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	<title>Velochrono &#187; Une</title>
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	<description>L&#039;actualité du cyclisme professionnel</description>
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		<title>&#171;&#160;Que Pierre se sente bien dans sa tête&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 09:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Izambard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On pourrait l’appeler l’alchimiste. Il est celui qui a permis à Pierre Rolland d’exploiter pleinement son potentiel.  Entraîneur du Giennois depuis un peu plus d’un an,<strong> Jean-Philippe Robert</strong>&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On pourrait l’appeler l’alchimiste. Il est celui qui a permis à Pierre Rolland d’exploiter pleinement son potentiel.  Entraîneur du Giennois depuis un peu plus d’un an,<strong> Jean-Philippe Robert </strong>a réussi à le relancer et à lui redonner confiance après une saison 2010 décevante. Quelques jours après la victoire surprise du grimpeur d&#8217;Europcar lors de la troisième étape de l’Etoile de Bessèges, le coach de 28 ans revient pour <strong>Velochrono</strong> sur les objectifs de son poulain en 2012.<span id="more-33208"></span></p>
<h4>« Premier pic de forme sur Paris-Nice »</h4>
<p style="text-align: justify;">Jean-Philippe Robert admet aisément que cette victoire précoce dans le Gard, il ne l’avait pas imaginée. <em>« C’est une belle surprise, </em>explique-t-il.<em> On ne s’était pas particulièrement préparé pour cette course. Néanmoins, avec Pierre, on a beaucoup travaillé durant l’hiver. Je voulais qu’il soit bien dès le début de la saison pour la confiance, qu’il se sente bien dans sa tête. C’est un aspect déterminant pour un cycliste. »</em> Et confiant, le vainqueur de l’Alpe d’Huez l’a été lors de cette troisième étape en insistant jusqu’au bout notamment avec le soutien du néo-pro Franck Vermeulen. Néanmoins, Jean-Philippe Robert n’oublie pas que ce succès a été acquis en l’absence des meilleurs coureurs du peloton. <em>« Sur Paris-Nice, ce sera autre chose, </em>analyse-t-il.<em> Ce sera la première grosse course par étape du calendrier. Il y aura alors les meilleurs coureurs du monde. Ce sera son premier objectif de l’année. Il doit y atteindre un premier pic de forme. Aussi, le parcours assez montagneux ne sera pas pour lui déplaire. Ce sera un test intéressant face à des coureurs de haut niveau. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Le profil de Liège-Bastogne-Liège lui correspond parfaitement. Mais ce genre de course d&#8217;un jour, c&#8217;est très particulier.</div>Après Paris-Nice, celui qui va partager le leadership avec Thomas Voeckler au sein du Team Europcar lorgnera vers le Critérium International et Liège-Bastogne-Liège. Si son équipe est invitée. C&#8217;est une course qui lui irait comme un gant, selon son entraîneur : <em>« Le profil de la Doyenne lui correspond parfaitement. On l’avait vu quand il était au Crédit Agricole </em>(sur l’édition 2008, il était seul en tête avant d’être repris à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, ndlr)<em>. Après, ce genre de course d’un jour, c&#8217;est très particulier. Il y a beaucoup de pression. Mais le parcours lui convient c’est sûr. On verra quel rôle il y tiendra. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em> Ce sera ensuite tout pour le Tour, avec un programme qui devrait ressembler à celui de l’année dernière. Mais le parcours du Tour 2012 et le nombre important de kilomètres chronométrés – 96 – vont quelque peu changer la préparation du binôme. <em>« Depuis cet hiver on a commencé un travail spécifique pour le chrono, </em>raconte Jean-Philippe Robert.<em> Le profil du Tour nous y oblige. Nous avons, par exemple, prévu de reconnaître une dizaine de fois le contre-la-montre de Chartres </em>(Pierre Rolland n&#8217;habite pas très loin, ndlr).<em> Nous ferons aussi pas mal de reconnaissances concernant les étapes de montagne, comme celles de la Planche des Belles Filles ou Peyragudes. En gros, 60 % du travail que nous ferons concernera la montagne et 40 % le chrono. »</em></p>
<h4>« Dur de gagner le Tour dès cette année »</h4>
<p style="text-align: justify;"><em>« Si les Schleck peuvent gagner le Tour, Pierre Rolland peut aussi le faire.»</em> C’est la position que défendait Jean-René Bernaudeau en décembre dernier au site <em>Cyclingnews</em>. Jean-Philippe Robert se veut quant à lui plus nuancé : <em>« Il peut battre les frères Schleck. Il l’a d’ailleurs fait lors de la montée de l’Alpe d’Huez. De là à dire qu’il peut finir devant eux au général, il me semble que c’est un peu tôt pour le dire. L’objectif, c’est de progresser, donc il va bien falloir les battre. De ce point de vue, Jean-René a raison de le dire. Néanmoins, cela va être dur de gagner le Tour dès cette année et cela même s’il a acquis beaucoup de confiance l’an dernier. Moi, je ne lui fixe pas vraiment d’objectifs. On peut dire qu’une victoire d’étape et un top 10, ce serait bien </em>(comme en 2011, puisqu’avec la condamnation d’Alberto Contador, Pierre Rolland accède à la dixième place du classement général)<em>. On verra au fur et à mesure de la saison. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Le talent, il l’a toujours eu. Sur son style, il me fait penser à un coureur comme Ivan Basso.</div>Toutefois, Jean-Philippe Robert observe que cette suspension d’Alberto Contador pourrait rebattre les cartes entre les favoris. <em>« Avec une bonne préparation, Contador était difficilement battable. C’était le grand favori. Ce ne sera plus le cas et des coureurs comme Pierre pourront peut-être en tirer profit. » </em>Le domaine où Pierre Rolland a le plus progressé depuis qu’il travaille avec celui qui n’a que trois ans de plus que lui, c&#8217;est certainement le mental. En perte de confiance après une saison 2010 ratée, Jean-Philippe Robert a mis l’accent sur l’aspect psychologique : <em>«  La confiance a fait partie de sa reconstruction mentale après l’année 2010. J’ai surtout travaillé sur la discussion, le réconfort, la motivation. C’est un travail qui est un peu sorti du contexte du vélo. C’était important car c’était à ce niveau qu’était le blocage. Une fois ce problème résolu, il est à nouveau allé de l’avant car c’est un coureur de classe. Le talent, il l’a toujours eu. Sur son style, il me fait penser à un coureur comme Ivan Basso. »</em> En attendant de retrouver son « double » transalpin sur Paris-Nice, Pierre Rolland ira au Tour Méditerranéen affiner sa condition.</p>
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		<title>Velochrono vous répond</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 17:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Velochrono</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La décision du TAS de suspendre Alberto Contador, ce lundi, est bien sûr au cœur de vos questions. Mais elle n&#8217;occulte pas totalement les espoirs de certains de&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La décision du TAS de suspendre Alberto Contador, ce lundi, est bien sûr au cœur de vos questions. Mais elle n&#8217;occulte pas totalement les espoirs de certains de revoir Tom Boonen, en forme ces temps-ci, de retour au premier plan, ni les quelques enseignements que l&#8217;on peut déjà tirer de l&#8217;Étoile de Bessèges. Vos questions, nos réponses.<span id="more-33181"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Contador, un verdict en questions</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gérard Thibault</strong> : Est-ce enfin l&#8217;épilogue de l&#8217;affaire Contador ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien</strong> : Sanctionner Contador deux ans mais avec effet rétroactif, n&#8217;est-ce pas une solution de facilité ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BennyM</strong> : Si la sanction est lourde pour Contador et si elle fait de nouveau peser le spectre du dopage sur le cyclisme, ne pensez-vous pas que cette décision risque d&#8217;être bénéfique pour le vélo en général ? En effet, si le TAS avait validé le blanchiment de la fédération espagnole, c&#8217;est toute la politique de lutte contre le dopage qui aurait été remise en cause. Là, on sait que des aménagements sont nécessaires mais l&#8217;UCI a toujours la main&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>ventdest</strong> : Pourquoi les anciens coureurs se replient-ils dans leur forteresse assiégée quand il s&#8217;agit de dopage ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Valentin</strong> : Alberto Contador a été suspendu deux ans : quelle est la conséquence pour son actuelle équipe Saxo Bank ? Va-t-elle perdre son statut d&#8217;équipe World Tour ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Velochrono</strong> : Épineux dossier Contador&#8230; Depuis des mois, c&#8217;était l&#8217;affaire sans fin. Et maintenant que le TAS s&#8217;est enfin prononcé, ce lundi, pour une suspension de deux ans, on se met automatiquement à douter : est-ce vraiment terminé ? N&#8217;y a-t-il pas un énième recours possible ? En réalité, si. Alberto Contador peut, comme d&#8217;autres avant lui, porter le dossier devant la justice civile suisse (car le TAS est basé en Suisse) et tenter d&#8217;y voir la sentence annulée. Mais l&#8217;Espagnol en a-t-il la volonté ? Au-delà des opinions que chacun peut avoir, l&#8217;Espagnol, depuis un an et demi, est balloté dans cette histoire qui l&#8217;a sans doute usé moralement, mais qui lui a aussi coûté beaucoup de sous. Certes, il a perdu cette bataille, mais la décision telle que formulée par le TAS lui permet de retrouver les pelotons dès le mois d&#8217;août prochain. La tentation de baisser les bras, dans ces conditions, semble forte.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste le fond. Évidemment, nous n&#8217;irons pas commenter la décision en elle-même, puisque le dossier est secret et que nous ne connaissons pas en détail les arguments des différentes parties. Mais ces deux ans avec effet rétroactif qui permettent en fin de compte à l&#8217;Espagnol de reprendre la compétition dans six mois divisent &#8211; et c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. En gros, vous êtes nombreux à dire : les deux ans devraient démarrer maintenant, quitte à ne pas annuler ses victoires acquises en 2011. Une position difficilement défendable, car si Contador est reconnu coupable d&#8217;avoir triché en août 2010, et suspendu deux ans à cet effet, comment peut-il compter des victoires à son palmarès l&#8217;année d&#8217;après ? Et puis, l&#8217;Espagnol ne peut certainement pas être tenu responsable des très nombreux reports et retards dans la procédure. Son camp, mais aussi l&#8217;AMA, l&#8217;UCI et le TAS partagent les torts et il serait insensé de voir un courir positif en 2012, suspendu deux ans entre 2015 et 2017 après une procédure judiciaire à rallonge, et dont les résultats pendant les trois années de battement seraient annulés&#8230; Ce qui ne veut pas dire que la situation actuelle est bonne. Oui, elle donne le sentiment que le désormais double vainqueur du Tour n&#8217;est suspendu que six mois, et Andy Schleck et Michele Scarponi, qui se retrouvent lauréats d&#8217;une grande boucle et d&#8217;un Giro, ne sont rien d&#8217;autre que des bouches-trous. Il n&#8217;y a en fait pas de solution miracle.</p>
