Tour d’Italie #12 : Pozzato devant les cadors
Malgré le travail incessant de l’équipe Garmin de Tyler Farrar, il n’y a pas eu de sprint massif à Porto Recanati. Dans l’ultime bosse du tracé, à 10 km du but, les principaux battus de la veille ont attaqué et résisté au retour du peloton. Filippo Pozzato s’impose devant les Français Thomas Voeckler et Jérôme Pineau. Alexandre Vinokourov, Vincenzo Nibali, Ivan Basso, Stefano Garzelli, Damiano Cunego et Michele Scarponi sont, entres autres, présents dans ce groupe de 10 unités. Les Australiens Cadel Evans et Richie Porte sont restés au chaud dans le peloton. Le coureur de la Saxo Bank reste maillot rose. C’est la première victoire individuelle d’un Italien sur ce Giro, où - décidément - il se passe quelque chose tous les jours.
Un trio ouvre la route
Après l’extrême animation de l’étape de L’Aquila, cette 12e journée de course sur le Giro aurait pu être bien pâle. Elle a en fait été très intéressante. Deux hommes n’en prennent pas le départ : Wouter Weylandt (Quick Step), touché par une gastroentérite, et Dominik Roels (Milram), fiévreux. Trois coureurs vont s’échapper dès le 9e kilomètre, et passer une bonne partie du parcours en tête : Olivier Kaisen (Omega Pharma), Yuriy Krivtsov (AG2R-La Mondiale) et Rick Flens (Rabobank). Leur avance va monter jusqu’à plus de 9’30 », se stabiliser entre cinq et six minutes.
Pile après la jonction, une grande offensive
C’est après la côte référencée de Macerata que le peloton va véritablement prendre les choses en main, sous l’impulsion de l’équipe Garmin-Transitions. Au premier des deux passages sur la ligne d’arrivée à Porto Recanati, l’écart est de 1’30 » : il reste alors 25 kilomètres, et la cause semble entendue. La formation américaine va finalement opérer la jonction au pied de la bosse de Potenza Picena. Francesco Failli lance alors un contre immédiat. Le coureur de l’équipe Acqua & Sapone voit Alessandro Bisolti (Colnago) revenir, puis Marco Pinotti (HTC-Columbia), puis Thomas Voeckler (Bbox).
Les battus de L’Aquila ont du cran
Au sommet, le groupe n’est plus un quatuor mais est composé de 10 élements : Alexandre Vinokourov (Astana), Michele Scarponi (Androni Giocatolli), Vincenzo Nibali et Ivan Basso (Liquigas), Jérôme Pineau (Quick Step), Damiano Cunego (Lampre), Stefano Garzelli (Acqua & Sapone), Filippo Pozzato (Katusha), et parmi les rescapés, Thomas Voeckler et Marco Pinotti. Il reste alors 10 kilomètres et l’issue sprint est remise en cause par l’offensive de ces coureurs de renom. L’écart n’est pas énorme, oscillant entre 10 et 15 secondes, mais le peloton a du mal à rentrer. Au sein de celui-ci, Cadel Evans s’agace du fait que Daniele Righi, coéquipier de Filippo Pozzato, vienne casser le rythme de la poursuite. Il s’explique vivement avec et les deux hommes ne sont pas loin d’en venir aux mains.
Vinokourov lance le sprint, Pozzato le remporte
Le groupe de cadors va bien s’organiser, et résister longtemps. Le final est tortueux en leur permet de tenir, au prix de sérieuses prises de risques. Alexandre Vinokourov lance le sprint de loin pour éviter un retour du peloton. Vincenzo Nibali est le seul à le suivre, mais une fois à deux, ils coupent leur effort. Derrière, on recolle puis le Kazakh relance l’allure. Il file vers la ligne mais Filippo Pozzato, l’homme le plus rapide du lot, progresse plein centre et le déborde sur le fil, contenant Thomas Voeckler d’un rien. Le champion d’Italie rompt la mauvaise série des coureurs de son pays, qui n’avaient encore pas gagné individuellement sur ce Giro. Il offre par ailleurs un deuxième succès consécutif à l’équipe Katusha, après celui d’Evgueni Petrov mercredi.

1.
Filippo Pozzato (Katusha)
2.
Thomas Voeckler (Bbox Bouygues Telecom) m.t.
3.
Jérôme Pineau (Quick Step) m.t.
4.
Stefano Garzelli (Acqua & Sapone) m.t.
5.
Alexandre Vinokourov (Astana) m.t.
6.
Vincenzo Nibali (Liquigas) m.t.
7.
Marco Pinotti (HTC-Columbia) m.t.
8.
Michele Scarponi (Androni Giocatolli) m.t.
9.
Damiano Cunego (Lampre) m.t.
10.
Ivan Basso (Liquigas) m.t.
___________________________________
11.
Robbie McEwen (Katusha) +0’10 »
12.
Manuel Belletti (Colnago-CSF) m.t.
13.
André Greipel (Team HTC-Columbia) m.t.
19.
Tyler Farrar (Garmin) m.t.
25.
Richie Porte (Saxo Bank) m.t.
29.
Cadel Evans (BMC) m.t.

1.
Richie Porte (Saxo Bank)
2.
David Arroyo (Caisse d’Epargne) +1′42”
3.
Robert Kiserlovski (Liquigas) +1′56”
4.
Xavier Tondo (Cervélo) +3′54”
5.
Valerio Agnoli (Liquigas) +4′41”
6.
Alexander Efimkin (AG2R La Mondiale) +5′16”
7.
Linus Gerdemann (Milram) +5′34”
8.
Carlos Sastre (Cervélo) +7′09”
9.
Laurent Didier (Saxo Bank) +7′24″
10.
Bradley Wiggins (Team Sky) +8′14”
___________________________________
12.
Alexandre Vinokourov (Astana) +9′48″
13.
Cadel Evans (BMC) +11′10″
14.
Vincenzo Nibali (Liquigas) +11′18″
15.
Ivan Basso (Liquigas) +11′39″
16.
Marco Pinotti (HTC-Columbia) +12′05″
18.
Stefano Garzelli (Acqua & Sapone) +12′32″
19.
Vladimir Karpets (Katusha) m.t.
20.
Damiano Cunego (Lampre) +12’53 »
21.
Michele Scarponi (Androni-Giocattoli) +12’54 »
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Cette treizième étape ressemblera à s’y méprendre à celle de ce jeudi. Cette fois-ci, les coureurs du Giro partent de la ville portuaire des Marches mais suivent le même plan de route que jeudi : longer l’Adriatique du sud au nord, et donc par la plaine. Puis, à Rimini, soit à une centaine de kilomètres de l’arrivée, on tourne à gauche pour aller chercher quelques bosses. Avant de replonger vers la mer et Cesenatico, ville arrivée.
Photo teamsky.com






#1 
Pas un petit mot: pour le maillot rouge que portera Jérome Pineau demain ?
C’est vrai ! Il pourrait se mettre à le viser, à force.