Hutarovich : « Ce sera une grande année »

Par Nicolas Le Cheviller
Mardi 8 février 2011 - 11:00
Photo : Sport-phot.com
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La victoire de Hutarovich à Bessèges
Il a remporté la semaine dernière une étape de l’Etoile de Bessèges, et enchaînera dès mercredi avec le Tour Méditerranéen. Yauheni Hutarovich est en 2011 le chef du file de FDJ sur le terrain des arrivées massives, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Biélorusse a de l’ambition. Entretien avec un garçon discret et poli, mais qui attend beaucoup de 2011, tant à titre individuel que collectif.
« La saison commence très bien pour notre équipe ! »
Yauheni, victoire d’étape sur l’Etoile de Bessèges : la saison a bien commencé pour vous.
Oui, c’est vrai qu’à Bessèges, ça a super bien commencé pour moi. Mais plus que cela, je dirais surtout que la saison commence très bien pour notre équipe ! On a gagné tout de suite, que ce soit le Championnat de France de cyclo-cross avec Francis Mourey, des étapes sur la Tropicale Amissa Bongo avec Geoffrey Soupe puis Nacer Bouhanni, le Grand Prix La Marseillaise avec Jérémy Roy, et moi qui ait gagné la première étape à Bessèges. C’était super, même si après, cela s’est un peu compliqué pour moi…
Effectivement, vous avez abandonné lors de la dernière étape. Vous étiez dixième du général. Que s’est-il passé ?
Sur cette Etoile de Bessèges, chaque jour, un sprinteur différent s’est imposé. Comment expliquez-vous cela ?
Cela fait partie du jeu… On voit aussi qu’il y a beaucoup de sprinteurs en France. Je pense que c’est bien que tout le monde puisse s’exprimer. C’est également agréable de voir que toutes les équipes Françaises ont déjà gagné ! Je pense que j’avais d’autres possibilités de m’imposer, mais bon…
Ce sera pour le Tour Med ? Les sprints seront en revanche plus relevés…
Tant mieux ! Cela ne me dérange pas que le niveau soit plus élevé. Au contraire. C’est une course que j’aime bien car depuis plus d’un an, j’habite dans le sud de la France. Bessèges et le Tour Méditerranéen, c’est chez moi. En plus, c’est vrai que j’aime bien être en forme en début d’année.
« Cette année, l’objectif, c’est de gagner le plus de courses possibles ! »
C’est si important d’être bien en début de saison ?
Pas vraiment, mais j’ai envie de dire que j’ai de la chance d’être un sprinteur… Durant l’année, une grande partie des courses arrivent groupées et nous, les sprinteurs, même à 80% de nos moyens, nous sommes capables de gagner ! C’est grâce à nos fibres, à nos muscles spécifiques… C’est vraiment une chance.
Quelle est votre ambition en 2011 ?
Une classique comme Paris-Roubaix ? Milan-Sanremo ne vous convient pas mieux ?
À l’heure actuelle, l’équipe ne m’a pas prévu pour participer à cette course. Mais bon, d’ici là, les choses peuvent changer !
Sur les courses d’un jour, vous pouvez compter sur le soutien d’un coureur comme Yoann Offredo. Un atout de luxe ?
Je ne pense pas que je puisse demander cela, car chez FDJ, tous les coureurs ont leur chance ! Yoann est capable de rouler devant, tout seul, pendant trois ou quatre kilomètres, alors s’il peut gagner une course comme Milan-Sanremo, pourquoi pas ! C’est vrai que j’aime aussi quand il est à côté de moi. Il n’y a pas de problèmes. En plus, sur un Milan-Sanremo, après 300 kilomètres, il y a le Poggio à monter. Et tout un tas de paramètres qui entrent en compte… Yoann est de l’un de ceux qui peuvent arriver seuls. Mais s’il y a un sprint, faut voir.
« La FDJ a compris que je pouvais gagner sur les grandes courses »
Il y a des sprinteurs qui aiment se débrouiller seuls. D’autres qui aiment se faire entraîner par un train dans le final des courses. Vous, vous êtes plutôt quel genre de coureur ?
Vous avez déjà levé les bras sur un grand tour. C’était sur le Tour d’Espagne, l’an passé. Vous remportez la première étape en ligne, puis vous n’arrivez pas à enchaîner. Pourquoi ?
L’année dernière, sur la Vuelta, je dirais que c’était un peu particulier. Il y avait deux sprinteurs dans l’équipe, Sébastien Chavanel et moi. C’était un petit peu compliqué. On a essayé de travailler ensemble, avec certaines étapes pour lui et d’autres pour moi, mais ce n’était pas simple.
Cette année, Sébastien Chavanel est parti : vous êtes maintenant le sprinteur majeur de l’équipe FDJ. Une formation qui vous fait confiance depuis longtemps. L’équipe idéale pour vous ?
On va dire ça, oui. C’est flatteur… L’an passé, j’ai montré sur les courses que j’étais capable de gagner seul ou avec mes coéquipiers. L’équipe me fait confiance. Je suis maintenant le seul sprinteur, donc c’est aussi de la pression en plus ! 70 courses par an arrivent au sprint, donc il y a plusieurs occasions lors desquelles on compte sur moi. Et où l’équipe va travailler pour moi. Ils ont compris que je pouvais gagner sur les grandes courses, et je pense que ce sera une grande année, pour moi comme pour la FDJ !
« Plus les courses sont longues, et mieux c’est pour moi »
C’est l’ambiance du début de saison qui vous fait dire ça ?
Vous dites de belles courses. Quelles sont celles qui vous font rêver ?
Sans hésiter, je réponds Paris-Roubaix ! Devant même le Tour de France et les Mondiaux.
Vous préférez donc les courses d’un jour aux course par étapes, le terrain sur lequel vous vous êtes surtout distingué jusqu’alors ?
J’aurais du mal à choisir. Quand j’étais jeune, chez moi, on s’entrainait vraiment beaucoup sur la distance et sur l’endurance. C’est une habitude. Et sans vouloir être prétentieux, plus les courses sont longues, et mieux c’est pour moi ! D’ailleurs, les deux ou trois premiers jours, sur les grandes courses par étapes, sont souvent plus difficiles pour moi…









yaueheni hutarovich est un futur grand coureur il faut croire en lui,sur paris-roubaix il va faire un truc,c’est sur.
je le vois a cannes,c’est du serieux a l’entrainement
en plus c’est un garcon attachant qui n’a pas la grosse tete
sur le tour de france aussi,il va gagner une etape
suivez ce coureur, il fait le metier serieusement,et en plus il aime les pros francais et la france
JEAN-PIERRE DE CANNES