Where do you come Froome ?


Where do you come Froome ?

Par Alexandre Philippon
Vendredi 20 juillet 2012 - 10:22
Photo : Team Sky







Sur le Tour d’Espagne 2011, certains découvraient Christopher Froome, d’autres se rappelaient de son existence. Depuis ses débuts pro à la Barloworld, il manquait de résultats et faisait partie des anonymes du peloton. Kenyan devenu Britannique, il est aujourd’hui deuxième du Tour de France, qualifié de vainqueur moral par de nombreux observateurs et aspire à le remporter malgré tout dans un futur proche. Mais bon sang, d’où sors-tu, Froome ?

L’enfance au Kenya, l’école en Afrique du Sud

Depuis qu’il a prouvé qu’il était de la trempe des meilleurs coureurs de grands tours du monde, Christopher Froome inspire différentes interrogations. Plus encore que Bradley Wiggins, dont la trajectoire étonne mais dont le parcours atypique est connu de tous. Ce que l’on connaît le mieux dans le film de la vie de Froomey, c’est paradoxalement ce qui est le plus lointain : sa naissance à Nairobi, fait surprenant de la première ligne de sa page Wikipedia. Ce drôle de gaillard, blanc comme un cul, a grandi au Kenya. Ses parents ont pu lui payer un vélo très jeune et il se déplaçait ainsi, se prenant pour David Kenjah, seul coureur local de niveau acceptable. « C’est quelque chose qu’aucun Kényan ne peut offrir à ses enfants, c’est pour ça qu’ils choisissent la course à pied. C’est dommage car le talent ne demande qu’à être exploité », juge-t-il quelques années plus tard. Christopher Froome est un chanceux. Mais aussi un garçon talentueux : si à Nairobi, les courses, dans une année, se comptent sur les doigts de la main, elles suffisent à le distinguer comme LE gamin au dessus du lot. Première compétition, première victoire.

Or c’est en Afrique du Sud, où il a déménagé à treize ans, que le garçon s’est construit. C’est là que ses parents vivent encore et il s’empresse d’y retourner chaque fin de saison pour se ressourcer. Encore et toujours, Christopher Froome est Africain de sang et de cœur. Collégien, lycéen puis étudiant à Johannesburg, Christopher Froome découvre que le cyclisme est un vrai sport. Il se plait surtout sur un VTT, qu’il utilise encore à ses heures perdues, comme l’an dernier quand après le Tour de Pékin, son exultoire fut de s’envoler pour l’île de Langkawi pour prendre part à une grande randonnée. Venu à la route sur le tard, il ne bénéficie pas de la formation dont jouissent tous les jeunes talents européens. Tandis que certains garçons de son âge s’affrontent déjà, ont leurs premières tenues de sélections nationales dans leurs bagages, lui n’a pas conscience de ce qu’il peut se passer hors de son continent. Il va même jusqu’à contracter la bilharziose, maladie qui touche 200 millions de personnes dans le monde et qu’il n’aurait pu attrapper nulle part ailleurs. « Un parasite se glisse sous la peau et mange les globules rouges », décrit généralement Froome, qui assure que ce problème continue de le toucher car « on ne guérit jamais ».

Des zappings au Tour de France

Son premier contrat pro, alors qu’il était au Centre Mondial du Cyclisme de l’UCI, Christopher Froome le signe chez Konica-Minolta. Comme les frères Velits, comme John-Lee Augustyn. Mais son nom est déjà connu de plusieurs observateurs, pour une raison insolite : un an plus tôt, en 2006, au contre-la-montre des Championnats du monde, il a fait le tour des zappings parce que peu après avoir quitté la rampe de lancement, il a heurté un commissaire de course dont il ne comprenait pas les signes d’avertissement. Froome avait mal fixé son SRM et trifouillait à son guidon. Plus personne ne se moquera de lui quand il remportera une étape du Tour des Régions italiennes, chez les espoirs, en battant l’un des leaders de l’équipe de France, Cyril Gautier. Robert Hunter souffle alors à Claudio Corti, son manager chez Barloworld, qu’il faut absolument recruter ce jeune homme. Entre temps, le jeunot a aussi gagné la Mi-Août bretonne. Le dirigeant italien est séduit par le challenge et offre un contrat à Christopher Froome pour la saison 2008. Il hérite rapidement de vraies marques de confiance grâce notamment à sa prestation sur le Tour de l’Appenin, course sur laquelle seule son inexpérience l’empêche de battre Alessandro Bertolini et Eddy Ratti. Au point d’être convoqué pour le Tour de France à seulement 23 ans..

