Ciolek : « J’ai retrouvé un niveau normal »


Ciolek : « J’ai retrouvé un niveau normal »

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Dimanche 19 février 2012 - 18:11
Photo : OPQS - Tim de Waele







Il n’avait plus gagné depuis le 25 mai 2010 et une étape du Tour de Bavière. Gerald Ciolek a stoppé la mauvaise série ce samedi sur les routes du Tour d’Algarve en s’imposant au sprint devant son coéquipier Matteo Trentin. Le sourire peut regagner le visage de ce coureur qui, mine de rien, n’a toujours pas plus de 25 ans. Déjà vu à son avantage l’an dernier sur les routes du Grand Prix de Québec, l’Allemand entend se relancer. Il répond à Velochrono.

Après vos premiers coups de pédale de 2012 sur le Challenge de Majorque, vous avez enchaîné, Gerald, avec le Tour d’Algarve. Et ça s’est plutôt bien passé…

Et oui, voilà une victoire qui me fait du bien. C’est une sensation incroyable, cela faisait vraiment longtemps que je ne gagnais plus. J’étais surtout venu pour préparer de plus grosses courses, pour améliorer la forme. Je voulais travailler dans les sprints. Cela m’a plutôt bien réussi puisque en plus de la victoire, je finis quatrième lors de la deuxième étape. Mais nous voulions aussi et surtout montrer que l’équipe était forte autour de son leader Tony Martin.

Quels seront vos objectifs sur ces « plus grosses courses » ?

J’attend les courses du printemps qui vont arriver. A partir de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, toutes les épreuves auxquelles je vais participer seront importantes à mes yeux. Des objectifs potentiels. Ensuite, je veux vraiment faire quelque chose sur Tirreno-Adriatico et Milan-San Remo. Ce sont des courses qui me plaisent et me tentent vraiment. Dans le Nord, ensuite, ce sera tout pour Tom Boonen, même si le Tour des Flandres me plaît également.

Omega Pharma – Quick Step a subi de nombreuses modifications durant l’intersaison mais les effets ont été extrêmement positifs : l’équipe caracole en tête des bilans.

Tous les changements que Patrick Lefevere a apportés vont dans la bonne direction.

Tous les changements que Patrick Lefevere a apportés vont dans la bonne direction. Cela a rendu l’équipe encore plus professionnelle… L’addition de tous ces coureurs nous a rendu plus forts et nous donne plus de possibilités pour chaque course. Mais il y a aussi de nouvelles personnalités au sein du staff qui apporte un plus. Un exemple ? Brian Holm. Son expérience accumulée avec Mark Cavendish est essentielle pour un gars comme moi et les autres sprinteurs de l’équipe.

Quel bilan avez-vous tiré de votre première saison chez eux, en 2011 ?

J’étais content de rejoindre cette équipe car je retrouvais là-bas un ami, Andreas Stauff. Une fois le temps d’adaptation terminé, j’ai commencé à bien tourner les jambes. Mais j’ai eu du mal et les premiers mois, je n’ai pas répondu aux attentes. Progressivement et avec la confiance de l’équipe, j’ai retrouvé un niveau normal dans les sprints. Je pense que je n’ai peut-être pas donné ce que l’on attendait de moi, mais j’ai travaillé pour que cela fonctionne bien. En 2012, je tenterai de faire mieux.

Sur le Grand Prix de Québec, dont le terrain était difficile, vous avez joué les premiers rôles, décrochant l’étiquette de sprinteur qui se collait à vous. Bien que neuvième à l’arrivée, avez-vous eu un déclic ce jour-là ?

Le Grand Prix de Québec est certainement le principal moment de la saison 2011 que je veux retenir. J’étais en très bonne condition. C’était une course difficile. J’ai pris conscience à nouveau de mes capacités. Je sais que je ne suis pas un sprinteur comme Cavendish ou Greipel. Mais quand tu as rencontré des difficultés dans la saison, une telle place d’honneur fait du bien au moral.

Le punch, vous travaillez sur ce point ?

Je veux à la fois améliorer mes capacités de sprinteur mais aussi de puncheur. Je sais que j’ai la capacité de faire quelque chose dans les deux domaines.

Oui, je veux à la fois améliorer mes capacités de sprinteur mais aussi de puncheur. Je sais que j’ai la capacité de faire quelque chose dans les deux domaines. Mais je sais également que je dois travailler pour mieux passer les bosses mais sans perdre ma vitesse dans les sprints. Pour, dans le futur, me distinguer sur les courses dures.

Le parcours des Jeux Olympiques semble adapté aux sprinteurs mais il faudra disposer de ce mélange de qualités qui est le vôtre. Vous y pensez ?

