Velochrono vous répond

Par Velochrono
Lundi 21 mai 2012 - 18:19
Comme tous les lundis, Velochrono répond aux questions des lecteurs. Le Tour d’Italie est évidemment au centre de vos interrogations, mais l’attitude des frères Schleck et le Circuit de Lorraine ont également retenu votre attention. Voici nos réponses.
Qui veut de ce Giro ?
Mana : Ne pensez-vous pas que Rodriguez va finir par craquer au profit de Basso, au vu des cols roulants qui restent à parcourir ?
Ben : Pensez-vous que les principaux favoris sont désormais Rodriguez et Hesjedal ? Ou n’est-ce pas plutôt Basso, désormais 3e, et qui semble magnifiquement gérer ses efforts et sa montée en puissance…
Edouard : Basso semble faire travailler son équipe énormément depuis le début du Giro. Est-ce parce qu’il prépare un coup pour les très grandes étapes de montagne ?
R7814 : Ivan Basso fait rouler son équipe, mais ne tente jamais rien. N’a-t-il tout simplement pas les jambes pour gagner ce Giro ?
Velochrono : Ah, vous le sentez venir, ce diable d’Ivan Basso. Oui, il a ciblé sa préparation sur la troisième étape du Giro. Oui, celle-ci lui convient en terme de profils. Oui, il peut prendre le dessus sur Joaquin Rodriguez et Ryder Hesjedal car son retard n’a pour l’instant rien de préjudiciable. Mais il va falloir mettre tout cela en application. Commencer par ne pas perdre de temps dans la descente du Passo di Giau. Puis démarrer l’opération conquête à l’Alpe di Pampeago. Mais il est plus probable qu’il donne tout le dernier samedi pour l’escalade du Stelvio, en croisant les doigts pour que l’Espagnol et le Canadien aient d’ici là perdu du champ et non le contraire.
Il ne faut pas oublier qu’en 2010, avant de gagner au Monte Zoncolan, juge de paix de l’épreuve, le Lombard n’était même pas dans le top 10, certes à cause du coup de l’Aquila. Vainqueur en haut du monstre, il n’était pas encore en rose mais était devant ses adversaires directs, avant de porter le coup de grâce sur David Arroyo dans le money time. Pour Basso, le Giro 2012 est conforme aux attentes et rappelle des évènements passés. Le seul danger, et non des moindres, c’est d’être dans un mauvais jour au Stelvio, là même où il avait irrémédiablement sombré lors de l’édition 2005. Si Rodriguez et/ou Hesjedal, ou même un quatrième larron comme Kreuziger, arrivent à l’empêcher de réaliser son putsch, ils auront eu raison du coureur de la Liquigas, lequel s’expose à la déconvenue à force de faire rouler ses équipiers sans prendre pour autant la moindre initiative.
Achetez ces Colombia !
Lexlex : Depuis peu de temps, on assiste à une explosion de coureurs Colombiens tels que Uran, Atapuma, Duarte, Betancur et donc maintenant Henao. D’où viennent-ils et pensez vous qu’ils puissent devenir de grands grimpeurs pouvant jouer la gagne sur les grands tours ?
Khubilai19 : Assiste-t-on à la renaissance du cyclisme sud-américain, avec la confirmation au plus haut niveau de Atapuma et Duarte en Californie et les jolies places de Uran et Henao samedi ?
R7814 : Henao peut-il être la grande révélation de ce Giro, ou finira-t-il dans l’ombre d’Uran ?
