Le vieux est toujours là . Et pas qu’un peu. Jens Voigt revient de l’enfer et il le sait : à 37 ans, sa carrière a failli définitivement s’arrêter l’an passé, à cause d’une lourde chute dans la descente d’un col sur le Tour de France. Qu’importe : le coureur allemand n’a pas voulu abandonner et est revenu. En forme.
Deuxième du prologue dimanche, le capitaine de route des Saxo Bank a profité d’une faiblesse de Lars Boom mercredi pour lui ravir le maillot jaune, en démontrant au passage sa grande forme, terminant deuxième de l’étape. Il est en passe de récupérer le leadership au sein de la formation danoise, au détriment de Frank Schleck (38e au général, à 1′06″ de l’Allemand). ”Paris-Nice est une grande course, et après le bon prologue que j’ai fait, je me suis dit qu’avec un peu de chance, je pourrais me glisser dans le maillot jaune.”
On imagine l’Allemand heureux d’un tel retour au premier plan ? “Je suis encore plus qu’heureux, et maintenant nous allons devoir essayer de garder ce maillot sur mes épaules. Demain ce sera très dur, nous verrons comment se porte l’équipe et s’il est possible de le conserver jusqu’à Nice. En tout cas je me sens mieux que l’année dernière à la même période.” L’Allemand a terminé 6e l’an dernier… Et n’oublions pas que Paris-Nice a courronné quelques trentenaires avancés ces dernières années (Jaksche, Julich, Rebellin).
A 38 ans, Voigt semble éternel. La retraite, connaît pas ! “Les jeunes essaient de nous écarter en disant « eh vieux, pousse toi ». Cela se complique avec les années, mais je m’entraîne toujours dur, je suis toujours aussi motivé et je compte bien aller chercher quelques bons résultats.”



