<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Velochrono &#187; Portraits / Interview</title>
	<atom:link href="http://www.velochrono.fr/actu/category/portraits-interview/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.velochrono.fr/actu</link>
	<description>L&#039;actualité du cyclisme professionnel</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 18:24:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.3</generator>
		<item>
		<title>Coppel : &#171;&#160;Je ne m&#8217;enflamme pas&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/coppel-je-ne-menflamme-pas/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/coppel-je-ne-menflamme-pas/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 07:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Bouthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits / Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Etoile de Bessèges]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Coppel]]></category>
		<category><![CDATA[Paris-Nice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=33223</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La saison 2012 commence bien pour Jérôme Coppel et son équipe Saur-Sojasun. Le coureur français, qui est parvenu à entrer dans le top 15 du dernier Tour de&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La saison 2012 commence bien pour Jérôme Coppel et son équipe Saur-Sojasun. Le coureur français, qui est parvenu à entrer dans le top 15 du dernier Tour de France, répond aux questions de <strong>Velochrono</strong>, trois jours après avoir débloqué son compteur dans le Gard. En gardant le sens de la mesure.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-33223"></span></p>
<h5 style="text-align: justify;">Jérôme, vous avez remporté l&#8217;Étoile de Bessèges et le Tour de Murcie en 24 heures, bravo !</h5>
<p style="text-align: justify;">(Rires) Je retiens surtout Bessèges ! Pour moi, à Murcie (en mars 2011, ndlr), Contador était autorisé à courir donc à gagner. Cette victoire reste à lui. Il nous a battu là-bas, ça restera la sienne.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Blague à part, votre double victoire sur le chrono en côte et au général final de l&#8217;Étoile de Bessèges, dimanche, a dû vous faire plaisir ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je sais qu&#8217;en visant le général des épreuves par étapes, je me prive de pas mal de possibilités, mais je tournais autour de la victoire depuis un moment.</div>Oui, c&#8217;est une bonne chose de faite. Je ne suis pas quelqu&#8217;un qui gagne beaucoup (il s&#8217;agit de ses septième et huitième victoires depuis qu&#8217;il est passé pro en 2008, ndlr). Je n&#8217;avais plus remporté de course depuis septembre 2010, c&#8217;est quelque chose qui me manquait un peu. On fait du vélo pour gagner des courses. Après, je sais qu&#8217;en visant le général des épreuves par étapes, je me prive de pas mal de possibilités, mais je tournais autour depuis un moment. Là, les sensations étaient bonnes, le parcours me convenait. Alors réussir à gagner deux fois comme ça, dès le début de saison, c&#8217;est super pour la confiance, aussi bien la mienne que, collectivement, celle de l&#8217;équipe.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Oui car dimanche matin, c&#8217;est votre coéquipier Stéphane Poulhiès qui remportait la première demi-étape du jour&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Tout au long de la semaine, on avait bien couru sans être récompensé, c&#8217;était frustrant. Là, Stéphane gagne le matin, et forcément ça nous a motivé pour l&#8217;après-midi, surtout moi, je savais qu&#8217;il y avait un coup à faire. En plus, Anthony Delaplace termine meilleur jeune, on gagne le classement par équipes&#8230; C&#8217;est une semaine pleine pour Saur-Sojasun.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous vous attendiez à être en forme aussi tôt dans la saison ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non, c&#8217;est plutôt une surprise. J&#8217;ai quand même passé un hiver correct, où les bonnes conditions m&#8217;ont permis de rouler un peu plus que prévu. Au stage que l&#8217;on a effectué avec l&#8217;équipe à Calpe (Espagne), en janvier, je voyais bien que ça tournait pas mal, mais de là à remporter le classement général de l&#8217;Étoile de Bessèges&#8230; Mais bon, avec ce chrono en fin de programme, j&#8217;espérais bien monter en puissance au fil des jours. Et c&#8217;est ce qui s&#8217;est passé.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous aviez déjà bien marché en février l&#8217;an dernier (quatrième de la Ruta del Sol, cinquième de l&#8217;Étoile de Bessèges), mais pas trop les années précédentes. Qu&#8217;est-ce qui a changé ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">C&#8217;est quand j&#8217;ai vu qu&#8217;il y avait ce chrono en côte que je me  suis décidé à courir l&#8217;Étoile de Bessèges. J&#8217;ai fait les choses  sérieusement.</div>En fait, ça a changé en 2010. Quand je suis passé pro à la Française des Jeux, je ne visais pas du tout le début de saison. Je n&#8217;avais pas Paris-Nice ou toute autre course en tête. Je reprenais tranquillement. Mais depuis que je suis arrivé chez Saur-Sojasun, Paris-Nice est devenu un objectif et donc je dois répondre présent dès février. C&#8217;est là que j&#8217;ai commencé à me préparer pour le tout début de saison.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous dites que vous espériez monter en puissance en vue de ce contre-la-montre en côte. Mais l&#8217;aviez-vous repéré ?</h5>
<p style="text-align: justify;">En fait, les coureurs de l&#8217;équipe qui ont doublé le GP La Marseillaise et Bessèges l&#8217;ont repéré entre les deux épreuves. Alors, quand je suis arrivé sur place mardi, la veille du départ de l&#8217;Étoile, ils ont pu me donner des infos sur le matériel et les braquets à utiliser. Ensuite, le jeudi, je l&#8217;ai repéré en voiture, et à nouveau dimanche, entre les deux demi-étapes.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Donc cette victoire, ce n&#8217;est pas vraiment un hasard ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non, non. Quand j&#8217;ai établi mon programme de course, j&#8217;ai hésité entre le Challenge de Majorque et l&#8217;Étoile de Bessèges. Et c&#8217;est quand j&#8217;ai vu qu&#8217;il y avait ce chrono en côte que je me suis décidé, même si je ne connaissais pas la bosse. Alors, une fois sur place, j&#8217;ai fait les choses sérieusement, ce qui veut dire repérer le parcours et étudier les braquets.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et la victoire finale a suivi car ce contre-la-montre, vous l&#8217;avez écrasé : Rein Taaramae, deuxième de l&#8217;étape, est à 26 secondes en à peine 9,7 km !</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je relativise : c&#8217;est l&#8217;Étoile de Bessèges, et les différences de préparation sont souvent flagrantes en début de saison.</div>Je visais surtout la victoire d&#8217;étape, parce que Pierre (Rolland, leader avant l&#8217;étape) avait vingt secondes d&#8217;avance au général, et sur neuf kilomètres&#8230; J&#8217;ai été surpris de l&#8217;écart à l&#8217;arrivée. Mais je relativise : c&#8217;est l&#8217;Étoile de Bessèges, et les différences de préparation sont souvent flagrantes en début de saison&#8230; Je ne m&#8217;enflamme pas. Je suis content des sensations et de la victoire, mais je ne me dis pas que j&#8217;ai écrasé le chrono et que ce sera pareil dans les mois à venir.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Cet exercice du contre-la-montre en côte, même si celui-là était particulier avec deux-tiers de plaine, vous l&#8217;appréciez ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui, c&#8217;est quelque chose que j&#8217;aime vraiment bien. D&#8217;une façon générale, j&#8217;aime les chronos un peu difficiles. Dès les catégories juniors, les chronos en bosse, c&#8217;est ce qui me plaisait le plus et me convenait le mieux. Je roule pas mal et je grimpe plutôt bien, donc c&#8217;est un bon compromis pour moi. Et un exercice que j&#8217;affectionne.</p>
<h4 style="text-align: right;">À Paris-Nice, objectif top 10, mais <em>&laquo;&nbsp;il peut y avoir de bonnes surprises&#8230;&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Vous n&#8217;êtes évidemment pas sans savoir que c&#8217;est précisément un chrono en côte, sur les pentes du col d&#8217;Èze, qui conclue le prochain Paris-Nice&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui mais ça n&#8217;a vraiment rien à voir ! Il n&#8217;y aura quasiment que la bosse, pas de plat avant, ce n&#8217;est pas du tout pareil qu&#8217;à Alès. Et puis, la concurrence ne sera pas la même non plus&#8230; Je ne m&#8217;enflamme pas. Je sais qu&#8217;à Bessèges, beaucoup n&#8217;étaient pas encore prêts ; et que Paris-Nice est une épreuve World Tour, avec tous les meilleurs. C&#8217;est la première grosse course de l&#8217;année, tout le monde veut marcher là-bas !</p>
<h5 style="text-align: justify;">Le chrono d&#8217;Èze, la montée Laurent Jalabert à Mende, &#8230; Que pensez-vous du parcours ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je ne m&#8217;inquiète pas pour Taaramae, il sera beaucoup plus fort à Paris-Nice qu&#8217;à Bessèges !</div>Je le trouve super ! Tous les ans, le parcours est vraiment pas mal, mais cette année, entre le chrono du premier jour et sa côte des 17 tournants, les quelques arrivées en bosse dont Mende et le contre-la-montre à Èze&#8230; C&#8217;est un parcours équilibré qui me plaît bien, et qui devrait me convenir. Mende ? J&#8217;y fais onzième il y a deux ans, et depuis, j&#8217;ai progressé, donc si la forme est là, je pense être capable de bien m&#8217;en sortir. Évidemment, on ne sait jamais, entre les circonstances de course, la météo&#8230; Il y a des aléas que l&#8217;on ne maîtrise pas. Mais si la forme est là, il n&#8217;y a pas de raison.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quel est votre objectif sur ce Paris-Nice 2012 (4-11 mars) ? Le podium final ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non ! C&#8217;est encore un top 10, comme il y a deux ans (neuvième après déclassement d&#8217;Alejandro Valverde, ndlr). Après, selon les circonstances de course, pourquoi pas viser plus haut, mais l&#8217;idée de départ c&#8217;est ça, et si je la réalise, ce sera déjà pas mal.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous venez quand même de largement dominer Rein Taaramae, quatrième de la Course au soleil l&#8217;an dernier&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Mais on en revient à la même chose : quel est son niveau de forme ? Il reste plus de trois semaines jusqu&#8217;au départ, et je ne m&#8217;inquiète pas pour Rein, il sera beaucoup plus fort à Paris-Nice qu&#8217;à l&#8217;Étoile de Bessèges ! C&#8217;est pour ça que mon objectif de départ sera le top 10. Après, il peut y avoir de bonnes surprises&#8230;</p>
<h5 style="text-align: justify;">Neuvième de Paris-Nice en 2010, non-invité l&#8217;an dernier mais deuxième et même désormais vainqueur sur tapis vert du Tour de Murcie au même moment : c&#8217;est une course, une période qui vous va bien ?</h5>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;arrive assez vite en forme en début d&#8217;année, donc j&#8217;en profite ! Il y a Paris-Nice à cette époque et c&#8217;est une des plus grosses courses de l&#8217;année, tant mieux. Mais je ne me prends pas non plus la tête avec ça. Ma forme est plutôt bonne, je vais y aller sereinement, en essayant de faire le meilleur résultat possible.</p>
<h5 style="text-align: justify;">D&#8217;ici là, vous n&#8217;allez pas prendre le départ du Tour Med, ce jeudi&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je ne suis pas quelqu&#8217;un qui court beaucoup, j&#8217;aime bien avoir de  longues périodes d&#8217;entraînement chez moi pour bien me préparer.</div>Non, je fais la Ruta del Sol (19-23 février) et la Classique d&#8217;Almeria (26 février) avant Paris-Nice. Je ne suis pas quelqu&#8217;un qui court beaucoup, j&#8217;aime bien avoir de longues périodes d&#8217;entraînement chez moi pour bien me préparer. Ne pas faire le Tour Med, ça me permet de ne pas enchaîner deux courses de suite, d&#8217;autant qu&#8217;on a quand même laissé pas mal de cartouches à Bessèges avec le froid. J&#8217;ai préféré rentrer chez moi, me reposer en espérant retrouver le soleil en Andalousie pour y peaufiner la forme. J&#8217;aime bien ces longues plages de récupération et de préparation.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Le but, pour vous et votre équipe, est aussi de marquer les esprits en vue du Tour de France, auquel vous n&#8217;êtes pas encore sûr de participer ?</h5>
<p style="text-align: justify;">On ne vas pas à Paris-Nice pour prouver quoi que ce soit à ASO, mais avant tout pour faire une bonne course et montrer que collectivement, on est fort et qu&#8217;on a notre place sur les plus grandes épreuves du calendrier. Et ça passe par de bons résultats, un bon comportement collectif.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Franchement, vous pensez vraiment que cette wild-card pour la grande boucle peut vous échapper ? La concurrence est bien moins rude que l&#8217;an dernier&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">On ne va pas à Paris-Nice pour prouver quoi que ce soit à ASO.</div>J&#8217;espère que vous avez raison ! Mais tant que je n&#8217;ai pas reçu l&#8217;information officielle, je me dis que ce n&#8217;est pas fait. L&#8217;an passé, on a été loin d&#8217;être ridicule : on a terminé à neuf à Paris, on a pris des échappées, j&#8217;ai terminé quatorzième du général&#8230; Cette année, on est capable de faire beaucoup mieux, surtout vu le parcours, alors j&#8217;espère vraiment qu&#8217;ASO va continuer à nous faire confiance.</p>
<h5 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Surtout vu le parcours&nbsp;&raquo;</em> : il vous avantage, avec notamment ses presque cent bornes de contre-la-montre ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Personnellement, il ne m&#8217;avantage pas énormément, mais en tout cas, il ne me désavantage pas. Le chrono reste ma spécialité de base. Je suis plutôt un rouleur qui grimpe qu&#8217;un grimpeur qui roule. Je vais bien retravailler l&#8217;exercice cette année. J&#8217;ai déjà commencé l&#8217;an passé, et je sens que je peux encore franchir un palier d&#8217;ici juillet.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Votre désormais treizième place de l&#8217;an dernier, elle vous laisse quel goût ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je suis satisfait. L&#8217;objectif était un top 15, donc il a été rempli, malgré quelques pépins en première semaine : j&#8217;ai été pris dans la même chute que Contador sur la 1e étape, ce qui m&#8217;a fait perdre deux minutes, puis je chute avec Wiggins vers Châteauroux, et j&#8217;en garde des séquelles à la jambe jusqu&#8217;à Paris&#8230; À l&#8217;arrivée, j&#8217;ai rempli mon objectif mais forcément, ça n&#8217;a pas eu un vrai impact parce que Thomas Voeckler fait quatrième, Pierre (Rolland) gagne à l&#8217;Alpe d&#8217;Huez et le maillot blanc&#8230; Je ne cherche pas forcément la médiatisation et la reconnaissance. J&#8217;ai fait mon boulot sur ce Tour, je sais que ça paiera dans les années à venir. Il y a quelques années, le premier Français était quatorzième du Tour (en fait 19e, John Gadret en 2010, et même 27e, Stéphane Goubert en 2007). Là, on a eu une année exceptionnelle. Mais je suis content que ma place soit passée inaperçue, parce que ça veut dire que les autres Français ont super bien marché. Ce qui me laisse plus un goût d&#8217;inachevé, c&#8217;est ma chute et ses séquelles. Sans ça, j&#8217;aurais probablement pu accrocher une meilleure place finale, me rapprocher du top 10. C&#8217;est donc sportivement que j&#8217;ai un sentiment d&#8217;inachevé. Mais pas en terme de notoriété ou de retombées.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/coppel-je-ne-menflamme-pas/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Kern : &#171;&#160;J&#8217;ai le beau rôle&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/kern-jai-le-beau-role/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/kern-jai-le-beau-role/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:39:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Interview de pros]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Challenge de Majorque]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Kern]]></category>
