« On vise quatre médailles »

Par Baptiste Bouthier
Mercredi 13 juin 2012 - 6:00
Photo : Gwénaëlle Riou
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Après n’avoir ramené que deux breloques de Pékin, en 2008, et Athènes, en 2004, la piste française espère bien mieux des Jeux olympiques de Londres, cet été. La liste des athlètes sélectionnés est tombé en début de semaine, et pour Velochrono, la DTN Isabelle Gautheron s’explique sur les choix qui ont été faits.
Le point chaud de la sélection, c’était le keirin hommes. Qu’est-ce qui a permis à Mickaël Bourgain d’être préféré à François Pervis ?
Chez les femmes, il y a une petite surprise : Pascale Jeuland n’est pour l’instant pas sélectionnée sur l’omnium…
Depuis plus d’un an, Pascale a fait toutes les manches de Coupe du monde, les Mondiaux, mais elle n’a pas rempli les critères pour être sélectionnable pour les JO. Je dois présenter la sélection au CNOSF, qui doit l’entériner, et il y a des critères qui sont là pour être appliqués. À l’issue des Championnats du monde, où elle avait fait une piètre performance (20e sur 23, ndlr), elle avait fait le choix, et je l’avais validé, de reprendre un entraînement différent, de refaire de la route. Mais aux Championnats de France, force a été de constater qu’elle n’était pas au niveau. Ses performances vont en se dégradant plutôt qu’en s’améliorant. Il n’est pas admissible qu’une athlète se retrouve à dix secondes de sa meilleure performance sur trois kilomètres, à trois secondes sur 500 mètres, à 45 jours des Jeux olympiques. C’est plutôt très inquiétant. Donc je souhaite qu’elle puisse effectuer un test chronométrique, fin juin ou début juillet, qui permettra d’apprécier sa qualité sportive. À Londres, ce sera Pascale ou personne, parce qu’on est aussi tenu par la liste de présélectionnés fixée le 23 mars dernier. Il ne faut pas oublier aussi que si l’on a eu le quota pour l’omnium féminin, c’est grâce à la chute de la Lituanienne aux Mondiaux. Si elle était remontée sur son vélo, on ne l’aurait pas obtenu…
« La sélection a été construite autour de cet objectif »
Toujours chez les femmes, vous avez sélectionné trois athlètes pour deux postes en vitesse par équipes : Sandie Clair, Clara Sanchez et Virginie Cueff. Quand et comment allez-vous choisir ?
Pour la lanceuse, il n’y a pas de suspense, on sait que Sandie Clair est l’athlète qui est la plus apte à faire le démarrage et un premier 250 mètres de niveau mondial. Derrière, Virginie Cueff et Clara Sanchez sont très proches en terme de chronos. On est en train de voir avec elles la meilleure stratégie à adopter pour que l’on puisse aligner la meilleure équipe possible tout en ne mettant pas en difficulté Clara pour le keirin, qui doit avoir lieu le lendemain. Il ne faudrait pas qu’elle laisse trop d’énergie la veille, alors qu’intrinsèquement, Virginie a autant de qualités sur cette épreuve. Il n’y a pas d’opposition entre les deux athlètes, pas une qui revendique plus sa place que l’autre, d’autant qu’elles sont toutes les deux qualifiées dans leur discipline individuelle (Sanchez en keirin, Cueff en vitesse individuelle).
La balance penche plutôt du côté de Virginie Cueff, donc ?
Il y a une grande tendance pour que ce soit Virginie, oui, mais ce n’est pas encore décidé non plus. Les entraîneurs feront ce choix technique en toute sérénité.
Ce n’est pas une surprise, mais c’est quand même décevant : il n’y aura ni Français, ni Françaises en poursuite par équipes…
Avec cette sélection, quel est l’objectif en terme de médailles ?
On vise quatre médailles, et la sélection a été construite autour de cet objectif. Il y a bien sûr la vitesse hommes, Grégory Baugé en individuel, et pour le par équipes l’espoir que le sort va enfin nous sourire, après avoir perdu le titre mondial pour un millième. Nos autres objectifs, c’est Clara Sanchez en keirin, où elle fait partie des meilleures spécialistes mondiales, tout comme Mickaël Bourgain chez les hommes. Et la cerise sur le gâteau, ce serait l’omnium, où Bryan Coquard peut très bien créer une surprise. Il a gagné la Coupe du monde et terminé huitième des Mondiaux en passant au travers de la course aux points. Sur un bon jour, et avec la chance essentielle sur cette discipline, pourquoi pas ?








erreur Durbridge n’a pas fait les mondiaux cette année; il était dans la Sarthe!!!Sinon entièrement d’accord… la piste n’interresse plus..
Mais Durbridge reste un pistard au vue de son Dauphiné où il a éclaté tout le monde au prologue avant de sombrer dans les étapes en ligne. Mais il promet tout de même beaucoup sur les chronos.
Sinon en effet la piste n’intéresse plus personne , il n’y a qu’a voir l’état de le piste du Stade Marcombes à Clermont-Fd pour s’en rendre compte.
« Je remarque que Bradley Wiggins est le champion olympique sortant en vitesse individuelle et par équipes ».
Ah bon, encore une corde de plus à son arc le Bradley, décidément ça va faire jaser. Mais c’est vrai que maintenant vous le dites j’ai vu du Chris Hoy en lui dans son sprint du Tour de Romandie.
Interview très intéressante! Quel dommage qu’on ait délaissé la piste, et notamment une discipline comme la poursuite où les Français jadis ont très brillants!
Eulalie78