Konig : « Je suis motivé comme jamais »

Par Jerome Christiaens
Dimanche 12 février 2012 - 17:35
Photo : Laurent Brun
Quand RCS Sport a octroyé ses invitations pour le Tour d’Italie 2012, voir apparaître le nom de l’équipe allemande NetApp a été une surprise pour bon nombre d’observateurs. Encore aujourd’hui, le choix des organisateurs a du mal à passer dans la botte. Mais du côté du management de l’heureuse formation, on ne veut pas bouder son plaisir. Ralph Denk, le patron de la structure, en témoigne : « J’étais un peu sans voix quand j’ai appris la nouvelle. Nous étions, c’est vrai, confiants. Cela ressemble un peu à une première victoire. J’aimerais vraiment remercier les organisateurs pour leur courage et l’engagement qu’ils ont pris envers notre jeune équipe. Cette opportunité offerte nous donne la possibilité de prouver notre valeur. »
Le Team NetApp se prépare actuellement en toute discrétion, mais se présentera au départ de la course avec des ambitions pour le classement général. La jeunesse et le talent du Tchèque Leopold Konig seront les maîtres atouts pour concourir sur un parcours qui se divisera entre le Danemark et l’Italie. Grâce à la wild card reçue, le grimpeur de 24 ans va tenter de prendre une nouvelle dimension après avoir démontré ses capacités la saison passée : deuxième du Tour d’Autriche, troisième du Tour de l’Ain, cinquième du Tour d’Angleterre ou encore second de son championnat national, il a accompli une grosse année. Quelques jours avant la Ruta del Sol, sa deuxième course de la saison, Leopold Konig s’est confié à Velochrono.
Votre équipe a reçu une invitation pour le Tour d’Italie. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Recevoir cette wild card, c’est une nouvelle excellente qui récompense tout le travail accompli par les membres de l’équipe jusqu’à maintenant. Ce sera l’un des rendez-vous les plus importants pour nous. A un niveau personnel, ce sera mon premier grand tour et je suis impatient d’y être. Avec l’équipe, on avait mis en place deux programmes : l’un en fonction du Giro et l’autre en fonction d’une non-invitation. Maintenant, il ne reste plus qu’à travailler pour être au top début mai.
Avez-vous des buts particuliers pour cette course ?
Comment imaginez-vous les étapes de montagnes italiennes ?
Je les connais déjà un peu suite à ma participation à de petites courses italiennes comme le Tour du Trentin. Je trouve les montagnes italiennes parfaites pour mon style de coureur. J’aime les montagnes raides et en Italie, il y en a beaucoup : cela me convient bien. Mais attention, il ne faudra pas négliger les petites bosses au milieu de l’Italie. Elles seront assurément dangereuses.
Irez-vous en Italie faire quelques reconnaissances ?
Entre certaines courses, nous irons avec quelques compagnons faire des entraînements spécifiques, surtout sur les étapes les plus dures dans les Dolomites.
Le leadership, ça ne vous fait pas peur ?
Je suis prêt à endosser la responsabilité de l’équipe. Je veux vraiment répondre aux ambitions de NetApp et ne pas avoir de regret. Je ne sais pas encore comment mon corps va répondre aux sollicitations d’une épreuve de trois semaines, mais je veux passer ce pallier car il est essentiel dans la construction de ma carrière. Je suis motivé comme jamais.
Quel sera votre programme pour arriver au top de votre forme en Italie ?
J’ai repris la compétition au Challenge de Majorque. Maintenant je vais enchaîner avec la Ruta del Sol. Avant le Giro, j’irai sur le Tour du Trentin. Là-bas, je pourrai bien me préparer. Le but est vraiment de monter progressivement dans les tours pour être en forme en Italie.
Aurez-vous d’autres objectifs dans la saison ?
Comment avez-vous géré l’hiver et la reprise des entraînements après une saison aussi dense qu’en 2011 ?
J’ai pris le temps de décompresser. Quelques semaines sans vélo, cela fait du bien. J’en ai profité pour être en famille, aller voir mon frère au hockey. Ensuite, vu le beau temps, même en République tchèque, j’ai pu reprendre calmement les entraînements. J’ai été deux fois en stage avec l’équipe : le premier pour former l’esprit collectif, car il faut s’adonner à d’autres activités que le vélo pour bien apprendre à se connaître, puis le second pour nous entraîner et bien affiner la condition en vue de la reprise.
Vous parlez du hockey. C’est le sport national en République tchèque. Percer dans le vélo, ce n’est pas commun. Comment êtes-vous venu à ce sport ?
J’ai d’abord pratique le hockey-sur-glace, justement… Pendant six ans, je m’amusais durant l’hiver. Et puis je me suis mis à faire du VTT. J’ai toujours préféré le vélo, et je me suis décidé à passer à la route vers mes 13 ans. En 2006, je suis passé pro chez PSK Whirpool. Je n’avais que 18 piges. Mais j’ai énormément progressé. Cela a été une excellente opportunité pour la poursuite de ma carrière.
Vous entamez votre deuxième saison au sein du Team NetApp. Une équipe idéale pour s’épanouir ?
Indépendamment de la petite structure que nous sommes, j’adore l’esprit de cette équipe et la façon de travailler me convient totalement. Chaque année, on gravit les échelons. On ne met pas la charrue avant les bœufs. On mène le projet dans les temps établi. C’est vraiment motivant. Nous voulions participer à un grand tour dès la troisième saison et nous y sommes parvenus. Pour notre sponsor, c’est réussi. Nous sommes également une équipe jeune où le talent est bien présent. Toutes ces qualités font de ce projet quelque chose de motivant.
Qu’avez-vous envie d’améliorer chez vous ?
Votre rêve ?
Mon plus beau rêve, c’est d’être heureux et en excellente santé. J’aime le vélo mais ce ne sera pas grave si je n’ai pas de résultats.
Alors qu’aimez-vous faire quand vous n’êtes pas sur le vélo ?
J’aime lire des livres. La philosophie par exemple. Ou écouter de la musique, de toute sorte. Cela m’aide à évacuer le stress de la compétition et être cool dans ma tête. Et puis dès que je le peux, je retourne auprès des miens. Je les vois chaque mois.









Franchement, il a l’air d’être un super garçon.
Bon courage à toi sur le tour d’Italie et je compte sur toi pour un top 15
J’aime beaucoup cette interview, particulièrement les 2 dernières réponses.
Je lui souhaite de réussir, car cette équipe dépend de lui.
Après, pourquoi une étape remportée par lui ou un autre coureur de l’équipe ?
Belle découverte, merci velochrono.
J’aime beaucoup la question: « Percer dans le vélo ce n’est pas commun? » oui peut-être comparé au hockey mais on a une vague venu de l’ex Tchecoslovaquie, avec Kreuziger, les freres Sagan, les frères Velits, Stybar, Simunek, et par le passé Sosenka, Svorada, Hruska.
C’est pas comme s’il venait du Congo ou de Chine…
Complètement nul de ne pas avoir invité Colombia Coldeportes.
les cols etaient hors de leur porte mdr
Je suis presser de voir ce qu’il va faire sur le giro
@ cipolini +1
@liquigas
apparement certaines personnes n’ont pas le sens de l’humour
Allez un ptit pouce vert pour cipo
Parenthese, il y a un col de Porte cheunous, ds le Vercors, je crois ?
Pas de Giro pour lui, il n’est même pas sélectionné par son équipe.
Grosse fatigue, il a complètement foiré sa préparation
Aie aie, manque de compétence du staff ?