La fête des grimpeurs

Par Nicolas Le Cheviller
Samedi 16 juin 2012 - 12:21
Photo : Laurent Brun
Ce samedi, le Tour de Suisse fait arriver les coureurs à Arosa, pour la deuxième de ses trois étapes de montagne. Mais le vrai show aura lieu sur la Route du Sud : Tourmalet, Soulor, Spandelles, tel est le programme de l’étape reine de la course chère à André Masse. Pour un dernier avant-goût de Tour de France.
Avec Prudhomme pour prendre des notes
La télévision n’est pas là : beaucoup ne sauront pas grand chose de ce qu’il va se passer ce samedi sur la Route du Sud. Pour tous les suiveurs et acteurs de l’épreuve, ce sera une journée de découverte : tout ce beau monde va découvrir un tracé inédit et un col que l’on ne connaît pas, le Spandelles. Troisième et ultime difficulté du parcours, avant une descente et courte remontée sur Arras-en-Lavedan, il se dressera après un monument tel que le col du Tourmalet, suivi du Soulor. Pour le moment clé de cette 36e édition, mais aussi, possiblement, d’un prochain tracé du Tour de France : un certain Christian Prudhomme a débarqué sur la course depuis jeudi soir. « La route est assez grande, le Tour de France est déjà passé dans des endroits bien plus étroits » disait Pierre Caubin, membre du Comité d’organisation de la Route du Sud, à Velochrono fin avril. Si le patron du Tour se convainc de l’utilité du Spandelles ce samedi, il pourrait venir à l’occasion remplacer l’Aubisque et participer à la mise en place d’enchaînements plus intenses.
Il y a aussi une course, bien sûr : les favoris pour le classement général de la Route du Sud ne se sont pas encore dévoilés, première moitié de programme dédiée aux sprinteurs oblige. Qui aura les moyens de partir de loin, par exemple dans le Tourmalet ? Un coureur d’un sacré culot. De faire la différence dans le Spandelles ? Un sacré grimpeur. La deuxième option semble la plus probable, mais avant de penser à ce nouveau col, la course pourra aussi se perdre dans le premier duo. Il n’y aura aucune partie roulante entre les cols. On ne pourra pas que difficile bénéficier du travail d’une équipe pour faire son retard. Ce samedi, le concept, c’est : pas de répit, pas de calculs. Le plateau n’est pas digne du Dauphiné : il n’a pas attiré énormément d’équipes World Tour étrangères, la faute à l’épaisseur du calendrier du moment. Mais il va à coup sûr confirmer des talents, en dévoiler d’autres.
Quintana gros favori
Après deux étapes très usantes dans le Tarn et le Gers, les favoris vont donc enfin se distinguer. Après la victoire de Stéphane Poulhiès, prophète au pied de sa cathédrale d’Albi, et celle du jeune premier Arnaud Demare à Saint-Michel, dans un tout petit village de moins de 300 âmes où toute la communauté de communes avait donné rendez-vous au « pais », les sprinteurs vont faire profil bas. Places au mollets fins, aux épaules larges, à l’opposition entre ceux qui préparent encore le Tour de France, ceux qui veulent gagner leur sélection, et ceux qui n’ont pas juillet en tête et sont prêts à tout donner. C’est le cas de Nairo Quintana, vainqueur d’étape au Dauphiné, sur la difficile étape de Joux-Plane. Il est l’immense favori pour la gagne, mais son équipe Movistar devra favoriser au maximum l’expression de ses talents. Avec comme équipes rivales Androni Giocatolli (Pellizotti, Sella) et FDJ-BigMat (Elissonde, Fédrigo, Casar, Jeannesson). Toute les autres formations croiront en leurs chances et joueront avec leurs moyens : c’est une étape que tout le monde veut gagner, quelle que soit la manière.
