Horner, « aussi longtemps que la forme sera là »

Par Jerome Christiaens
Mardi 17 janvier 2012 - 10:00
Photo : Dmstrom
A lire aussi :
Présentation de l'équipe RadioShack - Nissan
Âgé de quarante ans, Christopher Horner reste un jeune homme et fait partie des leaders de RadioShack – Nissan – Trek pour la saison 2012. Vu ses résultats, l’Américain natif du Japon aurait tort de stopper sa carrière : la saison écoulée, il a remporté le Tour de Californie, s’est classé deuxième du Tour du Pays basque et quatrième du Tour de Catalogne. Malchanceux sur le Tour de France, ce fidèle de Johan Bruyneel continue d’avoir de l’envie et de l’attirance pour cette épreuve. Il répond aux questions de Velochrono.
Chris, voilà un projet commun de plus avec Johan Bruyneel : après Astana et RadioShack, au tour de RadioShack – Nissan – Trek. Quels sont vos sentiments à ce sujet ?
C’est une équipe fantastique, incroyable. Quand les premières rumeurs d’une fusion entre les deux équipes ont commencé à faire leur apparition, je n’y croyais pas du tout. Et pourtant, on en est là. Le mix entre les effectifs de RadioShack et Leopard-Trek nous donne beaucoup de possibilités pour cette nouvelle saison : Bennati pour les sprints, Cancellara pour les classiques et puis toutes les cartes pour le Tour, entre les frères Schleck, Klöden et moi-même. Cela fait rêver d’être dans une équipe pareille. Tous les fans de vélo verront très souvent notre maillot aux devants du peloton.
« Avec les Schleck, nous avions l’habitude de regarder des DVD ensemble »
Pourtant tout semble avoir commencé de façon très étrange lors du premier team building à Spa.
A mes yeux non. Il y avait certes le groupe RadioShack et le groupe Leopard mais à chaque fois que je voyais Andy ou Frank en course, on se parlait. Par exemple, lors des dernières classiques ardennaises, on était ensemble au même hôtel. Nous avions l’habitude de manger ensemble, de regarder des DVD ensemble. Je connaissais aussi d’autres coureurs. Un gars comme Fabian Cancellara, qui a un fameux caractère au sein du groupe, se respecte. Ajoutez à cela Johan Bruyneel et Alain Gallopin que je connais depuis mon passage à la Française des Jeux (de 1997 à 1999, ndlr)… Je ne sens pas énormément de changement car je retrouve la majorité des gars de qui j’étais proche chez Radioshack, à l’exception d’Ivan Rovny. Nous nous sommes tous progressivement liés et l’ambiance est vraiment excellente au sein de l’équipe.
Dans cette nouvelle équipe, vous retrouvez un ami : Jens Voigt.
Je connais Jens depuis pas mal de temps maintenant. C’est vraiment un gars très chouette. Cela me fait plaisir de le retrouver. Avec lui, tu sais que l’ambiance sera toujours excellente.
Mais cette équipe est aussi l’œuvre d’un homme auquel vous êtes assez lié : Johan Bruyneel.
Vos propos sont tournés sur l’équipe mais à un niveau personnel, qu’attendez-vous de cette nouvelle saison ?
Je mise déjà sur deux courses : le Tour du Pays basque et le Tour de Californie. Et puis je veux vraiment arriver au Tour de France au meilleur de mes capacités.
« Sur le Tour, on a de quoi rendre la course passionnante »
Le parcours semble être adapté à vos caractéristiques…
J’aurais quand même préféré voir un chrono par équipe, car avec Klöden et Cancellara, nous aurions eu la possibilité de gagner pas mal de temps sur certains rivaux. Avec deux contre-la-montres individuels, face à des gars comme Cadel Evans ou éventuellement Alberto Contador, cela devient plus difficile. Mais avec les cartes qu’on a au sein de l’équipe, on a de quoi rendre la course passionnante.
Avec les Schleck et plus particulièrement Andy au sein de l’équipe, comment voyez-vous votre rôle ?
L’objectif de l’équipe, c’est gagner le Tour. Je pense qu’il y a un peu d’incompréhension au sein de la presse. Andy est le favori pour gagner l’épreuve et nous travaillerons dans cette direction pour l’entourer au mieux. Regardez sa spectaculaire victoire d’étape sur la grande boucle… Ce sera ensuite à nous de travailler, d’établir la tactique idéale pour contrer Cadel Evans et son équipe en les rendant plus faible. On se battra jusqu’à la dernière montée dans cet objectif. Moi le premier.
