Un dimanche en questions

Par Baptiste Bouthier
Dimanche 20 mai 2012 - 10:00
Photo : gazzetta.it
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L’étape de samedi, à Cervinia, n’a pas apporté beaucoup d’enseignements, en dehors de la prise de pouvoir – fragile – de Ryder Hesjedal. On voulait que la montagne nous apporte des réponses, elle nous a finalement apporté un lot de questions auxquelles l’étape de ce dimanche, la première qui propose un enchaînement de plusieurs cols, pourrait répondre.
Rodriguez-Hesjedal, le yo-yo continue ?
Ryder Hesjedal a réalisé un petit numéro dans les derniers kilomètres de la montée de Cervinia pour aller reprendre le maillot rose à Joaquin Rodriguez. Mais il n’a que neuf secondes d’avance sur l’Espagnol au général, et le paletot pourrait bien à nouveau changer d’épaules ce dimanche. Car Cervinia, c’était du tout-cuit pour le Canadien, au profil rouleur-grimpeur. « Je préfère les montées plus courtes et plus pentues », soufflait d’ailleurs Purito après l’étape. Ca tombe bien : Piani dei Resinelli, la montée finale du jour, c’est 7,8 km à 7,8%. Déjà bien plus sa came. À Assise, sur une arrivée dessinée pour lui, le coureur de la Katusha avait piqué le maillot rose à celui de la Garmin-Barracuda : rebelote ?
Astana : Kreuziger ou Tiralongo ?
On ne sait pas à quoi joue la formation kazakhe, et peut-être eux-mêmes ne le savent-ils pas non plus d’ailleurs. Il y a deux semaines, Roman Kreuziger était le leader indiscutable de l’équipe et même l’un des noms qui revenaient avec le plus d’insistance pour remporter ce Giro 2012. Et en écho à ce statut, Astana a beaucoup roulé en tête de peloton depuis quinze jours. Mais le Tchèque n’a rien montré, si ce n’est beaucoup de fébrilité. Et dans son ombre, Paolo Tiralongo s’est senti pousser des ailes. Le week-end dernier, il grillait sur la ligne Michele Scarponi à Rocca di Cambio. Samedi, il a sprinté pour la quatrième place, provoquant une petite cassure en fin de groupe qui a fait perdre six secondes à … Kreuziger. Est-ce pour l’Italien qu’Astana se met à la planche depuis Herning ? On a quand même du mal à y croire…
Basso se fourvoie-t-il ?
La tactique de la Liquigas, samedi, n’est finalement que la suite logique de la tactique employée depuis le Danemark par les vert et blanc. Il ne s’est pas passé une étape sans que les coéquipiers d’Ivan Basso ne roulent en tête de peloton, à un moment ou à un autre, pour protéger leur leader. Mais jusqu’ici, l’Italien n’a jamais justifié pareille attention. Samedi, vers Cervinia, on s’attendait à le voir attaquer quand son dernier gregario s’est écarté, mais il a plutôt semblé perdu, sans solution. C’était pourtant une étape pour lui, avec un col bien roulant, parfait pour imprimer un rythme asphyxiant, sa tactique préférée. Les doutes grandissent parmi les suiveurs, et ils doivent commencer à gagner les coéquipiers de Basso. Celui-ci a déjà gagné deux Giri, et il sait a priori ce qu’il fait. À moins qu’il ne surestime ses forces du moment ?
Que doit faire Gadret ?
John Gadret s’est rassuré samedi. Il n’a perdu le contact avec les meilleurs qu’une seconde ou deux, quand Rodriguez a sonné la révolte derrière Hesjedal, avant d’aussitôt recoller avec autorité. Le Français sortait de deux semaines de souffrances, dans cette plaine qu’il n’aime pas ; il a profité des premiers cols pour retrouver des sensations. Mais ils étaient bien trop roulants pour tenter quoi que ce soit. Dès ce dimanche, le coureur d’AG2R La Mondiale pourrait passer à l’offensive sur une montée finale plus à son goût, courte et pentue. D’autant qu’il a du retard à combler au général. Mais n’est-ce pas un peu tôt ? Le Français pourrait ne pas prendre le risque de tout perdre si vite, en se contentant de suivre les principaux favoris, pour poursuivre sa lente remontée au général. Et n’enclencher la vitesse supérieure que plus tard, en milieu de semaine prochaine, quand il n’y aura plus grand-chose à perdre. Dilemme…








Je pense qu’il y a un coup a jouer pour Astana avec Tiralongo. A l’heure qu’il est il est meilleur que Kreuziger. Pour Gadret, je pense qu’il doit attaquer, puis rester avec les favoris pendant les étapes suivantes et réattaquer a l’Alpe di Pampeago qui est une montée qui lui convient bien. Quant a Basso, pour l’instant j’ai du mal a croire qu’il puisse gagner le Giro, mais bon tout est possible, c’est un grand coureur et il peut très bien nous faire un coup innatendu.
