La semaine de Velochrono

Par Velochrono
Lundi 28 mai 2012 - 14:17
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Comme tous les lundis, la semaine de Velochrono.
L’info passée à la trappe
Javier Megias est coureur cycliste. Et diabétique. C’est donc logiquement que dès 2010, après des débuts professionnels très discrets chez Saunier Duval, l’Espagnol avait rejoint le Team Type 1, dont la philosophie et de montrer que l’on peut être diabétique de type 1 et professionnel. C’était un an avant que la formation américaine ne passe en Continental Pro et ne commence à recruter de plus en plus de pointures. Aujourd’hui, Megias, dont Phil Southerland, le manager de l’équipe, nous avait dit le plus grand bien, a 28 ans et il continue de montrer l’exemple. Samedi, il a prouvé que l’on pouvait même être diabétique et jouer la gagne sur une classe 1 en terminant troisième du GP de Plumelec, au sommet de la côte de Cadoudal, derrière Julien Simon et Samuel Dumoulin. Chapeau.
L’info qui n’est jamais venue
Depuis que Frank Schleck a quitté en catimini la route du Giro et qu’il a rejoint son frère Andy pour préparer le Tour, les deux Luxembourgeois sont muets. Ils vont le rester jusqu’au départ de leur Tour national, cette semaine, une interview en pool étant prévue mercredi. On aura peut-être enfin leur réponse, et surtout celle de Frank, aux nombreuses déclarations de Johan Bruyneel. Le manager belge de Radio Shack – Nissan s’arrache les cheveux avec les deux frangins, et il n’a pas mâché ses mots cette semaine. Il n’a d’abord pas caché son « incompréhension » dans la foulée de l’abandon de Frank. Puis, quelques jours plus tard, il a ajouté : « Jusqu’ici, Frank et Andy n’ont à aucun moment justifié leur statut de leader. J’ai été très déçu que Frank abandonne sur le Tour d’Italie. Seul Fabian Cancellara est assuré de participer au Tour de France pour l’instant, et les deux frères Schleck le savent. » Le divorce est inéluctable, mais on attend encore la version de la défense.
Réflexion à froid
Quatre coureurs de l’équipe Sky ont terminé dans les sept premiers du Tour de Bavière. Ils revenaient tout juste d’un stage sur le Teide, aux Canaries. Ce volcan est-il un faiseur de miracles ? Non : c’est tout à fait normal d’être sur un nuage dès son retour au niveau de la mer, les effets de l’altitude étant tels que le coureur est en état de grâce quelques jours, avant d’accuser le coup. Toujours est-il que les résultats de ces rassemblements sont impressionnants. Sky prépare chacun de ses coureurs pour le Tour comme si c’était un leader, chose que font également les Astana, qui laissent carrément des vélos à l’hôtel situé sur les rampes du Teide pour être en capacité de s’entraîner dans des conditions idéales simplement en sautant dans l’avion. Attention tout de même : Ivan Basso a préparé le Giro au Teide, et ne l’a pas gagné.
Dit (un peu trop) à chaud
Andrea Guardini, tout comme Robert Hunter, Dominique Rollin et Ivan Velasco, a été exclu du Tour d’Italie pour s’être accroché à la voiture de son directeur sportif lors de l’étape de samedi, celle du Mortirolo et du Stelvio. Après avoir appris la nouvelle, il a réagi avec déception et fermeté : « Cette décision est dure, je ne la partage pas. La course nous pousse parfois à faire des choix qui sortent de l’ordinaire. Si j’ai également pris le sillage d’une voiture, c’est parce que la descente était dangereuse et que je ne me sentais pas en sécurité. » Jusque là, Andrea Guardini a le mérite d’être franc et met le doigt sur l’extrême difficulté de cette étape. Il a aussi la classe de ne pas parler de Mark Cavendish, qui a terminé ce Tour d’Italie alors qu’il utilise selon de nombreux témoignages les mêmes astuces. Mais ce genre de déclarations ne sert malheureusement à rien : c’est le jeu. « Je voulais finir ce Giro », se défend le sprinteur. Tout le monde veut finir le Giro…