<p style="text-align: justify;">La planète vélo n&#8217;a pas tardé à réagir. Comme toujours dans ce cas-là, elle est restée circonspecte. Schleck et Scarponi se sont gardés de tout triomphalisme mal placé. La plupart des coureurs s&#8217;est réjouie de voir ce dossier enfin trouver une issue tout en se désolant de voir une nouvelle fois le cyclisme pointé du doigt. Quant aux anciennes gloires, elles obéissent tout simplement à ce sempiternel réflexe corporatiste qui veut que l&#8217;on défende coûte que coûte ses semblables. Eddy Merckx, par exemple, a défendu publiquement Contador, arguant qu&#8217;il n&#8217;existait pas de <em>&laquo;&nbsp;preuve tangible&nbsp;&raquo;</em> de sa culpabilité. Même la fédération espagnole s&#8217;est montrée plus nuancée. Mais la réaction que l&#8217;on attend désormais, c&#8217;est celle de Bjarne Riis, qui a prévu une conférence de presse ce mardi avec son coureur. Le manager de la Saxo Bank s&#8217;est contenté d&#8217;un communiqué laconique, ce lundi, pour commenter une décision qui pèse pourtant lourd. Car le Danois se voit priver de son principal leader mais aussi de sa caution sportive, puisque les deux-tiers de ses points à la fameuse hiérarchie sportive de l&#8217;UCI étaient propriété d&#8217;Alberto Contador. Autrement dit, s&#8217;il avait été suspendu il y a trois mois, cette équipe n&#8217;aurait jamais été en World Tour&#8230; Mais il est très peu probable que l&#8217;UCI remette en cause l&#8217;obtention de cette licence.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Deux victoires et beaucoup d&#8217;espoir pour Boonen</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alex</strong> : Tom Boonen est-il vraiment de retour ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R7814</strong> : Les victoires au sprint de Boonen, en ce début de saison, vont-elles l&#8217;aider pour la suite de la saison ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>cipolini</strong> : Est-ce vraiment le retour du grand Tom Boonen d&#8217;autrefois ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kevin</strong> : Boonen peut-il redevenir le roi des classiques flandriennes après son bon début de saison ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Velochrono</strong> : Tom Boonen n&#8217;est pas encore de retour mais il est clair qu&#8217;il en prend la direction. C&#8217;est en fin de mois, sur le Het Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne, que l&#8217;on sera définitivement fixé. Il faut se souvenir de son début d&#8217;année 2011 : il avait déjà gagné une étape sur le Tour du Qatar et semblait sur le chemin d&#8217;un excellent printemps. Au Tour des Flandres, Sylvain Chavanel lui avait volé la vedette mais il aurait pu lui aussi monter sur le podium. Et à Roubaix, il chute, compromettant la suite de sa saison. Parfois, ça se joue à rien. Tom Boonen est en forme mais il va surtout lui falloir être chanceux, passer entre les gouttes jusqu&#8217;à fin mars. Dans tous les cas, ce Tommeke version 2012 est plaisant, paraît bien dans sa peau, mieux physiquement que ces dernières saison, bien enfin dans une équipe OPQS à qui tout sourit depuis la reprise. Le mental joue beaucoup. Les nouveaux départs, comme l&#8217;a été le gros changement de structure dans la bande de Patrick Lefévère, aident toujours à se remobiliser. Si la saison à venir se passe sans encombre pour le champion belge, il pourrait y avoir de beaux succès à la clé, entre Milan-Sanremo, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, mais aussi les échéances tardives comme les Jeux olympiques. En août dernier, il avait terminé au chaud dans le peloton sur la course préolympique. Mais il avait expliqué être venu en éclaireur, et il en est reparti fort d&#8217;une certitude : Mark Cavendish ne sera pas là pour la gagne. Sous-entendu, lui, si&#8230;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Bessèges, un bon test, pas une vraie hiérarchie</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Wigman</strong> : Pierre Rolland a-t-il démontré une faiblesse lors du chrono final à Bessèges, ou n&#8217;était-ce qu&#8217;une malheureuse journée sans ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>maz</strong> : Jérôme Coppel peut-il réussir un podium sur Paris-Nice ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R7814</strong> : Coppel vainqueur, Taaramae troisième, Rolland quatrième de l&#8217;Étoile de Bessèges : qu&#8217;en conclure en vue de Paris-Nice ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Velochrono</strong> : En introduisant cette année un chrono en côte le dernier jour, l&#8217;Étoile de Bessèges a changé de visage, mais pas forcément comme prévu. En fait, l&#8217;épreuve gardoise a permis aux futurs protagonistes de Paris-Nice, dans un mois, de se jauger. En tout cas, aux Français et assimilés. Jérôme Coppel vainqueur, Rein Taaramae troisième, Pierre Rolland quatrième, Maxime Bouet cinquième, Pierrick Fédrigo septième, Jonathan Hivert huitième : tous ces coureurs voudraient faire aussi bien sur la Course au soleil. Prudence évidemment, car la concurrence sera bien supérieure. Et, surtout, le départ ne sera donné que dans quatre semaines ! Alors, Coppel peut-il monter sur le podium de Paris-Nice ? Oui, lui qui avait terminé neuvième de l&#8217;épreuve il y a deux ans a pris date, mais ses victoires de ce week-end ne sont en rien une assurance. Qu&#8217;est-il arrivé à Pierre Rolland ? Il ne faut pas oublier que le maillot blanc du dernier Tour ne disputait là, comme beaucoup, que sa course de reprise. Attaquant victorieux vendredi, il a peiné dimanche sur un chrono certes en côte, mais avec une bonne partie de plaine qui ne l&#8217;avantageait pas. Rien d&#8217;alarmant. D&#8217;ailleurs, le coureur d&#8217;Europcar a jugé que ce n&#8217;était pas<em> &laquo;&nbsp;une catastrophe&nbsp;&raquo;</em> et donne rendez-vous&#8230; à Paris-Nice. Où Rein Taaramae visera la victoire finale,<a href="http://www.velochrono.fr/actu/2012/taaramae-plus-fort-que-jamais/"> comme il nous l&#8217;a récemment confié</a>. Sa bonne Étoile de Bessèges, là encore, n&#8217;est que le signe que les temps de passage sont bons : il a fini à trente secondes de Coppel sur le chrono d&#8217;Alès, mais il peut très bien le reléguer aussi loin sur les pentes du col d&#8217;Èze dans un gros mois.</p>
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		<title>Vermeulen : &#171;&#160;Je n&#8217;ai pas pleuré pour être pro&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 10:26:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Etoile de Bessèges]]></category>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À 35 ans, Franck Vermeulen est un néo-professionnel pas comme les autres. Mais le Normand de Véranda Rideau n&#8217;est pas sans qualités, et il n&#8217;a pas attendu longtemps&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À 35 ans, Franck Vermeulen est un néo-professionnel pas comme les autres. Mais le Normand de Véranda Rideau n&#8217;est pas sans qualités, et il n&#8217;a pas attendu longtemps pour le prouver : resté dans l&#8217;ombre de Pierre Rolland sur l&#8217;échappée de vendredi, il a mieux résisté que le héros de l&#8217;Alpe d&#8217;Huez sur le chrono en côte de dimanche pour finalement prendre la deuxième place de l&#8217;Étoile de Bessèges. <strong>Velochrono</strong> a voulu en savoir un peu plus&#8230;<span id="more-33168"></span></p>
<h4><em>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;ai pas eu une carrière rectiligne&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">Vendredi, Pierre Rolland remportait la troisième étape de l&#8217;Étoile de Bessèges, ce que l&#8217;on retiendra comme le principal coup d&#8217;éclat de l&#8217;édition 2012 de la course chère à Roland Fangille. Membre de l&#8217;échappée, le coureur d&#8217;Europcar menait son action à terme en résistant au retour du peloton. Dans sa roue, un coureur vêtu du maillot noir de Véranda Rideau s&#8217;était accroché. Franck Vermeulen, 35 ans, sortait de l&#8217;anonymat, ce à quoi il avait déjà commencé à travailler le dimanche précédent en prenant la fuite sur le Grand Prix La Marseillaise. Néo-professionnel le plus âgé de la promotion 2012, le Normand scotche le peloton de l&#8217;épreuve gardoise. Pierre Rolland, quelques mois après avoir lâché Alberto Contador sur les rampes de l&#8217;Alpe d&#8217;Huez, se retournait cette fois-ci avec un inconnu dans son sillage. Vraiment ?<em> &laquo;&nbsp;Non non, il ne s&#8217;est pas demandé qui j&#8217;étais,</em> arrête Franck Vermeulen auprès de <strong>Velochrono</strong>. <em>J&#8217;ai couru avec lui quand il avait 19 ans et qu&#8217;il était chez Supersport !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je n&#8217;ai pas eu une carrière rectiligne. Il y a eu des grands trous.</div>Pour se rendre compte, avec brutalité, de la chose : quand Franck Vermeulen avait 19 ans, c&#8217;était en 1995. <em>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;ai pas eu une carrière rectiligne, </em>admet-il.<em> Il y a eu des grands trous. Des hauts, des bas.&nbsp;&raquo; </em>En tout, il a passé sept saisons au VC Rouen où ses résultats se sont bonifiés au fil des ans. Avec à la clé un total de vingt succès, preuve qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un bon coureur amateur. Face à des oppositions relevées, avec quelques pros sur la ligne de départ, l&#8217;intéressé a déjà réussi quelques rares coups d&#8217;éclat : huitième du prologue du Tour de Normandie en 2009, sixième du Tour de Gironde en 2006, entre autres. Réputé spécialiste du chrono, il pouvait espérer se défendre ce dimanche après-midi à Alès, avec pour tâche de conserver une placette au classement général final de l&#8217;Étoile de Bessèges. Il avait jusque là réussi à se maintenir au contact de Pierre Rolland et rester sur le podium paraissait inimaginable au vu du programme comprenant la montée vers l&#8217;Hermitage, sur les hauteurs de la ville, avec des passages à 20 % au menu.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai un moral de cadet&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">Septième à l&#8217;arrivée, Franck Vermeulen conservait son accessit d&#8217;honneur. Il offre un résultat majeur à son équipe Véranda Rideau, débutante à ce niveau.