 2 étapes. Personne n’a fait mieux dans ce domaine même si Tinkoff et Movistar ne sont pas très loin.

    Mais malgré ces résultats énormes en GT Astana n’est que 12ème du CQ Ranking (elle était mieux classée les 2 saisons précédentes !) ce qui prouve bien que dans les autres domaines c’est extrêmement faible. C’est simple, hors championnats Astana n’a remporté qu’une seule course d’un jour de toute la saison et c’était le Tour d’Almaty…

    Vu le recrutement (Taaramae, Cataldo, Rosa, Malacarne, Lopez) ce n’est pas près de changer en 2015. Il y a bien Boom qui arrive pour les flandriennes mais il sera bien seul (juste De Vreese et Bozic pour l’épauler) et il ne représente pas une garantie de résultats (un seul Top 10 sur les monuments flandriens à 29 ans).
    Et pas dit que les résultats en grands tours soit de cet acabit chaque année.


  16. Samedi 15 novembre 2014 à 11:32 PinKou | Thumb up 6 Thumb down 2

  17. …Comme l’indique Pelusa, l’autre grosse épine dans le pied question dopage, c’est le cas Kreuziger : les anomalies constatées datent de son passage chez Astana.

    Pour le reste on peut remarquer que ce collectif domine uniquement sur des épreuves de plusieurs jours, où la récupération et les « produits de récupération » jouent un rôle prépondérant… On connait la chanson depuis la PDM à la fin des années 80.

    J’aime beaucoup Nibali, mais tant l’étape pavée que les ascensions bouche fermée, visage impassible, ça m’a rappelé la Vuelta 95 (que j’ai revisionné récemment) de Jaja où les 10 premiers montaient comme des motos, limite sans transpirer.

    Quant au coup des coureurs fantômes puis du soudain pic de forme où ils surclassent tt le monde, il faut arrêter, on nous a fait le coup tout le long des années 90 et jusqu’à Amstrong. Ce sont juste des protocoles médicamenteux qu sont en jeux…

    Sportivement, je retiendrai la très belle saison d’Aru, qui court avec énormément de panache, c’est déjà ça à l’heure du cyclisme aseptisé. Pour le reste, Astana, malgré qq très bons équipiers comme Kangert ou Fuglsang, n’a plus le collectif de 2008-2009.


  18. Samedi 15 novembre 2014 à 12:38 LeCobra | Thumb up 8 Thumb down 4

  19. Petite erreur dans l’article : Guardini a déjà gagné en WT, sur le Giro 2012.

    Satisfaction : Nibali et Fugslang
    Progression : Aru
    Révélation : Lutsenko (bon, est-ce vraiment une révélation, on savait déjà qu’il avait du talent


  20. Samedi 15 novembre 2014 à 13:11 R7814 | Thumb up 2 Thumb down 1

  21. Pourquoi pointer du doigt les sprinters? Aujourd’hui même en WT les équipes se spécialisent. Quelle équipe vise à la fois les GT, les classiques et les sprints?

    Les plus grandes courses restent les GT, et là dessus cette équipe a été excellente.
    En ce qui concerne les sprints, on se rend compte qu’aujourd’hui sans train il est très difficile d’exister. Certaines équipes ont de très bons sprinters mais n’ont pas la culture du sprint, ils se retrouvent alors isolés, c’est le cas ici.

    Quand on a un grand coureur pour le général on peut pas se permettre d’avoir un train. Au risque de se retrouver isolé (cf Pinot, Barguil, VDB par ex)


  22. Samedi 15 novembre 2014 à 15:45 Albundy | Thumb up 3 Thumb down 2

  23. @zoncolan et lecobre : Nibali qui « surclasse » le Tour et aurait atteint un niveau »stratosphérique » sur le Giro 2013 : on peut voir ça comme ça, mais on doit aussi regarder qui Nibali surclasse : un Péraud malchanceux sur les pavés et qui s’est accroché plus d’une fois aux roues de Nibali jusqu’aux derniers mètres, un Valverde qui a toujours du mal à s’accrocher aux tous meilleurs sur les longues ascensions, sur le Giro un Uran effectivement d’abord équipier de Wiggins avant de prendre sa chance, rien d’insurmontable en soi quand on grimpe comme Nibali. Froome et Contador n’auraient pas jeté l’éponge on aurait vu un vaillant Nibali 3e on n’aurait rien trouvé â redire.

    quand à Iglinsky et Gasparotto sur les classiques ardennaises, il faut savoir prendre sa chance alors que la différence entre les coureurs qui jouent ce type de course s’amenuise. Gasparotto reste un bon puncheur à top 10 sur ce type de parcours, par exemple.


  24. Lundi 17 novembre 2014 à 8:04 rolfsorensen | Thumb up 1 Thumb down 6

  25. Et hop un 4e positif. . Dans la conti….


  26. Mercredi 19 novembre 2014 à 21:32 gilbert5866 | Thumb up 3 Thumb down 0

  27. Gasparotto qui s’en va, Astana perd son meilleur puncheur. Espérons que c’est pour mieux animer les Ardennaises avec ses grimpeurs, Nibali en tête, Fuglsang et pourquoi pas Aru? Voire Boom sur l’Amstel, un parcours qui lui a convenu lors des mondiaux de Valkenburg.


  28. Vendredi 21 novembre 2014 à 20:08 rolfsorensen | Thumb up 0 Thumb down 0

  29. En tout cas, Astana pourra remercier l’UCI d’avoir reconstitué sa trousse à pharmacie, qui s’est éparpillée au fil des courses cette année… Un vrai Petit Poucet, Vino! :P

    Sans rire, on se demande si l’UCI ne garde pas un certain nombre de contrôles positifs dans sa manche histoire de faire pression sur les équipes… Enfin, pas de quoi faire un scandale de dopage organisé non plus avec tout ça, mais chaude affaire à suivre…


  30. Mercredi 26 novembre 2014 à 17:49 rolfsorensen | Thumb up 1 Thumb down 0



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