Kroon : « Mes deux pires années »

Par Jerome Christiaens
Vendredi 2 décembre 2011 - 7:30
Photo : BMC - Tim de Waele
Souvenez-vous : Flèche wallonne, édition 2010, kilomètre 75. L’Allemand Dominik Roels tombe et entraîne plusieurs coureurs dans sa chute. Parmi eux, le Néerlandais Karsten Kroon. Il est le plus touché. Assis sur le bas-côté de la route, son visage est tuméfié. Il est emmené à l’hôpital où on lui diagnostique plusieurs fractures au visage. Cette chute gâche sa saison 2010. L’opération est inévitable. Mais il revient. Et en 2011, il est hyper motivé. « Après mon accident, j’avais une énorme envie de revenir à mon meilleur niveau, se souvient-il pour Velochrono. Durant l’intersaison, je me suis entraîné très dur. Mon but était de faire quelque chose sur les classiques. Mais je me suis cassé la clavicule à quelques jours du Tour des Flandres… Je pensais vraiment pouvoir aller y chercher un top 10. Une première désillusion avant une seconde : ma non-convocation pour le Tour de France, suite à cette même clavicule cassée. Une grande tristesse au vu du résultat obtenu par BMC, avec la victoire finale de Cadel. Je me retrouve alors convoqué pour la Vuelta. Lors de la quatorzième étape, je me casse le bras… Sur ces deux saisons chez BMC, il m’est difficile de retenir des côtés positifs. Je pense que j’ai vécu les deux pires années de ma carrière. »
La première collaboration de Karsten Kroon et Bjarne Riis date de 2006. Le puncheur s’en souvient : « Nous avions diné ensemble et partagé notre vision du cyclisme, ainsi qu’énoncé nos volontés respectives. Et j’ai appris dès lors à connaître quelqu’un de très élégant, qui t’aide à te préparer au mieux pour tes objectifs. Un vrai passionné ! » Le dirigeant chauve se réjouit d’ailleurs de la venue de son ancien protégé : « J’ai toujours aimé travailler avec lui. Je suis vraiment content de ce retour car il sera important pour les classiques printanières, notamment les Ardennaises, qui lui conviennent à merveille. Avec Nick Nuyens et lui, nous avons une bonne paire de leaders pour les classiques. »
« Que 2012 commence… J’ai hâte »
Pour affronter au mieux la saison 2012, Karsten Kroon et ses coéquipiers se sont envolés lundi en Israël pour y participer à leur premier stage de préparation. Un pays loin des sentiers battus pour une préparation plutôt atypique. Le but de ce stage ? Bâtir l’esprit d’équipe grâce à des activités hors du commun. Par le passé, Bjarne Riis était connu pour ses stages commandos. Pour cette nouvelle saison, le team manager danois a décidé d’innover : travail de charité et de promotion du cyclisme. Le nom du programme, organisé en collaboration avec le Centre Shimon Peres pour la Paix, est : « Cycling for Peace, with love and good energies. » Et pour débuter, les coureurs de Saxo Bank se sont attelés à la construction d’une école. « Ce projet est unique, lâche Bjarne Riis. Nous sommes les premiers à innover et nous n’en avons pas peur. » Outre le team building, l’ambition est d’aider aux relations entre juifs et musulmans. « Lever les préjugés », avec le sport comme outil. « Cela n’a aucune importance que soit via le cyclisme ou une autre discipline. Celui qui fait du sport a une vie plus saine. »








Y’a plus qu’à installer des roulettes sur les vléos spécialized…
C’est clair, après cet article mon amour pour cette équipe ne fait que s’accentuer !
Très drôle lolo ! vraiment très mature !
Faire de la charité en Israël?
J’ai ri.
kentinmania : tu as raison, Israël n’a absolument pas besoin d’être aidée, mais je n’en dirai pas plus, car ce n’est pas le lieu pour exprimer ses opinions politiques.