On en oublierait presque Thomas Voeckler, venu dans la continuité d’un Dauphiné qui l’a surtout mis en valeur dans des tentatives d’échappées. Chouchou des supporters et ancien vainqueur de l’épreuve, il pourrait toutefois se plier en quatre pour son pote Anthony Charteau : ces courses d’avant-Tour, c’est aussi l’occasion de récompenser par anticipation les équipiers, lesquels trouvent une rare fenêtre de tir avant de passer tout juillet à la planche. L’idée concerne ainsi aussi Yannick Talabardon, annoncé en forme chez Saur-Sojasun, mais également Hubert Dupont et Blel Kadri chez AG2R La Mondiale. Autre profil, celui des coureurs d’équipes de deuxième ou troisième division qui trouvent là l’opportunité de se faire remarquer. Jurgen van Goolen l’avait fait l’an dernier en remportant une étape. Des garçons comme Florian Guillou, Dimitri Le Boulch ou Thomas Degand ont ce profil. Jonathan Tiernan-Locke, lui, peut montrer qu’il a les clés pour sortir des oubliettes. Le contexte promet beaucoup, les acteurs sont variés et vont intéresser la partie. La Route du Sud va vivre sa plus belle journée de l’année.









Gros écarts en perspective ? Les leaders et grimpeurs ne voudront pas se rater. Va y avoir du spectacle sur le Spandelles, mais je regarderais le tour de Suisse.
N’empêche que c’est criminel de mettre autant de si belles courses à deux jours du bac de philo… C’est pas encore cet après-midi que je vais réviser moi !
pas remplacer l’Aubisque mais plutot corser l’enchainement avec Tourmalet voire aussi avec une arrivée à Hautacam ou Luz Ardiden
Ouaip, le Bac philo approche, et après j’enchaîne avec l’histoire-géo… Youpi, plus de 100 pages à relire avant mardi!
exercice pour ceux qui bossent pour le bac: quelle faille spatio-temporelle amène le Glandon sur la Route du Sud, comme c’est écrit pour l’instant dans le 1er paragraphe;-)?
Vraiment des super organisateurs! ils ont réussit à déplacer le Glandon dans les Pyrénées !
Je réviserais devant Sport+ et le Tour de Suisse !
Un lien pour suivre ?
« On ne pourra pas que difficile bénéficier du travail »
Formulation hazardeuse…
hasardeuse, pardon
Sinon, Quitana va remporter l’étape
Je savais pas que le Glandon s’était déplacé dans les Pyrénées
il y a un live texte sur directvélo. Bon ça vaut pas forcément les images, mais c’est mieux que rien, ça donne toujours une petite idée de ce qui se passe.
Classement général
1. Nairo Quintana (Movistar)
2. Hubert Dupont (AG2R La Mondiale) à 53″
3. Anthony Charteau (Europcar) à 3’55
En effet sur le Tour c’a pourrait faire mal. Ensuite mettre un arrivée à Cauterêts ou Guzet-Neige ou le Tour n’est pas arrivée depuis des lustres.
Sinon bonne chance au bacheliers , la philo c’est pas facile mais après l’histoire c’est ultra facile. Je sais de quoi je parles j’avais cartonné en filière L en 2005.Avant d’intégré mon école d’archi et d’en chier depuis. Mais ensuite il y aura le Tour et les J.O.
Zdrnekstylebar : je pense réussir le bac, mais le pire reste quand même la cartographie (j’espère qu’il n’y en aura pas) et mes magnifiques 5 h de SES (je suis en ES, spé SES)
Sinon, pour revenir à la course (on est pas sur l’étudiant, ici
), Quintana a gagné, et c’est un très beau mois de juin pour lui.
Avec une refection de la chaussée coté argelès le rustique spandelles est praticable par le Tour memme si ca serait encore bien trop dangereux pour andy schleck.. Mais ca serait du sport !En tout cas si ASO est passé par pra martino il peut passer par la
R7814 je sais pas mon année , c’était franchement bidon , situé quelques pays. Par contre l’étude de doc était ultra corsée.
Sinon hier on a assisté à la confirmation de deux jeunes talent Quintana et Dombrowski. Deux futurs potentiel vainqueurs de Grand-Tour.
Pour les Splandelles . De toute façon si tu écoutes Schleck il faut une descentes toute droite sans virage. Étonnant quand tu vois Quintana gagné alors que les colombiens sont réputés pour être des fers à repassé en descentes.