		<category><![CDATA[Europcar]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Rolland]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Voeckler]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=33114</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa saison 2011 a été difficile à apprécier. Devait-il se réjouir, s&#8217;inquiéter ? Christophe Kern remportait une étape du Dauphiné en juin, puis il était sacré champion de&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa saison 2011 a été difficile à apprécier. Devait-il se réjouir, s&#8217;inquiéter ? Christophe Kern remportait une étape du Dauphiné en juin, puis il était sacré champion de France du chrono. Le Tour de France promettait d&#8217;être beau. Mais une blessure au genou a mis fin à sa saison. En 2012, le coureur d&#8217;Europcar entend reprendre sa marche en avant. Il va toutefois faire les choses dans l&#8217;ordre : d&#8217;abord guérir à 100 %, ensuite attendre patiemment son heure, l&#8217;été encore une fois dans le viseur. Conscient qu&#8217;avec l&#8217;exposition de Thomas Voeckler et Pierre Rolland, l&#8217;Alsacien a l&#8217;avantage de la discrétion. Interview <strong>Velochrono</strong>.<span id="more-33114"></span></p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Au stage, j&#8217;étais en retrait par rapport au groupe&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Christophe, interdiction de parler de votre genou, c&#8217;est quelque chose que vous souhaitez oublier ?</h5>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai encore eu une alerte à Noël et j&#8217;ai du couper un peu&#8230; Mais, de toute façon, faut pas chercher midi à quatorze heures : il faut juste que ça tienne. Je dois retrouver la condition le plus vite possible. Je reprend à Majorque. Puis je ferai Laigueglia, Sardaigne, et selon la forme, on verra si je vais ou pas à Paris-Nice.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous ferez un bilan fin février ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Peut-être pas si tard. Déjà en sortant de Majorque. Voir les sensations, comment ça tourne. J&#8217;ai vu au stage que j&#8217;étais en retrait par rapport au groupe. Je cours après la condition.</p>
<h5 style="text-align: justify;">C&#8217;est mieux pour vous d&#8217;aller courir en Italie, en Espagne, non ? C&#8217;est plus votre profil.</h5>
<p style="text-align: justify;">Surtout, Majorque, ça permet de faire les courses que l&#8217;on veut. On sera à douze. Si un jour on est moins bien et on arrête, on peut repartir le lendemain. Dans une optique de préparation c&#8217;est mieux.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et puis la météo de Majorque conviendra mieux à votre genou.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Le but c&#8217;est de faire rapidement deux courses par étapes pour rattrapper mon retard.</div>Oui mais il ne fera pas chaud non plus ! Le but c&#8217;est de faire rapidement deux courses par étapes pour rattrapper mon retard. Retrouver la puissance. Et si j&#8217;irai à Paris-Nice, ce sera en équipier. Donner un coup de main à ceux qui joueront le général et les étapes.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Si vous aviez été au top, Paris-Nice vous aurait plu, notamment avec ce chrono au Col d&#8217;Eze.</h5>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sûr&#8230; Ca aurait été une course intéressante pour moi. Mais c&#8217;est compliqué. Avec cette longue coupure, c&#8217;est spécial. De toute façon, vu que je suis en Alsace, pour rouler l&#8217;hiver, c&#8217;est difficile. Déjà l&#8217;année dernière, Jean-René (Bernaudeau) m&#8217;a dit : en début de saison, je n&#8217;attend rien de toi. J&#8217;ai pu être tranquille. Tu cogites pas, comme ça. Tu ne te dis pas : faudrait que je fasse plus, etc. Pas besoin de rouler dans les mauvaises conditions. Tout cela est lié au climat, chez moi, ainsi qu&#8217;à ma blessure. C&#8217;est un tout.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Si on peut être invité sur la Vuelta, ce serait bien&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Pourquoi ne pas aller rouler dans le sud, justement ?</h5>
<p style="text-align: justify;">La solution c&#8217;est de faire des stages, mais je suis pas fan. Je préfère profiter de la famille l&#8217;hiver. Quitte à être moins bien en début d&#8217;année. Le but, cette saison, c&#8217;est de revenir à mon niveau pour le Tour du Trentin et le Tour de Romandie. Essayer de faire de belles choses là-bas, de bons résultats. Après la Romandie, petite coupure, et ensuite ce sera un peu le même programme que l&#8217;année dernière : Bavière, Dauphiné, Championnats, Tour de France. La Bavière, c&#8217;est une belle course, une belle approche.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et après le Tour ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Si on peut être invité sur la Vuelta, ce serait bien. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;au niveau des équipes françaises, AG2R et FDJ sont déjà sûres d&#8217;y être. Cofidis sera invitée aussi. Reste Saur-Sojasun et nous&#8230; Il n&#8217;y aura jamais cinq équipes françaises au départ ! Ca va être compliqué. Mais on attend la réponse avec impatience. J&#8217;aimerais vraiment bien qu&#8217;on y soit.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Europcar est la plus renommée des équipes de deuxième division, depuis les performances du dernier Tour de France. N&#8217;êtes-vous pas en train de sous-estimer votre attractivité ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Quand on ne joue pas sa carte personnelle, on ne peut pas gagner !</div>Non, c&#8217;est vrai : on a toutes nos chances. Mais les invitations, il y a toujours des surprises. Aux organisateurs de faire leur choix. On est dans l&#8217;attente. On a malgré tout eu un super programme l&#8217;année dernière et ce sera encore le cas cette année. Je parlais de la Vuelta parce que la saison dernière, on a bien marché jusqu&#8217;au Tour, et après, on nous a moins vus. Faire la Vuelta ce serait un bel objectif. Pour un mec comme moi, spécialiste des courses par étapes, les épreuves en France ne sont pas dans le bon registre. Et puis Thomas (Voeckler) voudra préparer les Mondiaux.</p>
<h5 style="text-align: justify;">La Romandie, c&#8217;est sûr que vous y serez ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Pas sûr. Mais l&#8217;année dernière on y était. On espère y retourner. Même le Trentin, je ne sais pas encore si on est pris.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Jean-René Bernaudeau dit que son rêve serait de voir tous ses coureurs gagner dans l&#8217;année. L&#8217;effectif d&#8217;Europcar n&#8217;est-il pourtant pas un peu trop hétérogène ?</h5>
<p style="text-align: justify;">On a quand même pas mal de gars différents qui ont levé les bras l&#8217;an dernier. Une bonne moitié. Mais dans une équipe, il faut bien des leaders&#8230; Thomas Voeckler, il est tout le temps là. De février à octobre. Après, on est quelques uns derrière avec un statut à assumer sur quelques courses. Et il y aura des surprises et révélations, comme j&#8217;en ai été une en 2011. A côté de nous, il y a des équipiers. Ceux qui emmènent le sprinteur, etc. Quand on ne joue pas sa carte personnelle, on ne peut pas gagner !</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Il y a une grosse attente sur Pierrot&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Parlons du Tour de France. Thomas Voeckler est plus âgé que Pierre Rolland. Il serait logique, guidé par les perspectives d&#8217;avenir, que l&#8217;aîné se mette au service du plus jeune. Mais vous, où vous situez-vous par rapport à tout ça ? On parle moins de vous, alors que le Tour de France va profiter aux adeptes des chronos. Et ce n&#8217;est sans doute pas pour vous déranger.</h5>
<p style="text-align: justify;">Jean-René Bernaudeau l&#8217;a bien dit : au départ du Tour de France 2011, c&#8217;est moi qui était prévu pour viser le général. Vu ce qu&#8217;ils ont fait en mon absence, c&#8217;est sûr que Thomas et Pierre vont être très attendus.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Bien sûr, vous n&#8217;allez pas vous mettre à freiner en course, mais ce serait la bonne tactique que d&#8217;arriver au départ du Tour de France dans l&#8217;ombre de vos deux coéquipiers ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sûr. J&#8217;ai le beau rôle. Mais je ne me pose pas trop de questions par rapport à ça. C&#8217;est loin. Faut déjà que le genou tienne. A partir du moment où l&#8217;on signe quelques résultats avant le Tour de France, que la forme est là, qu&#8217;on est bien dans la tête, que l&#8217;on évite les chutes en début de course&#8230; (Il coupe) L&#8217;année dernière je marchais bien, Thomas on savait aussi qu&#8217;il marchait bien. Il fait dixième du Dauphiné juste derrière moi. Sur cette même course, Pierre est échappé tous les jours (sic). Tous les trois, on avait plus ou moins le même niveau. Ils ont réussi, ensuite, à être avec les tous meilleurs, répondre aux attaques, limite parfois être les plus forts. On l&#8217;a vu au Plateau de Beille avec Thomas. Ca donne de la motivation pour les années à venir. Mais on va voir&#8230; Chaque année est différente. Il y a une grosse attente sur Pierrot. On parle de nous trois, mais Pierrot c&#8217;est le plus jeune. C&#8217;est le maillot blanc. C&#8217;est lui qui incarne l&#8217;avenir. Il ne faut pas qu&#8217;il se mette trop de pression et c&#8217;est sûr que dans les années à venir, il va jouer le podium. Peut-être dès l&#8217;année prochaine, ou dans deux à trois ans.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous le conseillez pour le chrono ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non, non. On en parle un peu pour les positions, c&#8217;est tout. Il va le bosser, il va avoir un nouveau vélo.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Il est grimpeur mais il est grand, il a les moyens de progresser.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Il ne faudra pas me demander de résultats en début de saison.</div>Il a une carrure ! Et le chrono, il faut aussi se le mettre dans la tête. Il n&#8217;a pas été ridicule sur le dernier chrono du Tour. Il n&#8217;est pas si loin que ça. Les frères Schleck veulent gagner le Tour ? Et bien ils étaient derrière Pierrot à Grenoble ! Il y a de quoi faire. L&#8217;année dernière, on peut de toute façon dire que l&#8217;on a ouvert un nouveau créneau. Le général, on l&#8217;avait mis de côté ces dernières années. On y pense de plus en plus. On a des cartes à jouer. Déjà en 2011. C&#8217;est pour ça que j&#8217;étais déçu : je les voyais, tous les deux, dans les cols&#8230; J&#8217;aurais aimé être avec eux. On aurait peut-être pu gagner le classement par équipes du Tour. (Silence) Pour revenir à ce que vous disiez tout à l&#8217;heure, oui Pierrot il incarne l&#8217;avenir, mais Thomas, il est encore loin de régresser. On le voit de plus en plus : des gars de quasiment quarante ans arrivent à tenir.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Bon, on résume : vous reprenez à Majorque, vous faites le point, ensuite vous êtes équipier. Pour la Romandie, retour en force. Dauphiné, top 5&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">(Rires) Non, en gros.. Oui&#8230; L&#8217;équipe n&#8217;aura pas trop à compter sur moi en début d&#8217;année. Il ne faudra pas me demander de résultats. C&#8217;est bien : je vais pouvoir revenir tranquillement. Il sera quand même important que je me montrer avant juin, mais effectivement, c&#8217;est à partir de début avril que je vais pointer à nouveau le bout de mon nez. Mai, juin, juillet, ce sera les gros mois.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/kern-jai-le-beau-role/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>24</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gilbert : &#171;&#160;Je ne garantis rien&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/gilbert-je-ne-garantis-rien/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/gilbert-je-ne-garantis-rien/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 09:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jerome Christiaens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Interview de pros]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[BMC]]></category>
		<category><![CDATA[George Hincapie]]></category>
		<category><![CDATA[John Lelangue]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Gilbert]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32995</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa saison 2011 en fait l’attraction pour 2012. Philippe Gilbert est devenu un coureur insatiable. Désormais chez BMC, il va chercher à répéter sa fabuleuse épopée. Sait-il combien&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa saison 2011 en fait l’attraction pour 2012. Philippe Gilbert est devenu un coureur insatiable. Désormais chez BMC, il va chercher à répéter sa fabuleuse épopée. Sait-il combien il est difficile de répéter ? <strong>Velochrono</strong> est allé à la chasse aux réponses auprès du champion belge.<span id="more-32995"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au centre d’une pléiade de grands noms du cyclisme actuel mais surtout de ses nouveaux coéquipiers, le nouveau protégé de John Lelangue se prépare sur les hauteurs de la ville portuaire espagnole de Denia. Le luxueux lieu de résidence de l’équipe BMC est à l’image des moyens colossaux déployés par Andy Rihs pour mettre à disposition de John Lelangue une équipe pleine de leaders et surtout pleine d’ambition. Ce havre de paix, où un green s’offre aux golfeurs, est perdu sur une Nationale entre la verdure et la rudesse de la pierre du parc naturel de Montgo. Pour Philippe Gilbert, le transfert de l’été, le calme de cet endroit, privée de toute pression, est aussi idéal pour affiner les derniers détails d’une nouvelle saison qu’il voudrait à l’image de 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de file de l’équipe américaine pour les classiques s’est présenté détendu à la presse. Prêt à affronter une saison aux objectifs sensiblement identiques à 2011, mais sans la crainte d’assumer un statut où pression et concurrence pourraient se lier pour le détrôner.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Je me sens déjà très bien&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Philippe Gilbert, 2012 est là. Après une saison 2011 fantastique, vous intégrez une nouvelle équipe, BMC. Comment vos premiers pas s&#8217;y sont-ils passés ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à Omega Pharma &#8211; Lotto, où il m’avait fallu un peu de temps, je me suis très vite habitué à mon nouvel environnement. Je me sens déjà très bien. Les deux stages étaient certes longs et mentalement, c’était dur. Toutefois, cela aide pour former un groupe et cela facilite mon intégration.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Tout le monde le sait : votre saison dernière a été rythmée par des victoires mais aussi des problèmes mécaniques. Le changement de matériel vous satisfait-il ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui. Je me suis très vite trouvé à l’aise sur ces vélos. Je n’ai eu besoin d’aucun temps d’adaptation. C’est un avantage car tu ne perds pas de temps pendant l’hiver.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quelle importance revêt la place de Rik Verbrugghe et John Lelangue pour votre intégration au sein de la BMC ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je sais qu’il sera difficile de reproduire mes performances de 2011. Peut-être même dans les vingt prochaines années ?</div>Avec Rik, on a fait six ou sept ans d’entraînements ensemble. Donc on se connaît très bien. Lors de ce stage, on ne s’est pas vu énormément. Il revenait du Qatar et puis il n’était pas dans le même groupe que moi. Mais le jour où il sera en course avec moi comme directeur sportif, je suis sûr que cela se passera très bien. Et puis avec John, on a énormément de contacts. Nous analysons déjà très attentivement la saison à venir. Je le sens extrêmement motivé de m’avoir à ses côtés. Et de mon côté, c’est un plaisir d’être là pour travailler avec lui.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Votre début de saison se fera au Tour du Qatar. Après une année 2011 que même vous n’imaginiez, dans quel état d’esprit aborde-t-on 2012 ?</h5>
