Un combat à gagner

Par Velochrono
Lundi 6 août 2012 - 10:49
Photo : Worldchamptrackcycling.com / GERT BONESTRO - GEEBEEFOTO.NL
Ce lundi est un jour important pour Grégory Baugé. C’est l’épilogue du concours de vitesse des JO et une excitante mais délicate finale face à Jason Kenny se profile. Il y a quatre ans à Pékin, le sprinteur français s’inclinait en séries. Il avait 23 ans et le temps devant lui. Plus maintenant : le pistard de l’US Créteil est certes encore jeune, mais s’il s’incline à Londres, il sera compliqué de le consoler. Alors Baugé n’a qu’une chose à faire : jouer de ses atouts et sortir vainqueur du dernier carré.
Une hégémonie à stopper
Contexte : c’est le cinquième jour des épreuves de cyclisme sur piste des JO de Londres et la Grande-Bretagne a déjà remporté l’or sur les poursuites par équipe masculine et féminine, la vitesse par équipe masculine et le keirin féminin. Les records du monde tombent les uns après les autres, si bien que les cyclistes de Dave Brailsford, déjà si impressionnants sur la route, inspirent à la fois résignation et jalousie. Mais Grégory Baugé a quelque chose de plus que les autres. Un état d’esprit différent. Résigné ? Jamais de la vie. Jaloux ? Sans doute pas. Certes, avec Kevin Sireau et Michael d’Almeida, il n’a réussi à vaincre les Britanniques au « par équipe ». Certes, aux qualifications du tournoi individuel, il a mis deux dixièmes de plus que Jason Kenny et ne part pas favori pour la médaille d’or. Mais en finale, si ce sont Baugé et Kenny qui s’affrontent, comme le voudrait la logique, tout ne sera plus pareil.
Une finale de vitesse, c’est un truc à part. « Un combat », décrit toujours Grégory Baugé, jamais avare de comparaisons entre son sport et d’autres, témoignage d’une vision de la piste qui fait sa singularité. Si ce n’est une propension à faire chauffer le parquet, le sprinteur français n’a rien de comparable à Jason Kenny. Le Britannique est venu à Londres avec un premier objectif : la vitesse par équipe. On a beaucoup parlé de sa sélection en inviduelle car il y a pris la place de Sir Chris Hoy, mais la priorité était bien l’exercice collectif, domaine sur lequel la Grande-Bretagne avait misé de longues semaines d’entraînement tandis que le trio hexagonal était scindé entre les pôles de l’Insep et d’Hyères. Grégory Baugé a participé à la vitesse par équipe avec l’ambition de la gagner, mais ce n’est vraisemblablement pas la discipline qui fait le plus vibrer le Guadeloupéen. C’est avant tout un homme de duel. Se transformant dans les circonstances d’un match à deux en finale d’un grand championnat. « J’ai déjà été champion du monde en ne signant pas le premier temps des qualifications », s’est-il plu à rappeler dimanche. La confiance est restée la même : il est conscient qu’au contact direct de son rival, tout va changer et que c’est dans ce type de confrontation que les Britanniques peuvent être mis à mal. Ainsi il peut « tuer Kenny ».
Intimidation et cuisse
Pourtant Grégory Baugé a certainement quelques doutes. Il n’est pas aveugle : les Britanniques sont extrêmement forts et ce titre olympique sera bien plus dur à gagner que les titres mondiaux qu’il a amassés depuis la précédente olympiade. Il n’est pas sûr de s’imposer, il n’est pas favori. Mais hors de question de laisser transparaître la moindre once d’appréhension. Le Tigre ne peut décrocher l’or que s’il affiche l’outrecuidance la plus totale, intimide Jason Kenny, le pousse à perdre ses moyens. Le bolide de Sa Majesté va arriver au départ de sa finale sans envisager de perdre. Mais dès qu’il va voir son adversaire s’approcher de lui, s’emballer dans la ferveur d’un stade rempli par 6 000 spectateurs qui au lieu de lui faire peur vont le stimuler, il commencera à se rendre compte du réel défi qui l’attend. Il ne s’agit plus de faire un sprint en solo, ou face à un adversaire de rang modeste. C’est un vrai affrontement, un effort bestial avec une dimension tactique importante.