Velochrono : Rigoberto Uran est pro en Europe depuis ses 19 ans et est le moins sud-américain, dans son style, des grimpeurs colombiens pré-cités. Darwin Atapuma et Fabio Duarte sont plus « typés » : le premier explose avec Colombia-Coldeportes, le second a dû rejoindre cette équipe pour enfin progresser et viser plus haut, perspective conforme à ce qu’avait présagé son titre mondial chez les espoirs en 2008. Duarte s’était révélé en gagnant une étape du Tour de Colombie à seulement 20 ans. Sergio Henao a fait beaucoup mieux : il a remporté la Classique Banfoandes, autre grande course du calendrier colombien, en 2007, alors qu’il avait 19 piges. C’est lui qui sans doute le plus fort potentiel en haute montagne, et il l’a démontré dimanche en se classant quatrième et meilleur coureur issu du groupe maillot rose derrière Joaquin Rodriguez. Dans des altitudes plus élevés, Henao pourrait approcher le top 6 du général, d’autant plus si Uran se met à son service et lui transmet son expérience de « petit européen ».
Betancur ? Lui, c’est un autre style. Il a beaucoup plus de force, de punch. Il a été capable de faire la course à l’avant récemment lors des Quatre jours de Dunkerque, sur les pavés de Cassel. Ce n’est pas donné à tout le monde, et encore moins à un Colombien. Lui, il se destine à un bel avenir sur les courses d’un jour et les épreuves d’une semaine. Et si tous ces espoirs se concrétisent, le cyclisme colombien renaitra donc. Mais votre question, Khubilai19, traite du cyclisme sud-américain dans sa globalité. Vous nous tendez la perche : pour que le niveau général de ce continent explose, il faudra que d’autres pays se développent, et notamment ceux où les cols grimpent encore plus haut qu’en Colombie, comme par exemple la Bolivie. Sans oublier bien sûr que le Vénézuela parraine une équipe professionnelle, Androni Giocattoli, et dispose d’une tête d’affiche sérieuse, José Rujano, qui bien qu’étant pour l’instant hors du coup sur le Giro est une vraie locomotive pour le cyclisme de son pays.
Le feu aux Schack
Alex : Radio Shack est en train de dévisser. Mais que se passe-t-il au sein de l’équipe luxembourgeoise ? Schleck abandonne sur le Giro, Horner n’est pas à sa place en Californie…
Pitoun : Quelles conséquences peuvent-avoir l’abandon de Schleck pour le Tour de France ?
Velochrono : Frank Schleck était la surprise de dernière minute du Giro. Il n’avait pas envie, il semblait faire contre mauvaise fortune bon cœur, et on a même cru à un moment, quand il est allé chercher la troisième place à Rocca di Cambio, qu’il se piquait au jeu. Mais une seule chute, et une petite blessure pour l’instant sans gravité – mais peut-être pouvait-elle empirer ? – l’ont rendu bougon à nouveau. Et quand un Schleck boude, il n’y a plus rien à en tirer. C’est un épisode de plus dans la gueguerre interne qui pourrit Radio Shack depuis le début de la saison, entre le clan Schleck d’un côté, et Johan Bruyneel de l’autre. le manager belge a laissé entendre que la place de Frank, sur la grande boucle, n’était pas assurée. Mais il faudrait quand même en avoir une sacrée paire pour oser le laisser sur la touche. Il n’empêche, une fois de plus, les frangins étaient censés être les leaders de leur équipe, ceux par qui la victoire arrive, et ils sont tout le contraire. Au sein d’un groupe qui, par ailleurs, peine à trouver la faille – seulement deux victoires en 2012 ! – ça se voit comme le nez au milieu de la figure.
Plat ou pas, ce Circuit de Lorraine ?