<p style="text-align: justify;">L’attente sera très haute, c’est sûr. Je sais qu’il sera difficile de reproduire mes performances de 2011. Peut-être même dans les vingt prochaines années ? Je donnerai dans tous les cas le meilleur de moi-même. Mais je suis impatient de reprendre la compétition. Pour l&#8217;instant, j’ai d’excellentes sensations. Je suis dans les mêmes conditions qu’en 2011. C’est intéressant. Toutefois, je ne garantis rien au niveau des résultats.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quel sera votre programme de course pour la première partie de la saison ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je ferai le Tour du Haut-Var après le Tour du Qatar. Le Het Nieuwsblad, à la fin du mois de février, est lui aussi inscrit à mon programme, avant d’aller en Italie : Montepaschi Strade Bianche, Tirreno-Adriatico et ensuite les classiques.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Au Tour des Flandres, on ne verra plus une centaine de gars dans le final&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Les classiques qui seront votre objectif.</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui. Mon pic de forme, je dois le trouver sur le triptyque ardennais : Amstel Gold Race, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. C’est ma grande ambition du début de saison.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Rêvez-vous d&#8217;ajouter Milan-Sanremo et le Tour des Flandres à votre palmarès ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C’est mon rêve de les gagner. Je me rapproche toujours un peu plus. J’espère encore y briller cette saison. Je travaille dans ce sens. J’en ai les capacités. Mais il faut surtout que tout aille dans la bonne direction pour concrétiser ce rêve.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Le nouveau parcours du Tour des Flandres répond-t-il mieux à vos caractéristiques ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Les meilleurs coureurs de l’équipe se présenteront toujours au départ, focalisés sur un but : la victoire tous ensemble.</div>Peut-être, mais tout va dépendre du temps. Ce sera une course très dure et où le peloton va s’écrémer au fur et à mesure. S’il pleut, il y aura un final à quatre ou cinq coureurs. S’il fait beau, on retrouvera une dizaine de gars à l’avant. Ce qui est certain, c’est que l&#8217;on ne verra plus une centaine de gars dans le final.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Beaucoup d’observateurs voient en BMC une<em> dream team</em> qui aura des difficultés à gérer ses nombreux leaders. Qu’en pensez-vous ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je ne partage pas cet avis. On a une bonne équipe. C’est quand même un avantage d’avoir un groupe assez fort. Souvenez-vous déjà du Tour des Flandres l&#8217;année passée : seule BMC avait roulé derrière Cancellara et Chavanel. Avoir un tel collectif, cela veut dire que sur des week-ends comme Het Nieuwsblad / Kuurne-Bruxelles-Kuurne ou GP E3 / Gand-Wevelgem, on peut aligner une équipe compétitive sur chaque course. Les meilleurs coureurs de l’équipe se présenteront toujours au départ, focalisés sur un but : la victoire tous ensemble. C’est une arme redoutable !</p>
<h5 style="text-align: justify;">Cette saison, vous retrouvez Thor Hushovd, l’un de vos compagnons d’entraînements. Comment allez-vous gérer des objectifs qui pourraient être communs, surtout dans la première partie des classiques ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je connais bien Thor. On roulera dès le Qatar ensemble. Nous sommes des coureurs au profil différents. Donc nous pourrons faire quelque chose d’intéressant ensemble.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Le Tour de France, c&#8217;est pour Cadel&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">En 2011, vous aviez abordé  le Tour de France avec des ambitions personnelles élevées dès le premier jour. Qu’en sera-t-il pour l’édition 2012 ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Avec le prologue dès le premier jour, je vais perdre plusieurs secondes sur les spécialistes. Donc le maillot jaune, je l’oublie, même si je sais qu’il y a l’étape du lendemain qui me convient bien. Le Tour de France, c’est pour Cadel (Evans). Tout le monde dans l’équipe le sait. Moi le premier.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Que peut vous apporter le fait de rouler pour un vainqueur sortant ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Honnêtement, je n’ai pas encore parlé des objectifs avec Cadel. On ne s’est pas vu beaucoup. Mais je vois l’opportunité d’aider le vainqueur sortant du Tour comme une chance. Je vais énormément apprendre de Cadel à cette occasion. Mais courir le Tour avec un gars comme Hincapie, c’est aussi très important. Même si c’est déjà ma dixième saison au niveau professionnel, on apprend toujours. C’est avec ce genre de coureurs que je peux apprendre. Même des gars comme Quinziato ou Ballan, qui ont un parcours différent du mien, peuvent me donner beaucoup.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Après la grande boucle, les Jeux Olympiques se présenteront tout de suite. En septembre, il y a également les Championnats du monde de Valkenburg. Quelle sera votre préparation pour ces deux rendez-vous ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Gagner une médaille aux Jeux Olympiques, cela dépasse le monde du cyclisme.</div>Combiner les deux est possible. La saison passée, à la sortie du Tour du France, je me présente au départ de la Clasica San Sebastian au sommet. C’était un test car cette année, les JO sont dans les mêmes délais. Pour les Championnats du monde, par contre, je compte me préparer en courant la Vuelta. Ce sera sans pression. Cadel ne devrait pas y être, donc cela devrait être plus facile pour préparer.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Pourtant les Jeux Olympiques semblent plus adaptés aux sprinteurs…</h5>
<p style="text-align: justify;">J’ai vu le parcours sur vidéo. Ce n&#8217;est pas joué d’avance pour eux. Ça me tente car gagner une médaille aux Jeux Olympiques, cela dépasse le monde du cyclisme.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Par contre, Valkenburg présente un parcours totalement adapté à vos caractéristiques.</h5>
<p style="text-align: justify;">L’année passée, j’avais fait l’impasse sur la Vuelta pour prendre la place de numéro un au classement mondial. De plus, je savais que je n’avais aucune chance sur le parcours danois. Personne ne m’a cru. Pour 2012, cela change un peu même si c’est loin encore.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Les Ardennaises sont encore loin&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Philippe, au Tour Down Under, Alejandro Valverde s’est très vite découvert. Contador en fait de même au San Luis. Voulez-vous les imiter en gagnant très tôt ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, Alejandro sera un adversaire redoutable car battre Simon Gerrans n’est pas facile. Toutefois les Ardennaises sont encore loin. Ensuite mon idée est identique : être au top pour les Ardennaises. Mais si une occasion se présente avant, je la saisirai.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Avez-vous déjà  identifié de nouveaux adversaires potentiels pour les premières courses ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Peter Sagan pourrait être l’un d’eux. Peut-être qu&#8217;un néo pro me battra. Tout est possible à ce moment de la saison.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/gilbert-je-ne-garantis-rien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>13</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bole : &#171;&#160;Remporter d&#8217;autres classiques&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/bole-remporter-dautres-classiques/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/bole-remporter-dautres-classiques/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 09:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Mabyle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Interview de pros]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32962</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vainqueur du Grand Prix de Plouay l’an passé, maillot de Champion de Slovénie sur le dos, Grega Bole a certainement franchi un cap en 2011. Désormais, le coureur&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vainqueur du Grand Prix de Plouay l’an passé, maillot de Champion de Slovénie sur le dos, Grega Bole a certainement franchi un cap en 2011. Désormais, le coureur de la Lampre-ISD ne cache pas sa volonté de remporter d’autres grandes courses d&#8217;un jour, telles que l’Amstel Gold Race ou les Flandriennes. Le Slovène s’est confié à <strong>Velochrono</strong>.<span id="more-32962"></span></p>
<h5 style="text-align: justify;">Grega, comment vous sentez-vous suite du Tour Down Under ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C’était une première pour moi puisque je n’avais jamais débuté une saison en Australie, aussi tôt dans l&#8217;année.  Cela ne m’a pas empêché de reprendre l’entrainement relativement tard, courant décembre. J’ai été pas mal embêté lors de ma préparation, notamment durant le stage à Tenerife avec l’équipe, puisque suite à un incident je me suis retrouvé sans vélo pendant une semaine. Et donc dans l’impossibilité de m’entraîner en attendant l’arrivée d’une nouvelle bicyclette. J’ai perdu un peu de temps dans ma préparation hivernale, c’est certain &#8211; mais c’est déjà du passé désormais. Je peux dire que je me suis senti plutôt bien sur ce Tour Down Under. J’avais demandé à l’équipe de venir ici car je voulais vraiment essayer cette épreuve, avec ces bonnes conditions météorologiques entre autres, et une excellente organisation.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Peut-on donc qualifier votre préparation hivernale de « légère » ?</h5>
<p style="text-align: justify;">En fait c’est plutôt l’inverse (rires). C’est vrai que j’ai été embêté, que j’ai repris tard, mais malgré cela, les entraînements auront été particulièrement intensifs cet hiver. L’an passé à l’inverse, j’avais décidé de ne pas trop en faire et de prendre pas mal de bon temps durant la trêve, si je puis dire. Cet hiver, j’ai mis plus d’intensité dans mes entrainements. J’ai fait pas mal de fitness, mais également du VTT car les routes étaient parfois impraticables cet hiver chez moi en Slovénie. Je suis satisfait de ma préparation mais à côté de cela, je n’arrive évidemment pas à 100% en ce début de saison, avec des objectifs qui seront plus lointain.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Revenons rapidement sur votre année 2011, durant laquelle vous avez remporté le titre de champion national mais aussi et surtout votre première classique, le Grand Prix de Plouay…</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je reste sur un sentiment mitigé après cette saison 2011.</div>Je vais peut-être vous étonner mais pour être honnête, je reste sur un sentiment mitigé après cette saison 2011. Certes, j’ai effectivement décroché le titre de Champion de Slovénie et ce beau succès à Plouay, mais mon début de saison aura été relativement mauvais. Enfin, mauvais est un grand mot : disons que j’ai été malchanceux durant les premiers mois de la saison. Je pense notamment à cette chute dès le Tour du Qatar pour ma reprise, qui m’a contraint à faire une croix sur certains objectifs de début d’année. Je n’ai pas pu toucher à mon vélo durant un bon mois. Je ne garde donc pas un bon souvenir de ce début de saison. Maintenant, il est vrai que la suite s’est beaucoup mieux déroulée.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Avez-vous franchi un nouveau palier avec ce succès à Plouay ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Cela m’a tout simplement permis d’avoir plus confiance en moi. Désormais, je me sais capable de remporter de grandes classiques. J’ai pu me prouver que j’étais capable de remporter les plus grandes courses, et c’est quelque chose de forcément important pour la suite. Maintenant, j’espère remporter d’autres courses de prestiges, et si possible, dès 2012.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Ce succès a également dû s’accompagner d’un nouveau statut au sein de la formation Lampre-ISD ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je l’espère, mais à vrai dire je ne sais pas encore (rires). Il faudra voir cette année, mais l’équipe comptera certainement sur moi pour faire de belles choses. Après, il faudra voir sur quels types de courses, et cela dépendra également de mon programme ainsi que de ma condition. Ce sont pas mal d’éléments à prendre en compte. Mais oui, clairement, j’espère que l’équipe va me faire confiance et m’accorder plus de crédit. Je veux prouver que ma victoire à Plouay n’était pas due au hasard.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Justement, parlons de cette formation Lampre-ISD, dans laquelle vous entamez votre troisième saison. Ce sera une équipe à très forte connotation italienne cette saison, avec seulement sept étrangers.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Il est plus simple d’avoir une langue universelle dans une équipe.</div>Effectivement, c’est la raison pour laquelle nous devons d&#8217;ailleurs tous parler italien dans l’équipe. C’est la seule langue de l’équipe et il n’y a pas le choix. Un gars comme Matthew Lloyd par exemple, qui vient d’arriver cette année, doit également faire l’effort de parler italien avec les autres coureurs et les managers. Mais honnêtement, je ne vois aucun problème à cela. Il est plus simple d’avoir une langue universelle dans une équipe. Il faut juste s’y faire.</p>
<h5 style="text-align: justify;">L’équipe a décrochée pas moins de 26 succès l’an passé. L’objectif est-il de faire encore mieux en 2012 ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Tout à fait. L’année 2011 aura été l’une des meilleures de la Lampre depuis quelques années maintenant. Cependant, il y a de quoi faire encore mieux, à n’en pas douter. Je pense notamment à Alessandro Petacchi, qui voudra à coup sûr faire mieux que l’an passé. Il veut gagner plus de courses. Ce sera également le cas de Michele Scarponi, qui compte décrocher plus de succès. L’équipe mettra donc tout en œuvre pour qu’Alessandro (Petacchi) et Michele (Scarponi) brillent encore plus régulièrement.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quels seront les plus grands rendez-vous d’Alessandro Petacchi, de Michele Scarponi, et donc de la Lampre-ISD cette année ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Le Tour d’Italie sera forcément une épreuve très importante pour notre formation, comme chaque saison. A côté de cela, je sais qu’Alessandro Petacchi voudra remporter un nouveau Milan-San Remo mais également ramener le maillot vert à Paris. Ce seront à coup sûr ses deux grands objectifs de l’année et j’espère que je pourrais l’aider dans cette conquête.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Parlons maintenant un peu plus précisément de vos attentes pour 2012. Dans un premier temps, quel sera votre programme pour votre retour en Europe ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Le plus important pour moi sera de remporter une étape sur la grande boucle.</div>Je vais me rendre en Toscane pour participer à un nouveau stage avec l’équipe. Ensuite, je vais reprendre la compétition sur le Tour de Sardaigne, pour enchaîner avec Paris-Nice et Milan-Sanremo, qui sera mon premier très grand objectif de la saison. J’espère pouvoir faire de belles choses sur la « Primavera ». Maintenant, tout dépendra de la course. Je suis prêt à aider Alessandro Petacchi s’il se sent très bien, c’est certain. A côté de cela, si j’ai une opportunité dans le final, pourquoi ne pas tenter quelque chose ? Cela dépendra des circonstances de course. Vous savez, cette course est tellement imprévisible ! Bien sûr, elle se termine régulièrement au sprint. Mais il y a également des puncheurs capables de déjouer le plan des équipes de sprinters dans le final. On ne peut jamais savoir à l’avance. Quoi qu’il en soit, le plus important sera de briller sur Milan-Sanremo, que ce soit avec moi, Alessandro, ou un autre coureur de l’équipe.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Les Jeux Olympiques de Londres pourraient vous convenir. Y pensez-vous dès à présent ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C’est vrai que j’y pense. Avec le Tour de France, ce sera mon gros objectif de la deuxième moitié de saison. Le plus important pour moi sera de remporter une étape sur la grande boucle. Les JO arriveront peu de temps après le Tour de France et si tout se déroule comme je le souhaite, je pourrais profiter de ma forme du mois de juillet pour jouer ma carte là-bas. J’espère défendre au mieux les couleurs de mon pays à Londres.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous espérez donc remporter une étape du Tour de France cette année. A côté de cela, vous allez aider Alessandro Petacchi à décrocher un deuxième maillot vert à Paris. Les deux sont-ils vraiment compatibles ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui, tout est possible. Vous savez, je vais très certainement travailler pour Alessandro sur les étapes les plus planes, et promises aux purs sprinters. J’ai une belle pointe de vitesse mais quand je parle de remporter une étape sur le Tour, je pense plus à une étape avec un final compliqué, avec quelques bosses ou encore une arrivée en léger faux-plat. Je vais sûrement avoir ma carte personnelle à jouer lorsque les étapes seront trop compliquées pour Alessandro.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quels domaines particuliers estimez-vous avoir encore à travailler à l&#8217;avenir ?</h5>