<em> &laquo;&nbsp;J&#8217;essaye de leur rendre la confiance qu&#8217;ils m&#8217;ont manifesté,</em> explique-t-il. <em>Quand l&#8217;équipe est passée Continental, j&#8217;ai basculé avec eux, malgré mon âge. J&#8217;étais là depuis seulement un an. Je n&#8217;avais jamais eu l&#8217;occasion de rejoindre les rangs professionnels. J&#8217;ai fait quinze ans amateur et j&#8217;ai finalement eu cette opportunité. C&#8217;est un changement total d&#8217;environnement, une belle aventure. Mais je n&#8217;ai pas pleuré pour être chez les pros. S&#8217;ils m&#8217;ont pris, c&#8217;est parce que je sers à quelque chose. J&#8217;ai fait mes preuves tout au long de ces quinze ans. On ne m&#8217;a pas donné ce contrat pour me faire plaisir. Certes, physiquement, je ne me donne que deux ou trois ans devant moi, mais mentalement, je suis tout jeune. J&#8217;ai un moral de cadet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">On ne m&#8217;a pas donné ce contrat pour me faire plaisir.</div>D&#8217;autres gars de 35 ans, chez les amateurs, sont-ils à son sens capable d&#8217;évoluer à un bon niveau à l&#8217;échelon supérieur ? <em>&laquo;&nbsp;Beaucoup de coureurs sont passés à côté d&#8217;une carrière, donc oui</em>, certifie-t-il. <em>C&#8217;est la vie.&nbsp;&raquo; </em>À peu de choses près, Franck Vermeulen aurait fait partie de ce lot de coureurs restés à quai. Ce n&#8217;est toutefois qu&#8217;une performance à confirmer. Dans la foulée de son exploit de Bessèges, il va prendre la direction du Circuit des Plages vendéennes. Retour ponctuel chez les amateurs, ce que le statut Continental non-pro de son équipe autorise. En 2007, il avait remporté cette série d&#8217;épreuves. L&#8217;illustration, aussi, de sa capacité à se préparer habilement pour les premiers jours de l&#8217;année. Ce n&#8217;est évidemment pas en plein cœur de la saison qu&#8217;un homme de son profil allait pouvoir briller face aux ténors nationaux. Tout donner pour cartonner en février était bien vu. Ce n&#8217;est sans doute pas pour autant qu&#8217;il va terrasser l&#8217;opposition sur la côte atlantique : <em>&laquo;&nbsp;Chez les amateurs, ce n&#8217;est pas si simple que cela.&nbsp;&raquo; </em>Mais chez les pros non plus, et pour l&#8217;instant, ça se passe bien quand même.<em><br />
</em></p>
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		<title>Vansummeren : &#171;&#160;J’aime ce que je fais&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 06:38:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jerome Christiaens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Johan Vansummeren]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Tour du Qatar démarre ce dimanche et Johan Vansummeren est au départ l&#8217;un des hommes les plus populaires. Cela grâce à son succès sur Paris-Roubaix en 2011.&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Tour du Qatar démarre ce dimanche et Johan Vansummeren est au départ l&#8217;un des hommes les plus populaires. Cela grâce à son succès sur Paris-Roubaix en 2011. Le coureur belge répond à <strong>Velochrono</strong>, dans un français hésitant mais non sans parvenir à se confier. Entretien instructif.<span id="more-33164"></span></p>
<h5>Johan, ça va bien ?</h5>
<p>Je vais bien, je sors d’un bon stage. D’abord une semaine tout seul, où je me suis entraîné un peu plus. J’avais eu un problème au genou en décembre. Je faisais une promenade au stage de Boulder. Le soir, j’ai eu mal. Rien de grave. Mais une semaine j’avais encore mal. Un mois après, encore mal. C’était une inflammation. A présent la forme revient bien. Le Tour du Qatar, c’est le début de ma saison, avec ensuite le Tour d’Oman.</p>
<h5>Le même programme que l’an dernier.</h5>
<p>Oui, oui (rires). Le même. Avec les grandes classiques (il sous-entend fortement Paris-Roubaix, qu’il a remporté en 2011, ndlr).</p>
<h5>Comment vivez-vous le fait d’avoir remporté Paris-Roubaix ?</h5>
<p>J’ai vécu de super instants, mais à un moment, il faut se dire : je dois me remettre à travailler. Quand tu te retrouves en difficulté lors de la course suivante, on dit : le vainqueur de Paris-Roubaix est dans le dernier groupe. C’est une situation ridicule. Il m’a fallu quelques semaines pour me remettre dans le bon sens. Il faut savoir dire aux gens : je ne peux pas, je dois faire mon travail. Autrement, en Belgique, tu peux te retrouver invité à une fête chaque soir (rires). Il faut dire non.</p>
<h5>Vous y repensez souvent, à cette échappée ?</h5>
<p>Ce sont les journalistes qui m’y font penser ! Mais de moi-même, pas souvent. Cependant, quand je serai à Compiègne pour le départ cette année… J’ai un petit peu peur. Un peu de stress. Passer des journées entières avec des journalistes…  Je préfère être le plus au calme possible jusqu’au moment où j’arriverai là-bas.</p>
<h5>Qu’aimez-vous sur les courses pavées ?</h5>
<p>Elles correspondent à mon profil. J’aime bien rouler là-dessus alors que certains ont mal partout…</p>
<h5>Souffrir, c’est important pour vous ?</h5>
<p>A l’entraînement, je n’aime pas rouler à 25 à l’heure. Être tranquille sur le vélo.</p>
<h5>Sur les classiques pavées, vous préférez le sec ou la pluie ?</h5>
<p>Je n’ai jamais fait Paris-Roubaix sous la pluie. Mon problème, c’est que j’ai assez vite froid. Je préfère le sec. Mais j’aimerais essayer un jour en temps pluvieux. Le peloton devrait casser plus vite.</p>
<h5>Vous avez gagné Paris-Roubaix. Aimeriez-vous à présent remporter la Montepaschi Strade Bianche ?</h5>
<p>Ca n’a rien à voir avec Paris-Roubaix. C’est très différent. C’est moins extrême que les pavés. Le seul truc, ce sont les virages. On ne peut pas les prendre, dans les graviers, de la même manière que sur la route. Mais ça roule bien, franchement. C’est magnifique, mais ce n’est rien à côté de Roubaix. Je suis déjà venu sur cette épreuve mais j’étais malade, je ne pouvais rien faire, j’étais dans le dernier peloton (rires). Mais j’y serai cette année. Tout comme à Milan-Sanremo.</p>
<h5>Arenberg pourrait disparaître du programme de Paris-Roubaix. Votre opinion ?</h5>
<p>Il faut qu’Arenberg soit à Paris-Roubaix. Qu’il y ait ou non de la poussière, il faut y passer. Allez, vas-y, fonce (rires) ! Nettoyez un peu ne serait pas difficile, je pense…</p>
<h5>Le Tour des Flandres a bien perdu le Mur de Grammont. C’est comme si l’on retirait le Poggio du tracé de Milan-Sanremo ?</h5>
<p>Le Tour de Lombardie change parfois d’arrivée. Il y aura une évaluation de faite. Peut-être changeront-ils à nouveau ? Mais je pense que le Paterberg est plus dur que le Mur de Grammont. Ce sera seulement à dix kilomètres de l’arrivée. Ce sera quelque chose.</p>
<h5>Le Vieux Quaremont, après plus de 200 kilomètres, sera beaucoup plus dur. Le pavé se sentira plus dans les jambes. Fabian Cancellara le disait il y a peu.</h5>
<p>Oui, ça c’est sûr. Au début, ça monte fort, et tu peux vraiment perdre ta vitesse. Après 230 kilomètres, tu peux être… kaput !</p>
<h5>En 2012, êtes-vous un coureur redevenu « domestique », ou êtes-vous devenu un leader ?</h5>
<p>Toujours être là pour le leader de l’équipe, c’est ça un domestique.  Moi, je fais sur beaucoup de courses et ça ne me pose pas de problèmes. Rouler, comme sur un Tour de Lombardie pour Daniel Martin, j’aime bien… On est une équipe. On essaye de gagner ensemble. Mais il y a aussi quelques courses où j’ai mes propres ambitions. Je pense que je suis un peu la combinaison des deux : domestique, leader. Je ne pourrai jamais être comme Tom Boonen. Jamais je ne gagnerai quinze courses par saison. J’aime ce que je fais, j’en suis content. C’est ça l’important.</p>
<h5>Quelles sont les qualités requises pour être un bon « domestique » ?</h5>
<p>Je n’aime pas trop travailler dans les cent premiers kilomètres. Je préfère le faire dans un final. Tout dépend des moments, mais parfois, il faut se dire : c’est tout pour untel. Ne plus penser à soi-même. Rouler jusqu’à ne plus le pouvoir. Si ton leader échoue à deux secondes du premier, et que toi, tu es dixième, c’est que tu n’es peut-être pas allé au bout, jusqu’à exploser. C’est important.</p>
<h5>Comment vous sentez-vous chez Garmin ?</h5>
<p>J’aime bien. C’est différent des autres équipes, de celles où j’étais avant. Je m’amuse ici.</p>
<h5>C’est important de s’amuser ?</h5>
<p>Quand on ne s’amuse pas… Ce sont des petites choses qui font la différence, et la manière de travailler pour une équipe, ça en fait partie. Le plus important, dans un groupe, c’est d’être avec des garçons qui aiment être ensemble. Quand ça ne va pas, c’est beaucoup plus difficile.</p>
<h5>Vos attentes pour les grands tours ?</h5>
<p>J’aimerais être sur le Tour car le grand départ est à Liège. Mais c’est difficile : il y a tant de bons coureurs dans cette équipe… Je vais essayer d’être dans la sélection.</p>
<h5>Idem aux Championnats du monde, pour aider Philippe Gilbert ?</h5>
<p>Oui. Oui car Valkenburg est à cinquante kilomètres de chez moi.  Gilbert, j’ai travaillé pour lui chez Lotto. On a souvent rigolé ensemble. Encore maintenant dans le peloton. Je n’ai aucun problème avec lui. Mais il va d’abord être dans la sélection. En ce sens, faire la Vuelta rendra les choses plus faciles, plus que de faire le Tour…</p>
<h5>Philippe Gilbert a réussi une saison 2011 fantastique…</h5>
<p>Que répondre ? C’est le meilleur coureur du monde ! Ce n’est pas difficile : il attaque quand il veut, il gagne quand il veut. Il part en montée, en descente, sur le plat. Peu importe, il gagne.</p>
<h5>Nick Nuyens a gagné le Tour des Flandres, vous, Paris-Roubaix. Deux outsiders, différents de Philippe Gilbert.</h5>
<p>Philippe, sur la Flèche wallonne, il a tous ses coéquipiers devant lui, qui l’emmènent au pied du Mur de Huy. Ils lui disent alors : allez, vas-y. Nick et moi, c’est en effet différent. Nous ne sommes pas des coureurs auxquels on va dire : on construit une équipe autour de toi. Nous sommes de bons coureurs, mais ne gagnons pas assez de course pour qu’un effectif se focalise sur nous.</p>
<h5>Quels seront les favoris des classiques belges en 2012 ?</h5>
<p>C’est plutôt clair. Gilbert, Boonen, Cancellara. Haussler. Je pense qu’on les a tous.</p>
<h5>Seulement Gilbert chez BMC ? Il y a Hushovd, aussi.</h5>
<p>Oui mais je pense que Thor Hushovd sera plus un joker. Le but, ce sera surtout de mettre Philippe Gilbert dans une bonne position pour gagner des courses.</p>
<h5>C’est gérable, autant de leaders dans cette équipe ?</h5>
<p>C’est l’ossature qui le dira. Ca a été fait chez Mapei, avec Museeuw, Ballerini, Bettini… On verra. C’est l’une des questions de 2012. Dans quelques mois, nous saurons tous la réponse.</p>
