Tyler Farrar : « Mes coéquipiers ont été parfaits »
Vainqueur à Utrecht, pour la première fois de sa carrière sur le Tour d’Italie, Tyler Farrar savoure. « C’est fantastique d’avoir gagné, a t-il déclaré en conférence de presse. C’est certainement l’une de mes plus belles. » En s’imposant d’entrée, l’Américain remplir son objectif de départ, qui était de remporter une étape. « Cela retire un peu de pression pour la suite de la course. (…) C’est bon signe pour le reste du Giro, mais aussi pour le Tour de France, et même au delà », signale t-il, ambitieux.
Ce succès, l’ancien coureur de Cofidis le met sur le compte de son équipe : « Elle a été fantastique. Je n’aurais pu demander meilleure prestation pour me conduire jusqu’à la ligne d’arrivée. Nous disions dès le début de la saison qu’il fallait faire des efforts pour renforcer notre train, et aujourd’hui (dimanche), cela a payé. (…) Nous essayons de construire l’un des plus forts du monde, sauf que cette année, nous n’avons pas eu beaucoup de possibilités de travailler là dessus. C’était la première fois que nous essayions de procéder ainsi depuis de nombreux mois, mais mes coéquipiers ont été parfaits. »
Comme les grands noms du sprint que sont Mark Cavendish, André Greipel et Alessandro Petacchi, Tyler Farrar peut donc dorénavant compter sur une équipe qui mobilise ses forces autour de lui. Un changement de statut venu tout naturellement : « Je pense que ma saison, jusqu’à maintenant, va dans la continuité de ma progression. J’ai un bon hiver, sans problèmes. » Vainqueur à 11 reprises sur l’année 2009, il ne lui manque plus que des succès de prestige. Celui obtenu dimanche ne s’est toutefois joué à pas grand chose. Victime d’une chute environ une heure avant de s’imposer, l’Américain s’est fait une belle frayeur.
« Il y a eu un accrochage, raconte t-il. Je ne l’avais pas vu et je me suis retrouvé au sol. Par chance, je n’ai pas tapé trop fort. J’ai été un peu égratigné, mais rien de grave. (…) Ce n’est jamais l’idéal de chuter en course. » David Millar, Murilo Fischer et Julian Dean ont alors tout fait pour l’aider à rentrer, puis ont fait office de rampes de lancement à l’arrivée d’Utrecht. Tyler Farrar a ainsi pu lever les bras comme si rien ne s’était passé.






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