<p style="text-align: justify;">J’espère pouvoir progresser dans les monts et les petites ascensions, afin de pouvoir briller sur les classiques. Je pense notamment à l’Amstel Gold Race, ou encore aux Flandriennes, qui me conviennent très bien et qui seront de réels objectifs à plus ou moins long terme. Je me sais capable de briller sur ce genre de courses, et je vais tout faire pour atteindre mes objectifs. Il ne faut pas oublier que j’ai déjà gagné Liège-Bastogne-Liège chez les jeunes (en 2007 devant Anthony Roux et Andris Buividas, ndlr). Alors certes, il faut comparer le comparable, mais cela tend quand même à prouver que j’ai les capacités de briller sur ce genre de courses, et non pas seulement au sprint.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/bole-remporter-dautres-classiques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fédrigo : &#171;&#160;Ce n&#8217;était pas moi&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/fedrigo-ce-netait-pas-moi/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/fedrigo-ce-netait-pas-moi/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 17:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Bouthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits / Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Etoile de Bessèges]]></category>
		<category><![CDATA[FDJ]]></category>
		<category><![CDATA[Paris-Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Pierrick Fédrigo]]></category>
		<category><![CDATA[Tour d'Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Tour de France]]></category>
		<category><![CDATA[Valkenburg 2012]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32939</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Marc Madiot l&#8217;avait recruté au sein de la FDJ pour en faire un de ses grands leaders. Mais 2011 a été une saison noire pour Pierrick Fédrigo, considérablement&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Marc Madiot l&#8217;avait recruté au sein de la FDJ pour en faire un de ses grands leaders. Mais 2011 a été une saison noire pour Pierrick Fédrigo, considérablement diminué par la &laquo;&nbsp;maladie du chasseur&nbsp;&raquo;, la maladie de Lyme, avant de se ressaisir à la fin de l&#8217;été. À 33 ans, le Français n&#8217;a pas caché à <strong>Velochrono</strong> être passé par une<em> &laquo;&nbsp;dépression&nbsp;&raquo;</em>, mais il préfère parler de 2012. Une année qu&#8217;il aborde la faim au ventre.<span id="more-32939"></span></p>
<h5 style="text-align: justify;">Pierrick, vous revenez d&#8217;un stage en Corse, avec la FDJ, où vous avez fait quelques tests sur le col de l&#8217;Ospedale. Ça a dû vous rappeler de bons souvenirs ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr ! L&#8217;Ospedale, c&#8217;est un col de ces cols qui m&#8217;ont marqué, qui me rappelle ma victoire sur le Critérium international. Chaque fois que j&#8217;y reviens, je me remémore forcément ces bons moments où on a pu faire mal aux autres.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Cette victoire, c&#8217;était en 2010. La même année, vous remportiez l&#8217;étape de Pau, sur le Tour de France. Ce Pierrick Fédrigo là, va-t-on le revoir en 2012 ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">J&#8217;ai fait pas mal de sacrifices cet hiver. J&#8217;espère que ça va payer dès le début de saison.</div>J&#8217;espère ! Après, on n&#8217;est jamais à l&#8217;abri de quoi que ce soit sur une saison, forcément, mais j&#8217;ai déjà ressenti des sensations que je n&#8217;avais plus connues, des envies de bien faire&#8230;. Je me suis entraîné, j&#8217;ai fait pas mal de sacrifices cet hiver. J&#8217;espère que ça va payer dès le début de saison. En Corse, j&#8217;ai un peu discuté avec les entraîneurs qui ont mis en place le test, et il apparaît déjà clairement que je suis en bien meilleure condition que l&#8217;an passé.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et ce Pierrick Fédrigo là, l&#8217;a-t-on déjà revu quand vous avez terminé deuxième du Grand Prix de Montréal, en septembre dernier ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je pense que ce jour là, j&#8217;ai été handicapé par le fait de courir face à des gars qui sortaient du Tour de France et qui avaient donc une bien meilleure condition que moi, beaucoup plus de caisse. C&#8217;est ça qui m&#8217;a manqué à Montréal et, plus généralement, sur toute la fin de saison. Mais je me suis aussi rendu compte qu&#8217;en ne faisant pas le Tour, je pouvais aller plus loin dans la saison. J&#8217;avais envie de la finir en beauté, malheureusement je n&#8217;ai pas réussi à remporter la moindre course, mais si j&#8217;avais gagné Montréal, je pense qu&#8217;on aurait oublié les six premiers mois de l&#8217;année.</p>
<h5 style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs, à bien y regarder, cette saison 2011 n&#8217;est pas si mauvaise, c&#8217;est loin d&#8217;être la pire de votre carrière. Ça doit vous laisser des regrets&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Si j&#8217;avais gagné Montréal, je pense qu&#8217;on aurait oublié les six premiers mois de l&#8217;année.</div>Oui, bien sûr. De toute façon, on n&#8217;est jamais satisfait ! J&#8217;ai eu de bons résultats, j&#8217;ai bien démarré l&#8217;année à l&#8217;Étoile de Bessèges (quatrième), ensuite je fais quelques bonnes places, je suis deuxième du GP de Plumelec&#8230; J&#8217;essaie toujours de me battre, mais je n&#8217;avais pas les moyens de pouvoir gagner vraiment, avec la manière. J&#8217;ai quand même eu de bonnes sensations, sur le Circuit de la Sarthe (quatrième) ou Paris-Camembert (cinquième)&#8230; J&#8217;ai pris de petites places mais ce n&#8217;était pas moi. Je n&#8217;étais pas au meilleur niveau.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Cette fameuse maladie de Lyme qui vous a pourri la vie l&#8217;an dernier, est-elle définitivement derrière vous ou existe-t-il un risque de rechute ?</h5>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;essaie de faire en sorte que ce soit derrière moi en prenant du plaisir, comme je l&#8217;ai fait sur le stage en Corse ou à l&#8217;entraînement chez moi. Ou comme j&#8217;ai pu le faire en début de saison dernière. C&#8217;est-à-dire partir rouler, sans compter les kilomètres, sans compter les efforts. J&#8217;espère que ça va payer pour cette année.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous avez vécu des moments très douloureux, comme lorsque vous avez renoncé à courir le Tour de France. Qu&#8217;en retenez-vous ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Quand on a des moments difficiles, on peut y puiser l&#8217;envie. Moi j&#8217;ai  envie de bien faire. Envie de retrouver l&#8217;envie de gagner. J&#8217;aime  gagner.</div>J&#8217;aborde ma treizième année professionnelle, et je n&#8217;avais jamais connu de moments aussi difficiles. Je me posais beaucoup de questions, je rentrais de course et j&#8217;avais besoin de quatre ou cinq jours sans vélo pour récupérer&#8230; Au fur et à mesure, je perdais la condition, alors je repartais m&#8217;entraîner pour la retrouver, mais à la fin je n&#8217;avais plus envie parce que j&#8217;étais fatigué mentalement, physiquement. Forcément, là, on se pose énormément de questions. (silence). Je pense que ça peut me servir Quand on a des moments difficiles, on peut y puiser l&#8217;envie. Moi j&#8217;ai envie de bien faire. Envie de retrouver l&#8217;envie de gagner. J&#8217;aime gagner.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;La victoire, c&#8217;est une drogue&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Avant l&#8217;interview, vous disiez :<em> &laquo;&nbsp;J&#8217;ai envie de retrouver le plaisir de me faire mal, et de faire mal aux autres, surtout&nbsp;&raquo;</em>. Vous êtes affamé ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr ! Moi je veux gagner vite, de suite, parce que j&#8217;ai besoin de ça. Ça fait un an que je n&#8217;ai pas gagné et moi si je ne gagne pas, je suis malheureux !</p>
<h5 style="text-align: justify;">La victoire, c&#8217;est une drogue ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Ouais c&#8217;est ça, c&#8217;est une drogue ! J&#8217;ai vraiment été mal pendant un an parce que je n&#8217;ai pas ressenti cette sensation là. Pouvoir gagner, pouvoir se faire plaisir. Je veux aussi essayer de penser un petit peu à moi, parce que bon, je ne suis pas en fin de carrière mais&#8230;</p>
<h5 style="text-align: justify;">Très bien, alors quand, quelle course, qu&#8217;on soit au courant et vos adversaires aussi ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas, je vis plutôt au jour le jour, sans trop planifier les choses. Ce que j&#8217;aime, c&#8217;est surprendre les gens, et me surprendre aussi.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Où allez-vous lancer votre saison ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">À Bessèges, je veux au moins gagner une étape, être acteur.</div>Je commence par l&#8217;Étoile de Bessèges (1-5 février). Je veux au moins y gagner une étape, et être acteur. C&#8217;est ça qui est important quand on fait un sport, une course de vélo, c&#8217;est être acteur. Ne pas subir, pouvoir faire mal aux autres. Et prendre du plaisir.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et la suite du programme ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Il y aura le Tour du Haut-Var, les Boucles Sud-Ardèche, Paris-Nice. Et après le Critérium international. Sur Paris-Nice, je viserai les étapes. Le général, j&#8217;avais essayé l&#8217;an dernier mais j&#8217;avais laissé beaucoup d&#8217;énergie sur les premières étapes parce que je restais placé. Je ne suis pas quelqu&#8217;un qui frotte beaucoup,  alors en essayant de perdre le moins de temps possible, je n&#8217;avais plus rien en arrivant sur les étapes qui me convenaient. J&#8217;avais dépensé toute mon énergie. Je ne dis pas que je vais calculer mes efforts, mais au moins essayé de porter l&#8217;estocade quand il faut.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Est-ce que Marc Madiot vous a demandé de jouer un rôle particulier cette saison, sur les Ardennaises par exemple ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non, pas forcément. Je pense que Marc sait que j&#8217;ai envie de bien faire, de gagner des courses, et il me fait confiance. Après, c&#8217;est à moi aussi de surprendre tout le monde. Parce qu&#8217;on prend aussi du plaisir à surprendre et à se surprendre.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Dans la foulée de Paris-Nice et du Critérium international, allez-vous avoir un programme axé World Tour ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Participer à la Vuelta et aux Mondiaux ? Pourquoi pas. En tout cas, je veux faire les Mondiaux.</div>Non, mon programme est le même que celui de ces dernières années. Après Paris-Nice, il y aura la Classic Loire-Atlantique, Cholet &#8211; Pays-de-Loire, et donc le Critérium international. Ensuite, je ne ferai que Liège-Bastogne-Liège comme Ardennaise, parce que je veux me concentrer sur celle-là seulement. Puis les Quatre jours de Dunkerque, une coupure, le Dauphiné et le Tour. C&#8217;est un programme basique. Et ensuite, les Mondiaux&#8230;</p>
<h5 style="text-align: justify;">Oui, à Valkenburg, avec un parcours qui peut vous convenir. Vous y pensez ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Forcément. Et dans cette optique, la Vuelta a été décalée, elle arrive un peu plus tôt dans la saison, du coup peut-être que ça me conviendra mieux. On n&#8217;a pas encore parlé de tout ça, je me concentre d&#8217;abord sur mon début de saison.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Mais, théoriquement, vous pourriez faire la Vuelta et les Mondiaux ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui, pourquoi pas ? En tout cas, je veux faire les Mondiaux.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/fedrigo-ce-netait-pas-moi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>13</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Antomarchi : &#171;&#160;Ça ne me change pas trop&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/antomarchi-ca-ne-me-change-pas-trop/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/antomarchi-ca-ne-me-change-pas-trop/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 18:23:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits / Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[GP La Marseillaise]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Antomarchi]]></category>
		<category><![CDATA[Milan-Sanremo]]></category>
		<category><![CDATA[Team Type 1]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32923</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche, le Grand Prix La Marseillaise va ouvrir la saison européenne sur route. Ce sera l&#8217;occasion pour Julien Antomarchi, enfant du pays formé à La Pomme, de débuter&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche, le Grand Prix La Marseillaise va ouvrir la saison européenne sur route. Ce sera l&#8217;occasion pour Julien Antomarchi, enfant du pays formé à La Pomme, de débuter sous les couleurs du Team Type 1 &#8211; Sanofi. À quelques jours du lancement de sa saison, le coureur français répond aux questions de <strong>Velochrono</strong>.<span id="more-32923"></span></p>
<h5 style="text-align: justify;">Julien, comment se passent vos premiers pas avec l&#8217;équipe Type 1 ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Bien&#8230; Bonne ambiance. On commence à bien communiquer en anglais. Ça parle aussi italien, j&#8217;arrive à comprendre un peu. Il y a beaucoup d&#8217;Italiens, que ce soit dans le staff ou parmi les coureurs. D&#8217;ailleurs, le service courses est à La Spezia, en Ligurie.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Racontez-nous les stages&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Ça s&#8217;est bien passé. Le premier a eu lieu aux États-Unis, à Tucson, en Arizona. C&#8217;était une prise de contact. Niveau vélo, ça allait. Une bonne semaine d&#8217;effort, pas énorme non plus. Dix jours en tout. Tout comme plus récemment en Italie, entre Rome et Naples, du 10 au 20 janvier.</p>
