Quintana marque les esprits

Par Alexandre Philippon avec Nicolas Le Cheviller
Dimanche 17 juin 2012 - 16:45
Photo : Laurent Brun
Pour Nairo Quintana, gagner devient déjà une habitude. Dès le tout début de saison, il s’offrait le Tour de Murcie et confirmait que chez Movistar, il allait falloir compter sur lui. Il avait frappé tout le monde sur le Dauphiné en remportant l’étape de Joux-Plane. Samedi, il s’est imposé sur l’étape du Tourmalet-Soulor-Spandelles, monstre de difficulté de la Route du Sud. Et a assuré sa victoire finale ce dimanche. Les coureurs français parlent de lui à Velochrono. Ils sont tous impressionnés.
Imbattable sur le Tour de l’Avenir 2010
C’est le grimpeur andin par excellence. Nairo Quintana est petit, léger. Dès que la pente s’élève, il est aérien. On le voit une fois, on n’oublie pas. Dans un peloton, le pensionnaire de la Movistar dénote, interpelle. Il est un coureur d’hier, mais n’a pourtant rien à voir avec un Lucho Herrera. Il a l’allure d’un Julio Alberto Perez Cuapio mais sans doute beaucoup plus de potentiel. Il a 21 ans et a déjà gagné sur les plus grandes courses. Reste pour lui à s’attaquer aux grands tours : la Vuelta, fin août, sera son premier rendez-vous sur ce type d’épreuve. Evolution précoce mais fidèle à ses performances dans les rangs amateurs : c’est il y a deux ans qu’il se faisait remarquer pour la première fois, remportant le Tour de l’Avenir au terme d’un week-end final ébouriffant dans la station de Risoul. Le samedi, sur l’étape en ligne de haute-montagne, il semait tout le monde, puis confirmait le dimanche en archi-dominant le chrono en côte, sur cette même escalade. L’année suivante, passé pro chez Colombia es Pasion, il peinait à exprimer illico ses qualités. Tantôt malade, tantôt blessé, et la plupart du temps en manque de repères, Nairo Quintana terminait l’année sans avoir observé de réels progrès. Se rendant à nouveau sur le Tour de l’Avenir, il ne cessait de se tirer la bourre avec les Européens, Romain Bardet en tête, mais n’obtenait pas de résultats comparables à ceux signés douze mois plus tôt. Son billet pour le World Tour était déjà composté du côté de Movistar, mais l’ampleur de ses possibilités futures demeuraient alors difficiles à estimer.
Kadri : « C’est beau de voir un coureur comme ça »
Perget : « C’est un futur très grand »
Quand la liste des participants à la Route du Sud a été dévoilé, la présence de Nairo Quintana dans la sélection de Movistar a poussé la plupart des connaisseurs à tirer une conclusion hâtive : il va gagner, qui va faire deuxième ? « S’il ne gagne pas là, il ne gagnera jamais », se disait Jean-Marc Marino. 4 400 mètres de dénivelé, trois cols : le programme de l’étape de samedi lui correspondait totalement. Le parcours du prochain Tour d’Espagne, avec ses dix arrivées en altitude, risque d’être un autre terrain d’expression totalement adapté à son profil. Il est encore espoir et fait déjà office de candidat à un top 10 sur une course de trois semaines. Movistar a eu du nez. Mathieu Perget, qui a couru cinq ans dans la structure d’Eusebio Unzue, n’est pas étonné par la bonne pioche : « Ils ne recrutent pas des coureurs pour rien ! Quand on a vu ce qu’il a pu faire au Dauphiné, on savait bien que l’on courrait la Route du Sud pour la deuxième place. C’est sûr : c’est un futur très grand. » Issu de la même génération, le quatrième de la Route du Sud, Kenny Elissonde livre un commentaire amusant sur la prestation du Sud-Américain, samedi, dans les cols pyrénéens : « Il a maîtrisé son sujet toute la journée et quand il a voulu partir, il est parti. Et je l’ai regardé partir… »








« pour remporter l’antépénultième étape du Critérium du Dauphiné. », pas l’antépénultième mai l’avant dernière étape.
