Sprinteurs : dernière chance avant mardi
Tirreno-Adriatico, deuxième round : 165 kilomètres au menu, avec une boucle autour de Montecatini Terme qui propose un parcours typique de la Course des deux mers, à mi-chemin entre l’étape de plat et l’étape de moyenne montagne, susceptible de sourire aux puncheurs, aux sprinters comme aux grimpeurs, bref totalement impossible à décrypter… A vue de nez, l’étape est accidentée. En plein milieu se dresse ce qui n’est pas tout à fait un col mais qui y ressemble, la montée vers Goraiolo. Puis on redescend vers Montecatini Terme, et commence alors un circuit d’un peu moins de 15 km autour de la ville étape, répété à quatre reprises. Dans ce circuit, la montée de Vico, trois kilomètres à 5,4 %, semble parfaite pour un coup de Trafalgar.
Un tracé pas si difficile
Oui mais… Ce col qui n’en est pas un, justement, n’a rien de bien méchant. Et la montée de Vico non plus, d’autant que la pente est bien régulière. Seule la répétition des côtes crée ici la difficulté. Dans le dernier tour de circuit, Vico se trouve à un peu plus de 10 kilomètres de l’arrivée. Trop loin pour permettre un coup de maître imparable : ces dix bornes sont plus qu’il n’en faut à un peloton pour se réorganiser, à condition de ne pas avoir perdu trop de temps dans la montée. Bref, la journée devrait être tendue et la décision se faire à l’arraché. Si les hostilités sont lancées de loin, il y a la place pour faire quelque-chose ; mais les sprinters pourraient parvenir à verrouiller la course.
Et ainsi réussir là où ils avaient échoué la veille. A Rosignano Solvay, le Team Sky a tout fait pour revoir un quatuor de fuyards, qui s’était fait la malle à 5 km du but, en vain. Avec un peu plus de temps pour conduire la poursuite, l’écurie britannique – et/ou toute autre formation intéressée par un sprint massif – devrait avoir de quoi dicter sa loi. Avant mardi, il n’y aura plus vraiment d’occasion de faire parler la vitesse, laissant place aux spécialistes des efforts dits de puncheurs et de grimpeurs. Alors pour les Tyler Farrar, Thor Hushovd, Oscar Freire, Edvald Boasson Hagen, Alessandro Petacchi, Tom Boonen, Daniele Bennati, ou encore Yauheni Hutarovich (vraiment un plateau de folie !), il serait bon de faire mouche jeudi, afin de ne pas trouver le temps long entre les deux mers.
Cavendish, toujours fanny
De plus, il leur faudra tout faire pour éliminer Mark Cavendish. Sur la première étape, le coureur de l’équipe HTC-Columbia, qui n’a pas encore connu le succès en 2010, n’a pas réussi à tenir avec l’enchaînement des côtes. Encore juste physiquement ? Peut-être pas sur une arrivée massive, mais certainement pour ce qui est de grimper. Et cela pose problème à un peu plus d’une semaine de Milan-San Remo. Les quelques débouleurs présents sur ce Tirreno-Adriatico seront ses adversaires sur la Primavera, alors il serait plutôt positif pour eux de réussir à empêcher le Manx Express de se trop se tester sur cette ultime préparation. Mais attention aussi à ne pas se laisser à nouveau surprendre par les attaquants. Si Gerdemann, Paolini, Breschel et Lastras ont pu braver la pluie pour avoir raison du peloton, d’autres peuvent y arriver.







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