Ryder Hesjedal. Il a su gérer à la perfection la terrible troisième semaine du Giro et ne pas craquer dans le chrono final pour devenir le premier Canadien à s’imposer sur un grand tour. Magistral.
Michael Rogers. Dans l’ombre du Tour d’Italie, l’Australien n’est pas allé sur le Tour de Bavière pour rien : deux étapes + le général dans l’escarcelle ! Le symbole d’une équipe Sky qui gagne tous azimuts.
Thomas de Gendt. Pour son premier grand tour plein, le Belge a été phénoménal dans l’étape du Stelvio, samedi. Et il termine le Giro sur la troisième marche du podium. Une grande promesse pour l’avenir.
Julien Simon. Le GP de Plumelec, samedi, est déjà sa quatrième victoire de la saison. Et sa cinquième place, le lendemain, sur les Boucles de l’Aulne, lui permet de prendre la tête de la Coupe de France. Ça plane pour lui.
Alessandro Petacchi. Alors qu’il n’avait pas encore gagné cette saison, l’Italien a signé trois succès en cinq étapes sur le Tour de Bavière, où il y avait pourtant le très en forme Degenkolb. À 38 ans, on n’en finit plus de déterrer Ale Jet.

Jeannesson : « Ce souci, c’est du passé »
Extrait : « Je ne suis pas encore à mon niveau, je me cherche encore un peu. Je ne pourrais pas aller chercher un résultat en course pour le moment. Mais j’espère néanmoins avoir le niveau pour suivre. Il faut en passer par là pour revenir. Ça va revenir. »
Bouhanni : « Je ne calculais pas »
Extrait : « J’ai fait Dunkerque, Picardie et Lorraine sans m’arrêter, j’ai besoin d’une pause. Et donc après, ce sera le Dauphiné, tandis qu’Huta sera au Tour de Suisse. Je serai surtout en préparation pour les Championnats de France. Et je pense déjà à la Vuelta, où il y a six ou sept étapes qui pourront me convenir… »
Pottier, Le Corguillé, reines du BMX français
Extrait : « La Coupe du monde, ça permet de me préparer pour les Championnats du monde, qui eux-même vont me servir à me préparer pour les Jeux olympiques. C’est progressif : chaque compétition est un tremplin. »
Le retour sur terre de Big Georges
Extrait : « Perdu pour perdu, autant essayer de se battre et d’aller chercher la victoire… Je me suis engagé dans un long moment de solitude : 45 km en tête de la course. Je n’avais jamais fait ça depuis que je suis passé pro. Je me suis pris pour Jacky Durand… »
Extrait : « Dans le Mortirolo, le coureur de Vacansoleil, machine à rouler et que l’on sait redoutable en troisième semaine depuis son immense fin de Tour de France l’an passé n’était encore qu’un membre du top 10 sans importance ou presque. Alors quand il a accéléré par surprise dans les pourcentages les plus difficiles, à deux ou trois kilomètres du sommet, personne n’a compris qu’il était en train de faire basculer le Giro. »







Chapeau pour Meijas qui prouve que même avec une merde comme peux être le diabète de type 1 ont peu réussir à marché même sur des courses top niveau. Bref un beau message d’espoir pour les malades.
Sinon en effet Guardini , Rollin et Velasco ont été sympa de ne pas balancé le « champion du monde du bidon collé dans les bosses » Mark Cavendish.
« Il a sur gérer »
Le 1er r est en trop…
Sinon, Guardini a aussi eu la présence d’esprit de ne pas en rajouter sur le geste d’humeur de Cavendish après la 189e étape.
N’empèche, chapeau à Petacchi, une longévité pareil, c’est pas donné à tous les sprinteurs
Combien l’équipe de Cave paie t elle les commissaires pour qu’ils s’écrasent ?
Ou sont-ils tout betement menacés de ne plus etre ré invités, eux aussi ?
en tout cas, le vélo n’y gagne pas.
« Frank et Andy n’ont à aucun moment justifié leur statut de leader ».
+ 1
C’est quoi cette arnaque avec le Teide ??? Les gars en reviennent, miraculeusement ils deviennent super-fort et on dit normal c’est un stage d’altitude à plus de 3000m. C’est n’importe quoi j’y suis allé et on peut monter qu’en téléphérique jusqu’au sommet. Ya pas de routes à plus de 2200. Alors ils font quoi les gars ? ils dorment, s’entrainent à 2000m montent en téléphérique tous les jours pour s’oxygéner à 3700. Pourquoi ils se font ch… à aller aux Canaries alors qu’un stage à Val Tho produirait les mêmes effet et couterait 3x moins cher ?
Peut-être parce que Puerto exerce aux Canaries…