Tour d’Italie : le parcours de la 7e étape
Depuis trois ans, elles font le spectacle sur la Montepaschi Strade Bianche. Alors pour son édition 2010, le Tour d’Italie a décidé d’innover en incluant, sur son parcours, quelques-unes de ces “routes blanches”, les strade bianche. Ces chemins de graviers et de poussière, qui rappellent aux coureurs qui les traversent les pavés des Flandres, sont typiques des alentours de Sienne, en Toscane, et de ses villages magnifiques.
Les strade bianche, très dangereuses
Mais il ne faudra pas trop s’attarder sur le paysage. Placées en fin d’étape, après 180 bornes assez tranquilles, ces routes vont semer la zizanie au sein du peloton. Un premier secteur blanc, long de cinq kilomètres, va donner un aperçu de la chose à trente bornes de l’arrivée. Puis un court répit, avant vingt derniers kilomètres de feu. Juste après Bibbiano, le deuxième secteur blanc, long de quatorze kilomètres, seulement entrecoupés de 800 mètres de goudron, est redoutable. D’autant qu’il n’est pas plat : il descend d’abord sèchement, avant de monter, plusieurs kilomètres pointant même à 9-10 %, avant d’être en faux-plat, alternativement montant et descendant. A cinq kilomètres de l’arrivée, le goudron, enfin, refait son apparition pour mieux aborder un petit raidillon d’une borne, à 9 %, avant de redescendre doucement vers la très belle Montalcino.
Ce final intense devrait faire péter le peloton, sans doute plus que la veille. Difficile de dire si les candidats à la victoire finale se plairont sur ces routes toscanes. Sur la Montepaschi Strade Bianche, les spécialistes des Flandriennes sont généralement à leur aise, mais ils ne sont pas les seuls ; quelques coureurs y ont obtenu de très bons résultats (Wegmann, Lövkvist par exemple) sans être des spécialistes des monts pavés ! Le spectacle, dans tous les cas, sera superbe.
« Si un coureur crève, il perd le Giro«
Velochrono a interrogé Guillaume Prébois, que nous avions déjà interviewé en février dernier, au sujet de ces strade bianche. Le journaliste-cycliste, qui réalise actuellement son Tour du Monde en 80 jours, les a parcouru il y a plusieurs semaines. Il nous explique la dangerosité d’un tel tracé : « Il n’y a pas autant de vibrations que sur le pavé. C’est le risque de glissade, en particulier sur les parties en descente qui créé le risque. Par ailleurs, si un coureur crève à cet endroit, il perd le Giro. Sa voiture n’arrivera pas avant trois minutes et il sera trop tard pour rentrer puisque le dernier secteur précède l’arrivée à Montalcino. Il comporte des sections à 15%, mais, je le répète, ce sont les descentes qui sont extrêmement dangereuses. Il faut des pneus section 23 ou même 25, des jantes plates – même si moi j’ai roulé avec jantes profilées… mais je les ai abîmées. »
N’hésitez pas à consulter le site internet de Guillaume Prébois, et revivre ses aventures à travers ses livres.
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Carrara – Montalcino, 222 km
Le parcours de l’étape a été à hauteur de Volterra, à cause d’un glissement de terrain. Voir le nouvel itinéraire.
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Départ à 11h35 ; arrivée vers 17h15

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Alessandro Petacchi (Lampre) : né à La Spezia, à 45 km Carrara
Daniele Righi (Lampre) : né à Colle di val d’Elsa, à 13 km de Casole d’Elsa, à 80 km de l’arrivée
Velochrono a interrogé Daniele Righi au sujet de cette 7e étape. Le coureur de la Lampre nous détaille le tracé : « Ce sera une étape très importante, car de Volterra à l’arrivée, il n’y aura pas un mètre de plaine. Dans le final, quand nous arriverons dans les 40 derniers kilomètres, il y aura une montée d’environ 5 kilomètres, où certaines équipes des leaders chercheront certainement à faire une petite sélection, pour arriver au premier passage en graviers avec moins de coureurs. A la sortie de celui-ci, il y aura à peu près deux kilomètres d’asphalte, puis un mur d’environ 600 mètres, à 15%. Ensuite, nous entrerons sur la dernière route blanche, longue de 13 kilomètres, avec des tronçons très importants. Après, il y aura une nouvelle ascension pour rallier la route qui amènera à Montalcino. Même la descente sera piégeuse, et l’arrivée sera jugée en haut d’une montée de 250 mètres. »
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