Pauriol a retrouvé la motivation


Pauriol a retrouvé la motivation

Par Camille Fischbach
Vendredi 17 août 2012 - 10:00
Photo : Laurent Brun







Les résultats lui ont donné raison. S’il n’a pas sélectionné Rémi Pauriol en juillet dernier, Marc Madiot n’a toutefois pas eu à se plaindre des performances de ses protégés, avec deux victoires et un top 10 sur les routes du Tour de France. Mais bien que déçu de ne pas avoir pris part à l’évènement, le coureur de la FDJ-BigMat s’en est vite remis, au point d’être totalement dans sa bulle avant le départ de la Vuelta, samedi à Pampelune. C’est ce qu’il a expliqué à Velochrono.

« Le Tour ? Une déception, mais j’ai pu récupérer de la fraîcheur »

Laissé sur le bord de la route, Rémi Pauriol n’a pas participé à la grande boucle, un rendez-vous qu’il n’aurait manqué pour rien au monde après une présence continue lors des quatre dernières saisons. « Tout coureur veut faire le Tour de France, ce n’était pas une décision personnelle », a t-il reconnu. Comment l’expliquer, alors ? Disons que le coureur de trente ans, vainqueur en février dernier des Boucles du Sud-Ardèche, premier succès depuis… trois ans, s’y attendait après avoir connu quelques mésaventures au printemps : « J’étais grippé sur Paris-Nice et je suis ensuite tombé lors de la Flèche d’Émeraude. Tout cela m’a retardé. Je suis certes revenu en forme pour le Critérium du Dauphiné, mais c’était trop tard et j’ai accepté le fait de ne pas avoir été retenu pour le Tour. »

Finalement, de ce contre-temps semble aujourd’hui découler des bénéfices. Pas de Tour, un mal pour un bien ? « Ce fut une déception sur le coup, mais je suis vite passé à autre chose, assure ce coureur d’expérience. J’ai pu ainsi récupérer de la fraîcheur. » Si bien que l’ancien pensionnaire du Crédit Agricole et de Cofidis aborde les derniers mois de compétition avec un nouvel état d’esprit : « Je suis motivé. J’ai la tête tournée vers la fin de saison. Couper m’a permis de souffler et de travailler en vue de la Vuelta. » On y vient. Absent des routes espagnoles depuis 2010, Rémi Pauriol n’a pas gardé un grand souvenir de ses expériences passées mais croit cette fois « aborder la Vuelta dans de bonnes conditions » : « Les sensations sont là. J’ai pu le constater sur le Tour de Wallonie (10e) puis le Tour de Burgos (20e). »

« Je pense qu’Arnold est motivé »

Plus près de nous encore, la Clasica San Sebastian, courue mardi et ultime rampe de lancement avant samedi et le chrono par équipes inaugural de Pampelune, a fini de convaincre Rémi Pauriol de ses intéressantes dispositions. « C’était une bonne préparation. Cela a plutôt bien marché pour moi (32e) car j’ai réussi à accompagner le groupe de tête jusqu’à quinze bornes de l’arrivée, s’est-il félicité. Mais il a fait très chaud et j’ai eu des crampes dans le final. Je n’ai donc pas pu répondre aux dernières accélérations. » Ainsi, quand vient la question de ses objectifs en Espagne, l’Aixois préfère calmer le jeu, car « tout dépendra de l’état de forme au jour le jour », avouant même que « tout se fera un peu au feeling. » Doit-on insinuer que la confiance qu’il avait accumulé en tout début de saison est définitivement retombée ? « Cela m’avait fait du bien, mais je n’ai pas eu trop de réussite par la suite et puis depuis février, je suis passé à autre chose. C’est même oublié. »

Les performances de la FDJ-BigMat, Rémi Pauriol ne peut en revanche difficilement passer à côté. « On est sur la même lancée qu’en début de saison, savoure-t-il à titre collectif. Tout le monde a très envie de remporter des courses. L’équipe a fait un excellent Tour de France et on essayera de faire de même sur cette Vuelta, sachant que l’on n’a pas la pression. » Qui seront les heureux élus sur ces trois semaines ? On pense bien sûr au champion de France Nacer Bouhanni, mais aussi au revanchard Arnorld Jeannesson, dont l’absence au Tour était un crève-cœur : « Je pense qu’il est motivé », s’est contenté de lâcher Pauriol à son sujet. Dommage que l’on n’en sache pas plus sur lui. Attendons donc de le voir à l’œuvre dès samedi pour en juger.


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