Monier : « Je cours après ça depuis mes débuts »

Par Baptiste Bouthier
Mardi 18 janvier 2011 - 13:00
Photo : Velochrono
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Vainqueur d’étape sur le Giro puis meilleur Français au sortir des Alpes avant de s’écrouler dans les Pyrénées sur le Tour, Damien Monier a vécu une belle saison 2010. Enfin, dirons ceux qui le connaissent depuis longtemps et qui connaissaient le potentiel de ce garçon aujourd’hui âgé de 28 ans. Cette année réussie lui a permis de monter en grade chez Cofidis : pour 2011, il bénéficie d’un statut protégé au sein de la Cofidis. Et il s’en félicite. Velochrono est revenu avec lui sur ce changement de statut et ses raisons.
Quel va être votre programme de course en ce début de saison ?
Je vais reprendre la compétition à l’occasion du Tour Méditerranéen (9-13 février), avant d’enchaîner avec le Trophée Laigueglia (19 février), les GP Insubria et Lugano (26 et 27 février), puis Paris-Nice (6-13 mars) et le Critérium international (26-27 mars). C’est pour ces deux courses-là que j’ai prévu mon premier pic de forme. Après, je vais couper avant de commencer ma préparation en vue du Tour de France.
Paris-Nice, c’est un objectif important pour votre équipe ? Et pour vous ?
Oui, il faut aller marquer des points Pro Tour sur Paris-Nice. D’un point de vue personnel, il va falloir voir avec l’équipe comment on s’organise. C’est peut-être plus intéressant de viser les points des étapes, on va voir. De toute façon, si je remporte une étape, le général suivra.
Vous prévoyez une coupure dès avril : c’est pour ne pas arriver cramé sur le Tour comme l’an passé ?
« Arriver au pied des cols et être sûr de rallier le sommet avec les meilleurs »
Sortir des Alpes dans le top 20 au général, est-ce que vous vous en pensiez capable ?
J’espérais, j’en rêvais de pouvoir faire ça, de grimper avec Contador, de le voir attaquer quasiment au sommet du col. J’étais là, je me disais « Mais c’est pas possible ! » J’ai envie de remettre ça, je vois que j’en ai été capable une fois alors pourquoi pas deux ? C’est possible. Il faut que j’essaie d’être plus constant, plus régulier, de ne pas avoir de jour sans. Arriver au pied des cols et pouvoir se dire qu’on est sûr de rallier le sommet avec les meilleurs. Pas que ce soit un jour sur deux.
Vous aviez terminé quatrième du Tour Méd et du Tour de l’Ain en 2009. Alors, courses d’une semaine ou grands tours ?
Et comment ça se travaille ?
Faut y aller ! Il faut aller dedans, ça ne peut pas se travailler à l’entraînement. Il faut se mettre au milieu, débrancher un peu le cerveau, tout en essayant de garder un peu ses distances. J’essaie de me mettre un peu sur le côté au cas où ça s’étale… J’y arrive à peu près mais j’y laisse du jus.
Vous avez donc désormais un nouveau statut, celui de coureur protégé…
Sur le Tour, et sur quelques autres courses l’an passé oui, mon statut a un peu changé. Cette saison, on va voir mais on me l’a dit, sur les courses où je serai bien, je serai un peu plus protégé que d’autres coureurs. Mais je ne suis pas non plus au niveau d’un Dumoulin ou d’un Taaramae, et c’est pas plus mal comme ça ! Quand je serai bien, je pourrai plus facilement le dire, on me fera confiance. J’aurai un peu plus mon mot à dire.
Ce nouveau rôle, il vous plaît ? Ou il vous fait peur ?
C’est super motivant ! Je cours après ça depuis que je suis passé chez les pros. Ca va être la première année dans ce rôle, je vais pouvoir rendre au staff la patience qu’il m’a accordé depuis plusieurs années.






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