Guiberteau : « La naissance d’un groupe »


Guiberteau : « La naissance d’un groupe »

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Samedi 5 novembre 2011 - 18:00
Photo : 1t4i.com







Arrivé l’hiver dernier chez Skil-Shimano, le directeur sportif français Christian Guiberteau a découvert une équipe jeune et ambitieuse et grandi avec elle cette saison. L’an prochain, la formation néerlandaise ne sera pas en World Tour, mais on devrait quand même beaucoup parler d’elle et de son duo Kittel-Degenkolb. Christian Guiberteau s’explique longuement avec Velochrono sur ce moment charnière pour Skil-Shimano, récemment rebaptisée Project 1t4i.

Christian Guiberteau, vous venez de terminer votre première saison comme directeur sportif chez Skil-Shimano, sur le Tour du Hainan…

C’est vrai que je n’y pensais pas vraiment. Si on m’avait dit ça il y a quelques années… Finalement, le hasard, les rencontres ont fait qu’après une année de break, j’ai eu cette opportunité. Et j’ai d’autant plus sauté sur l’occasion qu’il y a une petite communauté de coureurs français chez Skil : c’est quand même plus aisé que d’être totalement isolé.

Vous avez dû vous mettre au néerlandais ?

Dans les premiers mois, il y avait toujours un coureur français à mes côtés pour m’aider.

Non, on parle tous en anglais. Mais mes leçons d’anglais étaient loin ! Finalement, j’ai réussi à m’améliorer, et ça se passe très bien, parce que l’on retrouve le vocabulaire du vélo, de la course, assez vite. Ça s’est fait facilement et rapidement. Et puis, dans les premiers mois, il y avait toujours un coureur français à mes côtés pour m’aider.

Qu’est-ce qui change par rapport à Bouygues Telecom, où vous avez été directeur sportif entre 2005 et 2009 ?

C’est difficile de comparer. En course, c’est la même chose : mettre en place une tactique, appréhender les différentes situations. Mais chaque équipe a sa façon de fonctionner. C’est donc au niveau du fonctionnement interne qu’il y a eu des différences. Mon job est totalement différent, ma fonction est beaucoup plus précise que chez Bbox, où j’avais des tâches plus variées. Là, je suis directeur sportif, c’est tout. Je parle des sélections pour les différentes courses avec mes collègues, et j’ai un rôle de détection des jeunes en France. Chez Bbox, j’étais administrateur, c’est-à-dire que j’avais un rôle dans la société proprement dite. J’étais une sorte de superviseur : je m’occupais des transports, du planning du staff tout au long de la saison, des relations avec les organisateurs. Chez Skil, ce poste bien délimité me permet d’être plus concentré sur le sportif. C’est bien plus simple. Même si, évidemment, ça ne m’empêche pas de parler avec mes collègues de la vision générale de l’équipe.

« En soi, le plan n’est pas d’intégrer le World Tour mais de gagner des courses »

Il y a eu plusieurs temps forts dans la saison de Skil-Shimano, mais il y a notamment eu votre retour sur les grands tours à l’occasion de la Vuelta. Quel bilan en tirez-vous ?

Nous avions deux cartes, très jeunes : Alexandre Geniez et Marcel Kittel. Marcel a réussi son pari, avec une belle victoire, mais malheureusement Alex, avec qui ont visait un bon général et une étape, a eu une première semaine très difficile. Il a eu un coup de chaud, et il en a bavé sur toute la Vuelta. Mais globalement, les gars se sont super bien battus. On a fait notre boulot en contrôlant la course quand c’était possible d’aller au sprint, et on a conclu une fois. C’est super d’avoir gagné une étape de grand tour. Au-delà de la victoire de Marcel, dont on parle beaucoup et c’est normal, toute l’équipe a fait le boulot. Ça fonctionne bien : on a une équipe jeune mais qui donne satisfaction. On a assisté à la naissance d’un groupe sur la saison, et en particularité sur la Vuelta.

Alexandre Geniez a aussi abordé la Vuelta blessé. Qu’aurait-il pu espérer à 100 % de ses capacités ?

En regardant Kittel emmener les sprints sur les premières courses de la saison, on a vite compris qu’il avait aussi des qualités de sprinteur.

