La Coupe de France se termine sans surprise

Par Alexandre Philippon
Dimanche 2 octobre 2011 - 18:21
Photo : Sport-phot.com / Nicolas Götz
Tony Gallopin est le vainqueur de la Coupe de France 2011. Leader depuis de longues semaine, le coureur de Cofidis a vite compris, sur le Tour de Vendée, ce dimanche, qu’il n’aurait pas de soucis à se faire, l’échappée du jour étant allée au bout. Vacansoleil échoue à la deuxième place finale avec Romain Feillu, mais gagne cette ultime manche avec Marco Marcato. Par équipes, c’est la FDJ qui décroche la palme.
Vacansoleil se console avec la victoire de Marcato
Il n’y aura pas eu de match. Pas de sprint décisif. Tony Gallopin a remporté la Coupe de France 2011 sans avoir à combattre : c’est une échappée qui s’est disputée la victoire sur le Tour de Vendée, ce dimanche. Ce qui a donc fait les affaires de la Cofidis. Car si Romain Feillu remportait la course, le succès final de la compétition hexagonale lui revenait. Pour la formation nordiste, il n’était donc pas question de chasser une échappée. Et quand quatorze hommes, dont Samuel Dumoulin se sont retrouvés isolés en tête la course, le coup parfait se sentait venir. Personne n’allait revenir et les fuyards allaient se disputer un succès vite devenu comme l’unique enjeu du final. Malgré les tentatives des Europcar, Perrig Quemeneur et Anthony Charteau, devant leur public, c’est l’Italien Marco Marcato qui a tiré les marrons du feu, devant Pelo Bilbao (Euskaltel-Euskadi) et Maxime Bouet (AG2R La Mondiale), permettant ainsi à Vacansoleil d’avoir un joli lot de consolation.
Pour Tony Gallopin, remporter la Coupe de France est une agréable conclusion d’une saison qu’il devrait boucler dimanche prochain à Paris-Tours. Dans la course depuis le début d’année, le puncheur a fait un objectif d’un rendez-vous qui n’en était pas forcément un initialement. Sans pour autant faire de sacrifices : en juillet, il découvrait le Tour de France, bien loin de penser à sa position de leader de la Coupe de France, rapidement reléguée à un second plan. Puis il a préparé les Championnats du monde. Où il a travaillé pour… Romain Feillu. Ce dernier a juré de jouer le jeu sur cette ultime manche, mais force est de constater que ce n’est pas avec véhémence qu’il a contesté la position de son compatriote. Les quinze points d’écart sont restés intacts.
FDJ gagne la Coupe de France par équipes
Tony Gallopin offre ainsi un beau cadeau à son équipe, avant de la quitter cet hiver. Direction RadioShack-Nissan-Trek, pour évoluer sous la direction de son oncle, Alain Gallopin. Eric Boyer, son team manager, confiait alors son amertume à Velochrono : « On l’a recruté il y a deux ans et on a travaillé avec lui. On a réglé beaucoup de problèmes qu’il n’avait pas réglé auparavant, comme son souci d’artère iliaque. On a fait notre boulot, et bien, je crois. (…) Pile quand on pensait récolter les fruits de notre travail, il s’en va, croyant qu’ailleurs, c’est mieux. Mais il a le droit de penser ça… » Clairement, Tony Gallopin ne partira pas comme un voleur et le dirigeant n’aura rien à lui reprocher. Il s’est investi jusqu’au bout d’une saison lors de laquelle il s’est avéré être l’un des éléments les plus précieux de son camp. Le garçon incarne l’avenir et le négociera avec une équipe d’un niveau supérieur. Il est à un tournant de sa carrière.
Cofidis n’a en revanche pas fait le grand chelem. Victorieuse de la Coupe de France individuelle et des moins de 25 ans, elle ne pouvait prétendre à pareille issue dans la compétition par équipes. La FDJ, avant ce Tour de Vendée, était en tête avec dix unités d’avance sur Saur-Sojasun et Bretagne-Schuller. Une grosse option qui garantissait cependant en rien le succès final, mais il suffisait que ce ne soit pas l’une des deux équipes bretonne qui s’adjuge le classement par équipe de cette dernière manche pour que la position de tête soit protégée. Europcar a raflé les douze points et indirectement assuré l’essentiel pour la formation au trèfle, représentée à l’avant par Thibaut Pinot. Et c’est donc le livre de la Coupe de France 2011 qui s’est fermé non loin de l’Océan Atlantique. Rendez-vous l’année prochaine, autour de Marseille, fin janvier, pour une nouvelle édition de ce long feuilleton national.








Allez Tony! c’est le début d’une longue carrière, très longue…
Il est rare que la télévision française fasse un direct sur une course de ce niveau et POURTANT la majorité du peloton n a ni respecté le public ni l’opportunité de cette retransmission. Honte aux Directeurs sportifs.Je comprends parfaitement la stratégie de course mais de là à voir tout le peloton éliminé. Il y a un pas à ne pas franchir! certaines petites équipes auraient pu rouler dans les 50 derniers km.Les grandes équipes n auraient pas du mettre l’ordre en tête comme elles l ont fait, ce n est pas de la course, c est de l intimidation. C est contraire à leurs intérêts à long terme.Elles ne font pas cela sur le world tour. Je me pose vraiment des questions sur la Direction de ces équipes.Cela me rappelle les mafias des courses régionales amateurs.
Bonjour
Entièrement d accord sur le fait que les équipes devraient avoir honte de laisser le peleton à plus de 15 mn
Messieurs les team manager vous rendez vous compte de se que pense le public présent et les diffuseurs auront envie de réinvestir sur ce genre d épreuve
Le peleton auraient être à 6 minutes ca aurait été préférable
Enfin quel triste spectacle
l’article est bien mais avec les classements finaux cela aurait été mieux.