Dupont : « J’ai manqué de jus »

Par Camille Fischbach
Jeudi 31 mai 2012 - 18:53
Photo : Nicolas Götz / sport-phot
Attendue au tournant pour animer, comme en 2011, le Tour d’Italie, la formation AG2R La Mondiale est sortie déçue de ces trois semaines italiennes. Comme John Gadret, Hubert Dupont, onzième l’an passé, a lui aussi reculé au classement pour terminer à la seizième place finale. Conscient de ne pas avoir connu les mêmes sensations que l’an dernier, le coureur tricolore dresse pour Velochrono un bilan lucide de son Giro.
« Tout le monde s’est regardé en chiens de faïence »
Seizième du Giro, ça vous laisse quoi comme goût ?
C’est moyen. La saison dernière, on avait réussi à faire quelque chose d’exceptionnel. Là, on était encore parti avec de grosses ambitions. Concernant le classement général, je suis à ma place, même s’il m’a manqué un truc pour réaliser une performance sur une étape. Cette année, ma préparation était la même qu’en 2011, mais j’étais arrivé à l’époque avec plus de fraîcheur. Le Tour du Trentin a été une bonne chose car cela m’a permis de trouver le bon coup de pédale sur des cols difficiles, avec des pourcentages importants. Ce fut de la fatigue ponctuelle. Cette fois, j’ai manqué de jus quand je suis arrivé sur les grosses étapes de montagne. Je n’ai pas réussi à suivre le rythme.
Terminer pour la troisième fois de suite dans le top 20 peut-il suffire à masquer votre déception ?
Disons que j’ai les capacités à bien récupérer sur des courses de trois semaines et à gagner quelques places sur la dernière.
Sur ce Giro, AG2R La Mondiale a joué placé sans jamais parvenir à s’imposer, tout le contraire de l’édition 2011. Que vous a t-il manqué ?
Cette année, ce Tour d’Italie semblait sur le papier plus ouvert que jamais. Pourtant, bon nombre de leaders à la victoire finale ont eu tendance à se neutraliser. Comment l’expliquez ?
À la différence des saisons précédentes, il n’y avait pas un grand favori au départ. Le classement étant très serré, chacun se disait qu’il était en capacité de gagner le Tour d’Italie. À un certain moment, certains ont sans doute fait moins d’efforts… au risque de tout perdre. Tout le monde s’est regardé en chiens de faïence. Au final, la décision s’est faite lors des trois grandes étapes de montagne de la dernière semaine.
Comme en 2011, vous avez collaboré avec John Gadret en montagne. Êtes-vous satisfait de la manière dont vous avez géré la course ?
Ce n’était pas si mal que ça. C’est vrai que l’on s’est vite retrouvé rapidement esseulés lors des étapes de montagne. Même s’il a fallu collaborer, je crois qu’il n’y avait plus grand chose à faire par la suite car John était meilleur que moi. Comme lui, j’étais protégé dans l’équipe. Par exemple, ce n’était pas à moi de venir lui apporter des bidons. Mais s’il le souhaitait, je pouvais l’aider sur la partie finale. J’étais là pour ça. C’est comme cela que la stratégie s’est mise en place. Disons que j’arrivais au pied de la dernière difficulté sans avoir fait trop d’efforts superflus.
« Franchir un cap supplémentaire, cela devient plus compliqué pour moi »
Avez-vous des regrets sur ces trois semaines ?
Je suis déçu car j’aurais aimé me battre pour gagner une étape de montagne, ce que je n’ai pas réussi à faire. Concernant AG2R La Mondiale, c’est dommage que l’on n’ait pas été aussi bon que l’an passée, où l’on avait vécu des moments agréables. Malgré tout, on n’est pas passé totalement à côté. On arrive à terminer tous les deux dans les vingt premiers du classement général. Ce n’est pas si mal que ça.
À l’avenir, aimeriez-vous avoir carte blanche et endosser un rôle de leader unique ?
Quel est votre programme de course ?
Je vais m’aligner sur le Grand Prix du canton d’Argovie, en Suisse, puis la Route du Sud et le championnat de France.
John Gadret ne fera pas le Tour de France, mais vous ?
Logiquement, l’équipe compte sur moi. Après, il faudra voir comment j’aurais réussi à récupérer. Mon gros test, ce sera sur la Route du Sud (14-17 juin) pour savoir où j’en suis au niveau de la récupération. C’est moi qui ai les cartes en main pour juger de mon état de forme. Aujourd’hui, je me sens fatigué car je me suis beaucoup battu. L’an dernier, j’avais eu de bonnes sensations sur la Route du Sud, mais ma première semaine sur le Tour fut difficile. Si je ne suis pas en forme, ce n’est pas la peine de prendre la place d’un coéquipier qui aura plus de jus et d’envie que moi. Mais si j’y suis, ce sera avec un rôle différent que sur le Tour d’Italie. En juillet, si je me retrouve dans le dur la première semaine, je n’insisterai pas. C’est ce que j’ai fait l’an dernier et cela a payé sur les étapes de montagne. La gestion du début de Tour sera importante. Je serais là pour aider Jean-Christophe Peraud et Nicolas Roche.