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		<title>Quatre trains sur les rails</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 13:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Oscar Freire, Robbie McEwen, aujourd’hui Romain Feillu. Quelques sprinteurs ont pour habitude de se débrouiller sans l’aide d’une équipe totalement dévouée. Ils se servent du collectif des autres&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Oscar Freire, Robbie McEwen, aujourd’hui Romain Feillu. Quelques sprinteurs ont pour habitude de se débrouiller sans l’aide d’une équipe totalement dévouée. Ils se servent du collectif des autres pour les piéger. Mais la méthode du « train », quand le finisseur a le profil adapté à celle-ci, demeure quand même celle qui assure à une formation le maximum de succès. Mark Cavendish, Tyler Farrar, André Greipel et Alessandro Petacchi sont des coutumiers de l’exercice. <strong>Velochrono</strong> passe au crible leur entourage. Très marqué par la patte High Road.<span id="more-33157"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;">André Greipel</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un homme libéré</strong></p>
<p><strong style="text-align: justify;"><a rel="lightbox" href="http://www.velochrono.fr/galerie/albums/lotto/greipel797_sportphot.jpg"><img class="alignright" style="border-image: initial; margin: 5px;" title="Greipel" src="http://www.velochrono.fr/galerie/albums/lotto/greipel797_sportphot.jpg" alt="" width="250" height="118" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">André Greipel a eu la chance et la malchance de faire partie de l’équipe High Road. Aux côtés de Mark Cavendish, il est resté barré, contraint de se contenter des seconds choix, ce qui ne l’a pas empêché d’enquiller les victoires, mais l’a empêché d’en conquérir de très belles. Cette expérience fut néanmoins utilisée à profit : la concurrence l’a aguerri et le savoir-faire des dirigeants de la formation californienne l’a initié à la science du sprint et à sa préparation collective. Débarrassé du Cav en 2011, il s’en est allé claquer son étape sur le Tour de France. Mais Philippe Gilbert lui avait auparavant volé la vedette, non sans que cela ne créé des tensions chez Omega Pharma – Lotto.  Le Belge a signé chez BMC et André Greipel est à présent seul chez la nouvelle Lotto – Belisol. Les grimpeurs que sont Jurgen van den Broeck et Jelle Vanendert ne l’embêteront pas dans les portions de plaine de la grande boucle. Le champ est libre. (Photo Sport-phot.com)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son train</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Marc Sergeant est un privilégié. Il peut compter sur un nombre impressionnant de coureurs capables d’aider André Greipel dans un final de course. Soit en roulant à vive allure dans les dix dernières bornes, soit en lançant son sprint dans le dernier kilomètre. Citons-les tous pour illustrer au mieux ces moyens luxueux : Lars Bak, Kenny de Haes, Jens Debusschere, Gert Dockx, Adam Hansen, Gregory Henderson, Olivier Kaisen, Vicente Reynes, Jurgen Roelandts, Marcel Sieberg, Frédérique Robert, Mehdi Sohrabi, Tosh van der Sande, Jonas Vangenechten.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les hommes-clés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cinq hommes plus que d’autres auront leur importance autour d’André Greipel. Ils ont tous couru avec lui chez High Road. Il y a Gert Dockx, Adam Hansen,  Vicente Reynes et surtout Gregory Henderson et Marcel Sieberg. Ce dernier, en plus de se sacrifier pour son leader, est aussi son homme de confiance dans la vie de tous les jours. Entre compatriotes, ils s’épaulent, s’associent dans un but commun. Et l’équipier d’avoir mis en place son petit dispositif technique : hors de l’asphalte, l’ancien coureur de Wiesenhof est précieux parce qu’il briefe ses compères quant à la configuration d’un final, grâce à un petit logiciel qu’il a appris à maîtriser. Greg Henderson ? Lui, ce sera le poisson-pilote attitré, en garçon habitué à ce rôle, qu’il occupait encore l’an dernier au sein du Team Sky. On a vu au Tour Down Under que tout fonctionnait déjà à merveille. Reste à transposer cela en Europe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Tyler Farrar</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un trône à ravir</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="lightbox" href="http://www.velochrono.fr/galerie/albums/Garmin/farrar_brassynn.jpg"><img class="alignright" style="border-image: initial; margin: 5px;" title="Farrar" src="http://www.velochrono.fr/galerie/albums/Garmin/farrar_brassynn.jpg" alt="" width="250" /></a>Depuis trois ans, Tyler Farrar s’est distingué comme l’opposition directe à Mark Cavendish sur les sprints. Il est celui qui arrive le plus régulièrement à le battre à la régulière. Dernière preuve en date à Redon sur le Tour de France. Mais son année 2011 a été compliquée : décimé par le décès de son ami Wouter Weylandt, l’Américain a fait ce qu’il a pu jusqu’au terme de la saison et l’hiver est venu lui offrir une pause salvatrice. Désormais seul sprinteur protégé sur les grandes courses au sein de la Garmin, depuis le départ de Thor Hushovd, il jouit d’une situation assez comparable à celle d’André Greipel. Pour devenir le sprinteur numéro un mondial, les prétendants comprennent peu à peu qu’ils doivent être en haut d’une pyramide parfaitement équilibrée. (Photo Brassyn)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son train</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En vrac, voici les quelques coureurs qui pourront un jour ou l’autre fonctionner aux côtés de Tyler Farrar : Jack Bauer, Koldo Fernandez, Murilo Fischer, Nathan Haas, Heinrich Haussler, Robert Hunter, Michel Kreder, Martijn Maaskant, Ramunas Navardauskas, Alex Rasmussen,  Fabian Wegmann. La lecture est plus compliquée que chez Lotto. Des lanceurs de métier sont rares. Certains peuvent le devenir mais Jonathan Vaughters va devoir les convaincre. Et Tyler Farrar démontrer qu’il mérite pareil soutien. Heinrich Haussler peut faire un très bon poisson-pilote mais il a des ambitions personnelles. Protégé sur les classiques puis au service de l’Américain ? Cela pourrait être le bon équilibre. Mais rien n’est jamais facile avec des coureurs d’un tel niveau. Koldo Fernandez, lui aussi, peut tout autant gagner des courses et aider les siens. Les forces vives sont excellentes mais il va être primordial de hiérarchiser les choses si ces jeunes hommes sont amenés à courir, ensemble, un Tour de France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’homme-clé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Celui qui pourrait mettre tout le monde d’accord, c’est Alex Rasmussen. Il doit tout à Garmin. Jonathan Vaughters est allé le chercher cet hiver malgré les soucis qu’il a connu en fin de saison dernière : trois no shows qui ont failli lui valoir une suspension par l’UCI. Blanchi par sa Fédération, le Danois peut à nouveau courir et la formation américaine ne l’a pas laissé tomber. Si on lui demande de se muer en rampe de lancement pour Tyler Farrar, il le fera volontiers. En plus, il vient de la piste, et a couru chez High Road. Il a tout les ingrédients pour devenir l’alter ego de l’Américain en 2012.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Mark Cavendish</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le bolide arc-en-ciel</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="lightbox" href="http://www.velochrono.fr/actu/wp-content/uploads/cav-arcenciel.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-31239" style="border-image: initial; margin: 5px;" title="cav-arcenciel" src="http://www.velochrono.fr/actu/wp-content/uploads/cav-arcenciel-300x144.png" alt="" width="250" /></a>Imbattable sur les grands rendez-vous depuis plusieurs années, Mark Cavendish est le ténor du sprint. Parfois battu, il demeure néanmoins, chaque année, le premier de classe quand en fin d’exercice, les bulletins de note sont délivrés à ces messieurs les véloces. Pour que cela change, il fallait que la mécanique du Britannique soit brisée. Son départ chez Sky représente une mise en danger de son dispositif minutieux. Il va devoir mettre en place, dans les rangs de Dave Brailsford, la machine de guerre qu’il avait pour lui chez High Road. En choisissant de travailler avec celui qui l’a vu grandir sur la piste, le Cav ne prend certes que très peu de risques, mais il va falloir que le plan se déroule sans accrocs.  Car si de trop récurrents échecs viennent rythmer son début de saison, le doute pourrait s’installer. (Photo UCI)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son train</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Peuvent ponctuellement se mettre au service du champion du monde : Davide Appollonio, Edvald Boasson Hagen, Alex Dowsett, Bernhard Eisel, Juan Antonio Flecha, Matthew Hayman, Jeremy Hunt, Peter Kennaugh, Danny Pate, Luke Rowe, Christopher Sutton, Ben Swift, Geraint Thomas. Pour ce qui est de motiver les deux derniers nommés à se plier en quatre, il ne devrait pas y avoir de problèmes : ils connaissent par cœur le Mannois pour l’avoir côtoyé sur la piste. Il ne serait toutefois pas luxueux de réussir à convertir Christopher Sutton. Casse-cou, très rapide mais manquant d’un petit quelque chose pour devenir une vraie terreur, l’Australien peut difficilement nourrir d’énormes ambitions personnelles chez Sky. Il a hésité à partir mais est finalement resté. Sa présence sera nécessaire car Edvald Boasson Hagen sera surtout une alternative. Il faut donc un type capable d’épauler le plus loin possible le leader.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’homme-clé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bernhard Eisel a suivi Mark Cavendish parce qu’il est son bras droit sur et en dehors de la route. Rapide mais pas assez explosif pour occuper le rôle de poisson-pilote, l’Autrichien excelle en revanche dans le costume du chef d’orchestre. Il a son importance dans l’efficace mise en place qui était, jusqu’en 2011, celle de l’équipe High Road. Qui est décidément une sacrée école en la matière. Marcel Sieberg, Gregory Henderson, Alex Rasmussen, et maintenant Bernhard Eisel : les pions importants, dans les sprints de 2012, se connaitront tous par cœur.