Il aurait pu jouer des top 10 en haute montagne. C’est sur ce terrain que j’aurais voulu le voir, mais ça n’a pas été possible. Tout au long de l’année, il a démontré des choses prometteuses en vue des grands tours : son numéro lors de sa victoire d’étape sur le Tour d’Autriche, sa quatrième place au Critérium international. Mais entre sa petite blessure, son coup de chaud, l’appréhension d’un grand tour (c’était son premier, ndlr), … Il faut qu’il murisse. Ce n’est que sa première année complète, il est encore jeune (23 ans). L’an dernier, il avait arrêté sa saison début août. Je pense qu’il a suivi un programme cohérent, cette année, avec un grand tour en point d’orgue en fin d’année. C’est déjà un beau programme. Mais bon, c’est l’incertitude du sport. Il a quand même pris confiance, parce qu’il a réussi à finir la Vuelta, ce dont il ne se pensait pas forcément capable.

Kittel, lui, a réalisé une saison exceptionnelle, avec 17 victoires alors qu’il n’est que néo-professionnel…

Et il a été recruté par rapport à ses qualités de rouleur ! Mais on a vite compris qu’il avait aussi des qualités de sprinteur en le regardant emmener les sprints sur les premières courses de la saison. On s’est rendu compte qu’il fallait lui donner sa chance, surtout qu’il y a quand même beaucoup de courses qui arrivent au sprint… Et, tout au long de l’année, il a été de confirmation en confirmation. Mais il a fallu lui donner confiance en ses qualités de sprinteur. Travailler son approche du sprint. Il a eu des coups de moins bien en début d’année, mais il a bien bossé ensuite à l’entraînement, où il a développé des qualités spécifiques qui ont fait la différence.

C’est quand même incroyable que jamais personne n’ait vu en lui ces qualités phénoménales ?

Il vient de l’école allemande… Il avait un leader, Degenkolb, au sprint. Le sprinteur, c’était Degenkolb. Lui, il était cantonné au chrono. C’était naturel : il ne se posait lui-même pas la question ! Mais quand on passe chez les pros, on ne garde pas toujours le profil que l’on a chez les amateurs. Recruter, c’est aussi faire ce genre de pari. C’est évidemment une très bonne nouvelle pour nous, on espère qu’il va confirmer !

Skil a beaucoup rimé avec sprint, entre les 17 victoires de Kittel et les 8 de Kenny van Hummel. Ca devrait continuer l’an prochain : Van Hummel part, mais John Degenkolb arrive ! Ce transfert, c’était un signal fort : nous voulons être en World Tour ?

Degenkolb a plus senti la possibilité de grandir chez nous que dans un effectif World Tour où il aurait pu être noyé.

C’est sûr que, dans l’équipe, il y a de l’ambition. Iwan (Spekenbrink, le manager général, ndlr) et nous, les directeurs sportifs, nous sommes des compétiteurs ! Dès que je suis arrivé, en discutant un petit peu, je me suis rendu compte qu’il y avait de quoi faire une bonne équipe. De fil en aiguille, on prend confiance. Pour l’an prochain, on a gardé la plupart des cadres, la même structure et c’était ça le plus important. Et pourtant, ce n’est pas évident ! On parle beaucoup de l’exploit d’avoir fait signé Degenkolb, mais Geniez, par exemple, a été courtisé par toutes les équipes françaises ! Pour Degenkolb, ça s’est fait naturellement. II était intéressé par notre vision des choses, et on l’a plus séduit que d’autres.

Il se dit que son ami Marcel Kittel est pour beaucoup dans ce transfert…

Ils se connaissaient, évidemment, depuis qu’ils sont tout jeune, mais il n’y a pas que ça. Ils sont professionnels, ils regardent avant tout le projet pour leur avenir. Il a plus senti la possibilité de grandir dans cette équipe que dans un effectif World Tour où il aurait pu être noyé. Et pour une équipe qui n’est pas World Tour, nous avons eu un programme constant cette année. En gros, il ne nous a manqué que le Tour. Le World Tour, c’est l’objectif, mais on veut faire ça étape par étape. Fondamentalement, le plan en soi n’est pas d’intégrer le World Tour mais de gagner des courses et de se faire plaisir, après, advienne que pourra. Apparemment, on est 21e [de la hiérarchie mondiale], à quelques points de la vingtième place. C’est plutôt bon signe pour l’an prochain, car l’effectif est jeune. A la limite, que l’on n’y soit pas, ça donne un an de plus à ces jeunes pour faire leurs preuves. Ça leur permet de se confronter à un palier intermédiaire.

Avez-vous, vous aussi, cédé à la course aux points ?

On connaît très bien l’Asie, mais on n’a pas recruté d’asiatique pour autant !

