À l’attaque dimanche sur le Port de Pailhères, puis mardi en début d’étape, Carlos Sastre réalise une troisième semaine correcte. Il n’est plus en course pour une bonne position au classement général mais il prend du plaisir sur une épreuve où il dit être venu « sans objectif. » Il lui reste une occasion de briller, l’étape de jeudi, celle du Tourmalet. L’ascension finale sera précédée des Cols de Marie-Blanque et du Soulor, ce qui peut l’amener à anticiper les débats.

« Ce sera la dernière ligne droite« , explique t-il. « Quoi qu’il arrive, ce sera une journée importante qui sera riche en faits nouveaux en ce qui concerne les positions finales. Pour nous, les grimpeurs, c’est la dernière possibilité pour tenter quelque chose de différent. » Autrement dit, le Madrilène ne compte pas essayer de jouer la victoire à la pédale avec les meilleurs. Les coureurs en question, Alberto Contador et Andy Schleck, il est loin de leur niveau sur ce Tour de France, lui le vainqueur de l’édition 2008.

« On ne peut pas stopper la course toutes les minutes »

Il a néanmoins son avis sur le duel qui oppose l’Espagnol et le Luxembourgeois, et notamment sur l’épisode du Port de Balès : « Andy n’a pas eu de chance quand il a déraillé au coeur de son attaque, mais c’est un accident de course, comme crever ou chuter. On ne peut pas stopper la course toutes les minutes pour des choses comme cela. Il a été malchanceux un jour, mais un autre jour, cela peut arriver à quelqu’un d’autre. »

Âgé de 35 ans, Carlos Sastre est l’un de ceux qui a pu côtoyer le plus souvent Lance Armstrong en course. Il se réjouit d’avoir vu l’Américain tenter quelque chose mardi : « J’ai dit lors de la première journée de repos qu’il n’avait vraiment pas eu de chance avec les chutes, mais que pour un coureur avec sa force mentale, je n’ai cessé de penser que même s’il s’était cassé quelque chose, il aurait continué son Tour de France jusqu’à la fin. »

Il rend hommage au coureur de Radio Shack : « C’est une grande leçon que de voir ce qu’il a apporté à ce sport. De voir le sens du sacrifice d’un coureur qui a gagné 7 fois le Tour de France, un championnat du monde et d’autres courses importantes. Et de voir comment il essuie ce revers et reste fort face à cela. C’est un exemple que seuls des champions de son calibre peuvent montrer.« 


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