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Alessandro Petacchi</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le style italien</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="lightbox" href="http://www.velochrono.fr/galerie/albums/Lampre/petacchi2_ilgirodisardegna.jpg"><img class="alignleft" style="border-image: initial; margin: 5px;" title="Peta" src="http://www.velochrono.fr/galerie/albums/Lampre/petacchi2_ilgirodisardegna.jpg" alt="" width="250" /></a>Ale-Jet est loin de la méthode anglo-saxonne. Mais tout près en même temps. A la Lampre, le principe, c’est de former des coureurs de l’ombre à l’encadrement du leader. Ils ne recrutent pas des sprinteurs de niveau mondial pour en faire des poisson-pilotes : ils opèrent avec plus de modestie et de discrétion, non sans demeurer très compétitifs. Alessandro Petacchi est il est vrai un coureur particulier. Son charisme fait qu’il galvanise ses coéquipiers et effraie ses rivaux. Encore à un âge avancé. Sur le Tour de France, les prises de pouvoir dans les derniers kilomètres sont difficiles, mais sur un Tour d’Italie, le train bleu-et-fuchsia sait s’imposer. Son année 2011 a été délicate mais le Ligurien a les moyens de revenir au top en misant sur ce en quoi il a toujours cru : le sacrifice de ses gregarii. (Photo Tour de Sardaigne)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son train</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est là qu’est la principale différente. La Lampre n’a pas une quinzaine de garçons rapides. Elles en a grosso modo sept, capables d’assister Alessandro Petacchi : Grega Bole, Davide Cimolai, Massimo Graziato, Danilo Hondo, Daniele Pietropolli, Alessandro Spezialetti, Davide Vigano. Le meilleur moyen de les mettre à disposition du leader le plus souvent possible, c’est de leur interdire tout objectif individuel. Un mode de management généralement accepté en Italie : on fait signer un contrat à un coureur en lui indiquant clairement ce qu’il vient faire ici. Davide Cimolai, par exemple, a rejoint cette équipe dans le but unique de se mettre minable. La particularité de la Lampre, c’est aussi qu’il a un front de grimpeurs important qui la pousse, hormis sur un Giro, à séparer les corps de métier.  Alessandro Petacchi n’aura pas énormément de garçons à sa disposition mais ils seront parfois très très nombreux à ses cotés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’homme-clé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Danilo Hondo est l’homme sans qui Alessandro Petacchi n’est rien, et ce depuis quelques années maintenant. L’Allemand italophone est un habitué du statut de coureur de l’ombre. Il l’a été toute sa carrière. Déjà à l’époque Erik Zabel. Coureur hyper précis dans les derniers mètres, il s’expose toutefois à un risque, en 2012 : accuser le coup. Lui et Peta commencent à devenir vieux. Si l’un des deux est dans une mauvaise passe, c’est le duo qui va en pâtir. Alors la mission la plus importante, cette année, pour Danilo Hondo, pourrait être de se muer en père formateur. Davide Vigano, doté d’un réel potentiel ne demande que ça.</p>
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		<title>Le Qatar, l&#8217;autre point de départ</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 18:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Tour du Qatar]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Certains ont repris dès le Tour Down Under. Mais les choses sérieuses vont enfin commencer. Le Tour du Qatar, depuis quelques années, est la <em>&#171;&#160;place to be&#160;&#187; </em>pour&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Certains ont repris dès le Tour Down Under. Mais les choses sérieuses vont enfin commencer. Le Tour du Qatar, depuis quelques années, est la <em>&laquo;&nbsp;place to be&nbsp;&raquo; </em>pour préparer les classiques printanières. Son plateau, en 2012, sera de très très bonne facture. Le vent, ennemi numéro un des coureurs en terres des Emirs, soufflera plus fort que jamais. Pour un rendez-vous qui s&#8217;annonce très instructif, que ce soit au niveau des cadors présents mais aussi des garçons qui viennent découvrir ce lieu atypique. Ça démarre dimanche et ce sera à suivre de très près.<span id="more-33148"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Bordures et tirs groupés</h4>
<p style="text-align: justify;">Qatar Masters. Un tournoi de golf qui se déroule actuellement dans l&#8217;Emirat. Ce vendredi, le deuxième tour ne peut aller à son terme. La raison ? Des rafales qui rendent le jeu impraticable. Avec 70 km / h de vent, les balles volent, les trajectoires explosent. A partir de dimanche, ce sera pareil sur les bicyclettes avec le début du Tour du Qatar, onzième du nom. Les filles ont déjà pu goûter à l&#8217;enfer du désert. Mercredi, jeudi et vendredi, elles ont disputé la version féminine de l&#8217;épreuve d&#8217;ASO, avec des gros écarts à la clé. Lors de la première étape, la vingtième a fini à plus de treize minutes. Grosses cassures également le lendemain, avec deux filles arrivées, à la pédale, 2&#8217;20 devant le reste de la meute. Il a fallu que la dernière étape, à Katara Cultural Village, soit plus citadine pour que les participantes passent enfin une journée à peu près classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, quatre filles de GreenEDGE-Ais, dont la lauréate Judith Arndt, figurent dans le top 8. Où cohabitent aussi trois membres de l&#8217;équipe Specialized-Lululemon, ex HTC &#8211; High Road. Ça rappelle l&#8217;année 2007, quand Quick Step avait signé le triplé, ou 2009, lorsque Cervélo avait placé six hommes dans le top 8. Le Tour du Qatar, c&#8217;est peut-être la seule course du monde où la bordure est l&#8217;aléa potentiel unique. Celle où une équipe peut réussir un tour de force en faisant preuve de science de l&#8217;éventail, et surtout de forte cohésion collective. Des trucs qui parlent à quelques semaines de rendez-vous aussi importants que le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix. Réussir son Qatar peut s&#8217;avérer fondateur. Les deux dernières victoires de Tom Boonen sur l&#8217;enfer du nord ont été acquises dans la (grande) foulée d&#8217;un succès au Moyen-Orient.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Des cadors et des questions</h4>
<p style="text-align: justify;">Chercher et trouver des signaux positifs annonciateurs, c&#8217;est l&#8217;objectif de la plupart des cadors qui sont venus prendre part à cette édition 2012 du Tour du Qatar, laquelle débute dimanche et pourrait, tradition oblige, être pliée dès le premier jour. La capacité à répondre présent sera d&#8217;ores-et-déjà testée. Philippe Gilbert et Thor Hushovd sont du déplacement avec BMC et ne seront pas les seules attractions, puisque sont également présents Mark Cavendish, Juan Antonio Flecha (Sky), Fabian Cancellara (RadioShack), Filippo Pozzato (Farnese Vini), Tyler Farrar, Johan Vansummeren (Garmin), Sebastian Langeveld (GreenEDGE), Denis Galimzyanov (Katusha), Peter Sagan (Liquigas), Lars Bak (Lotto), le tenant du titre Mark Renshaw (Rabobank) et bien sûr le triple vainqueur de l&#8217;épreuve Tom Boonen (Omega Pharma &#8211; Quick Step).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&#8217;intérêt n&#8217;est pas uniquement là. Ce Tour du Qatar sera celui de nombreuses découvertes. Il apportera des lumières sur de nombreuses questions pour l&#8217;instant sans réponses. Mehdi Sohrabi a-t-il le niveau ? L&#8217;Iranien dit adorer les terrains type Belgique, et trouvera là, non loin de chez lui, une première occasion de le prouver. Tony Gallopin saura-t-il s&#8217;illustrer dans sa nouvelle tunique RadioShack ? Il aura sans doute des libertés s&#8217;il parvient à convaincre Dirk Demol. Arnaud Démare peut-il d&#8217;entrée se mêler aux meilleurs sprinteurs du monde ? L&#8217;intéressé se veut prudent mais il a plus d&#8217;un tour dans son sac. Et surtout : que valent tous ces coureurs asiatiques qu&#8217;ASO a choisi d&#8217;inviter ? Entre Bridgestone-Anchor et ses quatre Japonais, Champion System et ses deux Chinois, et RTS et ses trois Taiwanais, la dose d&#8217;exotique sera de mise. Connaissent-ils le principe de la bordure ?</p>
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		<title>&#171;&#160;Recréer la mentalité Liquigas&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jerome Christiaens</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Da Dalto moi gregario]]></category>
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		<category><![CDATA[Mauro Da Dalto]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">De retour de l&#8217;Australie et du Tour Down Under, Mauro da Dalto repart déjà au combat, direction le Tour du Qatar puis le Tour d&#8217;Oman. Le coureur italien&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">De retour de l&#8217;Australie et du Tour Down Under, Mauro da Dalto repart déjà au combat, direction le Tour du Qatar puis le Tour d&#8217;Oman. Le coureur italien fait le point sur Velochrono, dans le troisième volet de sa chronique &laquo;&nbsp;moi gregario&nbsp;&raquo;.<span id="more-33136"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;L&#8217;Australie, un lieu de grande valeur culturelle&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">Salut à tous les lecteurs de Velochrono,</p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">J’avais vraiment envie de partir parce que je n’en pouvais plus de m’entraîner sous le froid de l’hiver italien.</div>Je peux vraiment le dire : ma saison a bien débuté avec les premières fatigues sur le Tour Down Under. C&#8217;était ma troisième fois sur le territoire des aborigènes. A mes yeux, l&#8217;Australie est un lieu de grand respect et de grande valeur culturelle. Le 8 janvier passé, mes compagnons et moi-même sommes partis de Rome pour prendre l’avion, direction Adélaïde. Sincèrement, j’avais vraiment envie de partir parce que je n’en pouvais plus de m’entraîner sous le froid de l’hiver italien. Deux jours de voyages et nous voilà alors à l’autre bout de la planète. Là-bas, c’est le monde à l’envers : ce n’est pas l’hiver mais bien l’été. On ne conduit pas à droite mais à gauche. Et surtout, il y a 12 heures de décalage horaire. Hébété par le vol, nous avons pris nos quartiers à l’Hilton Hotel d’Adélaïde. Et l’aventure australienne a débuté.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le directeur sportif, Biagio Conte, nous avons concocté un projet de programme. C’est-à-dire que les trois premiers jours, nous faisions des doubles sorties : une le matin et une l’après-midi. Cela nous donnait la possibilité de nous habituer au fuseau horaire et nous empêchait de nous endormir trop vite, car le sommeil guettait. Heureusement, la température était bonne et cela nous a facilité la récupération. Les jours suivants, nous avons prévu deux sorties de plus grandes distances : une de quatre heures et l’autres de cinq, en nous engageant du début à la fin. Les journées étaient très réglées : réveil et petit déjeuner vers 8 heures. A 9h30, les premiers coups de pédales et à peine fini l’entraînement, on profitait du repas et des massages. Naturellement, les premiers jours, quand le temps le permettait, le staff nous autorisait à une balade, et on allait dans les rues d’Adélaïde.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Comme si on redonnait la mémoire à nos muscles&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">A la maison, j’avais construit une bonne base d’entraînement et l’objectif en Australie était de fignoler cette base, même si là-bas, rien n’est facile. La vraie bataille se fait sentir, tout comme les premières fatigues et les premiers coups de bambou. En Australie, on a des parcours exigeants, une météo idéale et des rythmes parfois supérieurs à nos capacités actuelles. Tout cela nous donne un bon début pour reprendre ce qu’on a laissé trois mois auparavant lors de la dernière course de la saison. C&#8217;est comme si on redonnait la mémoire à nos muscles, que l&#8217;on leur remémorait que l&#8217;on suait ! Qu&#8217;il qu&#8217;il en soit, j&#8217;ai pu recréer également l&#8217;esprit de la compétition qu&#8217;il y a en moi, et aussi en chacun de nous. Etape après étape, les sensations étaient meilleures : cela signifie que le travail mené jusqu&#8217;à présent a été bon.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Courir ensemble, de manière unie, c&#8217;est une chose pas si simple à organiser.</div>Mais il manque un petit quelque chose. J&#8217;espère l&#8217;obtenir entre le Tour du Qatar et le Tour d&#8217;Oman. L&#8217;important, dans le cadre de ce début de saison, c&#8217;est de récréer la mentalité qu&#8217;il existe au sein de la Liquigas. C&#8217;est à dire : le GROUPE. Courir ensemble, de manière unie, c&#8217;est une chose pas si simple à organiser. Mais c&#8217;était déjà réussi au Tour Down Under. Entre le chaud et les premières fatigues s&#8217;est conclu le premier transfert de la saison et en voilà un autre qui m&#8217;attend. Au Qatar, le vent sera la principale embuche. L&#8217;équipe sera prête à batailler avec un objectif : escorter un Peter Sagan prêt à briller.</p>