Sa présence est remarquée à cause du petit drapeau qui précède son nom dans les listes de participants, si bien que de nombreux journalistes s’intéressent à son cas. Il répond à ceux-ci : « Mes racines sont kényanes, ma façon d’être est kényane, mais je ne suis pas le premier Kényan à faire le Tour de France. Disons que je suis plutôt le premier coureur du Kenya à faire le Tour. » Sur le terrain, Froome se fait oublier car il peine à se distinguer, se concentrant sur un objectif raisonnable, qu’il remplit, à savoir rallier Paris. Au contraire de son coéquipier Moises Duenas, contrôlé positif à l’EPO, lequel, par son erreur, met en péril l’avenir de son équipe. Le sponsor Barloworld annonce qu’il va se retirer, revient sur sa décision, puis passe finalement à l’acte fin 2009. Christopher Froome n’est alors pas en danger car il a réalisé une bonne saison. Troisième au Mont Faron sur le Tour Med, il a ensuite été de toutes les grandes joutes auxquelles a pris part sa formation, et notamment le Tour d’Italie, son deuxième grand tour terminé en deux ans. Et le 10 septembre 2009, Dave Brailsford, manager de la jeune née Sky, glisse son nom dans une liste d’une dizaine de recrues pour le premier exercice de la structure britannique à gros budget.

Des progrès à bande bleue

Chez Sky, Christopher Froome est vu comme un Britannique. Car cela fait plus d’un an qu’il court sous licence anglaise, conséquence d’un choix fait dans la perspective des Jeux olympiques. Le Kenya n’a aucune place à lui proposer pour Pékin alors il postule auprès de l’Albion en faisant valoir la nationalité de ses grands-parents, basés au Gloucestershire. La Fédération kényane l’empêche alors de changer de camp en s’appuyant sur un règlement obligeant un athlète à attendre trois ans, après un changement de bannière, pour s’aligner aux JO. Alors va pour l’Union Jack et le voilà parti pour apprendre ce qu’est le très haut niveau. Bobby Julich est désigné tuteur de Froome. Au début, il ne le connaît pas, mais il n’habite pas très loin du domicile monégasque du coureur. Avec l’Américain, il « continue [sa] progression mentale et physique », « apprend à se faire une vie de famille, se concentrer sur une nouvelle vie de sportif. » Une phase qui durera longtemps : un peu plus d’un an. Pour une progression suivant celle de son équipe, dont les méthodes ne fonctionnaient pas encore en 2010.

Surtout, Christopher Froome apprend à courir juste. « Avant, me sentant bien, je serais parti à dix kilomètres de la fin d’un col, reconnaissait-il à Velochrono en fin d’année dernière. Je suis devenu plus calme, j’attends le moment juste. C’était très difficile à faire. Même si il y a des accélérations d’autres coureurs, tu dois continuer à ton rythme. » La culture du SRM, la tactique des trains en montagne. Froome devient comme son équipe : calculatrice mais performante. Il prend aussi goût à se retenir de manger pour mieux maigrir. En 2011, il enchaîne les courses World Tour et monte petit à petit en puissance, avec discrétion. Jusqu’à un Tour d’Espagne qui le sort de l’anonymat. Il le débute pourtant en dedans, souffrant d’une toux aïgue. « J’étais sous antibiotiques et je pensais vraiment rentrer à la maison. » Tout rendre dans l’ordre, il n’est « pas du tout affaibli par la cure de médicaments », s’accomode de la « chaleur encombre et asphyxiante. » Il s’avère qu’il est au niveau de Bradley Wiggins. Finalement, il prend le pouvoir en interne et seul Juan José Cobo l’empêche de remporter l’épreuve, grâce à un numéro réalisé dans l’Angliru. Les progrès de Froome sont fulgurants, inattendus.