Mais il y a aussi des opportunités, pour vous, qui peuvent se présenter sur la route !
Quel sera votre programme de courses ?
Ma première course sera Paris-Nice, une course fantastique où se respire une très bonne atmosphère. Ensuite, je courrai le Tour de Catalogne et le Tour du Pays basque. Le Tour de Californie et le Tour de Suisse sont également à mon programme avant le Tour de France. Actuellement, nous sommes en stage à Majorque et ce jusqu’au 19 janvier. On s’entraîne intensément. Je repars ensuite chez moi une semaine pour passer du temps avec mes enfants avant d’aller à San Diego, dans ma seconde résidence. Là-bas, je concentrerai mes entraînements pour être au top sur Paris-Nice.
« J’aime trop le cyclisme et ma famille le sait bien »
Vous avez quarante ans. Combien de temps avez-vous encore envie de courir ?
Au moins encore deux saisons : 2012 et 2013. J’ai encore un contrat. Mais il faut voir saison après saison comment les jambes tiennent le coup. Mais aussi longtemps que la forme sera là, je continuerai à faire du vélo.
Votre femme est d’accord ?
Oui, tout fonctionne. J’ai une femme fantastique. Elle a elle-même été cycliste professionnelle. Les enfants adorent l’idée que je fasse du vélo mais il souhaiteraient que je sois peut-être un peu plus à la maison. C’est un peu plus dur à ce sujet mais j’aime trop le cyclisme, et ma famille le sait bien.
Dernière question : avez-vous des nouvelles de Lance Armstrong ?
Aux dernières nouvelles, il était en forme. Je sais qu’il se préparait pour quelques triathlons. Mais je n’ai pas eu l’occasion de l’avoir récemment. Et puis je pense aussi qu’il n’a plus d’enfants qui arriveront… Donc il a tout le temps pour s’entraîner.






#P 
Très bon coureur, dommage qu’il soit tombé sur le Tour l’an dernier. Néanmoins il pourrait être (trop) souvent utilisé en tant qu’un simple équipier et c’est dommage
Horner, la carrière qui je pense aurait pu marquer une génération, il avait tant de puissance: aider evans et en plus se classer sur le Tour, c’était exceptionnel! il aurait pu.. le gagner?
Ouais d’accord avec toi Alex je pense qu’il aurait pu le gagner aussi ou en tout cas monter sur le podium. Quelle carrière bizarre, après son passage chez FDJ il repart aux USA puis revient chez Saunier Duval et brille malgré ses 33 ans. Et depuis il est remarquable, il lui manque juste un peu de chance
C’est bizarre mais je me souviens que Horner n’etait pas specialement un grimpeur ni mème un rouleur à la Française des jeux en 1997 cependant il était bon et avait les cheuveux longs à l’epoque.
Puis il s’est affirmé sur le tard ce qui explique qu’il soit encore à un super niveau.Là où certains ont flambés dès leur plus jeune àge pour ensuite s’eteindre,lui a connu une trajectoire radicalement opposé avec une montée en puissance en etant un diesel.
Il sera d’une aide précieuse sur le tour s’il accepte vraiment de travailler car la question est là.
Radioshack et son effectif plethorique vont-ils fonctionner en equipe?
Les grosses armadas ne font pas tout et l’histoire recente l’a prouvé avec les exemples mapei qui n’a pas réussi à s’imposer sur les GT,telekom qui malgré son armada s’est fait taillé en pièce par Armstrong mais aussi festina,saunier duval,garmin,gewiss qui malgré sa puissance n’a pas fait chuter Indurain sur le tour.
A contrario des coureurs ont remportés des GT avec des equipes que l’on pensait faible sur le papier mais qui se sont révélées très fortes et homogènes.Et là on peut citer Pantani et les mercatone uno,Armstrong et l’us postal au debut,Contador et astana en 2010 puis avec saxo bank en 2011,Tonkov en 1996 avec panaria,Savoldelli en 2002.
Lui il me fait toujours penser à Yvette Horner.
Curieux qu’il n’ait pas réussi à « percer » chez FDJ, car en 1997-1998, c’était une grosse équipe qui fonctionnait (un peu trop) bien.
(Gianetti, Guesdon, Heulot, Rebellin, Sciandri, Berzin, Magnien…)