<p style="text-align: justify;">Chers amis, à bientôt pour de nouveaux épisodes.</p>
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		<title>Bardet : &#171;&#160;J&#8217;ai des libertés et je dois en profiter&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
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		<category><![CDATA[AG2R La Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[GP de la Côte Étrusque]]></category>
		<category><![CDATA[GP La Marseillaise]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Bardet]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour sa première course en tant que professionnel, Romain Bardet a bien failli créer l&#8217;exploit. Dimanche, sur le Grand Prix La Marseillaise, le coureur d&#8217;AG2R La Mondiale s&#8217;est&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour sa première course en tant que professionnel, Romain Bardet a bien failli créer l&#8217;exploit. Dimanche, sur le Grand Prix La Marseillaise, le coureur d&#8217;AG2R La Mondiale s&#8217;est fait la malle dans la cité phocéenne, n&#8217;étant repris qu&#8217;à quelques mètres de la ligne. D&#8217;excellents débuts qu&#8217;il relativise. L&#8217;Auvergnat s&#8217;est livré à <strong>Velochrono, </strong>avec envie mais aussi mesure. Avant de filer vers l&#8217;Italie et le Grand Prix de la Côte étrusque, samedi, à Donoratico.<span id="more-33087"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Entre la prudence et l&#8217;opportunisme, le pragmatisme</h4>
<p style="text-align: justify;">Final du GP La Marseillaise. Mikael Cherel a profité d&#8217;une descente pour partir avec Romain Hardy : il se retrouvent seuls en tête, devant un groupe de chasse dans lequel le futur vainqueur, Samuel Dumoulin, n&#8217;est pas encore revenu. Romain Bardet, malgré son jeune âge, est présent dans le bon wagon et comprend qu&#8217;il a un coup à jouer en attendant son heure. Il a lui-même provoqué la cassure permettant à son compère Cherel de partir. Il joue la carte collective. Il faut dire que Davide Malacarne, à ses côtés, refuse de rouler. Une jonction s&#8217;opère et Rémy di Grégorio lâche bombe sur bombe, sans toutefois réussir à surprendre les cerbères des différents sprinteurs encore présents. Personne ne parvient à prendre la fuite durablement. La suite, <em>&laquo;&nbsp;c&#8217;est à l&#8217;instinct&nbsp;&raquo;</em> que l&#8217;ancien coureur de Chambéry l&#8217;écrit : il attaque et <em>&laquo;&nbsp;profite d&#8217;une situation décousue, puisque personne ne veut alors attaquer&nbsp;&raquo;</em>. Malgré le vent de face, il essaye de rallier la ligne en vainqueur. C&#8217;est une approche<em>&laquo;&nbsp;pragmatique&nbsp;&raquo;</em> qui a guidé l&#8217;Auvergnat, convaincu qu&#8217;il s&#8217;agissait là de la bonne répartition des rôles. Pour une centaine de mètres, sa manoeuvre est malheureusement un échec.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Si j&#8217;avais fait cinquième, dix jours après c&#8217;était oublié. La victoire offre des retombées bien plus durables, alors j&#8217;ai essayé.</div><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai essayé d&#8217;anticiper le sprint,</em> explique-t-il à <strong>Velochrono</strong>. <em>Quand j&#8217;ai vu qui était avec moi&#8230; Je savais que j&#8217;étais loin d&#8217;être le plus rapide. J&#8217;ai préféré tenter le tout pour le tout plutôt que de faire cinquième. Je ne vous apprendrai rien en disant que le but de l&#8217;équipe, cette année, c&#8217;est de gagner des courses&#8230;&nbsp;&raquo;</em> Mais pour un néo-pro, finir dans le top 10 ou mieux de sa première course, qui plus est une manche de Coupe de France, ça n&#8217;aurait quand même pas fait tâche, si ?<em> &laquo;&nbsp;J&#8217;ai toujours voulu courir pour gagner, </em>répond un Romain Bardet convaincant. <em>Si j&#8217;avais fait cinquième, dix jours après c&#8217;était oublié. La victoire offre des retombées bien plus durables, individuellement mais aussi pour l&#8217;équipe. Alors j&#8217;ai essayé. Je ne jouerai pas la gagne tous les week-ends&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<h4 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;espère être loin du niveau que je pourrais atteindre&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est là que la théorie de cet étudiant à l&#8217;école de commerce de Grenoble devient intéressante. Selon lui, les courses du début de saison ne sont pas celles sur lesquelles il doit sagement observer, apprendre. C&#8217;est là, et peut-être pas ailleurs, qu&#8217;il va pouvoir véritablement s&#8217;exprimer. Avant que les choses se corsent : <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est rassurant d&#8217;arriver en bonne forme si tôt, mais en même temps, je me dis que c&#8217;est peut-être des courses les plus abordables pour moi cette année : la distance est courte, le scénario se rapproche de celui des compétitions amateurs, le parcours est vallonné&#8230; J&#8217;espère être loin du niveau que je pourrais atteindre. Mais c&#8217;est pareil pour tout le monde.&nbsp;&raquo; </em>Au sein de son équipe AG2R La Mondiale, Romain Bardet est félicité pour son comportement. <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai apprécié de voir que des anciens comme Hubert Dupont ou Lloyd Mondory m&#8217;ont de continuer ainsi, toujours dans cet esprit là. Dans le peloton, à chaque fois que je croisais un coéquipier, il avait un mot pour moi. Je me sens comme à Chambé</em> (Le CCF, réserve de l&#8217;équipe de Vincent Lavenu, où il évoluait jusqu&#8217;à cet hiver, ndlr), <em>comme dans un groupe de potes.&nbsp;&raquo; </em>Des premiers pas qui conviennent à tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Vincent Lavenu m&#8217;a bien dit qu&#8217;il fallait que je profite du fait de ne pas être connu de mes adversaires. Mais j&#8217;espère que ça ne va pas durer longtemps !</div>Romain Bardet figurait parmi les meilleurs espoirs mondiaux de la saison 2011. Le franchissement du Rubicon l&#8217;a fait passer dans une nouvelle dimension, mais c&#8217;était aussi une remise à zéro des compteurs. Question : <em>&laquo;&nbsp;Dimanche, aviez-vous vraiment l&#8217;impression d&#8217;être anonyme, ou sentiez-vous que vous étiez surveillé de par votre statut ?&nbsp;&raquo; &nbsp;&raquo;Oula&#8230; Jamais je n&#8217;aurais la prétention de dire ça,</em> lâche-t-il avec une once de panique.<em> Non non pas du tout, loin de là. Et Vincent Lavenu m&#8217;a bien dit qu&#8217;il fallait que je profite de cette situation, du fait de ne pas être connu de mes adversaires. Mais j&#8217;espère que ça ne va pas durer longtemps (rires) ! Pour l&#8217;instant, je sais bien que je lève le cul de la selle, personne ne va venir me chercher. Si, peut-être parce que je porte un maillot d&#8217;équipe World Tour ? Mais pas à cause de mon nom. J&#8217;ai des libertés et je dois en profiter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h4 style="text-align: justify;">Premier test au Faron, débuts World Tour en Catalogne</h4>
<p style="text-align: justify;">Le jeune garçon est encore le cul entre deux chaises : devenu professionnel par contrat, il ne l&#8217;est peut-être pas encore totalement dans le style, la façon de courir. Et en est conscient. <em>&laquo;&nbsp;Je garde mes acquis d&#8217;amateur : la giclette, la capacité à encaisser la course quand elle est lancée dès le premier kilomètre. Je savais que je n&#8217;aurai pas à calculer. Que je devais être offensif dès que la situation le permettant. J&#8217;ai quand même remarqué, par contre, que j&#8217;avais pu gagner en puissance pendant l&#8217;hiver. D&#8217;habitude, des ascensions comme, dimanche, le Col de l&#8217;Espigoulier, à 3 ou 4 % de pente moyenne, j&#8217;ai du mal. Là, ça allait. Je ne m&#8217;inquiète pas, les autres me disent que ça ira encore mieux après avoir goûté aux courses World Tour.&nbsp;&raquo; </em>Les débuts à ce niveau sont prévus pour le Tour de Catalogne. Avant, il fera un très gros mois de février. <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;idée, c&#8217;était que je sois le coureur de l&#8217;équipe qui encaisse le plus de jours de course durant le mois, pour ensuite souffler en mars. C&#8217;est bien de partir fort, pour un néo-pro.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">J&#8217;ai hâte car je vais voir comment je récupère.</div>Prochaine course : samedi, le Grand Prix de la Côte étrusque. Une course que Romain Bardet devine <em>&laquo;&nbsp;stéréotypée comme le sont celles où il y a ces équipes italiennes si organisées sur les parcours plats.&nbsp;&raquo;</em> L&#8217;Italie est le pays étranger qu&#8217;il a le plus souvent visité l&#8217;année passée. Pour son retour dans la botte, il s&#8217;est appliqué : <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai tout regardé d&#8217;assez près sur le net&#8230; Je vais surtout chercher à faire de gros efforts pour travailler, car vu la météo, difficile de m&#8217;entraîner au mieux cette semaine. Après, j&#8217;irai au Tour Med. Là encore, les distances seront courtes, le terrain accidenté. Le niveau sera plus élevé qu&#8217;à La Marseillaise, mais la topographie du parcours est abordable pour un jeune. Plus que le Tour du Haut-Var, où il y a deux fois plus de 200 bornes. Le premier test, ce sera le Mont Faron. Cette étape va me permettre de voir où je me situe. Je vais chercher à emmener notre leader, Rinaldo Nocentini, le plus loin posssible. C&#8217;est aussi ma première courses par étapes. J&#8217;ai hâte car je vais voir comment je récupère.