Le Mével : « Je suis très frais »
Vuelta, J-1. Christophe Le Mével participe avec l’équipe Garmin-Sharp. Il n’a couru ni le Giro ni le Tour. Il est encore très frais et entend en profiter, comme mardi sur la Clasica San Sebastian, dont il a pris la quatrième place. La course espagnole propose dix arrivées en sommet : un programme qui fait peur à pas mal de monde. Mais pas au Breton : « S’il fait chaud, ça va être très difficile, mais ce n’est pas non plus comparable au Giro 2011. Il n’y a pas d’équivalent. Ce seront des montées sèches, alors qu’en Italie, c’était l’apocalypse. » Il énonce ses ambitions à Velochrono, revient sur sa non-sélection pour le Tour et son départ de la formation américaine.
« J’ai mis trois jours à digérer »
En début de saison, Christophe Le Mével n’imaginait pas une seconde qu’il passerait le mois de juillet à la maison. En 2011, il avait fait le choix de ne pas courir le Tour pour doubler Giro et Vuelta, et l’hiver venu, le coureur de Garmin-Sharp s’avançait déjà sur un retour sur la grande boucle, pour une année programmée de manière totalement différente. Finalement, alors qu’il s’était préservé pour la course dont il avait pris la dixième place en 2009, il ne fut pas convoqué par le manager général Jonathan Vaughters. Une déception : « J’ai mis trois jours à digérer… (Il réfléchit) Je n’étais pas super… J’ai choisi d’aller directement en Toscane, à la plage, et je plus pensé à rien, à part à mes vacances. Ca m’a vidé l’esprit. Et j’ai pu me remotiver pour la fin de saison. J’avais la Vuelta en tête. Je n’étais pas encore sûr de la courir, mais j’ai continué à m’entraîner pour ça. » (Photo Laurent Brun)
« Il faut que j’arrive à tirer le positif de toute cette saison »
En 2013, le grimpeur changera d’air. Il cherche un nouveau défi et s’étonne de son attractivité intacte. Son top 10 sur le Tour de France, il y a trois ans, lui a-t-il attribué un statut inamovible ? « Je ne sais pas si cela vient de ça, car j’ai aussi fait un top 10 sur la Flèche wallonne et ai toujours été aux avant-postes sur les grands tours, mais j’ai eu pas mal de sollicitations, oui, répond-t-il. Je pensais que j’en aurais peu, avec mon début de saison difficile. Je croyais que j’allais être emmerdé. En fait pas du tout. J’ai eu beaucoup plus de sollicitations étrangères que françaises. Ca montre que j’ai une valeur, que je suis apprécié. » Annoncé comme possible recrue de diverses équipes, dont IAM, Liquigas-Cannondale ou FDJ-BigMat, Christophe Le Mével juge qu’il est trop tôt pour communiquer sur son avenir. Il a une Vuelta à courir. Et des résultats a à aller chercher. « Je suis resté un peu sur ma faim en début de saison. Je n’ai vraiment pas beaucoup couru. Très peu, même. Mentalement, je suis très frais. Physiquement aussi. »
« Je pense que Contador et Froome seront au dessus de tout le monde »
Un objectif chiffré ? Trop tôt pour le dire. Cela dépendra aussi de ce que va réaliser Andrew Talansky. Mais Christophe Le Mével s’attend plus à ce qu’il parvienne à jouer les « Je pense que j’aurai aussi des opportunités. Ce sera une Vuelta très difficile, avec dix arrivées en sommet. Dans un coin de ma tête, je me dis que si je dois l’épauler en montagne, ça va me faire aller assez haut. C’est donc bien pour moi aussi. J’ai le général à l’esprit, je vais essayer de le faire. On verra très vite ce que ça donne. De toute façon, je suis un coureur qui a du mal à se laisser décrocher complètement pour jouer une étape. Je n’arrive pas à procéder comme ça… Je ne laisse jamais tomber. » Premiers rôles plutôt qu’à décevoir son camp. « Il était vraiment très fort au Tour de l’Ain, raconte-t-il. Bon, c’est sûr, ce n’est pas la Vuelta, mais je suis certain qu’il a du talent et que c’est un coureur d’avenir. S’il n’arrive pas à faire un bon classement général de grand tour sur cette Vuelta, je suis persuadé qu’il y arrivera quand même un jour ou l’autre sur un grand tour. Je n’ai aucun doute là-dessus. » L’Américain rappelle assez son compatriote Tejay van Garderen, récent maillot blanc du Tour de France. « Il a le même profil, confirme Christophe Le Mével. Il va vite au chrono, en plus de bien grimper. Il a exactement ce qu’il faut pour être un coureur d’épreuves par étapes. » Le Floridien comme le Breton tâcheront de faire leur maximum pour être réguliers. C’est certainement la clé pour faire un bon général à Madrid. Christophe Le Mével explique : « Je pense que Contador et Froome seront au dessus de tout le monde et qu’il y aura rapidement des écarts. Peut-être qu’en étant à dix minutes du maillot rouge, un coureur sera loin en terme d’écart, mais près au classement. » Il a un quatrième top 15 de grand tour en carrière à aller chercher. Avant de dire de quoi son avenir sera fait.








