La semaine de Velochrono
Densification de l’actualité oblige, Velochrono change le format de son rendez-vous hebdomadaire. Les « cinq de la semaine » deviennent l’une des sections d’une rubrique à part entière dans laquelle, chaque lundi matin, notre rédaction reviendra sur l’information des sept journées passées. C’est la semaine de Velochrono.
L’info passée à la trappe
On aurait pu parler des ribinous toute la semaine. Oui, oui, en plein mois de février. Première nouvelle : Frédéric Guesdon sera remis à temps pour Paris-Roubaix, mais ce n’est pas là-bas qu’il arrêtera sa carrière. Le coureur de la FDJ a décidé de raccrocher au Tro Bro Leon, sur ses terres, pour un jubilé crasseux. Les secteurs poussiéreux de la course de Jean-Paul Mellouet qui seront au programme des Championnats de France 2013, dont l’organisation a été attribuée à Lannilis, dans le Finistère. C’est la troisième fois en dix ans que l’évènement aura lieu en Bretagne, mais c’est la première fois que ce sera sur ce terrain scabreux que l’on appelle L’Enfer de l’Ouest. Et on en reparlera un peu plus tard, au mois d’août, puisque l’un de ces passages a été ajouté au nouveau circuit du Grand Prix de Plouay. Il sera certes aménagé au niveau du revêtement, mais son étroitesse rendra l’accès à la côte de Ty-Marrec beaucoup plus difficile que par le passé.
L’info qui n’est jamais venue
Mark Cavendish avait remporté deux étapes du Tour du Qatar. Il restait au Moyen-Orient pour participer au Tour d’Oman. Ce devait être l’occasion de gonfler encore davantage son total de victoires, pour confirmer ses bonnes dispositions en matière de forme et de sprint. Mais non, le Manx Express a été très discret dans le Sultanat, se contentant d’une huitième place à Muscat lors de la troisième étape. Etait-ce pour ne pas prendre de risques ? Etait-ce pour ne pas affronter son rival André Greipel, deux fois vainqueur d’étape et déjà lauréat à cinq reprises cette année ? Les raisonnements du Cav défient parfois toute logique. Ainsi il est difficile de savoir ce qu’il entendra faire prochainement sur Tirreno-Adriatico, course où les occasions de sprinter seront déjà, à la base, peu nombreuses. L’objectif est de gagner Milan-Sanremo et le Britannique sait certainement ce qu’il fait… (Photo Sky)
Réfléxion à froid
Jeudi 9 février : Filippo Pozzato se fracture la clavicule sur la 5e étape du Tour du Qatar. Samedi 18 février : Filippo Pozzato dispute le Trophée Laigueglia. En moins de dix jours, l’Italien a réussi un pari insensé. Et risqué. Car si l’objectif évident de la recrue phare de Farnese Vini est d’être en forme pour les grandes classiques, Milan-Sanremo si possible, dans moins de quatre semaines, mais surtout les Flandriennes, début avril, rien ne dit qu’il y parviendra. Une fracture de la clavicule, c’est un terme générique pour beaucoup de choses différentes, ça peut être facile comme compliqué à soigner, mais dans tous les cas, ça ne s’oublie pas en une grosse semaine. Dans le petit monde du sport professionnel, les exemples d’athlètes revenus à la compétition trop tôt après avoir été blessés sont légion. On ne veut pas jouer les oiseaux de mauvais augure, mais le risque de rechute est réel pour Pozzato. Et cette fois, il pourra vraiment dire bye-bye à sa campagne de classiques…
Dit (trop) à chaud
En anglais, Jonathan Tiernan-Locke débite comme une mitraillette. Sans langue de bois. En français, il a plus de mal. Le Britannique, après avoir remporté de manière subjuguante le Tour du Haut Var, était pris d’assaut par les journalistes de France 3 PACA. Difficile pour lui d’exprimer ce qu’il ressent, pressé d’un côté par un chaperon de l’UCI adepte du catenaccio et attiré de l’autre par la perspective du podium. Et le grimpeur trouve quand même le temps de dire qu’il « espère faire [sa] place dans le World Tour ». Jonathan Tiernan-Locke va vite dans les bosses, mais pas seulement. Il se voit déjà grimper plus haut. Endura Racing lui a permis de courir des épreuves beaucoup plus adaptées à ses qualités que ne l’étaient les critériums anglais, mais cette équipe est en troisième division et elle ne pourra s’exprimer avec son nouveau leader que quand on la conviera. Attention quand même à ce que « JT » ne la joue pas perso et ne cherche à rejoindre une ProTeam très vite. (Photo Laurie Beylier)
Les cinq de la semaine
Jonathan Tiernan-Locke. La démonstration anglaise continue donc. Déjà au-dessus du lot sur le Tour Med la semaine dernière, le coureur d’Endura Racing a été sans pitié face à Julien Simon sur le Tour du Haut-Var, remportant la deuxième étape et le classement final de l’épreuve dimanche. En deux semaines, le Britannique est passé du statut d’inconnu à celui de sensation du mois de février. Implacable.