Sinon bon article. Mais a t il déjà la caisse pour un grand tour ?
Et ce n’est que le début…
Avec Andy Schleck, Alberto Contador et certains du Giro et peut-être du Tour, le plateau sera très relevé, sans doute plus que le Giro. Avec des grimpeurs ailés comme cela et les 10 arrivées en altitude, il va y avoir de la bagarre.
Il a du talent, et pas qu’un peu, il n’y a pas lieu d’en douter. Mais de là à aller faire un top 10 sur la Vuelta, j’ai du mal à y croire. Une Vuelta, c’est trois semaines de course, il suffit qu’il prenne un éclat un jour et il perd 10 minutes au général. A mon avis il est encore trop jeune pour tenir la distance sur trois semaines, mais pourquoi pas un des principaux protagonistes lors des futures éditions.
Un véritable grimpeur en devenir, et mon véritable coup de coeur !
madiot devrait t-il pas mettre ellissonde et pinot sur la vuelta? sa donerait quelque chose je pense
Dans un long interview dans le site Biciciclismo, il y a quelque jours, Quintana avait confirme l’anecdote révélée par le journal Marca, sur ses étonnantes capacités physiologiques.
Rappel des faits: En 2009, l’équipe de Boyaca fait effectuer des tests de puissance et de résistance à leur jeune recrue, âgée d’à peine 19 ans. Devant les chiffres impressionnants proposés, les techniciens et entraineurs de l’équipe pensent que les machines ont un problème technique et donnent donc des chiffres erronés !!
Dans le site Bici, Quintana a expliqué qu’il avait connu la même situation, l’année suivante, chez Colombia-Es Pasion. Alors qu’il courait dans l’équipe des jeunes ( -23), ses chiffres étaient supérieurs aux coureurs de l’équipe élite, ou figuraient quand même ( c’était en 2010 ) les Duarte, Cano, Rubiano, Laverde, Chalapud, etc.
Par contre, Quintana a expliqué qu’il n’y avait eu aucun problème, cette année, chez Movistar. Je pense que Belda, directeur de Boyaca en 2009 et qui avait recommandé Quintana à Eusebio Unzue, avait du lui expliquer que le garçon disposait d’un moteur hors-norme..
Il gagnera un grand tour.
Un (très) bon remplaçant à Soler. La nouvelle génération colombienne est remplie de talents que ce soit Henao, Quintana ou Betancur et les autres
Sa doit etre du beau dans les chrono haha
Y es la quinta de Quintana después de la Vuelta a Murcia con una etapa, la étapa reina del Delfinato y la Ruta del Sur con tambien la etapa reina. El escarabajo vuela siempre, nunca se pone en la flores, salvo las de la victoria que coge y que le brindan las azafatas en el podio. Otro dia de gala para el ciclismo colombiano.
Et de cinq pour Quintana après le Tour de Murcie avec l’étape reine, l’étape reine du Dauphiné, et celle de la Route du Sud, le sacarabée ne cesse de voler, il ne se pose jamais sur les fleurs, excepté celles de la victoire qu’il cueille et que lui remettent les Miss sur le podium.
Un jour de fête en plus pour le cyclisme colombien.
Comme le disait Belda: « Quintana est un Herrera…mais qui descend et roule mieux !! »
C’est le plus fort de la nouvelle génération colombienne, même si Betancur ( qui est de 89 ) est également impressionnant. Il y a aussi Esteban Chavès, qui promet également beaucoup, mais qui parait un ton en-dessous par rapport au phénomène de Combita.