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Taaramae : &#171;&#160;Plus fort que jamais&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Bouthier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Rémy di Grégorio]]></category>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il pense à Paris-Nice. Il pense au maillot blanc du Tour de France. Et c&#8217;est ce qu&#8217;Eric Boyer lui demande. Leader désigné de Cofidis pour la saison 2012,&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il pense à Paris-Nice. Il pense au maillot blanc du Tour de France. Et c&#8217;est ce qu&#8217;Eric Boyer lui demande. Leader désigné de Cofidis pour la saison 2012, Rein Taaramae a des responsabilités qui l&#8217;inspirent. Très à l&#8217;aise dans ce rôle qui pourrait provoquer son explosion durant l&#8217;année à venir, l&#8217;Estonien se confie à <strong>Velochrono</strong>. <span id="more-33037"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai passé un hiver incroyable&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">C&#8217;est la première fois que l&#8217;équipe me dit clairement que je suis le leader, et ça met la pression. Mais je suis prêt à endosser ce rôle.</div>Rein Taaramae était probablement un petit garçon très sage. En tout cas, à 24 ans, l&#8217;Estonien est d&#8217;une éducation rare. Poli, discret, une voix calme et douce, un regard posé et qui ne se détourne jamais de son interlocuteur. Ou si, parfois, pour observer un peu plus loin. Un réflexe qui lui prend chaque fois que l&#8217;on évoque son rôle de leader unique au sein de l&#8217;équipe Cofidis. Ses yeux, alors, se mettent aussi à briller. Car ce rôle, dans lequel Éric Boyer a décidé de l&#8217;installer en 2012, Taaramae l&#8217;attendait. <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est la première fois que l&#8217;équipe me dit clairement que je suis le leader, et ça met la pression</em>, ne cache pas le natif de Tartu, deuxième plus grande ville d&#8217;Estonie, à <strong>Velochrono</strong>. <em>Mais ça ne m&#8217;a pas surpris non plus, parce que je suis prêt à endosser ce rôle là.&nbsp;&raquo; </em>Ni surprise, ni émotion. <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;aurai à chaque course plus de pression, mais aussi plus de motivation. Et j&#8217;espère que ça peut m&#8217;aider à aller encore plus loin.&nbsp;&raquo; </em>Le tout dit avec un grand sourire. Pas de doute, Rein Taaramae est heureux de ce qui lui arrive. <em>&laquo;&nbsp;Ouais ! J&#8217;ai passé un hiver incroyable&nbsp;&raquo;</em>, savoure-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche, il a lancé sa saison par une première échappée sur le GP La Marseillaise. Histoire de tourner les jambes, car ce sont des actions bien plus grandes, sur des courses bien plus relevées, que l&#8217;on attend de lui cette saison. Et Taaramae ne semble pas douter de ses capacités à y parvenir. <em>&laquo;&nbsp;Cela fait pas mal d&#8217;années qu&#8217;on me dit que j&#8217;ai le potentiel pour ça. Et année après année, j&#8217;ai progressé. Et du coup, arrivé fin 2011, personne ne s&#8217;est vraiment posé la question de savoir si je devais devenir le leader pour 2012. Parce que si je continue à progresser comme ça, alors je peux rentrer dans le top 10 du Tour, remporter le maillot blanc, remporter Paris-Nice&#8230;&nbsp;&raquo; </em>De fait, Éric Boyer, le manager général de Cofidis, a clairement expliqué avoir décidé de constituer autour de son protégé une <em>&laquo;&nbsp;garde rapprochée&nbsp;&raquo;</em> en montagne. Avec des habitués de la maison &#8211; David Moncoutié, Damien Monier &#8211; et des recrues : le néo-pro Rudy Molard et surtout Rémy di Grégorio.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">J&#8217;ai vu la qualité du travail de Di Grégorio chez Astana. Déjà, au premier stage, je l&#8217;ai trouvé très fort.</div><em>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas encore habitué à ça, </em>commente un Taaramae pour le coup un peu gêné. <em>L&#8217;an passé, c&#8217;était la première fois que l&#8217;équipe me protégeait déjà beaucoup. Je m&#8217;habitue à peine, et je pense que j&#8217;ai encore besoin d&#8217;un an pour être vraiment à l&#8217;aise avec ça, d&#8217;avoir des équipiers autour de moi, ne plus hésiter à demander des bidons, ne plus avoir peur de demander quelque chose. Parce que ce n&#8217;est pas facile non plus, ce n&#8217;est pas très naturel.&nbsp;&raquo; </em>Ce qui ne l&#8217;empêche pas de se féliciter du recrutement de Di Grégorio. <em>&laquo;&nbsp;L&#8217;an passé, j&#8217;ai vu la qualité de son travail chez Astana, aux côtés de Vinokourov et d&#8217;autres. J&#8217;en ai parlé à Éric, Éric en a parlé avec lui, et ça s&#8217;est fait. Ce serait super qu&#8217;il fasse le même boulot avec moi ici. Déjà, au premier stage, je l&#8217;ai trouvé très fort sur les quelques cols qu&#8217;on a grimpés.&nbsp;&raquo; </em>Pour l&#8217;Estonien, pas de doute, le grimpeur marseillais est reparti dans le bon sens après quelques années d&#8217;errance. <em>&laquo;&nbsp;Quand j&#8217;étais encore amateur, lui était déjà professionnel et tout le monde parlait de lui comme un très fort potentiel, sans doute un peu trop tôt. Il a eu des problèmes de mental, mais l&#8217;an dernier il a bien montré qu&#8217;il avait su se remotiver, notamment avec sa victoire sur Paris-Nice. Donc je pense que ce n&#8217;est plus un problème.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h4 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Mon objectif n°1, c&#8217;est le maillot blanc&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Le chrono sur les pentes du col d&#8217;Èze, c&#8217;est sans doute un avantage. Mende ? Il y a deux ans, j&#8217;ai feut neuvième. Je suis super content du parcours de Paris-Nice.</div>Quatrième de ce même Paris-Nice, vainqueur d&#8217;étape sur le Tour d&#8217;Espagne, douzième et deuxième meilleur jeune du Tour de France, Taaramae va devoir cravacher s&#8217;il veut faire mieux qu&#8217;en 2011. Pourtant, à homme discret, coureur discret. Le Balte reste peu connu du grand public malgré ses progrès constants. Mais justement, ceci explique cela, selon l&#8217;intéressé. <em>&laquo;&nbsp;Déjà, l&#8217;équipe ne me met pas beaucoup en avant pour me protéger, me permettre de mener une vie tranquille. Mais si on regarde ma carrière, depuis 2008 (sa première saison pro, ndlr), chaque année, j&#8217;ai franchi un palier. Alors que si on regarde Pierre Rolland, il claque une étape au Tour, pam, il gagne le maillot blanc, pam ; mais avant, il ne faisait pas grand chose. Moi, je suis allé tout doucement, et du coup ma performance était moins une surprise. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;on m&#8217;a oublié, mais on n&#8217;en parle pas trop parce que c&#8217;est plus discret. Si moi aussi j&#8217;avais fait tout d&#8217;un coup deuxième du maillot blanc et victoire d&#8217;étape à la Vuelta, je pense qu&#8217;on en aurait plus parlé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les collègues de l&#8217;Estonien sont moins dupes. <em>&laquo;&nbsp;Au briefing, les directeurs sportif, dans le bus, ils parlent de Cofidis et de moi. Et dans le peloton, on me regarde, on ne me laisse pas prendre les échappées ou faire n&#8217;importe quoi. Eux ils savent.&nbsp;&raquo; </em>Ils savent que l&#8217;homme est dangereux. Et ambitieux. Cette semaine, il poursuivra sur l&#8217;Étoile de Bessèges sont début de saison en équipier de luxe, avant de faire <em>&laquo;&nbsp;un stage d&#8217;entraînement de dix jours puis le Tour du Haut-Var, Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Je veux bien faire sur ces deux courses.&nbsp;&raquo;</em> Qu&#8217;il connaît bien, puisqu&#8217;il avait aussi terminé troisième de l&#8217;épreuve espagnole il y a deux ans. Mais la Course au soleil revêt pour lui et son équipe une importance supérieure. Au point d&#8217;envisager la victoire finale ?<em> &laquo;&nbsp;Avec mon niveau, je pense que tout est possible. Avec mes jambes, l&#8217;expérience qui rentre&#8230; J&#8217;ai fait deux grands tours l&#8217;an passé, aujourd&#8217;hui je crois que je suis plus fort que jamais. Mais, si déjà je fais encore quatrième, ce sera très bien !&nbsp;&raquo;</em> D&#8217;autant que <a href="http://www.velochrono.fr/actu/2012/paris-nice-un-chrono-sur-le-col-deze/">le parcours, révélé récemment</a>, n&#8217;est pas pour lui déplaire. <em>&laquo;&nbsp;Le chrono sur les pentes du col d&#8217;Èze, c&#8217;est mieux pour moi face à des Bradley Wiggins, Tony Martin, qu&#8217;un chrono plat. C&#8217;est sans doute un avantage. Mende ? Il y a deux ans, j&#8217;ai fait neuvième là-bas, alors cette année &#8230; Je suis super content du parcours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">J&#8217;ai deux autres objectifs, mais je ne veux pas les dire, parce que je ne veux pas que mes concurrents sachent quelle course je prépare à fond.</div>Mais Rein Taaramae voit déjà plus loin. <em>&laquo;&nbsp;Mon objectif n°1, c&#8217;est gagner le maillot blanc, </em>lance-t-il sans hésitation, avant d&#8217;ajouter : <em>Et j&#8217;ai deux autres objectifs, mais je ne veux pas les dire. C&#8217;est une surprise. Je ne veux pas les dire, parce que je ne veux pas que mes concurrents sachent quelle course je prépare à fond. Mais il y en a deux où je veux faire très fort.&nbsp;&raquo; </em>Le doute ne finit par le saisir qu&#8217;à l&#8217;évocation d&#8217;un duel cornélien : préférerait-il terminer dans le top 5 de la grande boucle ou remporter Paris-Nice ? Une longue hésitation. Puis : <em>&laquo;&nbsp;Gagner Paris-Nice. Parce que c&#8217;est une victoire.&nbsp;&raquo; </em>Le symbole d&#8217;une saison 2012 où, pour définitivement signifier son entrée dans le gotha mondial, un succès sur une grande course par étapes d&#8217;une semaine serait toute à propos. <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est difficile à dire, parce qu&#8217;on n&#8217;est pas en World Tour, donc on ne fait pas tant de courses par étapes d&#8217;une semaine que ça, </em>nuance-t-il. <em>Mais oui, je vais tout faire pour.&nbsp;&raquo; </em>Il sourit toujours. Sans un bruit, il se lève et s&#8217;éloigne. Discret, mais sûr de lui.</p>