<h5 style="text-align: justify;">L&#8217;an dernier, Type 1 s&#8217;était fait voler beaucoup de matériel en Italie. Niveau budget, ils vont mieux ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui, on ne se les est pas fait voler (rires) ! Ça va, ça se passe bien. L&#8217;ambiance est vraiment bonne.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Est-ce que durant les stages, vous avez senti que certaines choses étaient typiquement américaines dans cette équipe ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Pas trop&#8230; Comme je l&#8217;ai dit, une partie du staff est composée d&#8217;Italiens. C&#8217;est du classique. On a fait quand même plus d&#8217;intensité, moins de travail spécifique, que lorsque j&#8217;étais à La Pomme. Là-bas, on faisait un gros stage en janvier, et plus tôt, des rassemblements de trois jours, le week-end, en novembre, décembre et juste après les fêtes. Mais on était tous pas loin les uns des autres. Là, faire venir les Américains en Europe pour trois jours&#8230;</p>
<h5 style="text-align: justify;">C&#8217;était votre première fois outre-Atlantique, Tucson ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Les États-Unis, c&#8217;est&#8230; grand ! Tout est grand. Mais ils sont prudents. Ils ne doublent pas n&#8217;importe comment.</div>Oui, première fois. Les États-Unis, c&#8217;est&#8230; grand ! Tout est grand. Les routes sont grandes. Les paysages sont jolis. Après, pour rouler, ce n&#8217;est pas forcément ce qu&#8217;il y a de mieux. Il y a aussi de plus grosses voitures (rires). Mais ils sont prudents. Ils ne doublent pas n&#8217;importe comment. Quand la chaussée n&#8217;a que deux voies, on est parfois obligés de s&#8217;arrêter, car les véhicules ont du mal à trouver la place pour nous dépasser, mais on sent qu&#8217;ils ont plus ou moins peur et ne prennent donc pas de risques. Le cyclisme, on sent que ça commence à être connu là-bas depuis Armstrong. Ils sont plus habitués à voir des petits pelotons de coureurs. Même si ce n&#8217;est évidemment pas encore le sport le plus pratiqué.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Type 1, équipe américaine. Un co-sponsor, Sanofi, qui est Français. Mais ce qui définit le mieux cette structure, c&#8217;est &laquo;&nbsp;melting pot&nbsp;&raquo; ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Il y a une dizaine de nationalités différentes. C&#8217;est dans l&#8217;esprit des autres équipes américaines, comme l&#8217;est Garmin ou l&#8217;était HTC. Ils ne regardent pas d&#8217;où vient le coureur, ils le prennent en fonction de leurs besoins. Hormis peut-être nous, les Français, qui sommes là pour que l&#8217;équipe fasse des courses dans l&#8217;Hexagone, et éventuellement le Tour. Mais nous ne sommes pas assez connu pour véritablement représenter des gages pour les organisateurs.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Déjà l&#8217;an dernier, cette équipe a couru en France. Elle y sera encore plus en 2012&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">On avait postulé à Paris-Nice, sans succès. Sur la base de la saison dernière, c&#8217;est normal. Il va falloir prouver qu&#8217;on a notre place.</div>C&#8217;est important. En 2011, ils étaient présents au tout début, comme sur le Grand Prix La Marseille, l’Étoile de Bessèges, mais ensuite, ils ont eu un trou. Là, on avait postulé à Paris-Nice. Sans succès. C&#8217;était difficile d&#8217;être pris : les places sont chères. Mais les wild cards me semblent logiques. Il y a les trois Continental Pro françaises qui marchent et 1t4i. Sur la base de la saison dernière, c&#8217;est normal. Nous, on est déçu de pas y être, on aurait aimé participer, mais bon, il va falloir prouver qu&#8217;on a notre place.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Dans l&#8217;équipe, vous n&#8217;êtes pas le seul Français : il y a Julien El Farès, Rémi Cusin et Laszlo Bodrogi. Vous vous entraidez ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Quand on a besoin, on demande à Laszlo. Il connait bien le fonctionnement de l&#8217;équipe : il est là depuis un an. Ça se passe bien, vraiment. Je connaissais déjà Julien. Nos domiciles sont séparés d&#8217;une soixantaine de kilomètres. Rémi un peu, aussi. Il a de la famille dans le sud, il est venu rouler ici quand il ne faisait pas beau cet hiver.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quel est le niveau réel de cette équipe Type 1 ? Il y a des gars qui sont capables de bons résultats, et d&#8217;autres, moins talentueux, qui sont davantage orientés vers un front exotique&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Il y a beaucoup de jeunes, dont des Américains, qui ont du potentiel. Il leur manque la connaissance du vélo. La tactique. Chez eux, dans les rangs amateurs, ils font surtout des critériums. Ce n&#8217;est pas le même style, c&#8217;est plus nerveux. Le premier front, il est parti il y a peu en Nouvelle-Zélande. Kiel Reijnen, qui a gagné le dernier Tour du Rwanda, est là-bas. C&#8217;est un bon coureur, il a un bon coup de pédale, et du potentiel.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Les capitaines de route de l&#8217;équipe, ce sont Alexander Efimkin et Rubens Bertogliati ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un peu ça&#8230; Et aussi Laszlo Bodrogi. Ce sont les cadres, les trois coureurs qui ont le plus d&#8217;expérience, par leur âge. Si je dis qu&#8217;ils sont vieux, je vais me faire engueuler (rires). Mais ils ont couru des grands tours, eux. Rubens a gagné une étape du Tour de France. Ils ont le vécu des courses internationales. Ils parlent français. Alexander moins que Rubens, quand même.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Le dirigeant de Type 1 se nomme Phil Southerland. Diabétique, il défend la lutte contre cette maladie. C&#8217;est un personnage, cet homme.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Il faut que l&#8217;on fasse passer un message. Le but, c&#8217;est de dire que l&#8217;on peut être diabète et vivre comme tout le monde.</div>Oui, oui&#8230; J&#8217;ai une anecdote à raconter, d&#8217;ailleurs. Le dernier jour du stage en Italie, il est venu exprès des États-Unis pour rouler avec nous. Pour nous voir, passer du temps ensemble. Il a un emploi du temps très chargé parce qu&#8217;avec la lutte contre le diabète, il fait beaucoup de meetings. Il n&#8217;est venu que pour un jour. Il s&#8217;est coltiné deux fois le décalage horaire en 36 heures, juste pour nous voir. C&#8217;est un gars qui participe à de nombreuses réunions dans le monde pour sensibiliser les gens. Le responsable du secteur sportif, c&#8217;est plutôt Vassili Davidenko. C&#8217;est lui qui gère l&#8217;équipe. Phil, c&#8217;est le co-fondateur.</p>
<h5 style="text-align: justify;">En venant dans cette équipe, vous en connaissiez l&#8217;histoire ?</h5>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai appris les détails après&#8230; Pour la lutte contre le diabète, j&#8217;étais au courant. Mais je ne savais pas qui avait fondé la structure. Je m&#8217;y suis intéressé quand j&#8217;ai été contacté par les dirigeants.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Lors du premier stage, ils vous ont sensibilisé aux messages que diffuse l&#8217;équipe ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui, il faut que l&#8217;on fasse passer un message. Le but, c&#8217;est de dire que l&#8217;on peut être diabète et vivre comme tout le monde. Faire du vélo comme tout le monde, c&#8217;est plus difficile, mais ils peuvent s&#8217;en rapprocher le plus possible.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Si tout se passe bien, je serai au départ de Milan-Sanremo&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Niveau résultats, quelles sont les attentes ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Ils restent assez cool. On n&#8217;a pas encore fait de courses, mais on ne ressent pas plus de pression que ça. Sanofi ? Ils ne nous en font pas ressentir non plus. Il n&#8217;y a pas de pression particulière. Peut-être qu&#8217;il y en aura plus par la suite ? Pour l&#8217;instant, on n&#8217;a vu personne de Sanofi, si ce n&#8217;est un représentant à Tucson et un autre en Italie. On n&#8217;a pas encore rencontré les patrons.</p>
<h5 style="text-align: justify;">L&#8217;équipe a été invitée sur Milan-Sanremo, mais pas sur Tirreno-Adriatico. Auriez-vous préféré l&#8217;inverse ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui&#8230; Mais on prend Sanremo avec plaisir. C&#8217;est une grande classique. C&#8217;est à nous de nous préparer au mieux. On ne fait ni Tirreno-Adriatico, ni Paris-Nice. C&#8217;est problématique car à part ces deux courses là, il n&#8217;y en a pas d&#8217;autres, c&#8217;est donc difficile de bien préparer Milan-Sanremo. Ce sera surtout une découverte. C&#8217;est une classique de 300 bornes&#8230; Normalement, si tout se passe bien, je serai au départ. J&#8217;aimerais vraiment y être. Je dois prouver que j&#8217;ai ma place. Mais certes, Tirreno-Adriatico me plaisait plus.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous êtes dans l&#8217;attente d&#8217;autres réponses, pour des candidatures à des compétitions World Tour&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">C&#8217;est important de faire un bon début de saison. Faire aussi bien qu&#8217;en 2011, peut-être même mieux.</div>Le Tour de France. On ne sait toujours pas. Mais bon&#8230; Et le Tour d&#8217;Italie, on n&#8217;y sera pas. Peut-être un Dauphiné ? L&#8217;an dernier, Type 1 a fait le Tour de Suisse&#8230; Tout ce qui peut être fait, ce sont tant d&#8217;occasions de se montrer, de découvrir le niveau supérieur. Ce sont toutes des courses importantes. N&#8217;importe laquelle, c&#8217;est bon à prendre. Même le Tour de Pologne, pour lequel il se pourrait que ça se fasse.</p>
<h5 style="text-align: justify;">En 2011, vous avez remporté une étape du Tour du Haut-Var. Cette saison, arrivez-vous en forme à la même période ? On pourrait comprendre qu&#8217;avec l&#8217;année chargée qui devrait se présenter à vous, vous cherchiez à en garder sous la pédale.</h5>
<p style="text-align: justify;">Non&#8230; C&#8217;est important de faire un bon début de saison. Faire aussi bien qu&#8217;en 2011, peut-être même mieux. Il faut voir quel niveau il y aura sur le Tour du Haut-Var. Par contre, ce qui est bien, c&#8217;est que Bessèges sera plus dur que l&#8217;an dernier. On verra. Il y a ce petit trou en mars qui fait qu&#8217;il sera nécessaire d&#8217;être au maximum sur février pour ensuite relever le pied en vue de Milan-Sanremo.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous êtes dans l&#8217;attente de la confirmation d&#8217;un calendrier qui dépend des invitations. Comme l&#8217;an dernier, en fait.</h5>
<p style="text-align: justify;">En effet, ça ne me change pas trop. Moins que pour certains. Quand on est sûr des courses que l&#8217;on va disputer, c&#8217;est mieux. Mais bon, tel est le programme, et espérons avoir maintenant des réponses positives.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Au hasard : participer au Tour de Turquie, c&#8217;est bon à prendre, même si ce n&#8217;est pas World Tour ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je ne connais pas. Ce serait une découverte. Je ne peux pas trop dire&#8230; Il y a aussi la Californie qui serait possible. Normalement, il y a là-bas un gros niveau. C&#8217;est un objectif pour l&#8217;équipe.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Dans le staff, il y a Frédéric Moncassin. Un homme de plus dans le contingent français.</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Rien qu&#8217;une saison chez les pros, moi, ça m&#8217;a fait progresser. Et avec un grand tour, le processus serait encore plus rapide.</div>Avec Fred, tout se passe bien. Il a l&#8217;air d&#8217;être motivé pour ce rôle de directeur sportif. Il s&#8217;est bien intégré, ça va bien se passer. Son rôle précis sera d&#8217;encadrer les troupes sur les classiques, notamment sur le front français. Il va aussi travailler avec les sprinteurs. C&#8217;était un grand coureur. Le vélo a un peu changé depuis qu&#8217;il a raccroché, mais ce n&#8217;était pas non plus il y a si longtemps. Je le connaissais juste de nom, de palmarès, et j&#8217;ai découvert quelqu&#8217;un de très sympa.</p>
<h5 style="text-align: justify;">En 2012, l&#8217;une de vos priorités sera-t-elle de progresser en matière d&#8217;endurance ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pour ça que j&#8217;aimerais faire Milan-Sanremo. Entres autres. Il s&#8217;agira de faire du mieux possible. J&#8217;ai plus l&#8217;habitude de distances à 200 bornes. Chez les amateurs, c&#8217;était 180, 190 maxi.</p>
<h5 style="text-align: justify;">L&#8217;an passé, vous avez couru le Tour du Portugal, une course de dix jours. Le genre de compétition dont on tire profit par la suite, parce que l&#8217;on prend de la caisse. Mais avec un Milan-Sanremo, c&#8217;est valable ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je pense que ça dépend de comment la course se déroule. Au moins dans la tête, peut-être. Si au bout de 250 kilomètres, on arrive encore à faire la course, si les sensations sont présentes après six heures, ça peut aider mentalement. Je peux dire que rien qu&#8217;une saison chez les pros, moi, ça m&#8217;a fait progresser. Et avec un grand tour, le processus serait encore plus rapide.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Le plan, c&#8217;est de courir un grand tour dans les deux saisons à venir&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Je préférerais dès cette année. Mais le Giro, c&#8217;est foutu. Le Tour, je ne sais pas. Et la Vuelta, ce sera sans doute compliqué. Attention, sinon : mon contrat ne porte pas sur une durée de deux ans. Je suis engagé avec Type 1 pour une saison. Pourquoi ? Peut-être que les équipes étrangères ont un peu peur de la réputation des Français, du côté &laquo;&nbsp;fonctionnaire&nbsp;&raquo;. Peut-être nous font-ils signer un an pour être sûr que l&#8217;on sera motivés ? Mais je n&#8217;y pense pas. Si je ne marche pas, la question se posera, mais je n&#8217;ai pas d&#8217;inquiétude. Je me suis bien entraîné cet hiver.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/antomarchi-ca-ne-me-change-pas-trop/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jeannesson et Pinot, valeurs montantes</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/jeannesson-et-pinot-valeurs-montantes/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/jeannesson-et-pinot-valeurs-montantes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 17:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Bouthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits / Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arnold Jeannesson]]></category>
		<category><![CDATA[FDJ]]></category>