C’est une aubaine pour le cyclisme d’assister à l’éclosion d’un tel grimpeur. Car à force de voire des Armstrong, des Wiggins, des Evans ou des Hesjedal, on en finirait presque par oublier que les Vietto, Trueba, Van Impe, Bahamontès, Gaul, Jimenez, Fuente, Herrera and co ont beaucoup contribué à embellir l’histoire des « géants de la route ». Quintana est peut-être de leur lignée.
C’est clair qu’il y a un peu d’Herrera dans Quintana.
@ jean-Marc, même s’ils étaient dopés, ne pas oublier Pantani et Virenque, car leurs chevauchées étaient quand même marquées par l’audace et un brin de folie, ce qui faut pour avoir un grimpeur ailé, c’est-à-dire un excellent grimpeur qui attaque quand bon lui semble, ne se soucie pas nécessairement du kilométrage restant, et qui est intouchable quand la route s’élève. Ce genre de coureur est un régal, Quintana est leur digne successeur, il entrera dans la légende du cyclisme
Forza Quintana
En plus,
malgré son poids plume,Quintana est très bon descendeur
Peut-être qu’au niveau du potentiel, Nairo Quintana est le coureur Colombien qui a le plus de potentiel. En plus de ses qualités de grimpeur, il limite la casse en clm, descend très bien et est assez régulier. C’est assez rare qu’un grimpeur gagne cinq fois dans l’année!
mais pourquoi les équipes françaises rechignent à prendre des sud américains???
des « Quintana », il y en a plusieurs en Amérique du sud!!!!
la tour de l’avenir est un course française ils regardent pas les dirigeants des équipes françaises???
il descend presque aussi bien que nibali, grimpe presque aussi bien que contador, roule presque aussi bien que Evans… très complet et n’a peur de rien…
La Vuelta risque d’être énorme cette année.
En plus il ne brule pas les étapes. Laissons-le tranquille et il va montrer ce qu’il est capable de faire. Après pour la Vuelta un top 10 me parait encore un peu prématuré. Qu’il prenne du galon, il a le temps et le talent
Pour le général de la Vuelta j’y crois pas, sur le Dauphiné il se prenait des cassures tout le temps, il gagnera son étape voir mieux mais le classement final c’est a oublier.
Par contre je le voit bien come principal concurrent de Moncoutié pour le maillot de grimpeur.
Déjà 4 victoires pour le grimpeur de poche colombien en 2012. Je trouve qu’il est excellemment encadré à la Movistar. Il a du caractère et s’est déjà fait un nom dans la planète cyclisme.
@breizh
» il descend presque aussi bien que nibali, grimpe presque aussi bien que contador, roule presque aussi bien que Evans… très complet et n’a peur de rien… »
N’exagère pas ! Nibali reste le meilleur descendeur du peloton. Et Quintana reste un petit gabarit qui ne roule pas aussi bien qu’Evans. Preuve, il a quand même terminé à près de 8 minutes sur le chrono du Dauphiné.
Je suis d’accord avec acsaxo. Quintana n’a que 22 ans, et il disputera son 1er GT. Je pense même que le sage Unzue ne lui fera pas terminer la Vuelta. Pour tenir 3 semaines, il lui manque peut-être encore des km dans les jambes .
Certes, Henao a tenu les 3 semaines du Giro, mais il a 2 ans de plus que Quintana, et surtout, il a déjà disputé et terminé 3 Tour de Colombie. Alors que Quintana a du abandonner, sur chute, le seul Tour de Colombie dont il a pris le départ ( l’an dernier ).
Il a la classe et le talent, mais je pense que son moteur est encore en rodage. Dans 2 ou 3 ans, il pourrait prendre le départ d’un GT avec de trés grandes ambitions.
Si Quintana semblait hors du coup sur le Dauphiné excepté sur l’étape du Joux Plane, c’est parce que c’était bien la seule étape qui l’intéressait. Sur le tour de Catalogne il était toujours dans le peleton de tête, et sur la route du Sud il a montré qu’il ne se prenait pas de cassures (sauf sur la première étape il perd 20 secondes).