De Froome à Froomedog

Ce podium sur la Vuelta dépasse tout ce que Christopher Froome avait pu imaginer. « Je ne m’étais absolument pas préparé pour devenir le leader de l’équipe. Jour après jour, je me voyais avancer au général. Je n’en revenais pas. » Avec le recul, il a pu prendre conscience de ses qualités et Sky idem. « Ils ont mieux compris le type de coureur que je suis, expliquait-il cet hiver. On a corrigé le tir et mon programme s’est adapté. Les rouages dans le staff sont mieux huilés au sein de l’équipe. Donc tout le monde se comprend mieux. » La saison 2012 de Christopher Froome pouvait ainsi s’articuler autour du Tour de France. Mission : aider Bradley Wiggins à le gagner. Problème : il s’avère que Froome est en fait le seul à pouvoir battre le Londonien. Ils étaient compagnons de chambre sur la Vuelta, ils ne le sont plus. A La Toussuire, il attaque l’aîné par inadvertance, tel Obélix ne sentant pas sa force. La rumeur dit que Sky lui accorde alors une prime pour qu’il ne joue pas perso. La docilité récompensée. Froome renonce à gagner le Tour mais gagne un surnom : Froomedog.

Une semaine plus tard, c’est-à-dire ce jeudi, à Peyragudes, bis repetita : Froome a Wiggins sur son porte-bagage, personne ne peut suivre, et plus les hectomètres défilent, moins le maillot jaune est facile. Un faux mouvement et la pièce montée s’écroule. Très vite Froome remet tout en place en arrêtant de forcer sur les pédales. Il permet ainsi à Alejandro Valverde de remporter l’étape, reste avec Wiggo, mais accentue le sentiment selon lequel le plus fort, en montagne, n’est pas celui qui porte le paletot. Sky a voulu gagner le Tour et va remplir son objectif. Pour cela, Dave Brailsford et ses hommes ont misé sur un inconnu, l’ont hissé aux confins de ses limites, qui se sont avérées beaucoup plus élevées que prévues. Si bien que l’on croirait que ce n’est plus le même coureur.


Twitter Velochrono


  1. D’ailleurs Juan José Cobo . Il a passé le TDF comme un fantôme .


  2. Vendredi 20 juillet 2012 à 10:26 - FC Nantes ( Canari de la Beaujoire ) | Thumb up 25 Thumb down 20

  3. Merci de vous être inspirés auprès de la page wikipédia que j’ai presque écrite dans son entièreté (CyrilSB)


  4. Vendredi 20 juillet 2012 à 10:51 - CyrilSB | Thumb up 24 Thumb down 37

  5. C’est vrai que Cobo a joué à Casper sur le Tour.

    Mais sinon Froome a un parcours vraiment atypique. Par contre c’est marrant car il roulait avec Kinja qui a participé au J.O en 2000 et 2004 et aux mondiaux de Plouay.


  6. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:19 - Zdrnekstylebar | Thumb up 7 Thumb down 6

  7. Froomedog ou pas, ce jeune homme a d’excellentes capacités en montagne et dans les CLM, qui sont les ingrédients nécessaires pour remporter un grand Tour.

    Sky, nouvelle structure anglaise mise sur pied par Brailsford qui a su trouver l’argent nécessaire, a pour seul but de remporter le Tour de France dans les cinq ans à venir!

    Dimanche prochain, arrivée à Paris, le rêve deviendra réalité, peut-être plus vite que prévu? Ce qui frappe, à première vue, c’est la maigreur de ces deux gaillards-là!


  8. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:20 - kaskaskol | Thumb up 11 Thumb down 3

  9. Excellent article. Les progrés de Froom paraissent crédible. Tout du moins autant que la performance de son équipe.


  10. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:33 - florent | Thumb up 15 Thumb down 5

  11. @CyrilSB Il aurait fallu que je lui invente une vie différente pour ne pas me prendre cette remarque en pleine gueule ? J’ai passé du temps à faire des recherches sur des tas d’articles, merci de le respecter. La seule page wikipedia que je suis allé voir pour vérifier 2-3 choses c’est la version anglaise, pour m’assurer de certaines concordances chronologiques.


