Pour La Dernière Heure, Gert Steegmans est revenu sur sa chute du prologue de Paris-Nice, laquelle l’avait contraint à rentrer chez lui avec une fracture de la clavicule : “La seule chose dont je me rappelle, c’est que j’ai été poussé brusquement par quelque chose, puis que j’ai glissé longtemps. Au premier moment, je n’ai pensé qu’à une chose, remonter sur mon vélo. J’ai crié pour que l’on me donne mon vélo de réserve, puis j’ai senti que j’avais quelque chose, j’ai ressenti une douleur vive. J’ai aussi vu tout mon côté gauche qui était en sang. C’était la première fois que je me cassais quelque chose…” Un accident qui avait marqué Dirk Demol, son directeur sportif, lequel déclarait après coup : « C’était une chute terrible. Je n’avais jamais vu cela de toute ma vie ! Il a fallu 12 minutes pour que l’ambulance arrive, pendant que nous attendions sans pouvoir rien faire. Gert hurlait. »
« Ma fracture n’est pas simple, ma clavicule est cassée en quatre et on m’a mis une tige avec dix vis. Ça tire et ça fait mal, d’autant que mes blessures et brûlures sont profondes. Aujourd’hui encore, elles ne sont pas belles et commencent seulement à cicatriser. J’ai donc compris à ce moment-là, que je pouvais faire une croix sur les courses que j’avais tellement préparées et où j’espérais me montrer. Ça m’a porté un coup au moral. » Le Flamand doit en effet tirer un trais sur les classiques du mois d’avril, qui constituaient ses objectifs de la saison. Un forfait général confirmé par la gravité de sa blessure, alors que le lendemain de la chute, un retour in extremis n’était pas exclu. Dommage, car le coureur de RadioShack se sentait capable de passer un cap : « Depuis le 1er octobre, je travaillais comme un fou pour ces courses, j’avais une base énorme. Pour la première fois de ma carrière, j’avais effectué toute une série d’entraînements de plus de six heures. »