De plus il fait un très bon chrono sur le tour de Murcie qu’il gagne. Sur le chrono du Dauphiné il se reposait.
Il y a quand même une part de « mode », de « tendance » dans tous ces commentaires. Il y a même pas un mois, le meilleur Colombien, c’était Henao (9ieme du Giro, ça reste plus impressionnant qu’une victoire finale à la route du sud).
Ben la tendance, c’est le retour des Colombiens !!
Les 2 derniers Tour de l’Avenir ont quand même été remporté par des Colombiens, pas par des Européens ou des Anglo-Saxons.
Et ce qui est trés fort avec ces coureurs, c’est qu’ils brillent quasiment d’entrée de jeu.
Darwin Atapuma avait déjà fini 4è au Grand Colombier ( Tour de l’Ain ) et 6è aux Lagunas-de Neilla ( Tour de Burgos ), l’an dernier. Et cette saison, il fait 1er au Pordoi ( Tour du Trentin ) et 2è au Mont Baldy ( Tde Californie ).
C’était pareil dans les années 80, du temps des Lucho Herrera, Pacho Rodriguez et autres Martin Ramirez. Ils quittaient leurs hautes altitudes et leur climat tropical, débarquaient en Europe et performaient dés les premières grandes escalades.
Prés de 30 ans aprés, c’est un peu la même configuration: Quintana, Atapuma, Chavès, Betancur et Henao ont mis trés peu de temps pour aller chercher les gros résultats. Et c’est vraiment dommage qu’un garçon comme Freddy Montana ( un autre fameux grimpeur, mais qui a déjà 29 ans ) n’ait pas encore pu s’exprimer en Europe..
C’est clair qu’un petit sudam dans un team français c’a pourrait dépoté. C’a existe déjà en Guadeloupe avec Vargas et consort mais pas en métropole.
C’est clair, « le sage Unzue » a le nez pour détecter certains talents mais en a aussi cramé certains qui se sont un peu perdus dans ses équipes.
En tout cas le moins que l’on puisse dire est qu’il y a une certaine tolérance chez Movistar: Valverde, Cobo, Bruseghin, Ventoso, Rui Costa plus Karpets et Visconti (enquêtes sur Ferrari).
Enfin, à en juger par les dernières courses, tout ce petit monde est fin prêt pour le Tour suite à un long stage en altitude en Espagne. C’était pas le Teide mais la Sierra Nevada. Qu’importe l’air des montagnes espagnoles semble être le meilleur..
Je dis pas qu’Unzue est un sain. Mais cette année, j’ai pas vu la Movistar faire des contre-la-montre par équipes en montagne, à la différence des SKY. Pourtant, théoriquement, les Pardilla ou Intxausti, en montagne, doivent bien valoir des Porte ou des Froome. Et Cobo, s’il a toujours marché comme un avion chez Gianetti, pourquoi n’a-t-il jamais mis un pied devant l’autre, chez Unzue ( déjà en 2010 ) ??
Et un Quintana, ça doit bien le faire rigoler d’entendre parler de Teide, de Font-Romeu , d’Andorre ou de Sierra-Nevada : lui, sa vie, sa famille, c’est 3000 mètres au-dessus de la mer.
Pour faire des stages en altitude, il devrait monter à 6000 mètres..
Pourquoi il « marque les esprits » ?? Parce-qu’à la différence des Henao et des Uran, il a déjà montré sa capacité à distancer tout le monde. Dans le Collado Bermejo, ses victimes s’appelaient Samuel Sanchez, Poels, Gesink, Tiernan-Locke et Hoogerland, et dans Joux-Plane, c’était Moreno, Brajkovic, Evans, Vandenbroeck, Zubeldia et autres Van Garderen.
