Vingt pour l’Ain
Seuls vingt coureurs peuvent encore espérer remporter le Tour de l’Ain alors que se profilent les deux étapes clé, vendredi et samedi. Qui succédera à David Moncoutié au palmarès ?
Navarro a pris de l’avance
Si, tous les ans, le Tour de l’Ain propose un spectacle intéressant et du suspense, c’est pour une raison assez simple : à son parcours difficile, il ajoute le handicap de n’avoir que sept coureurs par équipe. Ce qui rend très délicat tout contrôle de la course. On l’a encore vu ce jeudi, sur la 3e étape : une échappée de 23 coureurs a fini par prendre le large, et pour le reste du peloton, ce fut rideau : 22 minutes de retard à l’arrivée. Dans ce groupe de 22, un homme a déjà pris un léger avantage. La Vuelta approche, et Daniel Navarro, qui y jouera les lieutenants pour Alberto Contador, monte en puissance. Il est allé chercher la victoire en solo à Montréal-la-Cluse, ainsi que le maillot jaune. Mais tout reste à faire, puisqu’une vingtaine de coureurs se tient en une minute alors qu’il reste deux étapes de moyenne montagne ponctuées par deux arrivées au sommet : Septmoncel (8km à 5% mais plusieurs passages à plus de 10%) ce vendredi puis, samedi, l’enchaînement Menthières-Lelex qui avait fait des dégâts l’an dernier.
Les Français en nombre mais…
Il y a donc de quoi faire pour bouleverser le fragile ordre établi. A domicile, les Français devraient être parmi les plus actifs, d’autant qu’ils comptent pour moitié dans cette vingtaine de coureurs encore dans le coup. Parmi les plus actifs jeudi, Jérôme Coppel semble décidé à accrocher au moins une victoire cette semaine. En revanche, les autres devraient avoir plus de mal, car ils ne sont pas parmi les meilleurs grimpeurs du lot, à part peut-être Guillaume Bonnafond. Mais entre Navarro et Coppel, premier et sixième du général, on trouve Dario Cataldo, Serge Pauwels et Andrew Talansky : les vrais candidats sont là. Puis, juste derrière le coureur de Saur-Sojasun, Sergio Pardilla. Deux Néerlandais de la réserve de Rabobank, Daan Olivier et Jasper Bovenhuis, ont aussi réussi à se glisser dans le bon coup. Tout comme un espoir Colombien inconnu, Juan Ernesto Chamorro. Et tous peuvent rêver faire un gros coup, car sur le Tour de l’Ain, rien n’est jamais figé.
Le profil des deux dernières étapes










Navarro a fait une bonne déduction en se glissant dans l’échappée.
Le peloton à plus de 20′ les organisateurs doivent tirer la gueule : manque de respect certain pour l’épreuve. Les « piégés » doivent tout faire pour se racheter dans les deux étapes qui restent, propices aux attaques et à la course de mouvement. Mrs Rolland, Pinot, Fedrigo, Taaramae, Moncoutié et consorts à vos pédales, pour un spectacle digne de votre réputation. Sinon l’aficionado moyen ne comprendrait pas.
Vamos Dani !!
Et oui, alors qu’on comptait une très grosse partie des meilleurs grimpeurs français au départ de cette course, il ne reste déjà plus que Coppel qui peut remporter le général (voire Bonnafond qui est en forme puisqu’il vient de faire 2ème de Paris-Corrèze). Par contre les quelques têtes d’affiches étrangères sont quasiment toutes dans le coup (en gros il ne manque que Taaramae).
Je réduirais votre liste à 6 coureurs : Navarro, Talansky, Coppel, Pardilla et Cataldo-Pauwels qui ont le gros avantage d’être deux.
On risque vraiment d’avoir une course à deux étages, d’un côté une course pour la victoire d’étape entre tous les coureurs largués et derrière une pour le général entre les membres de ce petit groupe.
Quand ça arrive groupé c’est pas bien, quand l’échappée a trop d’avance c’est pas bien non plus…
Un groupe d’une trentaine de coureurs avec toutes les équipes représentées sur un parcours aussi dur que ça et sur une course trop peu importante pour qu’un leader la cible à l’avance véritablement ça va au bout avec un quart d’heure 99 fois sur 100.
Après j’avais crû comprendre que c’était bien les courses avec peu de coureurs par équipe pour que ce soit incontrôlable.
Voilà vous êtes servis.
Il y a 7 coureurs par équipe au Tour de l’Ain, et non 6. C’a changé cette année.
@ gomezdelmoral : Donc quand ça arrive au sprint, cela fait chier les gens. Et quand il y a (enfin) une échappée qui va au bout, cela emmerde aussi du monde ?
Lis l’article, 6 coureurs par équipe + profil vallonnée + 23 échappés donc forcément échappée fleuve …
Allez Coppel !! c’est pas des montées qui sont top dures pour toi, elles sont a ta portée alors faut que t’aille le gagner ce tour !!
Le Grand Colombier n’est pas utilisé cette année , Bizarre.
Très bonne chose ces courses sans oreillettes et avec des équipes de 7 plus un parcours difficile. une échappée fleuve a été au bout parce que les coureurs/leaders ont perdu l’habitude de ce type de course et ne se rappellent pas comment ça fonctionne !
Dans ce type de situation les boss doivent attaquer tôt pour provoquer une sélection et se retrouver entre meilleurs très rapidement dans l’étape, comme on pouvait encore le voir dans les années 80, et non attendre la fin pour se découvrir comme sur les grandes courses aujourd’hui. Tout ici est une affaire de culture cycliste. Les coureurs ne savent plus courir dans ce genre de circonstances; il devront le réapprendre.
@Seb, Parmi les équipes représentées à l’avant il est évident qu’un certain nombre n’avait aucune chance de concourir pour la gagne, donc derrière elles avaient intérêt à rouler pour maintenir un écart « décent » et jouer éventuellement d’autres cartes si ça revenait; le problème ce n’est pas la réussite de l’échappée, si les attaquants ont gain de cause tant mieux, mais l’écart.
Les organisateurs de petites course par étapes ont d’énormes difficultés, notamment financières, pour maintenir leur épreuve d’une année sur l’autre, je pense en particulier à Roland Fangille avec l’Etoile de Bessèges; c’est aussi difficile de monter un plateau intéressant, surtout deux semaines après le Tour, de décrocher des sponsors, d’obtenir les autrorisations préfectorales, de mobiliser les bénévoles pour baliser et sécuriser le parcours, de payer la gendarmerie etc…
Messieurs les coureurs devraient penser aussi à cela lorsqu’ils permettent à de tels écarts de se développer; cette année le Tour Med a failli ne pas avoir lieu.
Tout comme les coureurs qui ont droit à notre respect, les organisateurs aussi de la part des coureurs. Il n’est nullement question ici de scatologie ou de matière fécale.
Je n’ai pas vu la place de Barguil au général.
Warren c’est un vrai tout bon. Il devrait faire un festival sur les 2 prochains jours.
PINOT et ROLLAND main dans la main. Ils sont beaux nos futurs vainqueur du Tour. Saison terminée avec le sentiment du devoir accompli.
Ces 2 étapes ne sont pas télévisées?