La tactique ? Pas besoin de moyens financiers énormes pour choisir la bonne. C’est une question d’expérience. Grégory Baugé en a déjà beaucoup mais Florian Rousseau, son entraîneur, en a encore davantage. Un duo qui a de quoi trouver les clés du match. Mais attention à ne pas pousser trop loin le perfectionnisme : le physique doit rapidement prendre le pas sur le tactique. Ce n’est pas une partie d’échec, c’est un sprint décomposé en deux phases. La première : on se positionne, on se regarde, on se créé les conditions du succès. Quand arrive la deuxième, celui qui ne sent pas qu’il va gagner a perdu d’avance. Car il n’y a plus de place pour l’observation : on lâche les chevaux, on part plein gaz et on ne pense plus à rien avant le franchissement de la ligne. Le champion olympique sera le meilleur sur trois manches. Gagner la première offrira un avantage psychologique énorme. En une poignée de secondes, Grégory Baugé va à la fois essayer de ravir le seul titre qui lui manque, de rapporter la première médaille d’or de la piste française et de remettre à leur place les Britanniques. Mieux vaut trois sources de motivation plutôt qu’une.







Allez Baugé , gagne le seul titre qui te manque. Et renvoi les anglais mangé du rosbiff.
Pour les remarques tendancieuses et/ou discriminantes merci d’éviter les fautes d’orthographes ça sera déjà ça.
Il faut que Grégory gagne, que notre Tigre bouffe le lion britannique. D’abord parce qu’il le mérite, ensuite pour rabaisser un peu le caquet des British et surtout pour clouer le bec à tous nos rageux qui n’ont qu’un mot à la bouche: dopage des Anglais.
ALLEZ GREGORY montre leur! ta roue arrière.
Quand je dis que tous les commentaires à propos des Britanniques ne sont pas tant le fruit de la raison que celui de la colère qui fait se serrer vos petits poings et s’empourprer de rage et d’impuissance vos petites trognes mimi toutes pleines: on a de magnifiques specimens ici, « rabattre le caquet » « les renvoyer manger du rosbiff » et encore j’attend la suite.
Si l’insulte est la marque de l’ignorant, je dirais que l’agressivité est celle de l’impuissant!
Vous êtes drôles en fait, finalement quand on vous a compris on est plus outré par vos excès, on prend en pitié votre détresse émotionnelle.
Tenez: ça interressera sûrement certains d’entre-vous et ça me servira de conclusion.
http://contre-pied.blog.lemonde.fr/2012/08/05/londres-2012-stop-your-rosbif-bashing/
il est évident que les rosbifs ( plus court que « les britanniques » désolé
) ont plus d’argent et donc du meilleur matériel que toutes les autres équipes. Cela m’amène 3 réflexions.
1. le matériel suffit il a lui seul à expliquer la domination des rosbifs ?
2. si oui alors on peut faire gagner des coureurs moyens face à des supers coureurs comme en moto GP ou en F1. Non merci. Dans ts les cas il faudrait définir plus precisément ce qu’est un vélo et homologuer TOUT le matériel.
3. si non d’autres choses peuvent entrer en ligne de compte. Ergonomie, physio, prepa physique et il est logique de se poser ses questions car les rosbifs dominent non seulement sur piste mais aussi sur route, toute l’année. Ok Wiggins et Cav sont des top coureurs mais des gars comme Thomas & Froome qui etaient juste des bons coureurs chez les jeunes sont des tueurs en pro. Galland avoue avoir du mal à suivre un Stannard en échappée en montagne.
J’ai beau chercher et il n’y a pas d’explication logique & admissible a ce dernier point
donc j’ai la sensation que les rosbifs nous prennent pour des cons.
Si Baugé gagne je dirai bravo mais a mon avis ça sera très dur vu qu’il partira avec quelques handicaps
Ca sera Bauge vs Velo moteur.
Bien évidement que le coup des roues des british c’est un écran de fumée. Mais bon Beaugé et ses 3 no show n’est pas tout blanc (ahah) non plus.
O Rillettes: rabaisser le caquet n’a jamais été une insulte.
Rabaisser les autres serait plutot votre spécialité, en attendant pour l’ortographe, j’attends prend un S.