Au final, ça fait déjà du trés beau monde qui a vu Quintana partir sans pouvoir prendre la roue..
Pourquoi l’Espagne est-elle une destination privilégiée des coureurs « latinos » ? En raison essentiellement de la politique moins restrictive en matière d’immigration de ce pays (cf les régularisations massives ces dernières années et notamment par Zapatero) à l’opposé de celle de notre gouvernement, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, en raison d’une histoire commune même si elle fut longtemps douloureuse et de la langue. Enfin l’Espagne a toujours eu une culture cycliste portée sur l’escalade.
pas trop s’enflammer… à route Sud les meilleurs grimpeurs étaient dans son équipe…
Je ne dis pas qu’il y a un doping organisé chez Movistar mais je pense qu’Unzue est du genre à tolérer certaines pratiques ou collaborations.
Du coup quand un de ses coureurs explose tout il y a un petit doute. Quintana doit être clean et Espagne on ne se pose certainement même pas la question mais le maillot de la Movistar n’inspire pas forcément confiance à tout le monde.
Alors ça me fait bizarre de lire « le sage Unzue »…
Je pense qu’ils sont beaucoup de DS à tolérer certaines pratiques et collaborations..Je me souviens des mots de Rudy Pévenage, qui disait qu’il y avait des Dr Fuentes partout, même en france. Le Dr Mabuse est bien français, non ??
Mais quand j’évoquais le « sage Unzue », je ne parlais pas de ça. Je me réfère à sa gestion du cas Miguel Indurain. Pour son 1er GT, il avait été trés clair: » Tu fais 1 semaine, et tu rentre à la maison ». Et c’est exactement ce qui s’était passé. Il ne voulait pas griller son jeune prodige.
Pour Quintana, il doit sentir qu’il a affaire à une autre pépite. Et si il sent que son jeune coureur commence à souffrir de l’enchainement des étapes, il va vite le faire abandonner.
D’ailleurs, c’est aussi pour cette raison qu’il ne lui a pas fait prendre le départ du Giro. Selon Unzue, la haute-montagne arrivait trop tard dans la course, et il risquait d’arrivait « cramé » au pied de celle-ci.
Sur la prochaine Vuelta, il y aura 3 arrivées au sommet dans les 8 premiers jours, et c’est là que Quintana pourra s’exprimer. Mais je suis sceptique sur sa capacité à terminer la course.
En 2011, Quintana avait été sacré meilleur grimpeur du tour de Catalogne. Il avait également remporté une épreuve par étapes en Colombie. Une chose est sûre, le renouveau des grimpeurs colombiens est bel et bien amorcé….
tres fort on peu deja dire qui fait partie des meilleures grimpeur du monde avec se qu il a montrer il c’est promener sur le dauphine
après ils performant car ils viennent de 4000m d’altitude et pare qu’on sait pas ce qu’il prennent et comment ils s’entraînent mais Quintana avait dit qu’il allais à l’école en vélo tous tous jours et je pense que c’était pas du plat.^^
Quintana fait partie de ces coureurs au style assez trompeur. Il est tellement facile et aérien qu’il donne l’impression de se promener, mais c’est une fausse impression.
Je l’ai vu passer au col de Spandelles, et c’est vrai qu’il donnait une belle image de légèreté et d’agilité. Mais lorsque l’on lit le compte-rendu du journal « La Dépêche », on se rend compte que Quintana a énormément souffert. Lui-même a déclaré qu’il « avait rarement eu aussi mal sur un vélo ».
Federico Bahamontès donnait également une fabuleuse impression de facilité, au point d’écoeurer Jacques Anquetil: » Lorsque je regardais Bahamontès, il me donnait toujours l’impression d’être assis dans un fauteuil pendant que je m’accrochais au guidon. C’était décourageant.. »
ce mec est génial c’est une grand grimpeur avec lui on sait qu’il va se passer des choses , j’ai hate d’etre a la vuelta