Schleck-Contador, la paix des braves
Si elle n’a, comme prévu, rien changé au classement général, la seizième étape du Tour de France a au moins permis à Alberto Contador et Andy Schleck d’enterrer la hache de guerre, partiellement déterré lundi avec cette histoire de saut de chaîne du coureur de la Saxo Bank. En course, les deux prétendants à la victoire finale de ce Tour de France 2010 ont eu le temps de mettre les choses au clair. Et après l’arrivée, ce mardi soir, ils se livraient à un drôle de dialogue au micro de France Télévisions.
C’est le maillot jaune qui était interviewé le premier. Contador descendait du podium protocolaire, où il avait été sifflé, comme la veille, lors de sa prise de pouvoir. « Avec Andy, nous sommes de grands amis. Nous ne pouvons pas ruiner notre amitié à cause de ce qui est arrivé hier. » Et voilà qu’arrive le cadet des frères Schleck. « On a discuté aujourd’hui, explique le Luxembourgeois. Ce qui s’est passé hier, ce n’est pas ce que l’on voulait voir. Mais parfois, il se passe des choses en course, et l’on n’y peut rien. Alberto a eu tout à fait raison de se défendre. Le Tour ne va pas se jouer pour huit secondes et une histoire de dérailleur. On aura une bonne bagarre sur le Tourmalet. »
Contador enchaîne : « Je me suis excusé pour hier. Je n’étais pas obligé de le faire, mais j’en avais vraiment envie. » Schleck : « Mon Tour pourrait déjà être fini, avec l’étape de Spa où tout le peloton m’a attendu. Lundi, la situation était différente. Je ne peux pas me plaindre. Je n’aurais jamais été en jaune si je n’avais pas été attendu en Belgique. On se tient en huit secondes avec Alberto, ce n’est rien du tout. Le Tour va se décider au Tourmalet. Celui qui aura le maillot jaune en haut aura gagné le Tour. »
Tout semble donc applani entre les deux coureurs. Quant aux sifflets qui poursuivent Contador, Schleck a pour leurs émetteurs un dernier mot : « Arrêtez, s’il vous plait. Pour moi aussi. »






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