On regardait les points, mais on ne les a pas voulu à tout prix. On connaît très bien l’Asie, on a des Chinois et des Japonais dans notre effectif depuis toujours, mais on n’a pas recruté d’asiatique pour autant. Nous, ce qui nous importe, c’est surtout de construire une équipe. L’an prochain, on a quand même trois néo-pros, mais toujours dans l’optique de construire un effectif, pas de courir après les points. Evidemment, il faut en tenir compte, le contraire serait stupide. Mais bon, moi, ce système-là, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Je suis un directeur sportif traditionnel : on va gagner des courses et après, on verra. Il y a un côté pervers dans ce système que je n’apprécie pas trop. Il serait plus sain que l’on compte les points gagnés par les coureurs de l’effectif 2011, ça me paraîtrait plus logique. Et ça ne les empêcherait pas d’avoir une valeur marchande importante !

Un mot sur vos autres recrues, notamment les néo-pros que vous évoquez ?

Les néo-pros, il y a d’abord Tom Dumoulin et Ramon Sinkeldam, deux bons rouleurs, des profils typiquement néerlandais, mais je ne les connais pas trop. Par contre, le troisième, c’est le Suédois Tobias Ludvigsson, et lui a couru le Tour de Burgos avec moi. Il a de bonnes qualités en montagne, je pense que ce sera un très bon grimpeur. Il m’a fait une très belle étape à Burgos (17e à Lagunas de Neila, 16e du général, ndlr). Ensuite, on enregistre l’arrivée de deux Allemands, Dominic Klemme et Patrick Gretsch, pour épauler Kittel au sprint.

Comment allez-vous gérer la concurrence entre Degenkolb et Kittel au sprint ?

On va discuter de tout ça courant novembre, on va peaufiner les programmes de chacun selon les invitations que l’on aura. C’est quand même deux profils différents : les arrivées un peu plus pentues correspondent mieux à Degenkolb. Mais ils peuvent très bien fonctionner ensemble, sur les mêmes courses. C’est un atout plus qu’autre chose. Oui, il y aura une gestion à faire, mais on est bien content d’avoir les deux !

« Deux grands tours, ce serait parfait pour nous »

Malgré ce bon recrutement, vous avez donc échoué aux portes du World Tour. L’équipe l’a-t-elle vécu comme une déception ?

Je ne l’ai pas ressenti comme une déception, entre nous, les directeurs sportifs. C’est normal de montrer notre ambition, on a postulé au World Tour et on a bien fait de monter le dossier. Il faut toujours tenter : quand on voit tout ce qui se passe, entre les fusions, Geox, … Mais finalement, ce qui compte, c’est d’avoir des victoires. Le World Tour arrivera quand il arrivera. On construit, ce n’est pas une obsession. Et quoi qu’il arrive, ce n’est pas une déception. Au contraire : au début de l’année, personne n’aurait parié qu’on serait à la porte du World Tour. C’est déjà une satisfaction, plutôt.

Entre les fusions et les disparitions, il y aura moins d’équipes de très haut niveau l’an prochain. Du coup, avez-vous le sentiment que Skil-Shimano va devenir incontournable sur les épreuves World Tour, et sera systématiquement invitée ?

L’organisateur de la Vuelta nous a dit : j’aurais bien voulu voir un Cavendish en pleine forme face à votre Marcel ! Ça, c’est bon. On devient une équipe intéressante à inviter.

C’était déjà un peu le cas ces dernières années. C’est une démarche de longue durée. A la base, l’équipe est néerlandaise mais c’est un peu petit pour disputer des courses, alors il y a une filière française qui a été créée, entre autres. Cette année, ça s’est vraiment concrétisé, on a eu un beau programme qui nous a permis d’être invité un peu partout. On n’est pas en World Tour, mais juste à la limite, et ça donne cet avantage de pouvoir courir sur toute la planète : en Europe, en Asie, en Amérique, … Et mine de rien, ça permet de s’aguerrir aussi. Il n’y a pas que le programme classique du World Tour qui le permet. Même si ce sont de grandes épreuves ! Pour l’an prochain, ce serait logique qu’encore plus de portes s’ouvrent. On a des résultats. L’organisateur de la Vuelta nous a dit : j’aurais bien voulu voir un Cavendish en pleine forme face à votre Marcel ! Ça, c’est bon. On devient une équipe intéressante à inviter. J’espère que ça va vraiment se concrétiser. Ce serait logique, surtout que notre politique sportive globale est d’avoir des jeunes et de les garder, il y a une vraie cohérence. C’est un travail de longue durée qui mériterait d’être récompensé.