  12. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:41 - Alexandre Philippon | Thumb up 63 Thumb down 8

  13. Juste quelques précisions. D’abord sur Barloworld, sa 1ère équipe. L’équipe avait « mauvaise réputation » à tel point qu’elle a fermé en 2009 après l’affaire de dopage de Duenas sur le tour 2008. Mais, plus factuellement, elle avait en son sein de bons clients comme Pfannberger, Astarloa, Guidi, Soler (rappelons nous sa chevauchée surnaturelle sur le Tour 2007)dans l’encadrement quelques ex-Gewiss Elli, Bombini, Tebaldi, Volpi, Miozzo mais aussi de jeunes neo-pros anglais partis chez SKY depuis: Thomas, Cummings … et Froome.
    Froome vit d’ailleurs à Monaco depuis cette époque avec sa girlfriend une photographe de cyclisme Sud-Africaine. Elle s’appelle Michelle Cound. C’est important d’en parler parce qu’elle participe beaucoup à sa vie de cycliste. Par exemple sur son blog (http://michellecound.tumblr.com/) il y a quelques clichés impressionnants des jambes de FroomeDog:
    Ensuite parce Michelle commente l’actu du Tour sur Twitter. Elle vit très mal de ne pas voir son mec gagner le Tour et le dit. Apparemment ce n’est pas apprécié chez SKY … et pas du tout par Mme Wiggins. A suivre donc …


  14. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:42 - lllludo | Thumb up 14 Thumb down 3

  15. c’etais l’annee ou jamais pour froom… Contador va revenir et la ca sera pas la meme chanson.

    Sinon on va l’appelé le poulidor bientot, 2 eme de la vuelta, 2 eme du tour de france…


  16. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:47 - richoubrajkovic | Thumb up 8 Thumb down 12

  17. @A.Philippon : Oh non je suis désolé c’était pas du tout une remarque négative bien au contraire, je fus content !! Il y a confusion !! En aucun cas je ne te le reproche ! D’ailleurs, la version anglaise est similaire à la française … J’aurais du mettre un smiley pour rendre ma phrase plus claire


  18. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:48 - CyrilSB | Thumb up 26 Thumb down 5

  19. @CyrilSB Ok désolé ça me rassure :)


  20. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:50 - Alexandre Philippon | Thumb up 21 Thumb down 2

  21. ouais, vraiment moches ses guibolles. C’est quand même bizarre qu’ils soient taillés pareil avec wiggo : on n’en retrouve aucun comme ça, même Gesink fait musclor à côté.


  22. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:53 - lolo | Thumb up 11 Thumb down 5

  23. « Avant, me sentant bien, je serais parti à dix kilomètres de la fin d’un col. Je suis devenu plus calme, j’attends le moment juste. »
    On ne peut pas en vouloir aux nombreux coureurs qui pensent ainsi mais voila pourquoi on ne voit plus de spectacle et ça montre bien que ce sont plus les coureurs qui font la course que le tracé.

    Ce qui m’interpelle, c’est le nombre de coureurs diminués par des soucis de santé, du cancer au simple refroidissement en passant par une tendinite, et qui réalisent des exploits. J’ai difficile de croire que le fait d’être malade ou blessé et qui entraine un arrêt d’entrainement ou du moins un ralentissement, peut donner des avantages à ces coureurs. Certains par exemple disent que le fait que Voeckler a arrêté l’entrainement 10 jours lui a donné de la fraicheur ! Froome est victime d’une toux, est sous antibiotiques au début de la Vuelta et y termine deuxième. Sans parler d’Armstrong. C’est assez stupéfiant…

    Pour le reste de ce bel article, les questions qu’il sous entend restent pour moi sans réponses certaines.


  24. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:56 - Pierre | Thumb up 12 Thumb down 5

  25. Bel article, comme d’habitude, merci Velochrono, parce que jamais j’aurai été recherché Chris Froome sur le net, qu’il soit mis en exposition sur mon site de cyclisme préféré me permet de mieux le connaitre.