		<category><![CDATA[Thibaut Pinot]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32826</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils ont explosé, chacun de leur côté, la saison dernière. En 2012, Thibaut Pinot et Arnold Jeannesson veulent continuer à faire la fierté de Marc Madiot et de&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils ont explosé, chacun de leur côté, la saison dernière. En 2012, Thibaut Pinot et Arnold Jeannesson veulent continuer à faire la fierté de Marc Madiot et de la FDJ en montagne. Que ce soit ensemble ou séparément. Confidences croisées avec <strong>Velochrono</strong>.<span id="more-32826"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Jeannesson :<em> &laquo;&nbsp;On est encore loin du Tour&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;un a terminé quinzième d&#8217;un Tour de France où on ne l&#8217;attendait pas. L&#8217;autre a brillé sur le Dauphiné, remporté deux étapes du Tour de l&#8217;Ain et la Semaine lombarde. À respectivement 26 et 21 ans, Arnold Jeannesson et Thibaut Pinot sont les deux nouveaux poids lourds de la FDJ dans les cols, et c&#8217;est peu dire que Marc Madiot compte sur eux pour prouver à la planète cyclisme que la place de l&#8217;équipe au trèfle en World Tour n&#8217;est pas usurpée. Tous deux artisans de la remontée de l&#8217;équipe dans l&#8217;Élite, ces deux-là ont surtout un challenge personnel à accomplir. Sortis d&#8217;une ombre &#8211; relative &#8211; en 2011, 2012 doit être l&#8217;année de la confirmation. Avec, cette fois-ci, le poids de l&#8217;attente en plus.<em> &laquo;&nbsp;Je ne ressens pas spécialement de pression pour l&#8217;instant, </em>assure Jeannesson, porteur pendant deux jours du maillot blanc sur la dernière grande boucle, à <strong>Velochrono</strong>,<em> mais on est encore loin du Tour, ça peut encore évoluer. Et on est plusieurs dans l&#8217;équipe capables d&#8217;y être leaders. Enfin c&#8217;est un grand mot : leader pour le général, parce qu&#8217;on a aussi des leaders au sprint, ou de bons puncheurs comme Sandy (Casar) qui veut aller chercher son étape, ou Pierrick (Fédrigo). Ce sera peut-être à moi de jouer le général, comme en 2011, en essayant de faire mieux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Mes premiers objectifs, c&#8217;est en avril, avec le Tour du Pays basque et les Ardennaises. (Jeannesson)</div>Le Vendéen n&#8217;est pas dupe. Il sait que c&#8217;est sur la grand messe de juillet qu&#8217;il sera épié, que l&#8217;on jugera s&#8217;il a réussi sa saison ou pas, en comparaison de sa quinzième place de l&#8217;an passé. Mais pour rien au monde, il ne se limiterait à ce simple objectif. Il va reprendre la compétition dès le GP La Marseillaise, le 29 janvier, avant d&#8217;enchaîner avec le Tour d&#8217;Oman, les Boucles de Sud-Ardèche, puis Paris-Nice, première course où il <em>&laquo;&nbsp;essaiera d&#8217;être bien&nbsp;&raquo;</em>.<em> &laquo;&nbsp;Mais je ne me fixe pas d&#8217;objectifs. La saison est longue et il faut y aller progressivement pour ne pas être très fort trop tôt.&nbsp;&raquo; </em>Jeannesson voudrait plutôt frapper fort en avril : <em>&laquo;&nbsp;Mes premiers objectifs, c&#8217;est en avril, avec le Tour du Pays basque et les Ardennaises. La course espagnole, je ne l&#8217;ai jamais disputée, donc c&#8217;est pour voir ce que ça donne. Ensuite, la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège, j&#8217;ai découvert ça l&#8217;année dernière (37e et 36e), et j&#8217;ai vu que je pouvais vraiment y faire un truc. Donc je vais essayer de répondre présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ancien équipier d&#8217;Alejandro Valverde à la Caisse d&#8217;Epargne ne croisera pas Thibaut Pinot sur cette semaine ardennaise. C&#8217;aurait fait<em> &laquo;&nbsp;un peu trop&nbsp;&raquo;</em> pour le Franc-Comtois, qui ne va pas chômer au printemps. <em>&laquo;&nbsp;Je vais enchaîner Tirreno-Adriatico (7-13 mars), Tour de Catalogne (19-25 mars), Tour du Pays basque (2-7 avril) et Tour de Romandie (24-29 avril), ce qui fait quatre courses World Tour d&#8217;une semaine en très peu de temps. Je vais d&#8217;abord faire le GP La Marseillaise, le Tour Med et le Tour du Haut-Var, en préparation, puis viendra Tirreno. Mais ce sera comme équipier : il ne faudra vraiment pas que je me crame parce que six jours plus tard commencera la Catalogne, qui, pour le coup, sera un vrai objectif. Ensuite, au Pays basque, je veux marcher aussi mais je ne sais pas du tout comment ça se passe là-bas, ce sera une découverte. Et mon deuxième gros objectif, ce sera le Tour de Romandie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h4 style="text-align: justify;">Pinot :<em> &laquo;&nbsp;Madiot veut que je sois leader sur la Vuelta, mais &#8230;&nbsp;&raquo;</em></h4>
<p style="text-align: justify;">Quatre courses d&#8217;une semaine de haut niveau, c&#8217;est autant de chances de briser un signe indien qui s&#8217;est installé en 2011. Sur le Tour Med (17e, 15e au Mont Faron), le Dauphiné (16e malgré deux top 10) et le Tour de l&#8217;Ain (14e malgré deux victoires d&#8217;étape), Thibaut Pinot a chaque fois craqué au moins une fois. Seule la Semaine lombarde, début septembre, est venue rectifier le tir avec une une trois jours à défendre un maillot de leader acquis dès sa victoire sur la première étape. <em>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a jamais de hasard, mais je ne pense pas que ce soit une loi des séries, </em>nuance l&#8217;intéressé.<em> Au Faron, je m&#8217;étais mis la pression tout seul. J&#8217;étais pourtant en condition, mais j&#8217;ai très mal dormi et je n&#8217;étais pas prêt du tout. Au Dauphiné, je prend une cassure à deux mecs près et j&#8217;ai une fringale. Après, le Tour de l&#8217;Ain, c&#8217;est différent : j&#8217;étais bien mais j&#8217;ai été attaqué toute la journée. Mais après j&#8217;ai tenu à la Semaine lombarde.&nbsp;&raquo;</em> Il n&#8217;empêche, cette année, ça fait partie des choses à améliorer : <em>&laquo;&nbsp;On verra si je suis capable de tenir toute une semaine, c&#8217;est un peu le fil rouge de 2012&#8243;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">L&#8217;an dernier, au Dauphiné, j&#8217;étais dans une condition parfaite, alors faire seizième du général, ça m&#8217;avait un peu foutu les boules. (Pinot)</div>Et si l&#8217;enchaînement de Pinot, en mars-avril, en dira beaucoup sur les qualités de ce garçon qui n&#8217;aura que 22 ans en mai prochain, il sera également décisif quant à la suite de sa saison. <em>&laquo;&nbsp;Marc (Madiot) veut que je sois leader sur la Vuelta, mais ça dépendra en fait de si je sors vraiment fatigué de cet enchaînement Tirreno &#8211; Catalogne &#8211; Pays basque &#8211; Romandie, </em>explique-t-il. <em>Si je suis vraiment cramé, ce sera effectivement difficile de faire le Tour de France. Dans le cas contraire, on verra&#8230;&nbsp;&raquo; </em>Thibaut Pinot s&#8217;est en tout cas trouvé un premier soutien : Arnold Jeannesson. <em>&laquo;&nbsp;Je pourrais me mettre à son service sans souci !</em> promet le cyclo-crossman. <em>Je l&#8217;ai fait l&#8217;an dernier sur plusieurs courses, je ne vois pas pourquoi je ne le ferai pas à nouveau cette année. S&#8217;il vient sur le Tour pour gagner des étapes ou faire quelque chose au général, je serai très fier de l&#8217;aider. J&#8217;ai toujours été un équipier être leader n&#8217;a jamais vraiment été un rêve&#8230;&nbsp;&raquo;</em> Mais le Franc-Comtois s&#8217;empresse de tempérer les ardeurs de son coéquipier : <em>&laquo;&nbsp;Si je fais le Tour, ce ne sera vraiment pas pour jouer le général ! C&#8217;est plutôt moi qui me mettrai à son service, vu qu&#8217;il a déjà l&#8217;expérience d&#8217;une quinzième place à Paris. Ce sera lui le leader de l&#8217;équipe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Seule certitude : Tour ou pas Tour, Thibaut Pinot disputera, en juin, le Critérium du Dauphiné. À ses oreilles, ça sonne comme une évidence. <em>&laquo;&nbsp;Bah, c&#8217;est un peu ma course préférée de l&#8217;année, </em>sourit-il. <em>C&#8217;est une répétition du Tour, c&#8217;est très montagneux, il fait beau, c&#8217;est en France&#8230; L&#8217;an dernier, j&#8217;étais dans en condition parfaite, alors faire seizième du général, ça m&#8217;avait un peu foutu les boules. Mais j&#8217;ai quand même montré des choses, et il me reste du temps pour prouver ma valeur sur cette course.&nbsp;&raquo; </em>Dans sa bouche, ça ne sonne pas comme une envie, mais plutôt comme une certitude.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/jeannesson-et-pinot-valeurs-montantes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>39</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bourgoin : &#171;&#160;Je ne sors pas de nulle part&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/bourgoin-je-ne-sors-pas-de-nulle-part/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/bourgoin-je-ne-sors-pas-de-nulle-part/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 16:44:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Philippon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclocross]]></category>
		<category><![CDATA[Interview de pros]]></category>
		<category><![CDATA[Les petits papiers de Velochrono]]></category>
		<category><![CDATA[Championnats du monde de cyclo-cross]]></category>
		<category><![CDATA[Clément Bourgoin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32807</guid>
		<description><![CDATA[Invité surprise de Pierre-Yves Châtelon, Clément Bourgoin sera aux Mondiaux de cyclo-cross de Coxyde. Le coureur amateur de Charvieu-Chavagneux, récompensé de sa quatrième place aux Championnats de France, répond aux questions de Velochrono.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Présent depuis mardi en Belgique avec l&#8217;équipe de France de cyclo-cross, Clément Bourgoin va participer dans une semaine aux Championnats du monde de Coxyde, après une répétition générale, dimanche, à Hoogerheide. Le coureur amateur de Charvieu-Chavagneux, récompensé de sa quatrième place aux Championnats de France, répond aux questions de <strong>Velochrono</strong>.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Clément, vous êtes en stage avec l&#8217;équipe de France, les Championnats du monde à l&#8217;horizon. Tout se passe bien ?</h5>
<p style="text-align: justify;">On est arrivés mardi à Coxyde. Samedi matin, on part direction Hoogerheide, pour la manche de Coupe du monde. C&#8217;est à deux heures. On sort d&#8217;une bonne semaine : c&#8217;est bien d&#8217;être ensemble, pour les atomes crochus. On a aussi pu travailler dans le sable, ce dont on n&#8217;a pas trop l&#8217;habitude en France&#8230; Être sur le parcours, c&#8217;est important.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Comment avez-vous vécu votre convocation pour Coxyde ? Vous vous y attendiez ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui&#8230; Le soir des Championnats de France (il a terminé quatrième, ndlr), j&#8217;estimais qu&#8217;avec cette performance, je pouvais espérer aller aux Mondiaux. En début d&#8217;hiver, c&#8217;était mon objectif. À Quelneuc, je me suis dit : Clément, faut aller chercher ton ticket ! Cela ne s&#8217;est pas trop mal passé non plus à Liévin, en Coupe du monde, où je me suis classé 25e en partant de la dernière ligne. J&#8217;ai accroché un bon groupe, je n&#8217;ai juste pas pu tenir jusqu&#8217;à la fin car j&#8217;avais mal au dos. Mais les jambes étaient là.</p>
<h5 style="text-align: justify;">On sent que l&#8217;équipe de France a bien géré son hiver, montant en puissance en direction des grandes échéances. C&#8217;est aussi votre constat ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">On m&#8217;a dit : d&#8217;où tu sors, toi ?</div>C&#8217;est le but ! Je ne sais pas comment chacun gère sa saison, mais les premières semaines ne sont pas celles qui apportent le plus. Il faut aller crescendo. Gagner la première manche du Challenge national et abandonner aux France, ce n&#8217;est pas le mieux. Je préfère faire l&#8217;inverse.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous êtes le coureur le moins renommé de la sélection pour Coxyde¹. Mais vous n&#8217;êtes pas un inconnu en équipe de France : vous avez déjà été appelé en élites et vous étiez un cadre chez les jeunes&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Je pense qu&#8217;aux France, pas mal de monde a été surpris de me voir à ce niveau. On m&#8217;a dit : d&#8217;où tu sors, toi ? C&#8217;est bizarre, quand même. Certes, depuis deux ans, je galère chez les Élites, mais j&#8217;ai été cinquième d&#8217;un Mondial espoirs. J&#8217;ai souvent été dans les dix chez les jeunes, notamment en Coupe du monde, et j&#8217;ai fait troisième d&#8217;un Championnat national. Je ne sors pas de nulle part.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Un gars comme Nicolas Bazin, pro chez BigMat &#8211; Auber 93, va rester à la maison. Le sélectionneur, Pierre-Yves Châtelon, a pris des risques en appelant deux amateurs&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Je pense qu&#8217;il a pris en compte la dimension physique. Il ne s&#8217;est pas dit : on prend les pros. Je le remercie de cela. On prend ceux qui marchent et voilà. C&#8217;est vrai qu&#8217;il a été cool, Pierre-Yves, de prendre des amateurs. J&#8217;espère faire un beau championnat en retour.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Aux Championnats de France, vous occupez l&#8217;espace d&#8217;un moment la tête du groupe des meilleurs, dans le dernier tour, mais on vous sent alors en retenue dans vos passages de relais. Pensez-vous à la gagne à cet instant précis ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de personnes m&#8217;ont dit qu&#8217;avec tous les efforts que j&#8217;avais fait, si j&#8217;avais été plus malin, j&#8217;aurais pu faire podium. Francis Mourey et Steve Chainel ne voulaient pas rouler, Aurélien Duval non plus. Je n&#8217;étais pas à bloc, mais j&#8217;ai quand même participé pour que Guillaume Perrot et John Gadret ne reviennent pas de l&#8217;arrière. Je ne suis pas bon au sprint, alors je ne voulais pas attendre. La gagne ? Je n&#8217;y ai jamais pensé. Je voyais bien que Duval était vraiment très fort. J&#8217;ai très vite compris qu&#8217;il serait le vainqueur. Quand je roulais, c&#8217;était le seul à ne pas grimacer. Au final, je suis battu par Mourey pour la troisième place&#8230; J&#8217;ai eu des regrets. Mais ce n&#8217;est quand même pas n&#8217;importe qui. Il faut accepter la défaite. J&#8217;ai ensuite identifié mes erreurs avec la vidéo.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Un vrai petit pro&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Les gens étaient contents pour moi, mais ils me faisaient mal, car ils me disaient que le podium n&#8217;était pas loin.</div>C&#8217;est grâce à ça que l&#8217;on progresse. La semaine qui suivait la course, j&#8217;étais quand même déçu, alors je n&#8217;ai pas trop regardé les images. Les gens étaient contents pour moi, mais ils me faisaient mal, car ils me disaient que le podium n&#8217;était pas loin. J&#8217;ai raté le podium&#8230; Ça aurait été grandiose, pour moi et surtout pour mon club de Charvieu-Chavagneux.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Un club qui adore le cyclo-cross ! C&#8217;est aussi le cas de la région Rhône-Alpes ?</h5>
<p style="text-align: justify;">On a jamais eu de grands rendez-vous hormis sur le Challenge national il y a trois ans, mais il y a trois ou quatre cross tous les week-end. Au club, on a eu Christophe Morel, qui a été champion de France. On a toujours eu la culture du cross. Il y avait, en 2011, Melvin Rullière et Bastien Duculty (les deux derniers vainqueurs du Challenge national espoirs, ndlr) : ça fait pas mal de monde. Cette année, je me retrouve un peu seul mais ça ne me déplait pas. J&#8217;aime bien être tranquille. Et le club assure vraiment. Ils me mettent un mécano à disposition. Je me sens vraiment épaulé, avec également mon entraîneur Christophe Jonard. Je vois aussi qu&#8217;au service course, après les France, tout le monde était heureux pour moi. Ça fait plaisir.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Un amateur, Duval, qui gagne, un autre, vous, qui termine quatrième. Est-ce que cela veut dire que beaucoup de crossmen français ont le niveau des pros mais qu&#8217;il n&#8217;y a pas de places pour les accueillir ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui, entre guillemets&#8230; Il y a des pros qui ont un très bon niveau, mais il y a aussi des amateurs qui méritent leur place. Duval ou Perrot, ils sont très forts. Ils mériteraient de trouver une équipe. Moi, je me lève chaque jour à six heures et je bosse tous les matins, dans l&#8217;aéronautique. Ce n&#8217;est qu&#8217;après le boulot que je m&#8217;entraîne. Cette semaine, en stage, je peux mettre le réveil à 7 ou 8 heures, ça me fait du bien (rires) !</p>
