Ce sont des équipes différentes, que ce soit en terme de philosophie ou de méthode de travail.
Passer de l’équipe Euskaltel, après y être resté huit saisons, à la Garmin-Barracuda, c’est un peu comme déménager de son village pour atterrir à la ville. Ou plutôt passer de l’entreprise familiale à la grosse multinationale. C’est la trajectoire qu’a prise Koldo Fernandez cet hiver, dans la foulée d’une saison 2011 très décevante – seulement six top 10.
« J’avais besoin de changement, explique le sprinteur basque, âgé de 30 ans.
Tout est nouveau pour moi : coureurs, staff. Je suis heureux. » Le Tour Med, cette semaine, était l’occasion d’une première course sous ses nouvelles couleurs.
« C’est un peu tôt pour dire si ce changement me convient, admet Fernandez.
Seule l’avenir nous le dira. Ce sont des équipes différentes, que ce soit en terme de philosophie ou de méthode de travail . Mais je me sens vraiment bien. Les autres coureurs m’ont très bien accueilli. Le staff est vraiment très bien avec moi et Jonathan Vaughters a tout de suite cherché à me mettre en confiance. »
« Mon calendrier de courses est calqué sur celui de Tyler »
Ce transfert un peu surprise a été rendu possible par Giuseppe Acquadro, l’agent italien de l’Espagnol. Déçu de n’avoir pas été sélectionné sur le dernier Tour de France malgré ses « onze victoires chez Euskaltel, sur des courses comme Tirreno-Adriatico », Koldo Fernandez s’est décidé à quitter son équipe de toujours, chose peu courante côté basque. « Chez Euskaltel, les grimpeurs sont mieux considérés et l’ambiance est très familiale. Chez Garmin, c’est international. On va plus travailler sur mes qualités avec un programme axé sur les classiques. C’est ce que je voulais. » L’Espagnol aura aussi un rôle clé aux côtés du sprinteur n°1 de sa nouvelle formation, l’Américain Tyler Farrar. « On a déjà fait quelques journées de travail en commun lors de nos différents stages d’avant-saison. Mon calendrier de courses est d’ailleurs calqué sur celui de Tyler afin de l’aider. L’équipe me laisse toutefois la liberté de saisir ma chance sur certaines épreuves. »
Chez Garmin, on va plus travailler sur mes qualités avec un programme axé sur les classiques. C’est ce que je voulais.
Comme, donc, sur ce Tour Med. Pendant que Farrar ferraillait avec les meilleurs sprinteurs mondiaux au Qatar, le Basque a été l’un des piliers des deux succès d’étape de Michel Kreder. Suivront
« le Tour d’Algarve (15-19 février), la Classique d’Almeria (26 février), le Samyn (29 février), Paris-Nice (4-11 mars), peut-être Milan-Sanremo (17 mars), le Tour de Catalogne (19-25 mars), le Tour du Pays basque (2-7 avril) ou le Circuit de la Sarthe (2-6 avril), le Tour de Romandie (24-29 avril), le Tour de Californie (13-20 mai), et le Dauphiné (3-10 juin). » Ouf ! Un sacré menu auquel il faut encore ajouter le Tour des Flandres, pour le plus grand plaisir de l’intéressé.
« Je pourrai y aller, sourit-il.
J’ai eu une discussion à ce sujet avec le staff, et ils me pensent capable de faire partie de l’équipe. » Pour le Tour et la Vuelta,
« on verra ». Idem pour les Jeux Olympiques, que l’Espagnol
« aimerait bien » courir.
« Tout dépendra du sélectionneur national. Mais Freire, Valverde ou Rojas sont d’excellents coureurs qui peuvent certainement passer avant moi. »
Sur l’encart visible en page d’accueil :
« Après huit saison chez Euskaltel, le Basque a franchi le Rubicon est évolue désormais »
Déjà, je pensais que « franchir le rubicon » voulait dire « passer pro », mais sûrement avais-je tort.
Ensuite, ce n’est pas « est » mais « et »…
Sinon, Fernandez est un bon sprinteurs, mais qui ne gagne pas assez
Pas sur que sa lui apporte beaucoup…potentiellement il peut être parmi les meilleurs sprinters mondiaux,il lui aurait fallu une équipe ou il aurait été leader,une équipe française par exemple.
Franchir le Rubicon, ça veut juste dire se lancer dans une nouvelle aventure, prendre des risques. Donc ça peut vouloir dire passer pro, mais aussi, dans ce cas précis, sortir du confort d’Euskaltel où il était depuis 8 ans et où la plupart des coureurs font toute leur carrière sans changer d’équipe pour aller dans une grosse équipe internationale.
Le Rubicon est un fleuve italien que les généraux romains ne pouvaient franchir avec leurs légions en marchant sur Rome, sous peine d’être considérés comme séditieux et ennemis de l’Etat. Une fois franchi c’était ou la défaite et la mort, ou la victoire et la prise du pouvoir, mais de toute façon il était trop tard pour faire marche arrière.
Euskatel n’est donc pas une grosse équipe international. Grolol
au pire, on arrête avec cette expression et on lit l’interview?
Prendre des risques ? Il n’a quasiment pas gagné, malgré l’excellent sprinteur qu’il est, avec Euskaltel en huit ans, si j’ai bonne mémoire, son principal fait d’armes est une étape de Tirreno-Adriatico en 2006… Donc il ne prend pas réellement de risques en partant ^^.
Pour moi Koldo Fernadez c’est un TOP 10 meilleur srpinter au monde !
On a le droit de rire ?
ouai
bon sinon TOP 15 c ‘est mieux