Le Tour Med des surprises

Par Alexandre Philippon
Dimanche 12 février 2012 - 15:43
Photo : Endura
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Autre course, mêmes problèmes. Le Tour Med n’a cessé de rencontrer, toute cette semaine, des soucis identiques à ceux qui ont bouleversé l’Etoile de Bessèges quelques jours plus tôt. La France – mais pas que, puisque le Challenge de Majorque a dû annuler une manche – doit composer avec une vague de froid d’une rare intensité, et quand la neige et/ou le vent s’en mêlent, le cocktail devient imbuvable pour les pelotons cyclistes. En rafistolant les tracés au pied levé, les organisateurs de la course sudiste ont pu, de jeudi à ce dimanche, proposer une compétition digne de ce nom, et Jonathan Tiernan-Locke est le vainqueur surprise du premier Tour Med sans Mont Faron depuis plus de 35 ans.
« JT », premier titre
La décision était tombée ce dimanche en début de journée : le Mont Faron fermé car enneigé, les hauteurs toulonnaises n’allaient pouvoir être visitées par les coureurs du Tour Med. Un changement total. Tous attendaient cette ascension pour porter l’estocade, faire la différence sur ce juge de paix ayant toujours été l’unique façon d’essayer de remporter l’épreuve. Face à l’inconnu, c’est à dire un nouveau parcours se terminant sur le Col des Gardes, Johan Le Bon tentait l’impossible : sortir dès le départ et tenter de résister jusqu’au bout. Il lui manquera quelques kilomètres. Arrivé aux pentes finales de ce tout nouveau col décisif, le peloton est dans le money time. Et Jonathan Tiernan-Locke attaque. Le Britannique, déjà lauréat de la première étape, visait initialement le succès au Mont Faron. Le terrain n’est pas le même mais ça lui convient peut-être encore davantage. Le coureur d’Endura Racing s’offre une avance confortable et la conserve. Il s’offre l’étape et le général final.
Ainsi, « JT » aura été la sensation de ce Tour Med. Arrivé inconnu au départ de la course, il n’y a que ceux qui avaient suivi de près le Tour de Grande-Bretagne 2011 qui devinaient une partie de son potentiel. Sur la course insulaire, disputée en septembre dernier, le coureur du Devon avait dynamité les passages en bosse, ne gagnant pas d’étape mais terminant meilleur grimpeur. Transféré de Rapha Condor à Endura Racing pendant l’hiver, il se retrouve leader de la formation Continental britannique et lui offre là ses trois premières victoires européennes (la première étape, la quatrième et la victoire finale), en deux ans et deux mois d’existence, sur des compétitions de classe 1. L’équipe d’Alexandre Blain réalise cette semaine un exploit qui va lui permettre de faire sa place dans le peloton des grandes courses, d’obtenir à présent davantage d’invitations, et prouve que l’Albion, ce n’est pas que le Team Sky, où Jonathan Tiernan-Locke était d’ailleurs pressenti la saison dernière.
Kreder, l’autre doublé
Fait amusant : les quatre étapes de ce Tour Med n’ont été remportées que par deux hommes différents. « JT », donc, mais aussi Michel Kreder. C’est l’autre grand bonhomme de la fin de semaine. Vendredi et samedi, le coureur de Garmin s’est joué des sprinteurs, lui le coureur complet, rapide mais loin d’être un pur spécialiste des arrivées massives. Il a d’ailleurs anticipé ce type d’issue lors de l’étape de Martigues, profitant d’une cassure provoquée par son frère Raymond à l’approche des derniers hectomètres. Le Néerlandais se retrouvait seul en tête et résistait jusqu’au bout. Et le lendemain, à La Londe, changement de tactique : cette fois-ci, la formation américaine ne peut plus bénéficier de l’effet de surprise et doit se frotter aux bolides à la régulière. Le triple K – (Michel) Kreder, (Raymond) Kreder, Koldo (Fernandez) – se met en place et répète sa performance de la veille.
