6 victoires en 11 éditions ; une place sur deux sur tous les podiums finaux depuis la création de la course ; 39 victoires d’étape. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Australiens ont pris l’habitude, depuis le lancement du Tour Down Under en 1999, de briller sur leur course nationale. Ces deux dernières années, le passage du TDU en catégorie Pro Tour a accentué l’internationalisation du peloton présent sur la course, mais n’a pas mis fin à cette bonne vieille habitude.
En 2010, il y a donc une sorte de tradition à faire respecter ! Et les Australiens en ont bien l’intention. A commencer par le vainqueur sortant du Down Under, Allan Davis, qui avait remporté trois des six étapes l’an dernier. Passé chez Astana, après avoir été assez maladroitement mis dehors par Quick Step, il aura de toute évidence une grosse pancarte dans le dos. Il n’a pour l’instant rien montré cette année, ne participant pas à la Jayco Bay Classic. Mais il ne faut pas s’y fier, et s’attendre à ce qu’il défende bec et ongle son titre.
Chris Sutton, pour sa part, a participé à la Jayco Bay : il l’a même remportée. La forme est donc au top, et il doit pouvoir enfin remporter sa première étape sur le Down Under. Il devra néanmoins partager le leadership, chez Sky, avec le Néo-Zélandais Gregory Henderson, lui aussi vainqueur d’une étape sur la Jayco Bay Classic – devant Sutton d’ailleurs… Les deux sont sensiblement au même niveau, mais l’Australien a déclaré la semaine passée qu’il devrait servir de rampe de lancement pour aider son coéquipier à en claquer une. En cas de victoire d’étape, Henderson ouvrirait le compteur de son pays sur le TDU !
Chez Katusha, Robbie McEwen est le recordman des victoires sur le Tour Down Under, avec 13 étapes remportées. Mais il n’a jamais pu faire mieux que 2e au général (en 2004), et il n’a plus ramené un bouquet depuis 2007. L’an passé, Makiouen a semblé nettement décliner. Son début de saison, sur la Jayco Bay Classic, n’est pas plus rassurant. McEwen reste un épouvantail, un grand nom des sprints, mais ça sent clairement la fin. Le voir en gagner une serait franchement surprenant, mais il devrait faire partie des protagonistes quotidiens au sprint.
A l’inverse, Baden Cooke, débarqué chez Saxo Bank cet hiver, semble y retrouver une nouvelle jeunesse. Vainqueur de la dernière étape de la Jayco Classic Bay, le voilà propulsé co-leader de la formation danoise, à égalité avec Stuart O’Grady, idole en son pays, double-vainqueur du TDU (la première édition de 1999 et 2001) et encore 2e l’an passé, même s’il n’y a plus gagné une étape depuis… 1999 ! Le vainqueur de Paris-Roubaix 2007 devrait, comme à son habitude, jouer les premiers rôles sur sa course (6 podiums finaux en 11 éditions !).
Le dernier atout majeur côté australien s’appelle Graeme Brown, lui aussi vainqueur d’une des étapes de la Jayco Bay - décidément une course référence ! Il a ouvert son compteur sur son Tour national l’an passé, en remportant la 3e étape, et le voilà revenu avec de plus grosses ambitions. Réputé casse-cou, il reste irrégulier, mais il peut en claquer trois en six jours sans problème. Ou ne pas se montrer de la semaine…
Enfin, chez Milram, Luke Roberts sera le sprinter désigné, mais il est loin de son niveau de 2001 qui lui avait permis d’en gagner une sur le TDU. Il devrait cette fois plutôt jouer les accessits. On se méfiera par ailleurs de Jonathan Cantwell, sélectionné au sein de la formation Unisa-Australia. Il ne s’expatrie que très rarement mais est l’un des meilleurs sprinteurs du pays.
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Crédits photo : Flickr – Lucky You