D’abord, le premier objectif, c’est le printemps. Je veux vraiment faire quelque chose d’intéressant à cette période avant de penser à tout autre objectif. On verra pour les Jeux Olympiques…

Mais pourriez-vous être l’une des cartes maîtresses de l’équipe d’Allemagne ?

Je ne crois pas. Je pense qu’un gars comme André Greipel, avec son expérience, peut vraiment sortir du lot. Bon, tout le monde parle d’une arrivée au sprint et tout le monde se concentre là-dessus. Oui, le circuit s’y prête bien, mais cela pourrait ne pas être un sprint au final.

Et Marcel Kittel ?

Il doit encore prendre de la marge. Il faut voir comment il va confirmer ce qu’il a montré la saison passée. Aujourd’hui, c’est difficile de dire jusqu’où il peut aller. Mais pour prendre le leadership de la sélection, je pense qu’il est un peu trop jeune.

Il y a aussi John Degenkolb qui éclate : la génération de jeunes sprinteurs allemands est énorme.

Le cyclisme est vu de façon négative dans les médias, donc c’est difficile de voir la suite de façon positive.

C’est évident. On a un ensemble de très bons coureurs. Il y a un grand potentiel. Mais il faut déjà voir l’après. Le problème, c’est ça : qui y a-t-il après ? Le cyclisme est vu de façon négative dans les médias, donc c’est difficile de voir la suite de façon positive.

Revenons à vous. Chez Omega Pharma – Quick Step, trouvez-vous vraiment l’espace dont vous n’avez jamais joui auparavant ?

Je me sens vraiment bien au sein de cette équipe. J’aime vraiment l’ambiance internationale qu’on y retrouve. Contrairement à chez Milram où l’ambiance était trop Allemande. Cela joue beaucoup de trouver une ambiance où tu te plais, car tu sens que l’équipe fait tout pour amener les changement essentiels. Ceux qui apportent quelque chose en plus à l’équipe. J’ai des opportunités pour m’exprimer et c’est à moi de les saisir. Le staff compte sur moi et cela me procure une grande confiance. Je pense que par le passé, j’ai aussi manqué de chance. Des blessures qui m’ont ralenti, m’ont empêché de prouver à nouveau ce que j’avais montré de bon par le passé.

Comment voyez-vous la concurrence ?

Mettre en évidence un seul nom n’est pas évident. Mais on a des gars qui sont vraiment très forts. Je pense qu’un gars comme Peter Sagan a un grand potentiel. Tout dépend aussi, à chaque fois, de qui se trouve au départ de la course. Donc pour moi, je dois travailler et m’imposer dans chaque compétition pour faire de mon mieux.

Progressez-vous encore dans l’exercice du sprint ?

Comme je le disais, je dois travailler encore plus sur mes capacités de sprinteur. Et en cela, je dois adapter mon programme d’entraînement. Avec les années qui passent, je dois prendre de nouvelles initiatives pour mon corps. Ces petites adaptations doivent être bonnes pour mon physique. J’y travaille et je commence à en récolter les fruits. Et en ayant confiance en tes capacités, tes moyens, tu deviens plus fort. Maintenant, n’attendez pas de moi que je gagne vingt sprints à l’année : ce ne serait pas moi !


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  1. J’ai toujours adoré sa façon de sprinter : En balançant sa tête de haut en bas, témoignant de sa puissance. Génial GERALD !


  2. Dimanche 19 février 2012 à 20:00 - Cyril P. | Thumb up 8 Thumb down 4

  3. Euh si ça avait un lien, c’est plutôt l’inverse. La puissance ça se ressent surtout chez ceux qui ont un bon gainage du haut du corps.


  4. Dimanche 19 février 2012 à 22:27 - kentinmania | Thumb up 1 Thumb down 4

  5. Ben oui c’est ça le problème en Allemagne : le cyclisme est vu de façon négative…


  6. Dimanche 19 février 2012 à 23:20 - John Difool | Thumb up 11 Thumb down 0

  7. Greipel Kittel Degenkolb Ciolek y’a pas que les australiens :)


  8. Lundi 20 février 2012 à 6:33 - cipolini | Thumb up 7 Thumb down 2

  9. @cipolini Oui mais ils leur manquent des coureurs de courses a étapes ^^


  10. Mercredi 22 février 2012 à 0:22 - Nicolas | Thumb up 2 Thumb down 0

  11. pour l’instant linus geerdeman et martin sont limites en montagne qui sait avec bjorn thurau?


  12. Mercredi 22 février 2012 à 7:49 - cipolini | Thumb up 1 Thumb down 2



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