Et Mark Cavendish , hors délais ce soir avec Guardini.
Tiralongo, Moreno, Nieve, Vanendert et il y a déjà quelques temps mais Rodriguez, j’ai envie de rajouter Szmyd. C’est fou le nombre d’équipiers qui se révèlent, profitant de certaines faiblesses de leurs leaders par moment, ça fait des surprises, c’est bien ^^
comme d’hab on va avoir une course de côte sur la dernière ascencion : merci Messieurs !
ps : si vous continuez comme ça, Basso, Kreuziger voir Hesjedahl vont se régaler sur le CLM du dernier jour
Dans le texte concernant Basso, c’est « Giro » et non « Giri »
Sinon j’espère qu’il y aura de la bagarre aujourd’hui
Dilemme pour Gadret, en effet.
S’il court pour un top 10 et une étape, mieux vaut attendre
S’il ambitionne un podium, il faut se découvrir aujourd’hui.d’autant que c’est repos demain.
Plus que qq heures de patience…..
@ Nico02: Un mafioso, deux mafiosi, un Giro, deux Giri.
@Nico : c’est de l’italien, le « i » final est la marque du pluriel. Un « grégario », des « gregarii »; un « topo », des « topoi », un « Giro », des « Giri ». Cordialement.
Un scénario, des scenarii
Le Szmyd je serais curieux de savoir à quoi il tourne. Il a débuté sa carrière à la Mercatone. Question « préparation » il doit en connaitre un rayon…
Vous ne semblez ni comprendre la tactique ni les capacités de Basso Monsieur Bouthier… Il n’a jamais aimé les montées comme hier… certes il aime leur longueur mais certainement pas leur pourcentage!!! Que l’on se rappelle le Zoncolan lors de sa deuxième victoire sur le Giro. Basso aime les courses usantes c’est pour cela que tous les jours il fait rouler ses équipiers. Par contre je trouve qu’il n’y a pas d’arrivée qui lui corresponde vraiment, je le vois bien tous donné dans le stelvio.
Jett je te signale juste que Szmyd a débuté chez tacconi sport en 2000 puis a effectué une saison en 2003 chez mercatone uno avec Pantani.
Quant au giro il ne se passera rien aujourd’hui,ni après demain ni après d’ailleurs.Je ne sais pas ce que cherche ces leaders de pacotilles mais c’est vraiment pitoyable et pathétique comme spectacle.
Le tour d’Italie est vraiment tombé bien bas pour que des coureurs comme Hesjedal,Rodriguez,Gadret soient considérés comme vainqueur potentiel.
@jett : Szmyd n’a jamais mis un pied à la Mercatone… Il a commencé chez Vini Caldirola, la prédecessrice de la Liquigas.
Basso cherche simplement à bloquer la course et à fatiguer ses adversaires avant de porter l’estocade (ou d’essayer) sur le col que lui convient le mieux. Je suppose le stelvio.
Si les adversaires se font avoir par cette tactique et le piano tempo « imposé » par ses gregarii, c’est clair qu’on s’emmerde!
Ceci dit, hier avec les pentes roulantes, on voyait quand meme que les courageux le payaient assez rapidement. Mais je doute que sur des % plus relevés ça soit la même chose, et j’ai pas trouvé szmyd impérial pour le coup.
Je pense aussi qu’un pozzo va essayer de bouger. Donc ça devrait s’ouvrir un peu plus!
Allez Nieve! Les Androni vont bouger aujourd’hui, Cunego en échappé pourquoi pas?
Merci de l’info @Moony !
sinon Szmyd emmène trés fort puis se gare, bref un équipier classique qui a fait quelques top 10 sur des courses d’une semaine mais rien de plus! Si il se dope pour faire ça c’est crétin ,non?
Nols666, Rodriguez ca va encore, il a la classe, il est fort, il le mérite…
@Moony
Ce que tu dis est faux! Szmyd a bien couru à la Mercatone Scanavino. C’est facilement vérifiable, c’était en 2003, dernière participation de Pantani au Giro. Son rôle était le même que celui qu’il occupe aujourd’hui avec Basso.
Sur le site de la gazzetta dello sport on annonce l’abandon de Franck Schleck.
Il faudra m’expliquer pourquoi tout le monde n’arrête pas de dire que les cols roulant sont favorables à Basso. Le Giro 2010 il le gagne dans le Zoncolan et dans le Mortirolo. Des cols super roulant quoi…
Retirons les cardios et les oreillettes et de l’action il y en aura davantage, pour sûr…!
@jett : Ce que tu dis est également faux : « il a commencé à la Mercatone ». Sa carrière commence bien avant 2003 =). Un partout, la balle au centre ^^.