Tout savoir sur le parcours du Tour d’Espagne

Par Baptiste Bouthier
Mardi 24 août 2010 - 13:00
Le Tour d’Espagne démarre de Séville, samedi. Pendant l’épreuve, Velochrono vous détaillera, au quotidien, chaque étape du troisième grand tour de l’année, qui s’annonce très ouvert. En attendant, voici un tour d’horizon du parcours 2010 : de Séville à Madrid en passant par Malaga, Murcie, les Pyrénées, Andorre, Burgos, les monts Cantabriques, Gijon, Lagos de Covadonga, Valladolid, Salamanque et Tolède.


Samedi 28 août / 1e étape : Séville – Séville, 13 km (CLM par équipes)
La Vuelta 2010 démarre avec un chrono par équipes qui a deux particularités : sa distance (13 km), plus longue que d’habitude en Espagne mais bien plus courte que les canons du genre ; et son horaire : entre 22 h et minuit ! Ce qui peut changer la donne.

Dimanche 29 août / 2e étape : Alcala de Guadaira – Marbella, 173,5 km
Drôle de profil ici : le peloton va passer de 100 à 1000 mètres d’altitude sans passer autre chose qu’une côte de 3e catégorie. Un long faux-plat usant qui ne devrait pas empêcher un premier sprint massif à Marbella.

Lundi 30 août / 3e étape : Marbella – Malaga, 157,5 km
Premier vrai col avec le Puerto del Léon, 1e catégorie. Son sommet à 37 km de l’arrivée le rend à la fois important et secondaire : y perdre pied sera définitif, mais pas de grosse bagarre à prévoir. A l’arrivée, psrint pour peloton réduit ou victoire d’un audacieux.

Mardi 31 août / 4e étape : Malaga – Valdepenas de Jaen, 184 km
Au premier regard, on pense à une étape qui va être escamotée, mais c’est trompeur. Le dernier col est compliqué, et le dernier kilomètre très difficile (passages à 17 %). Il devrait y avoir plus d’écarts entre les favoris que la veille, presque un comble.

Mercredi 1e septembre / 5e étape : Guadix – Lorca, 199 km
199 bornes sans aucune côte répertoriée : c’est le retour de la plaine sur la Vuelta. Aucun suspens à prévoir sur cette étape : la journée sera contrôlée et un sprint très massif aura lieu à Lorca.

Jeudi 2 septembre / 6e étape : Caravaca de la Cruz – Murcie, 151 km
Étape courte et sans doute nerveuse. La côte située à 17 km de l’arrivée devrait faire péter le peloton, avec ses pentes à 10-12 %. De là à empêcher un sprint ? Massif, oui, mais la victoire devrait quand même se jouer au sein d’un peloton, néanmoins réduit.

Vendredi 3 septembre / 7e étape : Murcie – Orihuela, 187 km
Retour de la plaine, avec une étape tranquille au bord de la Méditerranée. Comme deux jours plus tôt, on voit difficilement autre chose qu’un sprint royal à l’arrivée, avec un peloton au grand complet.

Samedi 4 septembre / 8e étape : Villena – Xorret de Cati, 190 km
Journée compliquée avec cinq difficultés répertoriées. La dernière, Xorret de Cati (à 3 km de l’arrivée), est classée en 1e catégorie et devrait faire très mal : 3 km d’ascension seulement, mais presque entièrement à plus de 10 %.

Dimanche 5 septembre / 9e étape : Calpe – Alcoy, 187,5 km
Sensiblement la même chose que la veille, sauf qu’il y a plus de côtes mais pas de juge de paix comme le Xorret de Cati. Avec trois bosses compliquées dans les 40 derniers km, il y a quand même de quoi faire, normalement.

Lundi 6 septembre / Repos

Mardi 7 septembre / 10e étape : Tarragona – Vilanova i la Geltru, 157,5 km
Drôle d’étape pour une reprise. Le col de 1e catégorie, à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, est isolé et très court, bien que très difficile. Le plus probable est qu’il soit totalement escamoté. Et qu’il y ait un sprint assez massif à l’arrivée.

Mercredi 8 septembre / 11e étape : Vilanova i la Geltru – Andorre, 208,5 km
Une course de côte, avec la première arrivée au sommet, en Andorre. Contrairement à pas mal de cols de là-bas, celui-ci est vraiment difficile, avec six derniers km à 8-9 % de moyenne. Première fois que les grimpeurs vont primer sur les puncheurs.

Jeudi 9 septembre / 12e étape : Andorre-la-Vieille – Lleida, 172,5 km
Malgré ce drôle de 2e catégorie en début d’étape, l’étape ne devrait pas échapper à un sprint, la route étant en faux-plat descendant tout le reste du temps. A moins que la montagne ne commence à peser dans les jambes, pour le bonheur des baroudeurs.