Allez-vous candidater à toutes les épreuves World Tour ?

C’est sûr que notre demande auprès des organisateurs sera plus importante. On a une réunion le 15 novembre, on va discuter de tout ça, mais tout le programme World Tour c’est peut-être beaucoup. Deux grands tours, ce serait parfait pour nous. Est-ce qu’on va candidater aux trois ? Le Giro, il y a un peu plus d’étapes au sprint que cette année, ça peut être un facteur important, mais on va attendre de voir le parcours de la Vuelta aussi. Il y a peut-être moins de concurrence pour les invitations sur le Tour d’Espagne. Ensuite, il y a Paris-Nice et le Dauphiné que l’on n’a pas fait cette année. On veut retourner sur ces courses, et bien sûr le Tour de France aussi. Mais dans l’optique d’être invités sur la grande boucle, il y a un programme un peu classique Paris-Nice – Dauphiné, et c’est normal que les organisateurs nous fassent passer par là. J’espère qu’on y sera. Ca me paraît logique, vu la démarche de notre équipe. Après, il n’y a pas toujours la place pour tout le monde. Il y a beaucoup d’équipes World Tour, c’est ça qui gène les organisateurs. S’il y en avait un peu moins, ce serait peut-être mieux.

Skil-Shimano a un peu surpris tout le monde en annonçant un mystérieux « projet 1t4i ». Sans vouloir trahir de grands secrets, ça va vraiment changer quelque chose ?

L’an prochain, quoi qu’il arrive, on aura de l’argent.

Une multinationale européenne va arriver avec un budet plus conséquent. Donc ça va bien évidemment changer quelque chose. On sera plus à l’aise au niveau du budget, même si je n’ai aucune idée du montant. 2011 aura été une année riche pour nous, entre nos résultats et ce nouveau partenaire. Cette nouvelle entreprise veut se dévoiler en mars.

Avec cet argent en plus, le World Tour, c’est pour 2013, c’est sûr ?

C’est sûr que pour être dans le World Tour, il faut un budget minimum. Les résultats sportifs comptent, mais avec un budget limité c’est compliqué. C’est une nécessité. L’an prochain, quoi qu’il arrive, on aura de l’argent et ça c’est bien. Si les résultats se confirment, je pense que le World Tour viendra logiquement. On aura réuni tous les paramètres en même temps.

L’effectif de Skil-Shimano tend à se germaniser. L’an prochain, il y aura sept Allemands contre huit Néerlandais. C’est un mouvement de fond ?

Ce qui prime chez nous, c’est la valeur sportive d’un coureur. Pas ses points !

C’est une évolution qui s’est faite naturellement. Depuis l’arrêt de Milram, il n’y a plus d’équipe allemande de haut niveau, mais il y a toujours des coureurs et un vrai vivier en Allemagne. Il faut bien qu’ils trouvent une équipe quand ils émergent ! Ca s’est développé un peu comme ça, à l’instar du pôle français d’ailleurs. Et puis Marcel a souhaité recruter quelques compatriotes. Ce n’est pas quelque chose qui est particulièrement réfléchi en amont. D’ailleurs, nos trois néo-pros, ce sont deux Néerlandais et un Suédois. C’est bien la preuve que ce qui prime, c’est la qualité sportive, les occasions qui se présentent. Cette année, par exemple, il n’a pas été facile de recruter un jeune coureur français et d’ailleurs, au final, ça ne s’est pas fait. Ce qui prime chez nous, c’est la valeur sportive d’un coureur. Pas ses points !


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  1. D’ailleurs à propos du sponsor… Qu’est-ce qui peut expliquer que l’entreprise ne veule se faire connaître qu’en Mars ? Ce n’est que du temps de perdu, et donc de l’argent…
    J’ai bien compris qu’ils souhaitaient gardé le secret, mais je vois vraiment pas d’explications logiques à ce choix.


  2. Samedi 5 novembre 2011 à 23:22 - Toddle | Thumb up 2 Thumb down 0

  3. Sympa cet article


  4. Samedi 5 novembre 2011 à 23:35 - cyril | Thumb up 4 Thumb down 1

  5. toddle, c`est du marketing, coup de pub pour la sortie d`un nouveau produit


  6. Dimanche 6 novembre 2011 à 1:04 - francois | Thumb up 0 Thumb down 0



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