  26. Vendredi 20 juillet 2012 à 11:59 - Alex | Thumb up 11 Thumb down 0

  27. De toute façon les journalistes on sait ce que c’est…

    Sinon, les progrès de Froome ne sont absolument pas crédibles, chacun à ses excuses bidons. Trop facile de dire qu’on « s’entrainait mal » pour expliquer qu’on avait des performances moyennes… On nous la ressort à chaque fois.
    C’était quoi l’excuse de Cobo pour expliquer son ascension proche des records de l’Angliru?


  28. Vendredi 20 juillet 2012 à 12:01 - Blondin | Thumb up 15 Thumb down 16

  29. @ Pierre Pour les immobilisations longues, comme le cancer d’Armstrong ou encore la chute de Jalabert à Armentières, on assiste à une fonte musculaire assez spectaculaire. Cela donnerait l’occasion par la suite de bâtir une nouvelle musculature plus appropriée à la grimpette. Le plus dur étant toujours de déconstruire ce qui existe pour faire apparaître de nouvelles qualités au détriment d’autres.
    cf Interview de Manolo Saiz dans Pédale qui explique la transformation de Jaja (je ne recommanderai jamais assez ce magazine)
    Pour Froome Wiggo, ce qui étonne, c’est que la transformation s’est opérée sans perte musculaire préalable et de plus ils se sont améliorés sur tous les points sans perdre leur capacité initiale.

    Pour les maladies bénignes (toux, tendinite…) je n’y vois aucune explication si ce n’est une tentative de bluff.


  30. Vendredi 20 juillet 2012 à 12:09 - LaMiquette | Thumb up 5 Thumb down 2

  31. @ LaMiquette

    ok, je peux tenir en compte certaines de tes remarques mais quand tu cites Manolo Saiz j’ai comme un doute, si tu vois ce que je veux dire. :-)


  32. Vendredi 20 juillet 2012 à 12:22 - Pierre | Thumb up 12 Thumb down 2

  33. Merci pour cet article qui détaille ce qu’on savait de lui dans les grandes lignes seulement (naissance et enfance en Afrique, contraction d’une infection, 4 premières années anonymes chez les pros, et grosse révélation sur la Vuelta 2011).
    D’ailleurs le passage sur ses premières années pro montre bien que Froome était franchement un quidam du peloton puisque les seuls résultats que vous ayez trouvé sont une victoire chez les espoirs, une sur la mi-août bretonne (qui n’était plus une course UCI à l’époque je crois) et deux troisièmes places. Ah on aurait pu rajouter une étape du Tour du Japon aussi…

    Bref la seule explication qu’on ait de cette fulgurante progression c’est encore une fois que Froome s’est tout à coup mis au travail. Ça me paraît léger à moins que Sky n’ait des méthodes révolutionnaires (qui peuvent être honnêtes), ce dont on n’a pas connaissance.
    Alors puisqu’on avance beaucoup que c’est cette fameuse maladie qui l’a freiné dans son élan (pourquoi pas, je veux bien y croire) j’aimerais bien savoir quand est-ce qu’il l’a contractée, quels ont été précisément ses effets sur la physiologie du coureur et jusqu’à quand ont-ils perduré ?


  34. Vendredi 20 juillet 2012 à 13:00 - PinKou | Thumb up 15 Thumb down 4

  35. Aha oui c’est pour ça que j’ai préféré employer le conditionnel, mais cette idée me paraissait intéressante pour expliquer l’inexplicable :)
    D’ailleurs un autre Saiz-boy notoire a deux plaques en métal dans le crane et a confirmé au delà des espérances ses capacités de rouleur-grimpeur après 3 semaines de coma et 7 mois d’alitement.
    Les arguments de Saiz, tout Saiz soit il, sont recevables, par la suite on a jamais vu Jaja gagner à nouveau un sprint massif. (Peut être que je me trompe)


  36. Vendredi 20 juillet 2012 à 13:26 - LaMiquette | Thumb up 3 Thumb down 1

  37.  » Il va même jusqu’à contracter la bilharziose, maladie qui touche 200 millions de personnes dans le monde et qu’il n’aurait pu attrapper nulle part ailleurs. « Un parasite se glisse sous la peau et mange les globules rouges », décrit généralement Froome, qui assure que ce problème continue de le toucher car « on ne guérit jamais.»  »

    Est-ce possible que Froome, pour traiter sa maladie, doit prendre des médicaments qui amélioreraient d’une certaine manière ses performances ?