<h5 style="text-align: justify;">Pour rejoindre une équipe pro, un crossman doit souvent avoir des résultats, en parallèle, sur la route. C&#8217;est contradictoire ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je ne peux pas mettre de côté cette discipline. Je suis fait pour ça.</div>En 2011, je me suis mis sérieusement à la route et j&#8217;ai obtenu quelques petits résultats. Il va falloir faire pareil cette année. Mais c&#8217;est difficile de se dire : j&#8217;ai fait quatrième aux France de cyclo-cross, et maintenant je ne vais plus faire que de la route. Je ne peux pas mettre de côté cette discipline. Je suis fait pour ça. C&#8217;est mon truc. La route, j&#8217;en ai quand même le goût, et j&#8217;ai envie d&#8217;en faire. Après les Mondiaux, je vais bien couper pour repartir sur le bon pied.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Que vous inspire le sable de Coxyde ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Le sable, je ne connais pas trop. Je n&#8217;ai fait qu&#8217;une Coupe du monde là-dessus : c&#8217;était en espoirs. C&#8217;est spécial. Mais je me suis bien entraîné cette semaine. C&#8217;est technique. Je ne suis ni mal à l&#8217;aise, ni très à l&#8217;aise. On verra. Avec de la force, ça peut le faire. En plus, en course à pied, je ne suis pas trop mauvais. Je pars confiant, sans l&#8217;être trop. Ce qui est sûr, c&#8217;est que c&#8217;est une course où il ne faudra rien garder sous la pédale.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Le souci, c&#8217;est que vous allez partir dans le lointain, sur la grille de départ. C&#8217;est frustrant ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Ça m&#8217;embête un peu.. Je vais presque partir de la dernière ligne. Mais j&#8217;ai signé pour galérer. C&#8217;est quand même un Mondial, avec la tenue de l&#8217;équipe de France. Tous les gamins la veulent, cette combi. L&#8217;année prochaine, j&#8217;espère juste avoir plus de points UCI. Je me rappelle aussi avoir fait neuvième d&#8217;un Mondial espoirs en était parti très loin. C&#8217;est différent, mais si on se défonce, si on y met du sien, il y a moyen de faire de belles places. J&#8217;aurais le couteau entre les dents, et ce sera le minimum, car il faudra vraiment se battre.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Pour avoir davantage de points, il ne faut pas hésiter à aller en Suisse, au Luxembourg, sur tous ces cross UCI où les premières places sont abordables en l&#8217;absence des meilleurs mondiaux. L&#8217;amateur que vous êtes a-t-il les moyens financiers de faire cela ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Lors de la saison sur route, j&#8217;ai dû prendre des congés sans solde. Mon patron ne m&#8217;a pas souvent vu à une période.</div>Je pourrais&#8230; Mais ce serait énormément de déplacements. En début de saison, je voulais me rendre souvent en Suisse pour les points et je me suis mis en surrégime. Le médecin m&#8217;a mis en arrêt trois semaines&#8230; J&#8217;ai alors revu ma saison d&#8217;une autre manière. Inutile de faire ces déplacements si c&#8217;est pour se cramer. Je me lève tôt la semaine&#8230; Lors de la saison sur route, j&#8217;ai dû prendre des congés sans solde. Mon patron ne m&#8217;a pas souvent vu à une période. J&#8217;ai obtenu des points mais avec la fatigue, je n&#8217;ai pas gagné grand chose au final. Il faudrait que je puisse aller sur les manches de Coupe du monde et marquer le plus de points possible. Je vais aussi essayer de cocher des cross en Suisse l&#8217;hiver prochain. Je me souviens m&#8217;y être rendu le lendemain de Noël : c&#8217;était énorme. Même si t&#8217;es Français, tout le monde t&#8217;encourage.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous êtes avec les meilleurs Français depuis mardi. Comment sentez-vous Francis Mourey ? Il peut décrocher une médaille à Coxyde ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui. Je pense que lui, mais aussi Steve Chainel et même Aurélien Duval, viseront le podium. Ils ont fait un beau stage. J&#8217;espère pour eux que ça ira. Sinon, entre nous, on s&#8217;entend très bien, on rigole ensemble. Il n&#8217;y aucune rivalité. On a reparlé des France&#8230; C&#8217;est une course d&#8217;un jour. La personne qui revient sans cesse sur une course précise n&#8217;évoluera jamais. On est tous aussi intelligents les uns que les autres. J&#8217;imagine que les autres ont fait comme moi, ont regardé à nouveau les images. C&#8217;est la seule chose à faire.</p>
<p><small>1 : Les autres sélectionnés en Élites sont Francis Mourey, John Gadret, Steve Chainel, Aurélien Duval et Matthieu Boulo.</small></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/bourgoin-je-ne-sors-pas-de-nulle-part/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Casper : &#171;&#160;Quinze ans que j&#8217;attends&#8230;&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/casper-quinze-ans-que-jattends/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/casper-quinze-ans-que-jattends/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 09:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Le Cheviller</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits / Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AG2R]]></category>
		<category><![CDATA[Cholet-Pays-de-Loire]]></category>
		<category><![CDATA[Classic Loire-Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Jimmy Casper]]></category>
		<category><![CDATA[JO Londres 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Kuurne-Bruxelles-Kuurne]]></category>
		<category><![CDATA[Le Samyn]]></category>
		<category><![CDATA[Tour de France]]></category>
		<category><![CDATA[Tour de San Luis]]></category>
		<category><![CDATA[Tour Med]]></category>
		<category><![CDATA[Trois jours de Flandre occidentale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32786</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il les a presque toutes faites. À 33 ans, Jimmy Casper va étrenner le maillot de sa cinquième équipe française, AG2R La Mondiale, dès la semaine prochaine, sur&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il les a presque toutes faites. À 33 ans, Jimmy Casper va étrenner le maillot de sa cinquième équipe française, AG2R La Mondiale, dès la semaine prochaine, sur le Tour de San Luis. Sa quinzième saison démarrera en Argentine, mais le sprinteur entend bien la réussir en France, et notamment sur le Championnat national : <em>&laquo;&nbsp;C’est mon très gros objectif de l’année. Si je le réussis, derrière, il y  aura sûrement le Tour de France mais aussi probablement les Jeux  Olympiques.&nbsp;&raquo;</em> Le Picard est prêt : avant de traverser l&#8217;Atlantique, il s&#8217;est confié à <strong>Velochrono</strong>.<span id="more-32786"></span></p>
<h5 style="text-align: justify;">Jimmy, l’an passé, à la même époque, vous passiez votre brevet d’état. Cette année, votre préparation hivernale a dû être un peu plus simple, sans doute ?</h5>
<p style="text-align: justify;">L’année dernière, je n’avais pas super bien géré cette période de l’année. Cette fois, je n’ai pas eu d’autres préoccupations que le vélo, et ça  a effectivement été bien plus simple à gérer. D’ailleurs, je suis déjà dans une assez bonne condition. J’ai bien roulé, j’ai fais les kilomètres qu’il fallait et mon poids est déjà très correct. J&#8217;attends maintenant les premières courses pour voir si ça va payer ou pas.</p>
<h5 style="text-align: justify;">On ne va pas tarder à découvrir vos nouvelles couleurs. Comment ça s&#8217;est fait cet accord avec AG2R La Mondiale ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Très simplement ! Saur-Sojasun ne me proposait pas de contrat au 1er aout et je n’ai pas voulu attendre le dernier moment… On s’est vite mis d’accord avec Vincent Lavenu. Oui vraiment, ça s’est fait très simplement.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Quelles sont aujourd&#8217;hui vos relations avec votre ancienne équipe, Saur-Sojasun ?</h5>
<p style="text-align: justify;">On est en 2012 et je n’ai plus envie de parler de 2011. La fin de mon aventure avec Saur-Sojasun m’a valu d’avoir une explication avec Stéphane Heulot avec qui je suis en très bon terme. C’est un ami. Les propos qui ont été rapportés dans certains médias ont été déformés.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em><em>&laquo;&nbsp;Avec le recul, 2011 est une saison moyenne&nbsp;&raquo;</em></em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Alors parlons de 2012, et de votre rôle chez AG2R La Mondiale. Vous en avez déjà parlé avec Vincent Lavenu ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je marche plutôt au niveau Continental, c’est pourquoi mon programme ne sera pas vraiment typé World Tour.</div>Pas beaucoup. Vincent attend de moi des choses simples : gagner des courses, ce que l&#8217;équipe n&#8217;arrivait pas vraiment à faire en 2011. Il a recruté cinq mecs et je crois que sur les cinq, on a du gagner au moins 30 ou 40 courses à nous tous (32, mais à sept, ndlr) ! Certes, certaines en classes 2 mais il n’empêche qu’il a recruté des coureurs qui savent gagner des courses. Personnellement, j’espère le faire rapidement. Je suis une &laquo;&nbsp;garantie&nbsp;&raquo; pour quatre à six succès par ans. Je marche plutôt au niveau Continental, c’est pourquoi mon programme ne sera pas vraiment typé World Tour. Mon programme ne changera pas beaucoup par rapport aux autres années car c’est important de marquer des points sur les circuits continentaux (Europe Tour, America Tour, etc, ndlr).</p>
<h5 style="text-align: justify;">On vous imagine leader sur certains sprints et poisson-pilote de luxe sur d’autres courses. Est-ce que l’on se trompe ?</h5>
<p style="text-align: justify;">S’il faut le faire, il n’y a pas de raison que je ne le fasse pas… Je pense qu’avec un garçon comme Anthony Ravard, avec qui je m’entends bien, on peut gagner six, sept ou huit course ensemble si on travailler main dans la main plutôt que chacun de notre côté. Mais franchement, je ne sais pas si on va se croiser trente fois dans la saison.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et le Tour de France ? Vous n&#8217;aviez pas été retenu par Saur-Sojasun en juillet dernier&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">L&#8217;objectif principal de ma saison, c&#8217;est les Championnats de France. Et si je le réussis, il y aura tout un package avec.</div>Ce n’est pas vraiment l’objectif principal de ma saison. Cet objectif, ce sera les Championnats de France. Ça fait quasiment quinze ans que j’attends que cette course se termine par une arrivée au sprint… C’est peut-être pour cette année. C’est mon très gros objectif de l’année. Si je le réussis, derrière, il y aura sûrement le Tour de France mais aussi probablement les Jeux Olympiques. En fait, c’est un bel objectif et si je le réussis, il y aura tout  un package avec.  Car si je suis en forme aux Championnats de France le 24 juin, je le serai sûrement au Tour puis à Londres.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Donc une participation au Tour de France 2012 reste possible&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Ça passe sûrement par le maillot de champion de France.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Justement le Tour, votre victoire à Strasbourg en 2006, vous y pensez souvent ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Forcément ! On m’en parle régulièrement… J’y pense aussi à chaque fois que je fais de la musculation à la maison ! À chaque fois que je fais des étirements, je suis à côté de mon vélo du Tour 2006. Oui, j’y pense souvent, ce n’est pas anodin car ça me rappelle un bon souvenir et ça me fait penser à pourquoi je travaille ! J’y pense et ça me donne envie d’y retourner d’autant plus qu’en 2012, le Tour passera par ma commune, Montdidier. J’ai envie d’être au départ et j’estime que ce serait l’un de mes derniers Tours car il me reste une, deux ou trois possibilités de le faire ! Il ne faut pas que je perde mon temps car je n’en ferai pas dix.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous avez obtenu six victoires l&#8217;an dernier, mais la moitié en classe 2. Quel bilan global tirez-vous ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Avec le recul, c’est une saison moyenne… Mais vu les conditions, à savoir le passage de mon Brevet d’État en janvier-février, je dirais que c’est une saison &laquo;&nbsp;moyenne plus&nbsp;&raquo;, car gagner six courses, ça reste correct. Je pense aussi à une étape des Quatre jours de Dunkerque où un copain se loupe malencontreusement dans le dernier virage… Il y avait la place ce jour là, et sept victoires c&#8217;est pas pareil. La saison n’a pas été mauvaise, mais là, elle aurait été bonne.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Elle est positive car vous avez su vous remettre en selle. En mars, vous perdiez au sprint face à Nico Eeckhout, 40 ans, sur une étape des Trois jours de la Flandre occidentale. Vous avez dû cogiter&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">C&#8217;est sur des détails qu&#8217;on peut perdre confiance en soi. Oui, ça se joue à deux fois rien.</div>Non, je n’ai pas vraiment douté. Je me suis quand même dit que c’était un tournant. Mais là encore, si je gagne ce jour-là, ajouté à ce que je loupe à Dunkerque, ça change une saison ! À l’arrivée de cette course, j’avais un doute sur la photo finish. Je ne voulais pas qu’ils aient décidé que c’était le Belge sous prétexte qu’il était chez lui… Mais oui, ces détails changent une saison. À deux centimètres près aux Trois jours de la Flandres occidentale et à un virage près aux Quatre jours de Dunkerque… Si je gagne les deux, ça fait huit succès. Ça aurait été un gros score ! C’est sur des choses comme ça qu’on peut perdre confiance en soi. Oui, ça se joue à deux fois rien. C’est la vie… On ne peut pas tous les ans avoir de la chance. En 2009, tout m’avait réussi…. En 2011 un peu moins.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Au San Luis, il y aura trois possibilités de gagner et j’espère en saisir une !&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">La Française des Jeux, Cofidis, Agritubel , Saur-Sojasun et maintenant AG2R-la-Mondiale : vous avez fait toutes les grosses structures françaises excepté Bouygues. Qu&#8217;est-ce qui change de l&#8217;une à l&#8217;autre ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Il y a pleins de choses différentes ! Et c’est normal. Il y a des gens qui mènent leur équipe avec le cœur et d’autres qui parlent aux employés comme si c’était des gamins… Certains qui font confiance et d’autres qui mettent une pression énorme. Il y a des gens qui font comme si c’était une famille et d’autres comme si c’était une société. J’ai trouvé des bonnes choses dans chacune des équipes mais aussi des mauvaises, et c’est normal. Toutes sont de bonnes équipes où je me suis enrichi, où j’ai grandi. J’ai aussi eu une expérience à l’étranger (chez Unibet, ndlr). Ça s’était un peu moins bien passé mais j’ai grandi aussi avec cette aventure.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous attaquez votre quinzième saison pro. Qu’est-ce qui a changé chez Jimmy Casper ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Au départ, en 1998, j’allais un peu dans tous les sens. J’ai évidemment gagné en maturité, en expérience, j’ai appris à me connaitre, que ce soit mes défauts ou mes qualités. Et quand on se connaît, on se remet toujours en question, c’est un vrai point fort. Je pense aussi que maintenant, je sais m’adapter. Je ne pensais pas forcement pouvoir faire ça mais je m’adapte tous les ans en me remettant en question. C’est là que je vois que j’ai appris.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous avez passé votre brevet d&#8217;état. Une idée de reconversion chez AG2R La Mondiale ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Pour l&#8217;instant, je suis coureur cycliste. Mais bon, si l&#8217;occasion se présente&#8230;</div>Honnêtement, il y a une idée qui germe en moi et qui est de continuer à bosser chez les pros, mais il n’y a aucune négociation de ce côté-là avec AG2R La Mondiale ou avec toute autre équipe… Cependant, si un jour Vincent Lavenu ou quelqu’un d’autre estime que je ferais un bon directeur sportif, je pourrai peut être y réfléchir. Mais pour l’instant, je suis coureur cycliste et j’attends d’avoir fini ma carrière pour penser vraiment à cela. Mais bon, si l’occasion se présente…</p>