Ben : Savez-vous pourquoi tous les cols vosgiens ont été oubliés de cette édition 2012 du Circuit de Lorraine ? Jamais cette course n’a été aussi plate, dans tous les sens du terme…
Velochrono : La réponse, c’est Jean-Jacques Boschetti, trésorier de l’épreuve, qui vous la donne. Et il n’est pas de votre avis : « Vendredi à Neufchâteau, l’arrivée était jugée dans les Vosges. C’est dommage que Ben n’ait pas pu venir voir l’arrivée car dans les quarante derniers kilomètres, ça a explosé de partout. L’an dernier, on avait mis cinq cols avant Saint-Dié et les grimpeurs ont eu peur : ils se sont neutralisés, ont bloqué la course, et c’est arrivé à 45… Alors on a mis, cette fois-ci, de la petite montagne. Bien sûr, je préférerais qu’il y ait des sprints à quatre plutôt qu’à 25, mais c’est aussi conforme à la façon dont les pros courent maintenant… Et puis Nacer Bouhanni a clairement passé un pallier. Il était chez lui. Respirer l’air du pays donne des forces supplémentaires. Tous ses supporters étaient là. Ça l’a conforté, ça l’a aidé à se battre pour défendre le maillot. Quand il a vu son père en haut de la bosse… » L’avis de Velochrono ? Comme pour beaucoup de compétitions françaises, il n’est possible de se faire un avis que si l’on est sur place, à cause de l’absence de diffusion télé. Et bien sûr, on ne peut pas être partout quand on est fan de cyclisme…








Les Schleck sont des idiots.
Pas tellement convaincu par l’explication donnée sur le parcours du Circuit de Lorraine. Alors ok Bouhanni était chez lui, super motivé devant papa et tout et tout. C’est ce qui l’a fait tenir dans les bosses, soit. Mais c’est le cas aussi pour Napolitano, Hinault ou encore Tronet ? Ces coureurs ne sont pas franchement réputés pour leurs qualités d’escaladeurs pourtant ils ont réussi à tenir dans le premier groupe chaque jour ou presque.
Il ne faut pas non plus « profiter » du fait qu’on n’ait pas pu voir la course pour essayer de nous faire avaler des couleuvres. Quand on voit que 40 coureurs finissent dans le même temps au général (seulement départagés par les bonifs) avec des gars comme Tronet et Hinault qui finissent 2ème et 4ème on a du mal à croire que le parcours était monstrueux de difficulté.
Je vais encore me faire des amis mais tanpis. Les Schleck sont vraiment des enfants gatés et qui comme j’aime le dire surfent sur le fait d’être frères et d’avoir un niveau correct. A.Schleck fabriqué par les médias pour créer l’illusion d’un adversaire à Contador. (Un peu le Ullrich d’Armstrong. Honnetement les courses par étapes sont ennuyantes cette année. Qui pourra battre Wiggins ou Evans au Tour? Contador a été puni à tord ou à raison mais il mettait de l’action tant sur le Giro que sur le Tour. Vivement le mois d’aout…
Eh oui, chez Radioshack ça part en cou***e! Ce n’est pas normal, ce sont de grands coureurs pourtant, ils devraient avoir l’intelligence de faire les choses bien et de parfois, savoir rabaisser leurs égos.
Enfin bref, merci cette fusion! Elle aura permis de détruire la Radioshack, qui formait un bon petit groupe. Nostalgique du temps ou il y avait Leipheimer, Cardoso, Paulinho, Beppu… Le bon temps… Un beau maillot, pas le « style » si on peut appeler « ca » un « style » de Leopard.
L’Amérique ne demande qu’à exploser, pour info le Costa Rica fait partie de l’Amérique hispanique (Andrey Amador), Yelko Gomez la petite perle panaméenne, les frères Haedo, Bongiorno et Richeze pour l’Argentine, Fisher, Pagliarini pour le Bresil, et puis on a eu par le passé de bons mexicains (Perez Cuapio), et il est vrai des Venezueliens (Rujano, Monsalve, et par le passé Etxebarria), pour la Colombie le cyclisme est beaucoup plus présent dans les moeurs, même si on leur cherche toujours un descendant à Herrera, je n’ai pas l’impression qu’on a eu une « disparition » des coureurs colombiens comme le prétend Khubilai19 qui parle de renaissance, vous parlez d’Henao, Uran, Duarte, Betancur et Atapuma… mais n’oublions pas Duque, I Parra, Nairo Quintana, Ardila, Cardenas (2 fois meilleur grimpeur de la Vuelta, vainqueur d’étape sur le Tour, la Vuelta), Rubiano, Serpa, Soler, ou encore Botero, Pena, bref depuis une quinzaine d’année je n’ai pas l’impression de voir une disparition des colombiens… ne croyez pas qu’il y a eu Herrera puis personne jusqu’à Henao, Duarte, etc.