  38. Vendredi 20 juillet 2012 à 14:06 - Max V. | Thumb up 8 Thumb down 1

  39. Comme dit Pinkou, SKY a forcément des méthodes de préparation révolutionnaires et secrètes car sinon comment expliquer la progression fulgurante de Froome (comme de tous les anglais qui ont intégré cette équipe..) et comment expliquer que Froome ne veuille pas la quitter malgré qu’on le rélégue au rang de domestique et qu’on le rabaisse aux yeux de sa compagne.
    Jaja a gagné quelques sprints massifs après Armentières mais c’est qu’il n’était peut-être plus aussi performant.


  40. Vendredi 20 juillet 2012 à 14:28 - lllludo | Thumb up 3 Thumb down 1

  41. Pour moi Froome et le meilleur coueur de chez Sky. Et le deuxième meilleur coueur du monde après Sagan.


  42. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:00 - didida | Thumb up 3 Thumb down 14

  43. à quel saiz-boy tu pense??? je dois avouer que je sèche la!!!


  44. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:07 - Alex | Thumb up 1 Thumb down 0

  45. pardon, je répondais à « un autre Saiz-boy notoire a deux plaques en métal dans le crane et a confirmé au delà des espérances ses capacités de rouleur-grimpeur après 3 semaines de coma et 7 mois d’alitement »


  46. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:07 - Alex | Thumb up 1 Thumb down 1

  47. Saiz c’est du 50/50.

    Un horrible génie. Un révolutionnaire, un inventeur, un tacticien, un meneur. Y’a des choses à jeter, et des choses à garder. Au moins le mec animait les courses.


  48. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:13 - Lou Tarnou | Thumb up 11 Thumb down 1

  49. Alex : Contador je suppose. On a tendance à l’oublier mais il a été victime d’une rupture d’anévrisme (rien que ça) dans ses premières années pro


  50. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:17 - Vincent | Thumb up 3 Thumb down 0

  51. Son entièreté ???
    mdr
    je crois qu’Alexandre a laissé de côté les néologismes et les fautes de français, cela dit !


  52. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:45 - JPC | Thumb up 1 Thumb down 3

  53. A Cyril, sorry aussi, je navet pas lu ton 2eme post


  54. Vendredi 20 juillet 2012 à 15:50 - JPC | Thumb up 0 Thumb down 5

  55. Oui Contador a fait une rupture d’anévrisme en 2004 pendant une descente au Tour des Asturies, il a eu beaucoup chance de ne pas perdre de facultés motrices, sans quoi Andy Schleck serait considéré aujourd’hui comme un gros winner.


  56. Vendredi 20 juillet 2012 à 16:10 - LaMiquette | Thumb up 3 Thumb down 1

  57. ccl, faut être gravement malade pour gagner un TDF, un peu malade pour les étapes et si on est en bonne santé alors là y’ a rien à espérer…


  58. Vendredi 20 juillet 2012 à 16:22 - lolo | Thumb up 4 Thumb down 3

  59. Trés bon article. Content de voir que Froome disposait de quelques qualités de grimpeur, à la base. Bon, de là à le voir réaliser ses démonstrations de Pena Cabarga ou de La Toussuire..

    Mais franchement, vivement qu’on retrouve des coureurs dont le talent éclate trés tôt au grand jour.

    Place aux Pinot, aux Quintana, aux Bardet, aux Kelderman, aux Chavès, aux Van Garderen. En espérant qu’aucun d’entre eux n’ait souffert de grave maladie ou ne passe par la case « régime »..Le cyclisme regagnerait vraiment du crédit si un mec comme Quintana, grimpeur de race, parvenait à faire briller les couleurs colombiennes lors des prochains Tours.