<h5 style="text-align: justify;">La semaine prochaine, vous allez participer au Tour du San Luis. Que pensez-vous de ce cyclisme qui se mondialise ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C’est clair qu’il y a une vraie ouverture internationale&#8230; On se balade sur tous les continents ! En Argentine avec le San Luis ou aux Etats-Unis avec le Tour de Californie. Quand je suis passé pro, on ne courait quasiment qu’en Europe, et maintenant on roule dans le monde entier ! On s’adapte même si ce n’est pas toujours facile avec le décalage horaire, les différences de température… Je pense que ça fait pas mal de changement, notamment pour les jeunes coureurs. Ce n’est pas toujours facile et il faut faire attention à ne pas trop fatiguer une partie de l’équipe.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous avez des ambitions là-bas ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Il devrait y avoir deux arrivées au sprint et il y a aussi une étape avec une petite difficulté…Mon poids est vraiment satisfaisant pour cette période de l’année donc je pense que oui, il y aura trois possibilités de gagner et j’espère en saisir une ! Je suis souvent compétitif rapidement dans la saison. Si je rentre sans gagner, ce ne sera pas dramatique mais si j’en gagne déjà une, ce sera toujours ça de pris… Comme on dit, ce qui est pris n’est plus à prendre donc j’espère ne pas rentrer bredouille.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Connaissez-vous la suite de votre programme ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Il y aura le Tour Méditerranéen (8-12 février), Kuurne-Bruxelles-Kuurne (26 février), le Samyn (29 février), les Trois jours de la Flandre occidentale (2-4 mars), et on arrivera rapidement à la Classic Loire-Atlantique (17 mars) et à Cholet &#8211; Pays-de-Loire (18 mars). Voilà, c’est donc beaucoup de courses Continental Tour. Et pas de Paris-Nice. L’équipe n’avais pas prévu de m’y emmener et moi, ce n&#8217;est pas une course que j&#8217;affectionne particulièrement.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/casper-quinze-ans-que-jattends/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Kadri : &#171;&#160;Willunga me convient très bien&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.velochrono.fr/actu/2012/kadri-willunga-me-convient-tres-bien/</link>
		<comments>http://www.velochrono.fr/actu/2012/kadri-willunga-me-convient-tres-bien/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Mabyle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits / Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AG2R]]></category>
		<category><![CDATA[Blel Kadri]]></category>
		<category><![CDATA[Critérium du Dauphiné]]></category>
		<category><![CDATA[Flèche Wallonne]]></category>
		<category><![CDATA[GP de la Côte Étrusque]]></category>
		<category><![CDATA[JO Londres 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Liège-Bastogne-Liège]]></category>
		<category><![CDATA[Paris-Nice]]></category>
		<category><![CDATA[Tour d'Algarve]]></category>
		<category><![CDATA[Tour d'Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Tour de France]]></category>
		<category><![CDATA[Tour Down Under]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.velochrono.fr/actu/?p=32791</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre Blel Kadri et le <strong>Tour Down Under</strong>, il y a un truc. Huitième de l&#8217;épreuve australienne l&#8217;an dernier, le Français est 18e du général après les trois&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre Blel Kadri et le <strong>Tour Down Under</strong>, il y a un truc. Huitième de l&#8217;épreuve australienne l&#8217;an dernier, le Français est 18e du général après les trois premières étapes et bien placé pour finir à nouveau dans le top 10 final. D&#8217;autant qu&#8217;il a l&#8217;air d&#8217;avoir une idée derrière la tête pour l&#8217;étape reine de samedi&#8230; Le coureur d&#8217;AG2R La Mondiale confie à <strong>Velochrono</strong> ses ambitions pour la fin de semaine australienne, mais aussi le reste de la saison.<span id="more-32791"></span></p>
<h5 style="text-align: justify;">Blel, après une très bonne expérience sur le Tour Down Under l’an passé (huitième), vous avez décidé de retenter l’expérience en 2012…</h5>
<p style="text-align: justify;">En fait, je n’ai rien choisi (rires). Ce n’est pas moi qui ai décidé de venir ici en Australie mais bel et bien l’équipe, qui m’a annoncé cet hiver que j’allais une nouvelle fois être de la partie aux antipodes pour la reprise. Maintenant, je ne vais pas m’en plaindre car c’est effectivement une course que j’apprécie.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Et ça se voit : vous êtes 18e du général après les trois premières étapes. Avec quelles ambitions abordez-vous cette fin de semaine ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Pour moi, il y a un coureur qui sort du lot pour Willunga, c&#8217;est Simon Gerrans.</div>Je suis ambitieux mais je reste malgré tout réaliste. Tout devrait se jouer samedi sur l’étape de Willunga. C’est une étape qui me convient très bien, c’est vrai. Maintenant, cela reste une arrivée en bosse, sur une course World Tour, avec pas mal de coureurs qui voudront briller. Cela va quand même être compliqué pour aller faire un top 10 là-haut, mais sait-on jamais. L’année dernière, j’ai terminé huitième de l’épreuve en partie grâce aux bonifications. Mais c’est aussi vrai qu’on était passé à une petite vingtaine en haut du Willunga Hill, et que je faisais partie de ce groupe des favoris. Alors pourquoi pas ? On verra bien.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Selon vous, quels seront les coureurs à surveiller sur cette arrivée en bosse à Willunga ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Pour moi, il y a un coureur qui sort du lot, c&#8217;est Simon Gerrans. Il court à domicile, qui plus est avec le maillot de champion d’Australie sur les épaules, et selon moi c’est le genre de coureurs qui ne passe que rarement à côté de ses objectifs. Il a très certainement coché ce Tour Down Under d’une croix rouge et je le vois bien marcher très fort ce samedi.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Êtes-vous clairement le leader de l’équipe pour cette fin de semaine, où reste-t-il plusieurs coureurs protégés dans l’équipe ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je suis effectivement protégé pour le classement général, et c’est la raison pour laquelle vous ne m’avez pas vu essayer d’aller dans les échappées notamment. On reste malgré tout encore trois dans l’équipe à pouvoir accrocher un top 10 au classement général avec Romain Lemarchand et Martin Elmiger (25e et 54e, tous deux à 20 secondes du leader André Greipel, comme Kadri, ndlr), qui sait ce que représente une victoire ici (vainqueur en 2007, ndlr).</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Paris-Nice, mon premier grand rendez-vous de la saison&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Cap sur l&#8217;Europe à la fin de la semaine, qu&#8217;avez-vous au programme ensuite ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je vais reprendre en Italie sur le Grand Prix de la côte étrusque, puis je vais me rendre au Portugal pour le Tour d’Algarve. Pour moi, ce sera clairement une course de préparation pour Paris-Nice, mon premier grand rendez-vous de la saison. D’ailleurs, je pense que l’équipe alignée sur le Tour d’Algarve ressemblera fortement à l’équipe qui se rendra par la suite sur la Course au soleil.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Un Paris-Nice où vous nourrirez de grosses ambitions après votre quinzième place de l’an passé…</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je me vois un peu comme Thomas Voeckler sur le dernier Tour de France.</div>Ce sera vraiment un grand objectif pour l’équipe en tout cas, mais également sur un plan personnel, je ne le cache pas. J’espère que je pourrais être performant sur ce Paris-Nice. Nous aurons deux leaders dans l’équipe avec Nicolas Roche et Jean-Christophe Peraud. Personnellement, j’aurai certainement plus un rôle d’outsider et d’électron libre dans l’équipe, avec l’idée d’aller chercher une victoire d’étape si l’occasion se présente. Ce seront vraiment mes deux objectifs sur ce Paris-Nice ; aider au mieux Jean-Christophe et Nicolas puis viser une victoire d’étape.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous ne viserez donc pas le classement général cette année ?</h5>
<p style="text-align: justify;">En fait, je me vois un peu comme Thomas Voeckler sur le dernier Tour de France. J’entends par là que j’arriverai sur Paris-Nice sans réelles ambitions pour le classement général, du moins dans un premier temps. Mais ensuite, si l’occasion se présente, pourquoi ne pas insister ? Je pars donc vraiment dans cet état d’esprit. Viser une victoire d’étape en faisant la course aux avant-postes. Et puis si l’occasion se présente…</p>
<h5 style="text-align: justify;">Est-ce une façon de courir que vous adopterez tout au long de cette saison ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Tout à fait. Sur le Critérium du Dauphiné par exemple, ce sera la même chose. J’irai avant tout là-bas pour viser une victoire d’étape, plus que pour une place au classement général. Ensuite, on verra ce que cela donne sur le terrain. Une fois encore, sur des courses comme Paris-Nice ou le Critérium du Dauphiné, je vais épauler des coureurs comme Nicolas Roche et Jean-Christophe Peraud. Ce sont des coureurs qui visent une place au général, ce sont les leaders de l’équipe. Moi, je ne me considère pas comme ce genre de leader. Si j’ai la chance de prendre, lors d’une étape, une échappée fleuve et que je me retrouve dans les premières places du général, je ferai évidemment tout pour défendre cette position. Mais ce n’est pas mon objectif premier. Et ce sera comme ça lors de chacune de mes courses par étapes du calendrier cette année.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Paris-Nice terminé, vous vous rendrez sur les classiques ardennaises avec, là aussi, pas mal d’idées…</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">À la pédale, je ne pense pas être capable de finir dans le top 10 à Huy ou à Liège. Il faudra donc anticiper.</div>Je vais y aller dans le même état d’esprit que l’an passé. J’espère que cela va sourire et que je pourrais faire de bons résultats sur ces trois classiques. L’objectif serait de faire une belle performance sur au moins l’une des trois. Pour cela, il faudra bouger de loin. À la pédale, je ne pense pas être capable de finir dans le top 10 à Huy ou à Liège. Il faudra donc anticiper.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Comptez-vous toujours enchaîner le Tour de France et le Tour d’Espagne en 2012 ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Oui effectivement, c’est le plan. Maintenant, il faudra quand même que je gagne ma sélection pour le Tour de France car dans l’absolu, rien n’est assuré. Ensuite, je pense participer aussi au Tour d’Espagne dans la foulée. Pourquoi ? Tout simplement parce que je considère que je pourrais acquérir encore plus d’expérience. En faisant un grand tour supplémentaire, je pourrais éventuellement franchir un nouveau palier, qui sait.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous ne pourrez sûrement pas arriver à 100% partout. Quels seront vos priorités ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je pense arriver en bonne forme au Critérium du Dauphiné. Les Championnats de France seront relativement plats cette année et il n’y aura par conséquent pas besoin d’une préparation spécifique. Enfin, j’espère arriver à 100% sur les routes du Tour de France en ayant marqué une période de récupération après le Critérium du Dauphiné.</p>
<h4 style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Maintenant, à moi de confirmer, et surtout de m&#8217;affirmer&nbsp;&raquo;</em></h4>
<h5 style="text-align: justify;">Vous vous être montré très régulier tout au long de la saison passée sur les courses par étapes. Votre statut dans l’équipe Ag2r La Mondiale a-t-il changé pour 2012 ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Il est certain que cela a évolué dans le bon sens. Ils me font de plus en plus confiance, et me demandent également de gagner, désormais. J’espère travailler efficacement pour ne pas les décevoir. Il y a une véritable cohésion dans cette formation et nous nous entendons tous très bien. Maintenant, je ne vais pas m’imposer dans le groupe. Prenons un exemple avec Paris-Nice. Ce n’est pas parce que je fais quinzième du général l’an passé que je vais me dire : &laquo;&nbsp;Ça y est, cette année je suis leader de l’équipe sur Paris-Nice !&nbsp;&raquo; Comme je le disais, nous avons des coureurs dans l’équipe qui eux sont là pour jouer le classement général.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Malgré de très belles performances sur les grands tours notamment, l’équipe n’a pas gagné beaucoup de courses l’an passé&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Je ne vais pas m&#8217;imposer dans le groupe. Ce n&#8217;est pas parce  que je fais 15e de Paris-Nice l&#8217;an passé que je vais dire : &laquo;&nbsp;Ça y est, cette année je suis leader !&nbsp;&raquo;</div>Cela doit changer cette saison. Après, je ne vais rien vous apprendre en vous disant que l’objectif n°1 d’une équipe professionnelle, c’est de gagner des courses. Les places au général, les points World Tour, cela en découle logiquement par la suite. Mais le plus important, c’est la victoire ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’équipe a recruté des sprinters cette année, afin de pallier cette lacune de la saison dernière, durant laquelle nous n’avions pas beaucoup levé les bras. Manuel Belletti va, je pense, apporter un coup de jeune dans cette équipe et pourra gagner quelques belles courses. Quant à Jimmy Casper, il devrait également faire de belles choses tout en servant par la même occasion de capitaine de route pour les jeunes. Il connait bien l’équipe et va très certainement apporter pas mal d’expérience. J’espère que l’on gagnera beaucoup de courses.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Gagner dès février serait forcément très important pour la suite de la saison ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Je pense en effet que les gars vont arriver le couteau entre les dents dès le GP La Marseillaise. Il y aura ensuite l’Étoile de Bessèges, le Tour Méditerranéen, le Tour du Haut-Var… Ça fait pas mal d&#8217;occasions pour gagner dès le mois de février.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Pensez-vous d’ores-et-déjà à une éventuelle participation aux Jeux Olympiques et/ou aux Championnats du Monde avec l’équipe de France ?</h5>
<p style="text-align: justify;">C’est quelque chose qui reste toujours dans un coin de la tête. Pour ce qui est des Jeux Olympiques, il y aura quatre coureurs et les places se gagneront sur le Tour de France, selon moi. Deux coureurs devraient connaitre leur sélection avant la grande boucle puis deux autres coureurs seront désigné suite à leurs performances sur le Tour de France. En tout cas, je le vois comme cela. Donc oui, effectivement, c’est une chose à laquelle je pense, mais ce n’est pas non plus mon objectif n°1.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Vous entamez votre quatrième saison chez Ag2r La Mondiale, l’équipe de vos débuts professionnels. Ça doit déjà représenter quelque chose pour vous ?</h5>
<p style="text-align: justify;"><div class="simplePullQuote">Maintenant, l’écart commence à se réduire et il est vrai que je m’installe petit à petit dans une autre catégorie de coureurs.</div>Je suis vraiment comblé dans cette formation. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai prolongé jusqu’en 2014. C’est très important car cela prouve que l’équipe me fait confiance pour l&#8217;avenir. Vous savez, quand je suis arrivé dans cette équipe, il y avait des coureurs comme José Luis Arrieta, Cyril Dessel,  Ludovic Turpin, Stéphane Goubert… C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié à mon arrivée car c’était alors des anciens, des gars avec beaucoup de métier, et qui ont pu m’apporter énormément de choses. Maintenant, l’écart commence à se réduire et il est vrai que je m’installe petit à petit dans une autre catégorie de coureurs. Dans l’équipe, il est certain que l’on attend plus de choses de moi qu’à mes débuts, et maintenant c’est donc à moi de confirmer, et surtout de m’affirmer.</p>
<h5 style="text-align: justify;">Ressentez-vous une certaine pression quant à cette nouvelle attente autour de vous ?</h5>
<p style="text-align: justify;">Non, pas vraiment. L’équipe arrive à bien me gérer et je leur fais confiance. Dans l’encadrement, ils savent que je suis heureux ici et c’est très important. Que ce soit à l’entrainement ou en course, j’essaye d’être le plus sérieux possible, et j’ose espérer que l’équipe s’en rend bien compte.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.velochrono.fr/actu/2012/kadri-willunga-me-convient-tres-bien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using apc
Page Caching using apc
Database Caching 4/32 queries in 0.054 seconds using apc
Object Caching 786/840 objects using apc

Served from: www.velochrono.fr @ 2012-02-09 02:37:39 -->