bref le cyclisme Sud Americain est en plein boum, et je n’ai pas l’impression que la Colombie ai réellement connu une période creuse quand on regarde les années 90 et 2000. Même s’il y a eu quelques deceptions (ou sur-côte…), comme Ardila, Soler, Parra, Botero qu n’ont jamais confirmé!
Avec les talents qui arrivent … les Schleck on finira bien par (enfin) les oublier …
Basso est plus dangereux que vous pensez..Il est le grand favori maintenant ..Il fait toujours des grandes perfs en 3ème semaine de grand tour aussi bien en chrono..
Je ne comprends toujours pas pk Hesjedal fait parti de vos favoris..C’est un bon puncheur mais de la a grimper avec les meilleurs il ya une marge vu ce qu’il reste..Les écarts vont étre abyssale surtout les 2 éttapes (Cortina et Stelvio) ..Gadret et Nieve peuvent encore viser le Top5..On est pas au bout de nos surprises /
Les Schleck ont surtout un papa qui n’ est pas directeur sportif, mais qui est toujours en coulisse et ca ne doit pas être dôle pour les directeurs sportifs.
Qu’ ils jettent le papa et suivent un vrai manager et ils regagneront des courses.
C’ est un peu comme Caroline Wosniaki en tennis, quand va-t-elle éjecter son père?
pour info : Unai Etxebarria était espagnol enfin basque mais ne pouvant pas courir sous la nationalité basque il a opté pour la nationalité vénézuelienne plutôt qu’espagnol.
ps: si je me souviens bien il est né la-bas de parents espagnols (il a du y vivre très peu de temps)
moi je suis fan des schleck, je sais pas pk mais c’est comme sa. Alors oui il me saoule car on ne les voit jamais sauf au tour et a LBL( et encore pas tjrs), mais bon c comme sa je les adore. Jespere seulement qu’il vont bouger leur c** lor e ce tour, tout faire pétéer et enfin le gagner car, je croit que une fois qu’il auront a=gagné ils pourront enfin aller de l’avant.
Mais Svp arreter de les critiquer pour n’importe quoi.
Sinon je suis aussi trop déçu de cette saison pour la RSNT notament pour spartacus!
Aller, vivement le tour et vive le cyclisme!!
@Davey: je crois que c’était le contraire… il est né au Venezuela et est Venezuelien, il a d’ailleur couru pour le Venezuela les competitions comme les mondiaux, seulement pour courir chez Euskaltel il faut être Basque ce qu’il était par sa grand mère me semble t’il… on a aussi le cas des Français (Ellisalde, Sicard, Cazaux) mais pour eux c’est différent ils sont considérés comme Basque-Français… et oui le Pays Basque s’étend des deux côtés de la frontière !
Pinkou, étais tu au circuit de lorraine??? etant lorrain, j’ai effectué 3 étapes en vélo et il y avais pas de moins de 2200M de dénivelé positif rien que pour l’etape vosgienne arrivant a Neufchateau!!!si tu appel cela plat, OK….j’aimerais bien te voir sur un vélo, toi le donneur de leçon qui critique sans arret. il y avais egalement un paramètre important, le vent.
sur les 5 jours de course, il etais souvent de face, « bloquant » la course et freinant les attaquant!!!