Peter Velits. Il n’a pas gagné une seule étape et c’est donc un peu passé inaperçu, mais c’est bien lui qui a remporté le Tour d’Oman 2012. Deuxième derrière Nibali au sommet de la Montagne verte samedi, à quelques secondes à peine le Slovaque s’adjuge sa première course par étapes chez les pros et prend date, au même titre que l’Italien, à deux semaines de Tirreno-Adriatico. Et son équipe Omega Pharma – Quick Step compte déjà 12 succès après à peine plus d’un mois de compétition.
Nacer Bouhanni. En Oman, il n’a pas pu imiter son coéquipier Arnaud Démare, vainqueur d’étape la semaine précédente au Qatar. Mais le coureur de la FDJ-BigMat n’en a pas moins étonné plus d’un. Sur les cinq sprints de la semaine, il a toujours terminé entre la troisième et la sixième place malgré la très forte concurrence – Cavendish, Kittel, Greipel, Sagan, Farrar, … Vainqueur d’étape sur l’Étoile de Bessèges, Bouhanni démarre très bien 2012.
Richie Porte. On ne l’avait plus vu à ce niveau-là dans une ascension depuis la Clasica San Sebastian 2010. Vendredi, l’Australien, très affuté et très musculeux, a fait cavalier seul vers Malhão, la seule arrivée au sommet du Tour d’Algarve. Un bon chrono dimanche et la victoire finale était dans la poche. Porte redevient donc grimpeur, après une année 2011 blanche de ce point de vue, dès son arrivée chez Sky. Prometteur pour la suite.
Marcel Kittel. Après une année 2011 ébouriffante (17 succès en tant que néo-pro), l’Allemand pouvait avoir peur de décevoir en ce début de saison. Et l’affaire de dopage dans laquelle il a été un temps impliqué par erreur aurait pu l’achever. Visiblement, le coureur de Project 1t4i est un costaud. Ses deux victoires d’étape, cette semaine, en Oman, face aux Cavendish et autres Greipel, fait écho à celle déjà obtenue à Bessèges. En moins d’un mois de compétition, il a déjà trois bouquets. Carrément costaud, même.
A relire sur Velochrono
Démare : « Maintenant, ils me connaissent »
Extrait : « Mais je suis néo-pro, moi ! Il y a des trucs que je découvre, que je connais pas encore, et que les autres savent déjà. Par exemple, les moments où certains parviennent à s’économiser, moi je ne sais pas encore les identifier, je me me rends pas compte. C’est super tactique, on ne peut pas faire n’importe quoi. »
Vande Velde : « La frustration, ça ne sert à rien »
Extrait : « Le cyclisme, c’est un sport dur. Vous passez, au final, énormément de temps seul face à soi-même, en s’entraînant, en pédalant contre vents et marées. C’est un sacrifice. Et on se demande toujours quelles sont les raisons des échecs, des réussites. Si vous faites tout correctement, c’est parce que vous êtes bien conscient de vos capacités et de vos entraînements… Il faut toujours, donc, se battre contre soi-même, pour courir à son meilleur niveau. »
Dekker : « Je voulais souffrir »
Extrait : « Je ne devais pas faire cette erreur mais je l’ai commise. Puis j’ai senti que je voulais revenir comme un coureur. Je ne sais pas si je redeviendrai au niveau de celui d’avant… Mais vivre comme un coureur est ce que je veux et je le suis maintenant. Je veux vraiment en profiter. »
De la Fuente : « Un sport qui paye pour les autres »
Extrait : « Le cyclisme n’est pas en train de mourir, mais certaines personnes essayent de l’enterrer. Il n’est pas mort et il ne mourra pas. Le cyclisme est spectacle. Chaque grand tour provoque de plus en plus d’enthousiasme auprès des téléspectateurs. »
Hubert : « On est dans le match »
Extrait : « Moi, je dis : parole au sport. Ce sont les résultats qui parleront pour nous. C’est en levant les bras qu’on se rendra indispensables. Il ne faut pas crier victoire juste parce que l’on a gagné une étape au Haut Var, mais plus on va y arriver, plus on sera invités sur les grandes épreuves. Je crois en mes hommes et j’ai toujours procédé comme avant, notamment avec Agritubel. Je crois en le réel. On est pas les meilleurs du monde, mais on est dans le match. »









Super cette nouvelle présentation.
Une petite suggestion : pourquoi ne pas ajouter une dernière rubrique « au programme cette semaine » pour nous présenter les moments forts des jours à venir ?
Plus sympa ce nouveau format. Bon j’ai déjà lu tous les articles de la semaine (mais ça c’est mon problème) mais les petites rubriques du debut sont pas mal.
PS: Dans le paragraphe sur Porte il manque un petit « e » : « la seulE arrivée au sommet ».
Même chose dans celui sur Kittel : « celle déjà obtenuE à Bessèges. »
Ce nouveau programme est superbe bien !
j’Adore
cool comme rubrique
Et le nez rouge du jour est remis à : Pinkou ! On applaudit …
J’adore, j’adhère !
Bonjour
Cette nouvelle forme du résumé de la semaine est très bien
Et j’appuie l’idée de paulok6.