L’étape pro-Gilbert

Par Alexandre Philippon
Dimanche 1 juillet 2012 - 9:26
Photo : Blandine Roquelet
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Philippe Gilbert a terminé dans le top 10 du prologue du Tour de France. La forme est bel et bien là, ce qui le propulse au rang de favori de la première étape en ligne, qui arrive Avenue du Centenaire, à Seraing, sur une bosse pour puncheurs. Mais initialement, cela devait se finir au Val Saint-Lambert, favorisant les sprinteurs…
Un favori qui a tout à prouver
En fin d’année dernière, après avoir signé pour BMC Racing et mis un terme au feuilleton concernant son avenir, Philippe Gilbert devenait le centre de nouvelles conversations : joint par la RTBF, il avait confié que la configuration du début de Tour de France 2012 ne le motivait pas à s’inscrire à la compétition. Un prologue, puis de la plaine, ça ne bottait pas le numéro un mondial, alors sur un nuage à la suite d’une saison forte d’innombrables victoires qui ont alors fait de lui l’imbattable du peloton. Comme par enchantement, quelques temps plus tard, ASO modifiait le parcours de l’arrivée de Seraing, le dimanche du premier week-end. Au programme, une arrivée en montée faite pour Phil, qui se défendra d’avoir influencé les organisateurs. Plus tard, il confirmera définitivement sa venue. La fin d’un faux suspense : à la signature de son contrat avec l’équipe américaine, il avait déjà assuré qu’il serait là en juillet, l’incertitude qui a suivi ne semblant être qu’une menace stratégique, ou tout au plus une maladresse. Depuis longtemps, Philippe Gilbert savait qu’il ne manquerait sous aucun prétexte ce grand départ belge.
Alors, Seraing, arrivée pro-Gilbert ? Peut-être bien. Mais sa victoire n’est en rien imparable. En quelques mois, tant de choses ont changées… En 2011, quand une course se terminait par une montée pour puncheurs, Philippe Gilbert était désigné vainqueur avant le départ car tous ses adversaires n’avaient pas d’autre choix que de jouer la deuxième place. Ses défaites étaient archi rares et force était de constater que sur ce type de final, le mélange de qualités du Remoucastrien faisaient de lui le spécialiste incontestable. Propulsé favori de la première étape en ligne du Tour de France comme il le fut déjà un an plus tôt au Mont des Alouettes, l’ancien protégé de Marc Madiot allait toutefois oublier la perspective du mois de juillet à l’approche de ceux des classiques. Priorité aux courses d’un jour, comme cela a toujours été clair dans son esprit. Seulement ces joutes qu’il aime tant sont venues remettre en cause son statut : un échec à Milan-Sanremo, idem sur les Flandriennes, désillusions que n’ont pas effacées des Ardennaises beaucoup plus consistantes mais dénuées de victoire. Encore le jour du départ du Tour de France, Philippe Gilbert ne comptait aucun succès cette année.
Un tremplin pour la suite du Tour, et de la saison
Ainsi le temps est venu de débloquer le compteur. On l’a dit : le terrain, pour lui, s’y prête. On l’a vu : sur le prologue, Philippe Gilbert a affiché des dispositions que l’on ne lui avait pas encore connues cette saison. Il est clair qu’après une entame de saison difficile en raison de nombreux pépins physiques et, comme résultat, un printemps loin de ses attentes, le garçon a profité de la fenêtre du mois de mai pour se reconstruire, finaliser sa bonne adaptation à l’environnement BMC, avec une carotte pour le faire avancer : le Tour de France. S’il réussit cette course, il sera lancé à l’assaut des Jeux olympiques, des Championnats du monde et des classiques de fin de saison, et pourra sauver son année. De ce fait, l’étape de Seraing a des allures de tremplin. S’il perd, on dira qu’il n’a plus tout son punch, qu’il n’est plus capable de gagner là où encore récemment jamais il n’inclinait. S’il gagne, on admettra sa supériorité et conclura que les déboires de la première moitié de saison n’était qu’une longue anomalie à présent corrigée.