Dario Frigo aussi était très frais.
Talansky et Le Mével peuvent former un beau duo, ils sont tous les deux frais et en très bonne forme à l’approche de cette Vuelta (vu leur Tour de l’Ain et leur Clasica). Et puis Peterson, Dekker ou encore Vansummeren feront de très bons équipiers. D’ailleurs tous les coureurs alignés par Garmin courront leur premier grand tour de la saison, à part Vansummeren qui enchaine après avoir héroïquement terminé le Tour avec des vertèbres fêlées (quelle machine celui là !).
Bref oui je crois pas mal en Talansky pour faire un Top 10 ou pas loin (et j’ai intérêt à ce qu’il réussisse parce qu’à force de le dire s’il se plante je vais prendre cher).
Sympa comme interwiew. Un peu de cirage, une brosse et voilà notre ami parti pour se montrer sans doute meilleur qu’il n’est en vue de futures négociations de contrat.
C’est son role et c’est pour cela qu’il a « crocher » un peu plus en cette fin de saison.
Car enfin, né le 11/9/1980 à 32 ans, 1 étape du Giro, 1 Haut Var, 10ème du Tour à son palmarès, que peut-il honnêtement espérer? « J’ai eu beaucoup plus de sollicitations étrangères, preuve que j’ai une valeur et apprécié »
La Garmin c’était son baton de maréchal, mais trop haut. Je pense qu’il y a perdu 2 ans.
Je suis désolé, mais sa carrière est derrière, il a eu le temps de s’exprimer. Dire aujourd’hui « je suis frais », je veux bien, on verra.
En attedant,je lui souhaite une bonne suite de carrière.
il est frais pour la fin de saison pas pour le reste de sa carrière ! nuance
il est allé chez Garmin en tant qu’équipier & il le savait sachant qu’aucun français qui part à l’étranger n’y va en leader juste en équipier de luxe !
» « Je pense que j’aurai aussi des opportunités. Ce sera une Vuelta très difficile… » »
Cette citation devrait se trouver après : » [...] se distinguer à titre individuel : « , j’imagine.
@le loup : personne ne voit en Le Mevel un vainqueur de Grand Tour ou de monuments. Mais c’est un bon coureur, qui a de l’expérience et qui fait un excellent coéquipier en montagne. Suffisamment bon pour aider, trop juste pour devenir leader. Néanmoins, il est capable de prendre de belles places d’honneur.
La Garmin, c’était un bon choix. Une bonne équipe sans leader incontestable. Et il y a eu quelques résultats même s’il n’a pas confirmé complétement son passage à la FDJ. Je ne vois pas en quoi il aurait mieux réussi dans une autre équipe. Et je ne pense pas qu’il soit cramé, il a au moins deux belles saisons devant lui.
Enfin, « on verra ».
Perso je crois pas trop en Talansky… Enfin j’aurais cru en lui sur le parcours du Tour de cette année, mais la Vuelta est vraiment pas pour lui quoi.
Le Mevel à annoncer sur son compte Facebook qu’il dévoilerait sa nouvelle équipe demain
Sincèrement LeMoup à raison: LeMevel est un coureur sympathique mais à examiner son palmarès, on observe aucun grand fait d’arme. À t- il gagne une course internationale à étapes? Non, tout juste lle rôle d’équipier . Pour ma part il est à juste place au classement individuel UCI.
IL a signé chez Cofidis
C’est ce que Le Télégramme a annoncé, en effet. Mais attendons la confirmation du coureur ou de l’équipe.
Bonne nouvelle pour Cofidis (encore une) !
Pour quel role est-il recruté par COFIDIS?
@ le loup: Coureur je crois.