Une Californie à plusieurs étages

Par Baptiste Bouthier
Lundi 14 mai 2012 - 10:00
AMGEN Tour of California
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Loin de l’Italie, où le Giro entre dans sa deuxième semaine, le Tour de Californie, qui s’est élancé dimanche, propose comme tous les ans un plateau très relevé, sans doute le plus riche des courses par étapes hors World Tour. Mais toutes ces têtes d’affiche ne viennent pas forcément pour la même raison…
Les papys font encore de la résistance
78 ans à eux deux, Levi Leipheimer et Chris Horner continuent d’écumer les courses. L’an dernier, les deux amerloques, réunis chez Radio Shack, avaient dégoûté le reste du peloton californien en dominant sans partage la semaine. Un an plus tard, la situation a pas mal évolué. Prié de changer d’équipe dans la fusion Shack-Leopard, en partie parce que le succès californien de Horner l’avait un peu éclipsé aux yeux des supporteurs américains, Leipheimer est désormais chez Omega Pharma – Quick Step. Mais il aura bien du mal à remporter son quatrième Tour de Californie en huit éditions, puisqu’il revient tout juste à la compétition après un grave accident de la route, début avril. « Ne pas participer m’aurait tué, explique l’Étasunien. Mais il faut être réaliste, je ne vise rien. » C’est loin d’être le cas de Chris Horner, qui a réussi son début de saison – deuxième de Tirreno-Adriatico, neuvième du Tour du Pays basque – et qui n’ambitionne rien de moins que le doublé.
En Californie pour surfer sur la bonne vague
Ils visent une très bonne place au général, voire la victoire finale, ou tout simplement une étape par ci, par là. Mais dans tous les cas, cette semaine aux États-Unis est l’occasion de confirmer leur très bonne forme du moment. Le Floridien Andrew Talansky vient de réaliser la plus belle perf de sa jeune carrière en terminant deuxième du Tour de Romandie, et il sera une des armes de choix de la Garmin-Barracuda avec Tom Danielson et David Zabriskie. Double vainqueur d’étape en Suisse, Luis Leon Sanchez va tenter de poursuivre son retour parmi le gratin mondial. Au sommet duquel se trouve pour l’heure Tom Boonen, irrésistible au printemps et qui s’est offert une coupure bien méritée après son quadruplé E3-Wevelgem-Flandres-Roubaix. C’est sa reprise, mais il vient chercher « un très gros résultat » et a déjà repéré « trois ou quatre étapes à sa mesure » : ça promet. Enfin, épatant sur l’Amstel Gold Race et cinquième du Tour de Turquie où il s’est montré très remuant, Romain Bardet devrait apprendre pas mal de cadors à prononcer son nom cette semaine.
Ils ne pensent qu’au Tour (normalement)
S’ils sont venus en Californie, c’est pour faire plaisir au sponsor et tourner un peu les jambes. Mais leur vrai objectif, celui qui occupe désormais toutes leurs pensées, c’est bien le mois de juillet, le Tour de France. Pour Robert Gesink, on serait tenté de dire que c’est le cas depuis le début de saison tant il s’est montré discret, mais il revient aussi d’une grave blessure au fémur qui l’a mis out six mois. Peut-être va-t-il retrouver l’appétit sur une épreuve qui lui a souvent réussi (une victoire d’étape et deux top 10 en trois participations). En revanche, pour Vincenzo Nibali, c’est bien une nouvelle phase de la saison qui démarre après une première partie hyper chargée, de sa victoire sur Tirreno-Adriatico à sa chevauchée fantastique de Liège-Bastogne-Liège en passant par Milan-Sanremo et le Tour d’Oman… La logique voudrait que l’Italien n’en fasse pas trop cette semaine, d’autant qu’il sera entre accompagné de Peter Sagan, déjà vainqueur de la 1e étape. Mais on dirait qu’il ne sait plus où est le bouton « stop » et que quelle que soit la course, il veut jouer la gagne. Il a déjà prévenu : « Je ne suis pas tout à fait au top, mais je ne suis pas venu en touriste. Je veux obtenir le meilleur résultat possible. » Diantre.