Tout cela fait que ce Tour Med 2012 a été très particulier. L’an dernier, les tricolores avaient trusté tous les bouquets et la victoire finale. Cette fois-ci, ils n’en récoltent aucun. Pour retrouver trace d’une édition sans la moindre victoire française, il faut remonter à 2007. Beaucoup plus frappant : la dernière fois qu’aucune équipe hexagonale n’a obtenu de succès, c’était en 2002, quand les Italiens avaient réussi un carton plein en s’adjugeant toutes les étapes. Elles sont carrément absentes du podium de la dernière étape, complété par Daniel Navarro (Saxo Bank) et Stefano Garzelli (Acqua & Sapone). Une compétition à oublier mais aussi à relativiser, car ce format « quatre jours » et ces étapes modifiées n’ont pas favorisé les écrémages. Dans une semaine, au Tour du Haut-Var, cela devrait exploser de partout.









« Le Tour Med n’a cessé de rencontrer, toute cette semaine, des soucis identiques à ceux qui ont bouleversé l’Etoile de Bessèges quelques jours plus tard. » > plus tôt
Bravo à Navarro aussi ! La suspension de Contador lui offrira des possibilités de leadership et il montrera ce dont il est capable. Bravo aussi à JT !
je trouve que le tour Medd a ete moins interressant que l’etoie de bessege qui pourtant comptait de plus petite equipe.(Veranda rideau u…)
Le gros coup froid doit s’arrêter cette semaine. Enfin l’occasion de voir des courses sur des distances non raccourcie. Et surtout, enfin des possibilités pour des coureurs de rouler dans des conditions un peu plus humaines. L’Etoile de Bessèges et le Tour Med n’ont pas été gâté (enfin, surtout les coureurs…), mais c’est l’occasion de se rappeler que Février c’est vraiment encore très tôt dans la saison pour faire du vélo
…
L’avantage quand on est en continentale comme Tiernan Locke, c’est qu’on n’est pas soumis au passeport biologique.
C’est le froid qui affecte tes capacités de réflexion ?
Ba quoi c’est vrai.
Non mais sans déconner, c’est quoi le problème. Alors, sous prétexte qu’un jeune coureur a un tant soit peu de talent, il faudrait lui dire :
« ouh là, attends, même si tu est doué ne gagne pas de course, ou alors, fais ça discrètement, tu te rends compte, ce ne serait pas clair, on va croire que tu prends des trucs…Non, le mieux, c’est que tu reste au chaud dans le peloton. Et bien anonyme surtout. Pas de vagues »
C’est ce vélo là dont vous rêvez? Alors, quand on est dans une Continentale, on est forcément chargé comme une mule? Allez expliquer ça aux La Pomme Marseille ou aux Véranda Rideau, ils apprécieront.
Ce genre de raccourci est réducteur et profondément débile. Enfin, si ça fait plaisir à certains de s’en convaincre hein…
Mais faut se détendre là. Quelqun dit que les continentales ne sont pas pas soumises au passeport biologique, et voyant qu’il se fait lyncher je dis que c’est la pure et simple vérité. Si vous avez l’esprit mal placé c’est votre problème. Je vois pas en quoi c’est un secret da
*désolé problème technique*
Je vois pas en quoi c’est un secret dans la mesure où m^me votre site relayait l’information il y a peu. Pour le reste je sais pas si c’est dû au froid mais en tout cas, c’est votre responsabilité personnelle d’associer la suspicion de dopage et JT-L.
ps: Si on a même plus le droit de dire quels coureurs ont le passeport biologique et lesquels ne l’ont pas, je vois pas trop l’i^nterêt dudit passeport pour ceux qui y sont soumis.
Eh ben c’est pas folichons du coté des « pseudo-favoris » annoncés (en majorité français), pour Voeckler on s’y attendait, pour Rolland il me semblait qu’il avait un semblant de forme, pour Moncoutie… ca m’étonne pas, pour Peraud je ne sais pas quoi dire, pour Le Mével, je rigole, bref il n’y a que Pinot qui a su tirer son épingle du jeu, bravo aux Saxo Bank qui prouvent qu’on peut placer 2 coureurs dans le TOP5 même sans Contador.
Comment pas de Français sur le podium ?
Vous oubliez de dire que Thomas Vaubourzeix, du VC LA POMME, est en tête du classement GPM (grand prix de la montagne) et que le second de ce classement est Clément KORETZKY !
Allez les Pommiers !