Jungels : « Le vrai départ de ma carrière »
« Johan Bruyneel nous a sollicité parce qu’à ses yeux, Bob peut devenir un grand coureur dans le futur. Il a voulu construire une équipe autour de mon fils. » Ces mots sont ceux d’Henri Jungels, Président de l’UC Dippach, club formateur luxembourgeois. Bob, c’est Bob Jungels, champion du monde du contre-la-montre en 2010 chez les juniors. Il est désormais le leader de la réserve de RadioShack, Leopard-Trek, pour ce constitue une étape importante de sa jeune carrière. « Rejoindre cette équipe, c’est la suite logique de sa carrière », estime le père, qui a une « vision subjective » de ce que peut réaliser et devenir sa progéniture.
« Difficile de juger, mais Bruyneel sait tout de Bob, l’a vu à l’œuvre aux Mondiaux, lui a fait passer un test d’effort et a vu les résultats, explique-t-il. Il était très satisfait des données qu’il avait en sa possession. Ainsi, il hérite du rôle de capitaine qu’il partagera avec Alexandr Pliuschin. C’est un pas en avant. Il va devoir continuer à travailler mais s’il se montre sérieux, il va concrétisera pleinement son rêve. » Celui-ci a commencé le 4 février au GP de la Côte étrusque. Pour un résultat anonyme mais qu’importe : l’intéressé est avant tout satisfait d’avoir franchi le Rubicon et est désormais apte à foncer.
« Un beau projet »
Bob, quid de ces premières semaines avec Leopard-Trek ?
J’ai commencé par le GP de la Côte étrusque, puis j’ai enchaîné avec le Trophée Laigueglia. Bon, ça ne s’est pas très bien déroulé, c’était un mauvais jour. J’avais des maux d’estomac, j’ai été malade dans la montée du final. Mais j’accumule de l’expérience…
A peine une saison chez les espoirs et vous êtes déjà passé professionnel. Tout va très vite pour vous.
C’est vraiment un beau projet et une grande équipe pour moi. Je suis flatté. Je vais courir de grandes courses. Ce sera une expérience bénéfique pour moi. Donc je ne demande pas mieux. Et je ne pense pas que je brûle les étapes. Ici, je n’arrive que dans la catégorie Continental. Je compte vraiment m’y fixer un peu car il faudra voir comment je vais maintenant évoluer à ce niveau.
Lors des stages de Calpe et Majorque, vous avez pu vous entraîner avec l’équipe RadioShack. Quelles ont été vos impressions ?
Que pouvez-vous nous dire sur les frères Schleck ?
Par le passé, j’avais peu de contacts avec eux. Ce n’est que depuis cette saison que l’on s’entraîne souvent ensemble et qu’un lien d’amitié s’est créé entre nous. C’est formidable. Pour moi, ce sont les meilleurs grimpeurs du monde. Tous les deux sont très gentils, très disponibles. Ils me conseillent lors des sorties, même si j’ai bien sûr mes propres plans d’entraînements.
« J’étais convoité par quatre équipes : HTC, Quick Step, Sky et Saxo Bank »
Comment est née cette opportunité de se retrouver dans cette équipe Leopard-Trek ?
J’étais convoité par quatre équipes : HTC, Quick Step, Sky et Saxo Bank. Mais dans ma tête, je voulais signer chez Leopard. Avec la fusion, le problème, c’est que l’équipe est devenue très grande. Alors j’ai parlé avec Johan. Il m’a proposé de créer une équipe autour de moi. Le projet est parti de cette discussion. Il suffisait ensuite d’unir des coureurs luxembourgeois et tout était en place.
En 2012, qu’avez-vous envie de viser ?
Mon grand objectif, ce sont les Championnats du monde. Je veux vraiment faire une belle performance là-bas (chez les espoirs, ndlr). Mais il faudra également voir où je me situe dans les courses internationales. Je pense par exemple à la Flèche du Sud (épreuve luxembourgeoise de classe 2, ndlr).
Votre programme comportera pourtant des courses de bien plus grande importance.
Avec donc des changements au niveau de vos entraînements ?
Je m’entraîne déjà beaucoup plus que par le passé. J’atteins progressivement mon rêve. Ma passion est devenue mon métier. Quand je roule à vélo, je travaille. Cela change aussi au niveau mental.
« Le vélo est progressivement devenu une passion »
Comme coureur, comment vous définiriez-vous ?
Auparavant, j’étais un bon rouleur. Et dans les montagnes, je me défendais. Maintenant, il va falloir voir comment je vais me comporter à un niveau de compétition plus élevé. Je tiens à travailler le contre-la-montre fréquemment et à m’améliorer fortement dans les montagnes.
La passion pour le vélo, elle vous est venue comment ?
Elle est venue de moi. Je suis le seul dans ma famille à pratiquer ce sport. Vers l’âge de six ou sept ans, je roulais toujours dans la rue avec les copains. Et il y a quatre ans, j’ai remporté une course à étapes en Belgique, chez les cadets. En Juniors, voilà que je gagne le titre de Champion du Monde. Le vélo est progressivement devenu une passion. Je remportais des victoires et je voyais que je pouvais en faire le rêve de ma vie… Qui est progressivement en train de se concrétiser.
Pour vous, c’est donc le vrai départ, maintenant.
Les années précédentes, ce n’était qu’un échauffement. Maintenant c’est le vrai départ de ma carrière. Et je pense que ça va durer encore quelques années.









Encor une fois bonne interview!
ouep enfin créé une equipe juste pour un coureur (un espoirs qui plus est)y’a interêt de pas se louper
Bof il n’y pas trop d’enjeu si ce n’est l’éclosion de ce jeune qui se fera avec ou sans cette équipe
L’équipe ne se résume pas à Jungels! Pliuschin et Brambilla sont de très bons coureurs aussi!
les résultats viendront de Brambilla & Pliushin c’est clair
il faudra aussi faire attention à Keren l’allemand
mais aussi Alafaci, Ezquerra, Silvestre & Hofstetter qui eux aussi sautent dans le grand bain.
à voir aussi Zangerle ou Schlechter
@ Davey : oui un peu tous les coureurs en fait …. ^^