Dimanche 13 mai : Etape 1, Santa Rosa – Santa Rosa (186,5 km)
Lundi 14 mai : Etape 2, San Francisco – Santa Cruz County (188,5 km)
Mardi 15 mai : Etape 3, San José – Livermore (185,5 km)
Mercredi 16 mai : Etape 4, Sonora – Clovis (209,5 km)
Jeudi 17 mai : Etape 5, Bakersfield – Bakersfield (29,7 km, CLM individuel)
Vendredi 18 mai : Etape 6, Palmdale – Big Bear Lake (186 km)
Samedi 19 mai : Etape 7, Ontario – Mt Baldy (126 km)
Dimanche 20 mai : Etape 8, Bevery Hills – Los Angeles (68,5 km)
















En plus de Levi Leiphiemer et Horner , on peut y ajouter pépé Rodriguez et ses 39 ans , 3 ème de la 1ère étape.
Toujours aussi étrange ces montagnes américaines. Il n’y a pas beaucoup de courses où on peut retrouver 20 kilomètres de plat à 2000m d’altitude
J’ai pas vraiment compris pourquoi Rabobank a mené un train d’enfer derrière l’échappée. Pour Sanchez alors qu’il y avait Sagan, Haussler et même Boonen dans le groupe ?
@lllludo
Il y avait Michael Matthews pour la Rabobank, mais il a chuté à 3 kilomètres de l’arrivée .
Toujours supporter de mes papy Américain
Go Go Horner and Levi
Les performances de Bardet durant les classiques ardennaises étaient encourageante mais il faut relativiser quand même, me semble t il. Sa 5ieme place en Turquie n’est pas très représentative. Pour preuve, le 2ieme de ce tour de Turquie, Dyachenko a déjà 45 min dans les dents malgré une 3ieme place au clm par équipe et une échappé qui lui permet de prendre une quarantaine de seconde sur le peloton.
Merci pour cette présentation du tour de Californie . Un plateau de coureur assez relevé , un beau parcours voilà qui sera intéressant à suivre .
Les papys font de la résistance et malgré les soucis de santé et les blessures ils restent motivés et se battent pour revenir au top . Voilà une belle mentalité que les jeunes peuvent prendre en exemple .
Dommage que Boonen a crevé à 600m de l’arrivée sans quoi il pouvait se battre pour la gagne .
Profil que je n’aime pas trop sinon belle présentation .
@ Big Mac :
Tu ne connais au vélo, ou quoi ??
Pourquoi Dyachenko est à 45min ? C’est tout simplement qu’il a, comme beaucoup d’autres, fini toutes les étapes ou presque dans le grupetto, tranquillou, pour en garder d’ici la fin de ce Giro.
Exemple :
Giampaolo Caruso, très bon grimpeur, est pointé à 47min, Carrara à 43min, Txurruka à 41min…
Tout ça pour dire qu’il ne faut pas se baser sur le fond du classement d’un grand tour pour dire qu’un équipier de leader ne vaut pas grand-chose…
Sympa d’avoir mis les profils a la même échelle parce que je ne vois pas l’utilité d’en utilisé différentes. Le spectateur peut être faussé s’il ne fait pas attention au dénivelé.
@ clem du 26
Je suis sur que Kreuziger a dit à un de ses co equipiers pour la montagne de faire grupetto pour en garder pour la fin. Tactique tjs payante de se passer dans les bosses d’un équipier hypra fort puisque 2ieme du Tour de Turquie…
Tous les mecs que tu cites sont des baroudeurs qui grimpent correctement (voir très bien) mais qui ne sont pas des grimpeurs de premiers plans. Comme l’est à l’heure actuelle Bardet.
Puis relis le top 5 du Tour de Turquie. Il n’y a pas de coureurs avec de grandes victoires dedans. Preuve des performances encore limitées de Bardet (et c’est normal)
Phinney a annoncé sur son Twitter que Peter Sagan pouvait remporter 7 étapes sur 8
à part le chrono et celle avec arrivée au sommet j’avoue que je ne vois pas qui peux le battre sur les autres arrivées !
3 sur 3 pour Sagan pour le moment… Phinney le poulpe a vu juste pour le moment !