Quoiqu’il a pas fait une si sale perf , par apport à un Rujano.
C’est dommage qu’il n’est pas pu faire mieux, il paraissait bien pourtant au tour du trentino où il avait fait une performance remarquable au Punta Veleno.. Ca montre qu’il a un beau potentiel.
j’espère qu’on va le retrouvé avec John à la vuelta.
A la place d’HD je ferais la Vuelta comme JG.
en tout cas heurosement qu’il est la
c le meilleur équipier dans la montagne
Le problème, c’est que sur la vuelta il y a déjà Roche, Bardet et Gadret…
Etonnant car il me semblait très en forme sur le Tour du Trentin, et puis sur le Giro plus rien… alors qu’il y avait la place dans un top 10 pour Dupont
@ gleps :
Sur le Tour il y a Peraud, Roche, Riblon, Kadri, Nocentini… Donc franchement pour ce qu’il va y apporter (et avec le risque d’être cramé comme l’année dernière), autant faire un break en juillet puis faire la Vuelta bien frais et avec un Gadret avec qui il s’entend à merveille. Surtout que vu le parcours des deux derniers GT il sera plus utile en Espagne.
« Tout le monde s’est regardé en chiens de faïence », dédicace à mon ami eew qui est monté sur ses grands chevaux quand j’ai osé dire ça… 2ème interview d’après Giro et 2ème coureur (après Gadret) à nous dire la même chose.
PS à Velochrono : dans la dernière réponse, « C’est moi qui a les cartes en main » > c’est moi qui ai.
j’ai plus confiance en Gadret & Dupont qu’en Roche que je trouve en baisse depuis l’année dernière (& c’est pas son début de saison qui va rassurer : bon à voir sur le tour de Suisse)
Je trouve ce coureur(Dupont) fort sympathique: il fait preuve d’honneteté intellectuelle en reconnaissant ses propres limites et en ne les masquant pas par certains faux-semblants. Par ailleurs, je partage l’avis de « Davey » juste au sujet de la « réussite » de Roche…
Pinkou pour la 3 eme fois, quand se sont ils regardés en chien de faience? A 50 kms de l arrivée? t es un rigolo toi! « regarder en Chien de faience » voudrait donc dire qu il n y a pas eu d attaques de favoris? Quand? Au danemark? Deja qui etait favori? es tu capable de nous le dire maintenant que c est terminé depuis une semaine? c est vrai qu etant donné que de gendt et cunego ne faisaient pas partis de tes favoris, il n y a qu un favori qui a attaqué, Hesjedal! Ah non, lui non plus ne l etait pas. T as raison, il n y a pas eu d attaques de favori puisque basso n attaque jamais, enfin il ne se met jamais en danseuse, si c est ce que tu appelles une attaque. Encore une absurdité! Le jour ou tout le monde a dit qu il n y a pas eu d attaques, j ai compté 6 attaques franches entre les 2 favoris du jour ( /Scarponi/Hesjedal sans compter celle de rodriguez pour revenir dans le final et celle de Basso apres le travail de ses equipiers) dans les 4/5 deniers kms, cela a été tres long. Il y a eu des attaques sur toutes les etapes de montagne, et tu seras incapable de dire le contraire car c est la realité, meme avec Wikipedia! Donc moi je veux bien qu on me dise que les favoris se regardent a 10,20,30,40 50, 100 kms de l arrivée, mais je ne connais aucun coureur placé au general qui attaque de loin et insiste betement jusqu a se cramer et finir derriere le peloton a part andy schleck, ce que je n avais encore jamais vu puisque landis etait largué en 2006. Car c est bien ce que tu m as dit, une attaque de favoris LOL! Ca en dit long…
@ eew, tu vie chez les bisounours?
eew s’améliore sans cesse. Il recherche l’excellence. D’ailleurs, tout le monde sait que la vérité se trouve sur Wikipedia, et que voir des attaques dans les cinq derniers kilomètres des arrivées en col, c’est beaucoup plus que ce que l’on peut espérer raisonnablement.
cascarinho ( un melange de cascarino et junihno?) justement wikipedia est le grand allié de ton ami pinkou, il n avait pas besoin de nous le dire, on le savait deja! Il peut donc parler de ce qu il n a jamais vu!
Trop fort @eew !!!
C’est dommage que dans la partie réservée aux commentaires des visiteurs du site, il y ait tant de propos teintés d’arrogance et d’intolérance.
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Bonnes courses …..