Beppu : « J’avoue que je me sens bien »


Beppu : « J’avoue que je me sens bien »

Par Jerome Christiaens
Jeudi 11 août 2011 - 14:40
Photo : Romina Mooren







Récemment, la Radio Shack a donné la possibilité à son gregario japonais Fumiyuki Beppu de poursuivre l’aventure américaine. Un contrat pour 2012 permettra à cet ancien coureur de la Skil-Shimano de continuer à  offrir ses services à l’équipe dirigée par Johan Bruyneel. Un contrat qui réjouit celui que tout le monde appelle « Fumi ». « J’ai reçu d’autres offres mais je me sens bien ici. Il faut dire que je connais déjà pas mal le staff après mes trois saisons au sein de Discovery Channel. Ici, rien n’est laissé au hasard et cela me plait énormément. De plus, travailler pour ces leaders me flatte », confie le résident de Lyon à Velochrono.

Il faut dire que Fumi ne compte plus les kilomètres en tête pour les leaders de la Radio Shack. Son travail lui permet également de connaître les joies des classiques : « Récemment, j’ai fait la Classica San Sebastian. C’était l’unique (classique) que je n’avais pas encore courue. Je dois avouer que je me sens bien. Et maintenant, j’espère aller sur la Vuelta pour aider Brajkovic à s’imposer. » Ce sera le deuxième Tour que Beppu enchaînera pour une saison 2011 déjà bien remplie. « Ma première partie de saison s’est surtout déroulée en Italie. J’ai débuté sur le Tour de Sardaigne. Avant d’aller faire Tirreno-Adriatico. Ensuite j’ai enchainé avec toutes les classiques flamandes. Mon objectif est de faire quelque chose dans la deuxième partie de saison. Je pense aller à la Vuelta, mais je voudrais surtout faire quelque chose sur l’Eneco Tour avec le maillot de champion du Japon. »

« Je me donne le devoir de ne jamais abandonner, par respect pour les gens de mon pays »

Le pays du Soleil Levant, une appartenance dont Beppu est fier, lui qui parle très bien français. Après la catastrophe nucléaire de Fukishima, le coureur de la Radio Shack a voulu montrer son soutien envers son peuple. « Initialement, je ne devais pas participer au championnat national. Mais quand que la catastrophe a eu lieu, j’ai donné mon accord pour y participer. A la seule et unique condition : j’y vais pour la gagne. Là-bas, les gens venaient vers moi et m’encourageaient. J’ai gagné et maintenant je me donne le devoir de ne jamais abandonner, par respect pour la douleur des gens de mon pays. »

J’espère qu’un jour, je pourrais lever les bras en Europe.
Si la victoire lors du championnat du Japon constitue le fait d’arme majeur de Beppu lors de cette saison 2011, avouons que le travail du Japonais est bien vu dans le peloton. Et lui espère continuer encore longtemps au sein du peloton professionnel : « J’ai un rêve : continuer le plus longtemps possible ma carrière. Ce métier me plait et même si je n’ai jamais gagné de course en Europe, j’y prends du plaisir. Pour moi, Paris-Roubaix est certes difficile, voire très difficile, mais c’est une course fantastique. J’espère qu’un jour, je pourrais lever les bras en Europe », s’exclame le coureur qui adore passer son temps lire en pêchant ou lisant.


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  1. Quel magnifique coureur que je ne connaissais pas ! Plein d’ambition , il fait son métier avec passion et a une superbe mentalité ! Merci à vélochrono de nous présenter aussi ces coureurs moins connu , ces équipiers modèles dont on parle peu ! Ils font partie du peloton et travaillent sans relâche pour leurs leaders c’est bien de les mettre aussi en lumière . C’est pour ça aussi que j’apprécie ce site car il ne nous parle pas que des cadors , des stars du peloton mais s’intéresse à chaque coureur !


  2. Jeudi 11 août 2011 à 21:28 - pat | Thumb up 3 Thumb down 0