Zomegnan : « Un cyclisme à deux vitesses »
Angelo Zomegnan a profité de la journée de repos pour s’exprimer sur l’état de santé du cyclisme italien. L’organisateur du Giro évoque les difficultés de ce sport de l’autre côté des Alpes. Selon l’AFP, il analyse cela par la coexistence de deux problèmes : « D’une part, une crise de générations, même si nous avons des jeunes qui peuvent faire de bonnes choses. Nous avons perdu des coureurs de haut niveau comme Bettini. D’autre part, dans un cyclisme à deux vitesses, l’Italie est en ce moment plus à côté de la France que des autres pays. »
Mais Angelo Zomegnan va rapidement changer de discours et insérer la question du dopage dans son état des lieux. Il dresse un parallèle entre les instances de son pays, et celles d’Espagne, notamment. « Les coureurs italiens sont beaucoup plus contrôlés et punis que dans les autres pays, explique t-il. Valverde et Basso étaient dans la même situation (une implication dans l’Opération Puerto, NDLR). L’un s’est arrêté deux ans, l’autre court toujours et il est en tête du classement mondial UCI. »
L’ancien journaliste met aussi le doigt sur les difficultés que rencontrent les équipes transalpines. Il n’y en a plus que 2 au sein du Pro Tour, Liquigas et Lampre. « Ce n’est pas un problème politique mais de gestion. En Italie, les taxes sont beaucoup plus lourdes que dans d’autres pays. Sur un budget de dix millions d’euros, il peut y avoir un million de différence. Avec cet argent, on peut acheter des bons coureurs et gagner des courses« , expose t-il, concluant néanmoins que « le cyclisme est toujours un sport attractif en Italie« , prédisant un succès populaire de sa course, qui est arrivée sur le sol italien ce mardi.






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