Rabaisser le caquet n’est pas une insulte on est bien d’accord (tu remarqueras que je n’ai jamais dis le contraire), c’est par contre un signe d’énervement puéril très typique des rageux impuissants, de même par exemple que de se mettre à voussoyer par dédain alors qu’on tutoyait auparavant.
Baugé à l’air impérial aujourd’hui.
Sinon je viens de voir mais Njisane Phillip est aussi champion de Trinidad juniors sur route. Bref un futur bon autant sur piste que sur les critériums américains.
Je veux pas rabaisser Philip, mais je suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de participants au championnat junior de cyclisme sur route à T&T.
Puisqu’on parle de la piste: Sanchez dernière de la course aux points avec un beau 0.
Je suppose que c’est parceque la Britannique était dopée.
Sanchez fait l’omnium parce qu’elle devait faire une autre épreuve que le keirin… elle s’en tape de l’omnium, elle ne court jamais cette épreuve
Quand elle a fait 2e du tour lancé elle n’avait pas l’air de s’en taper tant que ça!
Rendez-vous compte elle ne finit qu’à 1 millième de la Brittanique alors qu’elle ne s’est même pas préparée pour l’épreuve. Si elle n’était pas Française on se serait déjà inquiété.
elle fait du keirin et de la vitesse indiv, le tour lancé c’est son ultra spécialité et ça dure 200 m. Quand tu veux tu peux être exceptionnellement bouché toi.
Si je faisait une épreuve combinée je crois pas que je ferait des épreuves à fond et d’autres en roue libre.
Mais après chacun sa conception de l’effort.
Sinon belle finale en vitesse, rien à dire le plus fort a gagné.
Franchement O’rillettes, tu commence à être lourd!
Déjà, quel est le rapport entre les trinidadiens sur route et Philip? Awang a bien été vice-champion du monde alors que la Malaisie n’est pas une grande nation sur la route.
Désolé de se poser des questions parce que je n’ai pas l’impression de voir le même Kenny qu’aux Mondiaux, obligé d’attaquer de loin pour essayer de battre Baugé alors qu’aujourd’hui il le dépose, tout en étant beaucoup plus maigre que lui. Même Baugé viet de dire qu’il n’est pas tombé sur plus fort que lui. Ca veut dire ce que ça veut dire…
@kb22: Le rapport entre Philip et la route c’est tout simplement que je répondais a zdernk, le message juste au dessus. (Regardes tu verras.)
Pour Kenny je trouve relativement normal de se préparer spécifiquement pour les JO l’année où ils sont courus, à plus forte raison à domicile.
De plus les athlètes Britanniques qui sont performants toute l’année on nous sort que c’est un pic de forme trop long, que c’est pas possible etc. Maintenant quand ils ciblent l’épreuve à laquelle ils tiennent le plus on sort aussi qu’ils sont dopés!
Au delà de l’identité de votre serviteur que manifestement vous n’aimez pas, je vous invite quand même à réfléchir à cette dichotomie.
Alors qu’est ce qui est signe de dopage: des perfs toute l’année ou en one shot?
Je vous laisse réfléchir, prennez votre temps, mais soutenir les deux à la fois c’est de la pure mauvaise foi.
@ O’rillettes
Le problème c’est surtout que les Britanniques ont progressé d’une façon fulgurante en quelques mois. De plus, ce qui me choque c’est la différence de gabarit entre Kenny et Baugé. Quand je vois Kenny, je n’ai pas l’impression de voir un sprinteur, surtout quand on le compare aux Hoy, Baugé, Lévy, Sireau ou Forstemann.
Par contre c’est vrai que les Britanniques ont les moyens de bien travailler contrairement à nous, comme Baugé vient d’ailleurs de le rappeler, car quand je vois que pour la saison prochaine il n’y toujours d’équipe française pro sur piste, c’est grave surtout quand on voit que le Brésil et l’Iran en ont!
O’rillette, (je retutoie)tu nous as fait un one man show aujourd’hui. Tu vas énerver tout le monde. On a perdu la finale ça devrait suffire pour aujourd’hui.
O’rillettes est pathétique. Quand on parle aux cons, on les instruit, donc je pense qu’on n’a pas a lui répondre…