
Troisième grand tour de la saison chronologiquement, après ceux d’Italie et de France, le Tour d’Espagne – Vuelta a España en VO – est bien évidemment une des courses majeures du calendrier international, même s’il souffre de plus en plus de la comparaison avec ses deux homologues. Créé après eux, en 1935, il a, sauf à quelques périodes précises, souvent peiné à attirer les coureurs non-Espagnols. Et ce même si c’est un Belge qui a remporté les deux premières éditions de l’épreuve : Gustaaf Deloor.
Autre preuve du peu d’attention que peut parfois porter le gratin cycliste à la Vuelta, aucun coureur ne l’a remporté à plus de trois reprises. Le Suisse Tony Rominger, dans les années 1990, et l’Espagnol Roberto Heras, dans la décennie suivante, partagent ce record. Il faut dire aussi que jusqu’en 1995, le Tour d’Espagne était disputé fin avril – début mai, juste avant le Giro. Rares étaient donc les coureurs qui gardaient le même calendrier de course d’une année sur l’autre. Ca n’a pas empêché de nombreux grands champions d’ajouter leurs noms au palmarès : Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Luis Ocaña, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Joop Zoetemelk, Pedro Delgado, et plus récemment, Laurent Jalabert, Alex Zülle, Jan Ullrich, Denis Menchov ou Alberto Contador.
Après avoir parfois proposé des parcours peu montagneux, voire insipides, vers la fin du XXe siècle, la Vuelta a renoué depuis quelques années avec la haute montagne et quelques arrivées spectaculaires. Cette édition 2011 réunit ainsi deux monstres sacrés de la péninsule ibérique : la Sierra Nevada et le terrible Angliru. Mais il y aura aussi Sierra de Bejar, Manzaneda, La Farrapona et Peña Cabarga. Pour contre-balancer, un chrono par équipes inaugural de treize bornes et un contre-la-montre individuel de près de cinquante kilomètres, à Salamanque, qui s’annonce décisif.

Avec 29 succès, l’Espagne domine évidemment le tableau d’honneur de son Tour national. Mais la France n’est pas en reste, avec neuf couronnes, même si Laurent Jalabert est le dernier lauréat, en 1995. Personne n’a remporté plus de trois Vueltas, et ils ne sont que deux à avoir atteint pareil total : Tony Rominger (1992, 1993 et 1994) et Roberto Heras (2000, 2003 et 2004). L’an passé, Vincenzo Nibali avait signé la cinquième victoire italienne, mais la première depuis vingt ans.
Le palmarès du Tour d’Espagne
2010 Vincenzo Nibali
2009 Alejandro Valverde
2008 Alberto Contador
2007 Denis Menchov
2006 Alexandre Vinokourov |
2005 Denis Menchov
2004 Roberto Heras
2003 Roberto Heras
2002 Aitor Gonzalez
2001 Angel Casero |
2000 Roberto Heras
1999 Jan Ullrich
1998 Abraham Olano
1997 Alex Zülle
1996 Alex Zülle |

Samedi 20 août – 1e étape
Benidorm – Benidorm
13,5 km (CLM individuel)
Comme souvent, la Vuelta démarre par un chrono par équipes. Mais il est un poil plus long que ses prédécesseurs et pourrait déjà faire des écarts.
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Dimanche 21 août – 2e étape
La Nucia – Playas de Orihuela
174 km
Première étape en ligne très tranquille le long de la côte. Les 120 derniers kilomètres sont dénués de difficulté et le sprint est inévitable sur la Costa Blanca.
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Lundi 22 août – 3e étape
Petrer – Totana
163 km
Nouvelle étape peu difficile qui devrait se terminer au sprint. La côte de troisième catégorie présente dans le final devrait néanmoins permettre quelques offensives, voire éliminer plusieurs sprinteurs.
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Mardi 23 août – 4e étape
Baza – Sierra Nevada
170 km
Quatrième jour de course seulement, et déjà un rendez-vous décisif : la première étape de haute montagne et l’ascension de la Sierra Nevada, un des cols les plus célèbres d’Espagne. Plus dure par sa longueur que par sa pente, cette ascension va forcer les candidats à la victoire finale à dévoiler leurs ambitions. Déjà.
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Mercredi 24 août – 5e étape
S. Nevada – Valdepeñas de Jaen
187 km
Avec les écarts creusés la veille, c’est la journée parfaite pour s’échapper. Mais le même final, l’an passé, avait été l’occasion d’une bataille entre favoris. Il est donc fort possible qu’il y ait deux courses en même temps : l’une pour l’étape, l’autre pour le général.
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Jeudi 25 août – 6e étape
Ubeda – Cordoue
193,5 km
Malgré la présence d’une côte de deuxième catégorie à 20 kilomètres de l’arrivée, cette étape ne devrait pas poser de problèmes aux sprinteurs. Nouvel emballage massif à prévoir à Cordoue.
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Vendredi 26 août – 7e étape
Almaden – Talavera de la Reina
183 km
Etape « de transition » entre le sud et le nord de la péninsule sans histoire. Pas une seule difficulté à l’horizon en 183 bornes, et un sprint massif inévitable.
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Samedi 27 août – 8e étape
T. de la Reina – San Lorenzo
177,5 km
Etape de moyenne montagne au tracé intéressant mais où les favoris devraient attendre la toute dernière bosse pour se dévoiler… Tout se jouera donc dans les pentes très difficiles de San Lorenzo de El Escorial.