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		<title>Kern : &#171;&#160;J&#8217;ai le beau rôle&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:39:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa saison 2011 a été difficile à apprécier. Devait-il se réjouir, s&#8217;inquiéter ? Christophe Kern remportait une étape du Dauphiné en juin, puis il était sacré champion de&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa saison 2011 a été difficile à apprécier. Devait-il se réjouir, s&#8217;inquiéter ? Christophe Kern remportait une étape du Dauphiné en juin, puis il était sacré champion de France du chrono. Le Tour de France promettait d&#8217;être beau. Mais une blessure au genou a mis fin à sa saison. En 2012, le coureur d&#8217;Europcar entend reprendre sa marche en avant. Il va toutefois faire les choses dans l&#8217;ordre : d&#8217;abord guérir à 100 %, ensuite attendre patiemment son heure, l&#8217;été encore une fois dans le viseur. Conscient qu&#8217;avec l&#8217;exposition de Thomas Voeckler et Pierre Rolland, l&#8217;Alsacien a l&#8217;avantage de la discrétion. Interview <strong>Velochrono</strong>.<span id="more-33114"></span></p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Au stage, j&#8217;étais en retrait par rapport au groupe&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Christophe, interdiction de parler de votre genou, c&#8217;est quelque chose que vous souhaitez oublier ?</h5>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai encore eu une alerte à Noël et j&#8217;ai du couper un peu&#8230; Mais, de toute façon, faut pas chercher midi à quatorze heures : il faut juste que ça tienne. Je dois retrouver la condition le plus vite possible. Je reprend à Majorque. Puis je ferai Laigueglia, Sardaigne, et selon la forme, on verra si je vais ou pas à Paris-Nice.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous ferez un bilan fin février ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Peut-être pas si tard. Déjà en sortant de Majorque. Voir les sensations, comment ça tourne. J&#8217;ai vu au stage que j&#8217;étais en retrait par rapport au groupe. Je cours après la condition.</p>
<h5 style="text-align: justify;">C&#8217;est mieux pour vous d&#8217;aller courir en Italie, en Espagne, non ? C&#8217;est plus votre profil.</h5>
<p style="text-align: justify;">Surtout, Majorque, ça permet de faire les courses que l&#8217;on veut. On sera à douze. Si un jour on est moins bien et on arrête, on peut repartir le lendemain. Dans une optique de préparation c&#8217;est mieux.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et puis la météo de Majorque conviendra mieux à votre genou.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Le but c&#8217;est de faire rapidement deux courses par étapes pour rattrapper mon retard.</div>Oui mais il ne fera pas chaud non plus ! Le but c&#8217;est de faire rapidement deux courses par étapes pour rattrapper mon retard. Retrouver la puissance. Et si j&#8217;irai à Paris-Nice, ce sera en équipier. Donner un coup de main à ceux qui joueront le général et les étapes.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Si vous aviez été au top, Paris-Nice vous aurait plu, notamment avec ce chrono au Col d&#8217;Eze.</h5>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sûr&#8230; Ca aurait été une course intéressante pour moi. Mais c&#8217;est compliqué. Avec cette longue coupure, c&#8217;est spécial. De toute façon, vu que je suis en Alsace, pour rouler l&#8217;hiver, c&#8217;est difficile. Déjà l&#8217;année dernière, Jean-René (Bernaudeau) m&#8217;a dit : en début de saison, je n&#8217;attend rien de toi. J&#8217;ai pu être tranquille. Tu cogites pas, comme ça. Tu ne te dis pas : faudrait que je fasse plus, etc. Pas besoin de rouler dans les mauvaises conditions. Tout cela est lié au climat, chez moi, ainsi qu&#8217;à ma blessure. C&#8217;est un tout.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Si on peut être invité sur la Vuelta, ce serait bien&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Pourquoi ne pas aller rouler dans le sud, justement ?</h5>
<p style="text-align: justify;">La solution c&#8217;est de faire des stages, mais je suis pas fan. Je préfère profiter de la famille l&#8217;hiver. Quitte à être moins bien en début d&#8217;année. Le but, cette saison, c&#8217;est de revenir à mon niveau pour le Tour du Trentin et le Tour de Romandie. Essayer de faire de belles choses là-bas, de bons résultats. Après la Romandie, petite coupure, et ensuite ce sera un peu le même programme que l&#8217;année dernière : Bavière, Dauphiné, Championnats, Tour de France. La Bavière, c&#8217;est une belle course, une belle approche.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et après le Tour ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Si on peut être invité sur la Vuelta, ce serait bien. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;au niveau des équipes françaises, AG2R et FDJ sont déjà sûres d&#8217;y être. Cofidis sera invitée aussi. Reste Saur-Sojasun et nous&#8230; Il n&#8217;y aura jamais cinq équipes françaises au départ ! Ca va être compliqué. Mais on attend la réponse avec impatience. J&#8217;aimerais vraiment bien qu&#8217;on y soit.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Europcar est la plus renommée des équipes de deuxième division, depuis les performances du dernier Tour de France. N&#8217;êtes-vous pas en train de sous-estimer votre attractivité ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Quand on ne joue pas sa carte personnelle, on ne peut pas gagner !</div>Non, c&#8217;est vrai : on a toutes nos chances. Mais les invitations, il y a toujours des surprises. Aux organisateurs de faire leur choix. On est dans l&#8217;attente. On a malgré tout eu un super programme l&#8217;année dernière et ce sera encore le cas cette année. Je parlais de la Vuelta parce que la saison dernière, on a bien marché jusqu&#8217;au Tour, et après, on nous a moins vus. Faire la Vuelta ce serait un bel objectif. Pour un mec comme moi, spécialiste des courses par étapes, les épreuves en France ne sont pas dans le bon registre. Et puis Thomas (Voeckler) voudra préparer les Mondiaux.</p>
<h5 style="text-align: justify;">La Romandie, c&#8217;est sûr que vous y serez ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Pas sûr. Mais l&#8217;année dernière on y était. On espère y retourner. Même le Trentin, je ne sais pas encore si on est pris.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Jean-René Bernaudeau dit que son rêve serait de voir tous ses coureurs gagner dans l&#8217;année. L&#8217;effectif d&#8217;Europcar n&#8217;est-il pourtant pas un peu trop hétérogène ?</h5>
<p style="text-align: justify;">On a quand même pas mal de gars différents qui ont levé les bras l&#8217;an dernier. Une bonne moitié. Mais dans une équipe, il faut bien des leaders&#8230; Thomas Voeckler, il est tout le temps là. De février à octobre. Après, on est quelques uns derrière avec un statut à assumer sur quelques courses. Et il y aura des surprises et révélations, comme j&#8217;en ai été une en 2011. A côté de nous, il y a des équipiers. Ceux qui emmènent le sprinteur, etc. Quand on ne joue pas sa carte personnelle, on ne peut pas gagner !</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Il y a une grosse attente sur Pierrot&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Parlons du Tour de France. Thomas Voeckler est plus âgé que Pierre Rolland. Il serait logique, guidé par les perspectives d&#8217;avenir, que l&#8217;aîné se mette au service du plus jeune. Mais vous, où vous situez-vous par rapport à tout ça ? On parle moins de vous, alors que le Tour de France va profiter aux adeptes des chronos. Et ce n&#8217;est sans doute pas pour vous déranger.</h5>
<p style="text-align: justify;">Jean-René Bernaudeau l&#8217;a bien dit : au départ du Tour de France 2011, c&#8217;est moi qui était prévu pour viser le général. Vu ce qu&#8217;ils ont fait en mon absence, c&#8217;est sûr que Thomas et Pierre vont être très attendus.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Bien sûr, vous n&#8217;allez pas vous mettre à freiner en course, mais ce serait la bonne tactique que d&#8217;arriver au départ du Tour de France dans l&#8217;ombre de vos deux coéquipiers ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sûr. J&#8217;ai le beau rôle. Mais je ne me pose pas trop de questions par rapport à ça. C&#8217;est loin. Faut déjà que le genou tienne. A partir du moment où l&#8217;on signe quelques résultats avant le Tour de France, que la forme est là, qu&#8217;on est bien dans la tête, que l&#8217;on évite les chutes en début de course&#8230; (Il coupe) L&#8217;année dernière je marchais bien, Thomas on savait aussi qu&#8217;il marchait bien. Il fait dixième du Dauphiné juste derrière moi. Sur cette même course, Pierre est échappé tous les jours (sic). Tous les trois, on avait plus ou moins le même niveau. Ils ont réussi, ensuite, à être avec les tous meilleurs, répondre aux attaques, limite parfois être les plus forts. On l&#8217;a vu au Plateau de Beille avec Thomas. Ca donne de la motivation pour les années à venir. Mais on va voir&#8230; Chaque année est différente. Il y a une grosse attente sur Pierrot. On parle de nous trois, mais Pierrot c&#8217;est le plus jeune. C&#8217;est le maillot blanc. C&#8217;est lui qui incarne l&#8217;avenir. Il ne faut pas qu&#8217;il se mette trop de pression et c&#8217;est sûr que dans les années à venir, il va jouer le podium. Peut-être dès l&#8217;année prochaine, ou dans deux à trois ans.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous le conseillez pour le chrono ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non, non. On en parle un peu pour les positions, c&#8217;est tout. Il va le bosser, il va avoir un nouveau vélo.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Il est grimpeur mais il est grand, il a les moyens de progresser.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Il ne faudra pas me demander de résultats en début de saison.</div>Il a une carrure ! Et le chrono, il faut aussi se le mettre dans la tête. Il n&#8217;a pas été ridicule sur le dernier chrono du Tour. Il n&#8217;est pas si loin que ça. Les frères Schleck veulent gagner le Tour ? Et bien ils étaient derrière Pierrot à Grenoble ! Il y a de quoi faire. L&#8217;année dernière, on peut de toute façon dire que l&#8217;on a ouvert un nouveau créneau. Le général, on l&#8217;avait mis de côté ces dernières années. On y pense de plus en plus. On a des cartes à jouer. Déjà en 2011. C&#8217;est pour ça que j&#8217;étais déçu : je les voyais, tous les deux, dans les cols&#8230; J&#8217;aurais aimé être avec eux. On aurait peut-être pu gagner le classement par équipes du Tour. (Silence) Pour revenir à ce que vous disiez tout à l&#8217;heure, oui Pierrot il incarne l&#8217;avenir, mais Thomas, il est encore loin de régresser. On le voit de plus en plus : des gars de quasiment quarante ans arrivent à tenir.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Bon, on résume : vous reprenez à Majorque, vous faites le point, ensuite vous êtes équipier. Pour la Romandie, retour en force. Dauphiné, top 5&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">(Rires) Non, en gros.. Oui&#8230; L&#8217;équipe n&#8217;aura pas trop à compter sur moi en début d&#8217;année. Il ne faudra pas me demander de résultats. C&#8217;est bien : je vais pouvoir revenir tranquillement. Il sera quand même important que je me montrer avant juin, mais effectivement, c&#8217;est à partir de début avril que je vais pointer à nouveau le bout de mon nez. Mai, juin, juillet, ce sera les gros mois.</p>
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