Vendredi 10 septembre / 13e étape : Rincon de Soto – Burgos, 196 km
Cette fois, le faut-plat est dans le sens montant du début à la fin ou presque. Et les deux 3e cat du jour sont situé dans le dernier tiers de la course. Mais on imagine mal autre chose qu’un sprint, là encore, à Burgos.

Samedi 11 septembre / 14e étape : Burgos – Pena Cabarga, 178 km
Même s’il y a quelques difficultés avant, cette étape devrait se résumer à la montée finale. Qui s’annonce corsée, même si elle ne fait que six bornes : sa pente moyenne est supérieure à 9 %, et il y a plusieurs hectomètres à plus de 15 %.

Dimanche 12 septembre / 15e étape : Solares – L. de Covadonga, 187,5 km
Bon, là, c’est clairement une course de côte, type étape du Mont Ventoux. D’ailleurs, la montée finale est comparable. Lagos de Covadonga est une montée mythique, et très difficile : onze bornes à 9 % de moyenne, des kilomètres entiers à 12 %, …

Lundi 13 septembre / 16e étape : Gijon – Cotobello, 181,5 km
C’est la seule étape avec un vrai enchaînement de cols : trois vraies montées dures, à plus de 1 000 m d’altitude, classées en 1e catégorie. Écrémage dans les deux premiers (8 % de moyenne), bagarre dans le dernier, difficile aussi (8-9 %) mais régulier.

Mardi 14 septembre / Repos

Mercredi 15 septembre / 17e étape : Penafiel – Penafiel, 46 km (CLM indiv.)
C’est l’unique chrono de cette Vuelta. 46 kilomètres autour de Penafiel : en fait, c’est un aller-retour vers Olivares de Duero. Il y a donc très peu de virages : le parcours est essentiellement composé de longues lignes droites. Idéal pour les spécialistes.

Jeudi 16 septembre / 18e étape : Valladolid – Salamanque, 149 km
Etape peinarde : même pas 150 kilomètres et aucune difficulté à l’horizon. Ca devrait aller très vite, et à l’arrivée, c’est un sprinter qui devrait gagner. Dur à deviner, non ?

Vendredi 17 septembre / 19e étape : Piedrahita – Tolède, 231 km
C’est beaucoup plus long que la veille, avec plus de 230 bornes, mais le scénario ne devrait pas être sensiblement différent. L’échappée aura sans doute plus le temps d’y croire, mais à l’arrivée, un sprinter devrait l’emporter.

Samedi 18 septembre / 20e étape : San Martin – Bola del Mundo, 172 km
C’est la dernière chance de faire des écarts, sur le méconnu Bola del Mundo. En fait, cette montée finale, précédée de deux 1e cat qui chatouilleront les mollets, est un col bien connu : le Navacerrada. Une ascension redoutable, ici agrémentée de 4-5 bornes de plus à 10-12 %…

Dimanche 19 septembre / 21e étape : San-Seb. de los Reyes – Madrid, 85 km
C’est le critérium classique, à Madrid, un peu comme les Champs Elysées sur le Tour. Une étape très courte, sans aucune difficulté, et un sprint massif inévitable pour clore la Vuelta 2010.






























cette Vuelta semble dessiner pour des coureurs comme Valverde et Contador, à croire que les organisateur avaient prévu un duel entre les deux, avec des étapes de montagnes pour puncheur-grimpeur, et des étapes pour pur grimpeur.
arrivée en côte sur la 3ème étape quand même, non?
Absolument, ça monte dans les deux derniers kilomètres (autour de 6 %). Mais le but ici est de présenter l’étape en deux lignes, on ne peut donc pas tout mettre ! Pour chaque étape il y aura un descriptif complet au jour le jour
Le final ressemble un peu à celui de Morella en 2004, mais peut tout autant pour donner une scenario à la Montjuich sur le Tour de Catalogne 2010. C’est à dire un sprint en bosse.
Je viens d’acheter ma première baraque à Vilanova i la Geltrú cette année. Je fais pas mal d’aller-retour Badalone-Vilanova en ce moment pour y faire quelques travaux.
Si j’ai le temps, j’irai faire un petit détour vers le Rat Penat (col relativement dur) pour constater la difficulté de la montée et me faire une idée sur les 30 derniers kilomètres (en dents de scie il me semble).
J’ai emprunté la montée en 2005 mais n’ai malheureusement pas pu aller au bout (barrière de sécurité empêchant l’accès au site appartenant, à l’époque, à la société de télécommunication espagnole Telefónica).
ça marche ! très difficile ce col mais c’est mieux, effectivement, de s’en rendre compte directement.