  60. Vendredi 20 juillet 2012 à 16:49 - jean-marc | Thumb up 16 Thumb down 2

  61. «  » Jaja a gagné quelques sprints massifs »" ah bon, où? et devant qui?… les idées reçues ont la vie dure
    j’en ai vu 1 après une grosse bordure à la Vuelta mais il ne restait plus que quasi ses équipiers.. même en petit groupe il n’y arrivait pas, pas contre il a une floppée de podium car il savair très bien se placer


  62. Vendredi 20 juillet 2012 à 17:42 - gilbert5866 | Thumb up 3 Thumb down 1

  63. bon article mais quand surpris que beaucoup n’aient pas fait la recherche!!!
    bien sur Froome a été super bon mais pour l’instant sur 3 fois 50 m…. qui nous dit que Wiggo ne serait pas revenu? j’attends de le voir en position de leader au DEPART d’un GT, gérer le maillot etc…
    je préfère un type qui progresse au fil des ans comme lui plutôt que tous ces jeunes qui n’ont jamais confirmé


  64. Vendredi 20 juillet 2012 à 17:51 - gilbert5866 | Thumb up 5 Thumb down 1

  65. heureusement qu’il est plus kenyan sur les fiches de l’UCI sinon on serait derrière le kenya en world Tour :)


  66. Vendredi 20 juillet 2012 à 18:05 - aupasamu | Thumb up 20 Thumb down 0

  67. @ lamiquette : Peut être A.Schleck serait considéré comme un gros winnier, mais aujourd’hui contador EST considéré comme un gros dopé !!!


  68. Samedi 21 juillet 2012 à 9:03 - Antidope | Thumb up 2 Thumb down 5

  69. @Antidope

    les Schleck’s aussi parce que tout ce que fait Franck, Andy le fait aussi ;)


  70. Samedi 21 juillet 2012 à 12:58 - Mais ou est donc passer Maxim Iglinsky ? | Thumb up 5 Thumb down 1

  71. J’ai couru avec Jalabert dans mes jeunes années, c’était un grimpeur.
    Et ce, jusqu’en espoir…

    En effet, il était très rapide en sprint, mais surtout, très malin.

    Quand il est passé pro, je me suis vite aperçu qu’il n’avait pas perdu ses qualités !


  72. Dimanche 22 juillet 2012 à 20:24 - Madseb77 | Thumb up 0 Thumb down 0

  73. J’aime bien ce Froome Moi, mais Franchement, ses performances ne m’inspirent pas du tout confiance. Il y a un truc que je comprend pas chez lui,comment il a peut aussi bon et avoir presque pas des references qui parlent… Bon, en même temps,on sait tous que le travail annoblis son hommes,mais jusqu’à Mettre Spartacus à 40″en un chrono sur du plat,… d’un TDF, la première Semaine? Il ya surement anguilles sous roche. On peut passer de moyen à très bon en 4 ans,mais de moyen à extraordinaire en 4 ans,c’est inpensable… C’est chélou tous Ça…


  74. Jeudi 26 juillet 2012 à 0:10 - Jek | Thumb up 2 Thumb down 3

  75. La qestion est  » Froome est il propre ?  » la réponse est évidemment non , comme une majorité de coureurs au niveau professionnel .

    Au pire certains on le droit de le traiter de  » sale tricheur  » ou de  » gros dopés  » … On est quasiment sur que les 20 ou 30 types derrières lui ne sont pas plus propres …


  76. Jeudi 26 juillet 2012 à 1:50 - Oxman | Thumb up 2 Thumb down 0

  77. Vous verrez dans cette vidéo que Froome était a l’avant sans l’attaque de Ricco qui chamboule tout il pouvait faire un top 10 sur cette étape (mais je n’y crois pas vu ses qualités de descendeur) mais Froome lui passait les pont et même les cols :D

    Il se fait décramponner dans la descente et finit a une trentaine de seconde des favoris.

    Il ne sort pas de nulle part….

    http://www.youtube.com/watch?v=34AY5epnluw&list=HL1357039349


  78. Mardi 1 janvier 2013 à 12:24 - Biscuit en bois. | Thumb up 2 Thumb down 1

  79. Il finit aussi a une anonyme 30e place a l’Alpe d’Huez sur le Tour 2008…


  80. Mardi 1 janvier 2013 à 13:15 - Biscuit en bois. | Thumb up 1 Thumb down 2



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  Tour de Belgique - 2.HC - 22 au 26 mai
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  Tour de Bavière - 2.HC - 22 au 26 mai
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  GP de Plumelec - 1.1 - 25 mai
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  Boucles de l'Aulne - 1.1 - 26 mai
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