Se posera alors la question des possibilités de Philippe Gilbert pour les trois semaines à venir. Il ne faut pas oublier que pour lui, le Tour de France ne se limite évidemment pas à son grand départ liégeois, situé à quelques kilomètres de sa ville natale. Après Seraing, le cap est mis vers de nouvelles aspérités qui peuvent plaire au Wallon. L’an dernier, beaucoup l’imaginaient vainqueur de trois, quatre étapes. Il n’en avait claqué qu’une : la première. Est-il venu le temps de la réaliser, cette tant attendue razzia ? Depuis quelques jours, c’est à Peter Sagan que l’on prête des intentions de cannibalisme. Le plus compétent en la matière ne reste-t-il pas celui qui a archi dominé l’année 2011 ? Un Philippe Gilbert au top peut gagner à Boulogne-sur-Mer, à la Planche des Belles Filles ou encore à Porrentruy. Et porter le maillot jaune quelques jours.








L’année dernière, il l’aurait gagnée, mais cette année ça risque d’être plus compliqué. On ne l’a encore jamais vu en grande forme cette année…
http://www.rtbf.be/sport/cyclisme/tourdefrance/detail_gilbert-ne-pense-pas-a-la-victoire-a-seraing?id=7797163
Gilbert est désormais coincé par l’objectif de Cadel Evans !
J aimerai bien connaitre la version officiel d ASO pour justifier ce changement, ce doit etre sympa. Il parait qu ils ont changé l arrivée (non pas pour gilbert) mais en raison de l arrivée jugée trop dangereuse, en effet l arrivée etait une longue ligne droite, les organisateurs trouvaient qu un peloton lancée a vive allure pouvait poser probleme. On en revient toujours au meme point, la securité. Bel argument. Félicitons ASO, ils sont vraiment a la pointe question securité. R-I-D-I-C-U-L-E.
Ceci dit heureusement qu il y a eu changement, on peut remercier GILBERT. Je pense quand meme aux grimpeurs qui doivent ravaller leurs ambitions cette année, certainement pour des raisons de securité, on en saura un peu plus lorsqu ils va arriver aux etapes du genre FOIX ou ANNONNAY, une bonne tranche de rigolade en persepective.
L’année passé j’aurais dis qu’il gagnerait sans trop de problème, il y a un mois je n’y croyais plus du tout, mais après le Championnat de Belgique et le prologue je pense qu’il a sa chance.
Dire qu’il ne pense pas à la victoire à Seraing devant ses supporters c’est du bluff, il peut même penser au maillot jaune.
Maintenant il n’est pas tout seul et l’arrivée n’est pas tout à fait idéale pour lui.
Très bon article mais vous oubliez quand même de parler d’une chose importante , la priorité de l’équipe c’est Cadel Evans . Le coureur Wallon est là avant tout pour épauler l’australien et n’aura sans doute pas autant de liberté qu’on peut le penser . Evans comme il l’a montré en 1ère semaine du tout 2011 peut aussi vouloir jouer sa carte sur les étapes pour puncheurs dès lors P Gilbert devra remiser ses ambitions au placard .
Pat, je ne vois pas pourquoi la BMC aurait acheté le n°1 mondial 2011 (une fortune) pour faire le gugus pour Cadel Evans. Non seulement Philippe ne le servira pas, mais en plus, il sera protégé sur certaines étapes. Bien sûr, il peut lui servir de rampe de lancemant mais c’est tout, et encore…
Si, Gilbert se dévouera pour Evans quand il le faudra et comme il le pourra mais aujourd’hui rien d’étonnant que ce soit le contraire.
@Nath P Gilbert n’a pas été acheté pour briller sur le tdf mais bien pour remporter des victoires sur les classiques . Comme il aime à le répéter c’est avant tout un coureur de course d’un jour . Je n’invente rien mais selon les infos lues et entendues le coureur wallon est là pour se mettre au service d’Evans . Phil l’a encore confirmé lui même hier dans une interview sur la rtbf . Il a même dit que ses ambitions personnelles passait après celles de son équipe . Au Dauphiné le belge c’est mis à plat ventre pour son leader je l’ai même vu aller chercher les bidons d’eau pour ses équipiers .
houps ses ambitions personnelles passaient !