Radioshack aurait du faire confiance à Bakelants et ne pas envoyer un coureur démotivé sur le Giro… Maintenant le belge est premier de son équipe mais trop loin (37ème à 18m38) pour espérer quelque chose son travail pour Skleck n’aura servit à rien et à mon avis l’équipe Lotto doit lui manquer… quel gâchis!
le tour de Picardie c’est naze ça a été dit la semaine dernière et ça c’est vrais mais à mon avis le tour de Lorraine est très correct du moins son parcourt. Après si aucun grimpeur ou puncheur ne veut en faire quelque chose… Et puis je trouve que Nacer Bouhanni est un beau vainqueur.
Concernant les Colombiens, vous n’avez pas parlé du plus jeune et du plus doué de toute cette nouvelle génération: Nairo Alexander Quintana.
Celui-là, c’est un vainqueur du Tour en puissance, et Vicente Belda, qui avait trés impressionné par les qualités physiologiques du prodige ( lorsqu’il dirigeait l’équipe Boyaca ), le considère comme étant supérieur à Lucho Herrera..
Avec Quintana, Henao, Atapuma, Duarte, Betancur, Pantano et Uran, auxquels, il faudra sans doute ajouter les noms d’Esteban Chavès ou de Michael Rodriguez ( et il y en aura d’autres ) , dans quelques années, la Colombie se présente comme le futur « pays n°1 des grimpeurs ».
On se croirait revenu 25 ans en arrière..
C’est super d’assister au renouveau du cyclisme colombien, on a rarement vu une génération si jeune et si prometteuse ! De quoi redonner envie de recourir le Tour par équipes nationales
Concernant d’autres jeunes quel potentiel pour Kelderman et Dombrowski, tous deux en vue en Californie ?
Je vous prédit une faillite totale de radioshack tant sur le tour que pour le reste de la saison.
Le bâteau coule et tout le monde se noient,et hélas les Shleck n’y résisteront pas mais s’ils contribuent à la fin de cette équipe et surtout à la fin de Bruynell,tant mieux.
Tient une idée qui me vient comme ça,pourquoi pas les frères Shleck chez liquigas.
Maintenant concernant le giro,je vois Basso,Rodriguez,Scarponi,Kreuziger à la lutte pour le podium.
@ lorrain :
Le vent n’explique pas tout. Velochrono prévoyait avant la course qu’ »il y aura(it) beaucoup de sprints », donc à moins qu’ils aient étudié le vent c’est bien que le parcours ne leur semblait pas tellement favorable à des attaques et arrivées en solitaire non ?
Je me permets de te poser juste une question : franchement, toi qui es lorrain, ne penses-tu pas qu’il y a moyen de faire un parcours plus sympa ?
Ce n est pas la premiere fois que les cols Vosgiens sont oubliés,depuis la creation de la course en 1956, ils sont passés 1 fois par St dié, 2 fois a Gerardmer,1 fois a la bresse et 3 fois a Epinal qui se trouve dans la plaine Vosgienne,c est dire si ce n est pas nouveau. Par contre Metz, Thionville,Hayange, les villes frontalieres et minieres comme Lomgwy (avec son arrivée en cote ou Felline s est imposé en 2010 devant Rolland,) c est tous les ans ou presque. En gros, ca ressemble au tour du luxembourg dans son relief, mais ca peut etre bien plus difficile selon les editions. Cette année, la course n etait pas montagneuse, mais loin d etre toute plate, ca n a rien a voir avec la picardie ou la Sarthe par exemple, meme dans le nord lorrain. Il y avait des cotes assez raides et bien placés pour les puncheurs comme Simon et Hivert par exemple. (C est peut etre ca le probleme? Leur bilan!) En 2008 avec un passage dans le massif des Vosges, c est chainel qui s etait imposé. Bouhanni nous a prouvé qu il passait bien les bosses et les parcours vallonés des le debut de l année en disputant des sprints a SAGAN en OMAN. BRAVO A LUI, C EST TOUT! PS: Il faut aussi preciser ceci: http://lorraine.france3.fr/info/quel-circuit-de-lorraine-en-2012–71176975.html