Schleck : « Le Tour ne finit qu’à Paris »

Par Baptiste Bouthier
Jeudi 22 juillet 2010 - 18:12
Victoire au goût amer pour Andy Schleck. Le Luxembourgeois a remporté sa deuxième victoire sur la grande boucle, au sommet du Tourmalet, mais il a été incapable de faire sortir de sa roue Alberto Contador, le maillot jaune. Le coureur de la Saxo Bank a sans doute laissé passer sa dernière chance de remporter ce Tour 2010, ce jeudi. « Le Tour ne finit qu’à Paris, a-t-il néanmoins tenu à rappeler au micro de France Télévisions, à l’arrivée. Il n’y a que huit secondes d’écart entre Alberto et moi. Ce n’est pas fini. »
C’est quand même dans la montagne que le cadet des frères Schleck était le plus susceptible de faire des écarts avec l’Espagnol, mais dans l’ascension du Tourmalet, Contador a semblé plus près de décrocher Schleck que l’inverse. « Je pense que l’on est à égalité dans la montagne, avance le Luxembourgeois. C’était le duel auquel on s’attendait. Pour moi, ce matin, la mission était claire : il fallait tout donner, essayer de le faire chier. Dans l’ascension, j’ai essayé de changer de rythme. Il m’a attaqué (à 4 km du sommet, ndlr) pour me montrer qu’il était là. »
« Dans ma tête, mon Tour était déjà fini »
Au final, l’Espagnol n’a même pas disputé le sprint pour la victoire d’étape, laissant cette dernière à Schleck. En franchissant la ligne, Schleck a célébré ce succès de prestige sans retenue, malgré la déception de ne pas avoir distancé Contador. « J’étais super content de gagner cette étape », se justifie-t-il, avec le sentiment d’avoir tout donné, comme il l’a confié à letour.fr : « Je ne pouvais pas le lâcher, il était partout, tout le temps. Je voulais savoir s’il y avait une faiblesse quelque part, mais je n’en ai pas vu. Il a même attaqué, pour me dire : eh garçon, je suis toujours là, tu ne devrais pas jouer ce jeu avec moi. »
Reste, bien sûr, cette histoire de dérailleur de lundi. Sans ce souci mécanique, les choses auraient-elles été différentes ? « Peut-être. J’ai eu un peu de malchance, mais j’ai aussi eu beaucoup de chance sur ce Tour, comme à Spa. Quand on s’est retrouvé hyper retardé avec Frank, dans ma tête, mon Tour était déjà fini. » Bref, le Luxembourgeois a aussi conscience qu’il revient de loin. De quoi contre-balancer, un peu, la déception d’un Tour qu’il finira probablement deuxième. Comme l’an passé.
Photo : wikimedia






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