Delage « réconforté » après le Luxembourg

Par Alexandre Philippon
Lundi 6 juin 2011 - 15:10
photo : Nicolas Gotz
Neuvième des Quatre Jours de Dunkerque, septième du Tour de Picardie et maintenant cinquième du Tour du Luxembourg, Mickaël Delage est un coureur très fiable en cette fin de printemps. « La forme arrive doucement, confie-t-il à Velochrono. J’ai mis un moment avant de la trouver. J’avais un problème de thyroïde. J’étais tombé malade sur le Tour méditerranéen lors de la deuxième étape, avec presque 41 de fièvre. Pendant trois jours, j’étais alité, et ça déclenché ces problèmes. La conséquence, c’est que j’étais toujours fatigué. J’ai pris du poids et je n’arrive pas à maigrir. Le souci, c’est surtout que je ne savais pas trop ce que j’avais. J’ai cru que tout venait de ce que j’avais eu sur le Tour méditerranéen. »
Maintenant, ces pépins sont oubliés, et Mickaël Delage peut courir avec le « frein moins serré ». Cette progression, elle s’est ancrée à partir du début de printemps : « Aux Flandriennes, j’ai trouvé comment remédier à mon problème. J’ai pu enchaîner et ça a été de mieux en mieux. » Au Grand Duché, trois top 10. Le Girondin aurait même pu accrocher un podium final s’il y avait eu des bonifications aux arrivées. « C’est dommage et assez bizarre, réagit-il. La course était un peu bloquée à cause de ça. Arthur Vichot a fait deuxième d’une étape et s’il y avait eu des bonifications, il aurait progressé au quatrième rang du classement général. Le lendemain, j’aurais pu passer troisième. Au lieu de ça, le classement n’a plus bougé, c’était complètement bloqué. »
« Je suis en bonne condition et d’ici les Championnats, je ne serai pas loin du top »
Pour l’ancien coureur d’Omega Pharma – Lotto, il y a toutefois une étape importante avant la grande boucle : les Championnats de France. « J’avais dit en début d’année que cela allait être l’un de mes objectifs de la saison. Mais ce n’est pas évident. Je suis en bonne condition et d’ici les Championnats, je ne serai pas loin du top. Sauf que le circuit de Boulogne-sur-Mer et dur : tout le monde n’a pas les qualités pour gagner. Même pour moi, ce sera peut être trop difficile. Anthony Roux, lui, il passe bien quand c’est dur, mais aussi quand c’est plat, et quand il faut sprinter. Ce sera assurément l’un des coureurs protégés. Et il ne se rate jamais sur les championnats. Il est confiance, bien dans sa tête, car il a beaucoup gagné cette saison. Sur le Tour du Luxembourg, il s’est sacrifié pour Arthur Vichot et moi. Arthur l’avait beaucoup aidé sur le Circuit de Lorraine, alors il lui a rendu la pareille. Mais il était aussi fort que nous voir plus fort. »
« Je vais demander à faire un peu plus de courses avec les jeunes »
Pour l’été, ses plans dépendront évidemment du Tour de France. Deux options. La première : il y participe et cherchera à enchaîner ensuite avec le mois d’août, Plouay dans le viseur. La seconde : il n’est pas retenu sur la grande boucle et devra tout donner pour la dernière partie de saison. Avec août, donc, mais aussi de nombreuses courses qu’il aimerait « disputer avec les jeunes. » Un vrai petit capitaine de route à seulement 25 ans ?