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Dimanche 28 août – 9e étape
Villacastin – Sierra de Bejar
183 km
Après la Sierra Nevada, deuxième arrivée en haute montagne de cette Vuelta avec la Sierra de Bejar, unique col de la journée. Une course de côte, donc, mais la pente de cette ascension dépasse les 10% pendant plusieurs kilomètres, et il devrait donc y avoir une belle bagarre entre les favoris.
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Lundi 29 août – 10e étape
Salamanque – Salamanque
47 km (CLM individuel)
A la veille du premier jour de repos, les cartes vont être redistribuées sur la Vuelta avec ce contre-la-montre de presque cinquante kilomètres autour de Salamanque. Tout plat, il devrait faire très mal aux grimpeurs et creuser de gros écarts.
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| Mardi 30 août – Repos |
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Mercredi 31 août – 11e étape
Verin > Estacion de Manzaneda
167 km
Au lendemain du jour de repos, on réattaque d’entrée la montagne avec une nouvelle arrivée au sommet. Là encore, la course se résumera à cette ascension finale. Mais celle-ci présente une pente irrégulière, en paliers, parfaite pour les purs grimpeurs. Une promesse de spectacle.
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Jeudi 1e septembre – 12e étape
Ponteareas – Pontevedra
167,5 km
Etape assez peinarde en Galice, juste au-dessus du Portugal. Rien ne devrait empêcher les sprinteurs de se faire plaisir à Pontevedra, où il faudra quand même faire attention à un petit raidard à la flamme rouge.
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Vendredi 2 septembre – 13e étape
Sarria – Ponferrada
158 km
Une belle étape de montagne, avec deux cols de première catégorie, mais qui ne devrait pas être l’occasion d’une bataille entre les favoris, puisque les soixante derniers kilomètres sont bien trop plats. L’échappée ira très probablement au bout, et ce sera le seul événement notoire de la journée.
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Samedi 3 septembre – 14e étape
Astorga – La Farrapona
176 km
Arrivée au sommet n°4 dans les Monts Cantabriques. Cette fois, l’ascension finale est précédé d’un col de première catégorie qui devrait déjà faire des dégâts. Ensuite, tout se jouera dans la montée de La Farrapona, à la pente suffisamment sévère pour faire de gros dégâts.
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Dimanche 4 septembre – 15e étape
Aviles – Alto de l’Angliru
142 km
Troisième et dernier volet du triptyque asturien, avec l’ascension du mythique Angliru. C’est le col le plus redouté d’Espagne, et, une fois de plus, il devrait s’avérer décisif sur cette Vuelta 2011. L’étape se résumera à ses 12 kilomètres d’ascension, ses passages à 16, 18, 20% … Pas le moment d’avoir un jour sans !
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| Lundi 5 septembre – Repos |
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Mardi 6 septembre – 16e étape
La Olmeda – Haro
203,5 km
Retour au très calme avec une étape que l’on pouvait difficilement dessiner plus plate. Une sorte de deuxième jour de repos de suite, en fait… Sauf pour les sprinteurs qui seront encore là, et à qui l’étape ne pourra pas échapper.
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Mercredi 7 septembre – 17e étape
Faustino V – Peña Cabarga
211 km
Déjà aperçue l’an passé, la courte montée de Peña Cabarga revient sur la Vuelta. Malgré l’approche peu difficile et seulement six bornes d’ascension, les écarts avaient été importants en 2010 et les favoris devraient à nouveau finir éparpillés. Le seul dernier km pointe à 15% !
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Jeudi 8 septembre – 18e étape
Solares – Noja
174,5 km
Malgré un parcours intéressant, cette étape ne devrait pas faire se bouger les premiers du général, à moins d’une tentative héroïque. C’est plutôt l’occasion rêvée pour les baroudeurs d’aller chercher une étape, et l’un des derniers champs de bataille pour les candidats au maillot à pois.
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Vendredi 9 septembre – 19e étape
Noja – Bilbao
158,5 km
L’issue de cette étape s’annonce indécise, avec cette côte de deuxième catégorie sur le chemin de Bilbao. Il y aura des attaques et un bel écrémage, mais échappera-t-on à un sprint pour autant ? Ca risque de se jouer à peu de choses.
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Samedi 10 septembre – 20e étape
Bilbao – Vitoria
185 km
Etape typiquement basque, pour le grand retour du Tour d’Espagne dans la région. Malheureusement, les quelques ascensions difficiles proposées sont flinguées par ces 45 derniers kilomètres en plateau. Sprint à Vitoria…
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Dimanche 11 septembre – 21e étape
Circuito del Jarama – Madrid
95,5 km
A l’image de l’étape des Champs-Elysées sur le Tour, la Vuelta n’échappe jamais à son tour de circuit inutile à Madrid. Moins de cent bornes sans intérêt, un dernier sprint et la Vuelta 2011 sera terminée.
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Outre les 18 équipes World Tour automatiquement conviées, quatre formations de Continental Pro ont été invitées sur ce Tour d’Espagne 2011 : Geox, Andalucia, Cofidis et Skil-Shimano. Parmi les prétendants à la victoire finale, on retrouve quelques coureurs ayant prématurément abandonné le Tour de France – Jurgen van den Broeck, Janez Brajkovic, Andreas Klöden, Bradley Wiggins – mais aussi des protagonistes du Giro, comme Denis Menchov, qui a déjà deux Vueltas dans la besace, le tenant du titre Vincenzo Nibali et son compatriote Michele Scarponi. Les locaux ne seront pas en reste avec Joaquin Rodriguez, Igor Anton ou encore Carlos Sastre.
Liste complète des participants à venir